Mardi 7 octobre 2008

 FRANCE / CHINE - C'est une révolution... à la chinoise. Attaquée par de nouveaux concurrents en France, la branche fret de la SNCF s'intéresse à la Chine et à l'acheminement du made in China vers l'Europe. Guillaume Pepy, président de la SNCF, s'est rendu en Russie fin septembre pour y rencontrer son homologue russe, Vladimir Iakounine, et évoquer la traversée de son pays par des trains de marchandises de la SNCF. « Nous avons une carte à jouer pour l'expédition de produits comme le textile ou les jouets qui doivent arriver rapidement en Europe », explique Guillaume Pepy au Figaro.

Plus lent mais moins cher que l'avion, le transport ferroviaire des marchandises permettra de gagner un temps ­précieux sur les bateaux qui mettent en général six semaines pour rallier l'Europe au départ des ports chinois. La SNCF assure pouvoir mettre la Chine à dix jours de la France en faisant passer ses trains de marchandises sur 12 000 kilomètres, à travers la Mon­golie, la Russie, la Pologne et l'Allemagne. Le service devrait être mis en place d'ici à trois ans.

Outre les alliances à mettre sur pied avec les compagnies ferroviaires de ces pays, la SNCF devra trouver des wagons qui peuvent rouler sur tous les réseaux. « Nous avons des trains de voyageurs à écartement variable, cela ne doit pas être bien compliqué de faire la même chose pour les trains de marchandises », explique Guillaume Pepy.

La SNCF pourrait cependant trouver un concurrent de taille sur la route de l'Orient. La Deutsche Bahn a déjà fait rouler en janvier un train de marchandises entre Pékin et Hambourg. Les chemins de fer russes pourraient également prendre d'ici à la fin de l'année 5 % du capital de la Deutsche Bahn. Ce tandem germano-russe s'assurerait une suprématie certaine dans les échanges de marchandises entre l'Europe et l'Asie.

La SNCF a elle aussi l'habitude de faire rouler ses trains au-delà de ses frontières. L'entreprise est titulaire des certificats nécessaires pour circuler en Italie, en Belgique ou au Luxembourg. En Allemagne, le rachat d'Import Transport Logistik (ITL) au printemps lui permet de faire passer ses trains de marchandises outre-Rhin sans partenariat avec la Deutsche Bahn. L'entreprise française s'est également forgé une expérience dans la grande distance avec le transport de la Logan de Dacia entre la France et la Roumanie.

Sur place, la SNCF pourra compter sur sa filiale de transport Geodis solidement implantée en Chine avec 31 000 clients. « La Deutsche Bahn veut s'autoproclamer terminal des échanges ferroviaires avec l'Asie, analyse Guillaume Pepy. Mais nous n'allons pas la laisser faire . »


C'est dans l'air du temps : le "made in China" est à la mode. D'ici à trois ans, la SNCF pourrait donc mettre la Chine à dix jours de la France en faisant passer ses trains de marchandises à travers la Mon­golie, la Russie, la Pologne et l'Allemagne, soit 12.000 km de voie ferrée à parcourir. Reste qu'il faudra conccurencer la DB... et là, Fret SNCF aura fort à faire.

par Le Figaro.fr publié dans : ACTU
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Lundi 6 octobre 2008

  FRANCE - Les appels à la grève lancés à Air France, la SNCF ou encore la RATP, à l'occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle de mardi, ne devraient occasionner aucune perturbation, sauf localement à la SNCF, selon les directions des trois entreprises.

Des préavis de grève ont pourtant été déposés dans plusieurs secteurs, notamment à l'Education nationale dans les premiers et seconds degrés, la SNCF, Air France, la RATP ou encore France Télécom, essentiellement pour couvrir les salariés souhaitant quitter leur poste de travail pour se rendre aux différents défilés prévus.

A l'Education, le SNUIpp (premier syndicat d'instituteurs) a recensé des préavis de grève pour le premier degré dans 31 départements, avec des taux de participation annoncés de 10% à 55% en fonction des départements, selon un communiqué du syndicat.

A la RATP, on annonçait lundi après-midi pour la journée de mardi un "trafic normal avec aucune perturbation, ou alors insignifiante". A la SNCF, selon la direction, le trafic sera normal pour toutes les dessertes nationales, mais "quelques perturbations" sont attendues localement sur certains réseaux de TER. Du côté d'Air France, lundi après-midi, la direction ne prévoyait "aucune incidence sur la trafic".

Six organisations syndicales (CGT, CFDT, CGC, FSU, Solidaires et UNSA) ont appelé à des manifestations interprofessionnelles mardi dans toute la France, à l'occasion de la "Journée mondiale pour le travail décent" à l'initiative de la Confédération syndicale internationale (CSI).

Des actions sont prévues un peu partout dans le monde. En France, les syndicats entendent permettre aux "salariés dans toutes les professions et sur tout le territoire d'affirmer l'exigence d'emplois de qualité (...) de salaires revalorisés, d'amélioration des conditions et de la durée du travail respectant la santé et la dignité des personnes, d'une protection sociale et de retraite garantie et de haut niveau, de services publics efficaces et contribuant à la cohésion sociale".

Une centaine de manifestations sont prévues, selon la CGT. A Paris, un défilé est attendu à partir de 15h30 du pont de l'Alma au Trocadéro.



Didier Le reste a beau être déjà sur le pied de guerre... les perturbations devraient rester très limitées dans les transports demain mardi. "Quoi ?! des perturbations limitées !!? Allez les gars... on se mobilise à mort et on fait chier le gouvernement... en tapant sur les usagers, cela va de soi. Et Je suis sûr qu'on peut faire mieux que les belges hier...."

par Nouvelobs.com publié dans : ACTU
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Mercredi 1 octobre 2008

 SUISSE - Et de quatre : En l’espace de quatre mois, c’est la quatrième fois que la ligne de contact des CFF est arrachée entre Lausanne et Genève. Hier, l’incident est survenu en gare de Renens, à 8 h 49. Conséquences: des centaines de passagers ont été retardés par cette nouvelle panne, qui a duré près de 3 heures.

La faute à qui ? A une ligne qu’on sait saturée ? A un mauvais entretien ? «Nous ne pourrions pas nous permettre de laisser en service une ligne sous-entretenue. Elle n’est pas vétuste !» assure Jacques Zulauff, porte-parole des CFF. C’est le train de voyageurs en partance de Lausanne, à 8 h 45, qui a endommagé la ligne de contact à l’entrée de la gare de Renens. Les trois voies ont bientôt été interdites à tout trafic pour permettre la réparation.

Des bus ont été mis en service entre Morges et Lausanne, ainsi qu’entre Yverdon-les-Bains et Lausanne. Le trafic a repris progressivement à partir de 11 h 45. Jacques Zulauff: «A l’endroit de l’accident, la ligne de contact est particulièrement délicate à cause des trois voies. Il y a peut-être eu un entrelaçage de lignes. On ne peut pas exclure non plus un défaut sur le pantographe de la locomotive. C’est l’enquête interne qui déterminera les causes exactes de l’incident.» La ligne reste-t-elle fiable ? «En comparaison à d’autres, elle n’est pas plus touchée par ce type de problèmes. Je reconnais par contre qu’elle est très sensible, politiquement parlant. Mais j’insiste: il ne s’agit pas d’une série noire.»

Vous avez subi des perturbations à cause de la panne des CFF d’hier ? Vous souhaitez vous faire rembourser votre billet ? Pas de chance: «Il n’y a pas de remboursement dans ce cas de figure. Le règlement est clair : tant que l’usager peut prendre le dernier train de la journée, il n’a pas droit à un dédommagement», précise Jacques Zulauff. Il existe toutefois des cas particuliers, notamment lorsqu’un voyageur devait prendre un avion à Cointrin et qu’il l’a manqué. «Ces personnes doivent se rendre à nos guichets, ou composer le numéro du service clientèle qui est le 0800 401 401. Nous ferons preuve de bienveillance.»

En mai, la ligne de contact, entre Lausanne et Genève, avait été une première fois arrachée. Elle l’avait même été à deux reprises le même jour, sur deux voies différentes en gare de Morges, provoquant l’immobilisation de 10 000 passagers pendant 2 heures. Les CFF avaient invoqué un problème technique, une pièce supportant le câble ayant été mal montée. En juillet, c’est aussi à Morges que le train Lucerne-Genève avait endommagé une ligne de contact. Le trafic avait été stoppé pendant 1 heure et demie. Cette fois-là, c’est l’usure des installations qui avait été pointée du doigt.
 



Chez les helvêtes, aussi... Pour la quatrième fois en quatre mois, une ligne de contact (caténaire) a été arrachée. Hier, c’était en gare de Renens et on a compté 3 heures de perturbation entre Lausanne, Genève et Yverdon. Les CFF ne remettent pas en cause la fiabilité des installations... Mais les usagers commencent a en avoir marre... et on les comprend.
par 24heures.ch publié dans : ACTU
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Mercredi 1 octobre 2008

  FRANCE - C’est un sujet qui dérange à la SNCF... et pour cause, il est d'actualité. L’entreprise doit lancer dans les prochaines semaines une série de travaux pour mettre fin aux incidents répétitifs sur le réseau. Guillaume Pepy, le président de l’entreprise, a présenté ce vaste chantier comme une « opération vérité pour sa clientèle ». « Nous n’allons pas lésiner sur les moyens », a-t-il fait savoir début septembre.

Pourtant, plus qu’un sacrifice en faveur de ses clients, ces travaux semblent plutôt être une bonne affaire. Réseau ferré de France (RFF) est en effet propriétaire du réseau et responsable de son état, mais cet établissement public ne dispose pas des équipes pour remplir cette mission. La SNCF assure, elle, la maintenance qu’elle facture à RFF mais en délègue une partie à des sous-traitants.

L’entreprise ferroviaire facture en moyenne 70 000 euros à RFF pour le remplacement de la caténaire sur 1,2 kilomètre de voie. De leurs côtés, les PME sous-traitantes facturent 27 000 euros à la SNCF. Celle-ci explique cette différence par le coût du cuivre qu’elle fournit à ses entreprises (25 000 euros pour 1,2 kilomètre de voie), la mise à disposition de ses agents et de son matériel ferroviaire (11 000 euros) ainsi que les études et l’organisation du chantier (10 000 euros).

« Il est certain que nous ne fournissons pas le cuivre, reconnaît le patron d’une PME sous-traitante. Mais pour le reste, nous avons souvent nos propres trains et le remplacement du fil de caténaire ne nécessite pas d’étude préalable. Il est clair que la SNCF se prend une commission. »

Le remplacement des voies est aussi une bonne affaire. Le renouvellement d’un mètre de voie coûte en moyenne 300 à 1 000 euros selon la zone concernée : 30 % pour les matières premières (ballast, traverses et rail), 35 % pour la main-d’œuvre des entreprises prestataires et 30 % pour les études d’ingénierie de la SNCF. « Il serait intéressant que la SNCF explique ce qu’elle facture comme études, souligne le président d’une PME sous-traitante. On a plutôt l’impression que les dossiers sont montés en catastrophe quand l’argent arrive et qu’il n’y a pas vraiment de travail d’étude préalable. »

D’après des experts ferroviaires, la SNCF dégagerait donc une marge de l’ordre de 15 % sur l’entretien du réseau. Ce qui n’a pas empêché la branche infrastructure et ingénierie de l’entreprise publique de perdre 67 millions d’euros l’an dernier. Du côté de RFF, la prudence est de mise. « Il est certain que la SNCF devra revoir à la baisse ses coûts pour la maîtrise d’ouvrage, commente-t-on chez RFF. Mais ce n’est pas le moment de jeter de l’huile sur le feu. » L’établissement public attend le « diagnostic caténaires » que la SNCF doit lui remettre d’ici à la fin de la semaine pour évaluer l’étendue du chantier. Les négociations pourront alors débuter pour déterminer qui paiera ces travaux imprévus.
 


Info ou intox ? Selon des informations que se serait procuré le journal Le Figaro, la SNCF dégagerait jusqu’à 15 % de marge sur les travaux d’entretien du réseau. Oulah... voilà une nouvelle qui pourrait faire du bruit... Y'aurait comme qui dirait de l'électricité dans l'air (ouais, je sais, elle était facile...)

par Le Figaro.fr / Eric publié dans : ACTU
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Mardi 30 septembre 2008

 FRANCE - Le secrétaire d’Etat chargé des Transports Dominique Bussereau vient de le confirmer : le protocole de financement pour le "projet du siècle" sera signé le 13 novembre prochain.Réunis à Bordeaux à l'initiative de Dominique Bussereau, ce lundi 29 septembre, les élus de 51 collectivités locales des six régions concernées par le projet de ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique, étaient appelés à se prononcer sur le protocole de financement qui leur avait été transmis au début du mois.

Un projet que le secrétaire d’Etat désigne comme "le projet du siècle, le plus gros projet ferroviaire en Europe et qui entre en phase opérationnelle", pour un montant global de 14 milliards d’euros pour 4 branches. La clé de répartition (un tiers pour la région, un tiers pour les départements, un tiers pour les agglomérations) a été validée par Aquitaine qui apportera 57% du financement de Tours-Bordeaux, par Midi-Pyrénées (19%), Limousin (3,5%) et le Centre (3%). Seule la région Poitou-Charentes, appelée à une contribution de 17% sur le projet Tours-Bordeaux, a changé cette répartition entre collectivités, en utilisant notamment la pression fiscale plutôt que le budget d’investissement comme critère de contribution. 

Dominique Bussereau a déclaré que "désormais 90% à 95% des collectivités sont d’accord et que les amendements qu’elles devront présenter à ce projet de protocole d’ici le 15 octobre seront intégrés au protocole définitif, qui devrait être signé le 13 novembre prochain à Bordeaux." Il a également confirmé que l’Etat discutait avec la Caisse des Dépôts pour la mise en place d’un outil de financement à très long terme et à taux privilégié pour les collectivités locales. Par ailleurs, il a indiqué que dans le projet de loi "Grenelle de l’Environnement" qui devrait être voté d’ici la fin de l’année, ce sont au total 2000 km de lignes nouvelles à grande vitesse qui seront lancées et livrées pour certaines d’ici 2020. Pour les trois autres lignes à grande vitesse, Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne et Poitiers-Limoges, l’Etat s’engage à lancer l’enquête publique fin 2011 et le secrétaire d’Etat souhaite que les travaux soient lancés avant la fin de Tours-Bordeaux (fin 2015), en fonction notamment de la capacité des entreprises à réaliser ce projet.

Enfin, "pour tenir notre timing, a conclu le secrétaire d’Etat, le mode de financement de ces trois nouvelles lignes sera très vraisemblablement le même que pour Tours-Bordeaux, des lignes concédées en PPP".



les élus de 51 collectivités locales des six régions concernées par le projet de ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique signeront le 13 novembre prochain le protocole de financement pour le "projet du siècle",  le plus gros projet ferroviaire en Europe pour un montant global de 14 milliards d’euros Dominique Bussereau, Le secrétaire d’Etat chargé des Transports, exulte : "You know what ? I am happy..."

par lemoniteur-expert.com publié dans : ACTU
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Lundi 29 septembre 2008

 FRANCE - C'est une bien mauvaise nouvelle pour Guillaume Pepy, le président de la SNCF. Le transport de marchandises devrait renouer cette année avec les contre-performances qui lui collent à la peau depuis plus de dix ans. D'après nos informations, les experts de la SNCF tablent sur un déficit de 300 millions d'euros en 2008 contre 200 millions d'euros l'an dernier.

L'année 2007 avait pourtant marqué les prémices d'un rebond malgré les grèves à répétition de l'automne. « Mais cette fois-ci, les résultats vont être catastrophiques, explique un cadre de l'entreprise. Sans la réorganisation industrielle que nous avons conduite, ça aurait été encore pire. » Ces perspectives tombent mal pour Guillaume Pepy qui a fait du fret une des priorités de son mandat et a promis un retour à l'équilibre de l'activité d'ici à 2010.

Pour l'instant, l'entreprise publique reste discrète mais ne cache pas une fin d'année calamiteuse. « Il est vrai que nous connaissons un automne difficile et souffrons du retournement de conjoncture économique, reconnaît Luc Nadal, directeur général de la branche fret. Mais je ne peux ni confirmer ni infirmer ce chiffre de 300 millions d'euros. »C'est tout le transport de marchandise qui pâtit en France d'une d'année difficile. Les premières estimations parlent d'un volume d'affaires en baisse de 5 % cette année.

Les opérateurs privés semblent moins souffrir grâce aux parts de marché qu'ils continuent de prendre à la SNCF. « On s'en sort bien malgré une année difficile », explique un cadre de Veolia Transport. Cette récession frappe en revanche de plein fouet l'entreprise publique au moment même où elle conduit une vaste réforme pour réaliser des gains de productivité et mieux résister face aux concurrents privés. La réorganisation industrielle menée l'an dernier lui permet aujourd'hui de mieux anticiper les flux de marchandises et d'être plus efficace grâce à des liaisons à grande capacité sur plusieurs axes majeurs en ­France.

La réforme sociale menée actuellement a mis au point une nouvelle organisation du travail, donnant plus de flexibilité à l'entreprise. À ce jour, 660 conducteurs sur 2 200 ont accepté ces nouvelles conditions d'emplois. La branche fret de la SNCF est également touchée par les incidents intervenus sur le réseau ferroviaire et les travaux qu'ils entraînent. Ces derniers ont en effet lieu le plus souvent la nuit, précisément au moment où est concentré le trafic de marchandises. « Nous avons un combat à mener contre Réseau ferré de France, explique Luc Nadal. Si nous étions autant gênés par les travaux l'an prochain qu'en 2008, nous aurions du souci à nous faire. »

De nouveaux chantiers pourraient être lancés dans les prochains mois pour mettre fin aux incidents de caténaires survenus depuis la fin de l'été. Ils pourraient à nouveau gêner le trafic de fret qui passe ­souvent après le transport de voyageurs.
 
 


Malgré une réforme en profondeur, le fret souffre de la conjoncture économique difficile. Pour les bons chiffres, ben.... ça ne sera pas encore pour cette année. Mais comme dit l'adage : la patience est mère de toutes les vertus...

par Le Figaro.fr publié dans : ACTU
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Dimanche 28 septembre 2008

  RUSSIE / JAPON - Il était très compliqué d'acheminer les Mazda à Moscou. Les voitures voyageaient par cargo de l'usine au Japon, vers le port de Bremerhaven en Allemagne. Elles y étaient déchargées pour monter dans un autre bateau à destination de la Finlande, et c'étaient ensuite des camions qui emmenaient les autos à Moscou.

Il était... car Mazda a effectivement a trouvé  un moyen plus simple avec le Transsibérien, Le fameux train qui traverse la Russie d'Est en Ouest, et que Mazda utilisera à compter d'octobre. Les voitures quitteront le Japon à Hiroshima, par un bateau qui les déchargera à Zarubino (à côté de Vladivostok), et c'est là qu'elles prendront le train, dans des wagons spéciaux.

10 jours plus tard, les voitures seront à Moscou. C'est un grand progrès, car précedemment, la durée du transport était de plus de 40 jours ! Alors si Mazda est le premier à exploiter le transsibérien à grande échelle, on parie que d'autres constructeurs japonais ne manqueront pas de suivre cet exemple. Ils ont d'ailleurs tous déjà fait des essais, parce qu'il est avantageux pour tout le monde de réduire les temps de livraison.

Mais personne n'envisage pour autant de prolonger le voyage jusqu'en Europe de l'Ouest. Les japonaises vendues en France continueront à venir par bateau... du moins, tant les formalités douanières ne se seront pas simplifiées.



Le constructeur japonais va innover pour le transport de ses autos à destination du marché russe. Gain de temps, gain d'argent : Le train, désormais une alternance au transport maritime ?

par moteurnature.com publié dans : ACTU
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