Mardi 2 mai 2006
 SUISSE - Voir en action trois foreuses en même temps, c'est rare, ça vaut la peine d'en profiter», lance le protecteur des CFF d'une voix enthousiaste.
 
Soit, mais leur installation nocturne, tard vendredi soir juste au-dessus du passage des Grottes, laissait augurer les pires nuisances ­sonores pour les gens du quartier. Informations aux riverains et excuses anticipées pour «les désagréments engendrés» avaient d'ailleurs été publiées en tous-ménages depuis plusieurs semaines déjà par la direction du projet CEVA.
 
Précautions inutiles: l'opération coup-de-poing de ce week-end s'est déroulée sur du velours. L'enfer acoustique, que d'aucuns craignaient, n'a pas eu lieu. Une prouesse technique qui prolonge le déplacement réussi de la salle de gymnastique de l'école de Saint-Gervais le 14 février dernier. «Regardez, pas une fenêtre n'est allumée dans les immeubles avoisinants», note le directeur Alain Pirat, à une heure où la ville dort effectivement sur ses deux oreilles.
 
La prise de travail pourtant est délicate. Trois machines de guerre, acheminées par wagons, attendent d'être débarquées sur les voies. La plate-forme de la nouvelle voie 1 grouille de monde. Les foreurs, arrivés de toute la Suisse romande, prennent leur marque, pendant que les scieurs s'attaquent à la démolition du couronnement du mur sur une quinzaine de mètres derrière l'Ecole des arts appliqués. D'énormes pinces et marteaux hydrauliques croquent et cassent le béton. Rien ne résiste à la précision des machinistes qui se fraient un chemin de gravats dans cet incroyable enchevêtrement de structures existantes. On devine derrière l'écran de poussière l'enseigne du Cinéma Rialto qui s'offre, à l'œil, une séance de nuit impressionnante par son déploiement.
 
Les équipes se succèdent au générique chaque huit heures. Le temps est compté, minuté presque. Le site doit être libéré ce lundi matin à 5 h au plus tard.
 
«A six heures, les premiers trains roulent impérativement», martèlent les professionnels de l'horaire respecté. Les chemins de fer seront comblés. «Samedi, en milieu d'après-midi, nous avions déjà six heures d'avance sur le programme établi», commente le chef de service Frédéric ­Legrand. Un optimisme confirmé le lendemain: les 45 forages sont terminés quand retentissent les cloches de la basilique Notre-Dame.

Les ouvriers commencent à se retirer, en sachant qu'ils auront une nuit de sommeil supplémentaire. «Nous avons utilisé les machines à leur meilleur rendement possible», confirme le contremaître ­David Cantaloup, six heures de sommeil au compteur et content lui aussi de se débarrasser de son casque et de son baudrier. La prochaine étape sera plus dure: quatre semaines en juillet, jour et nuit, toujours à la gare. Frédéric Legrand profite de l'avance prise pour peaufiner ce planning à venir. Son nom inspire confiance.
 
L'aménagement de la future voie 1 du CEVA a connu un week-end de travaux «coups-de-poing» aux abords de la gare de Cornavin...
par La Tribune de Genève.ch publié dans : REPORTAGE
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Mardi 2 mai 2006

 FRANCE - Deux jeunes d'une vingtaine d'années qui traversaient la voie en gare de Longages-Noé (Haute-Garonne) ont été tués dimanche soir par un train régional Lourdes-Toulouse, a-t-on appris lundi auprès de la direction régionale de la SNCF.

Les deux jeunes, un garçon et une fille, ont été percutés par le train vers 19h40 dimanche soir à la gare de Longages-Noé. Les secours n'ont pu que déplorer le décès des deux jeunes, qui n'auraient pas vu le train arriver dans la gare en traversant les voies. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l'accident.

Le trafic ferroviaire a été complètement interrompu entre Toulouse et Lourdes dans les deux sens, durant plus de deux heures, et rétabli vers 22h20.

par Associated Press publié dans : FLASH INFO
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Mardi 2 mai 2006

 FRANCE - Aujourd’hui, nous avons testé pour vous un voyage en TER sur la ligne Mandelieu-La Napoule-Vintimille. Le but : arriver en gare de Nice-Ville à 14 heures. Le moyen : le train de 13 :01 au départ de Carnolès. Il doit normalement arriver en gare de Nice à 13 :35.

Nous arrivons donc à la petite gare de Carnolès vers 12 :50. Au loin, nous voyons un train sur le point de partir vers Nice. Nous arrivons malheureusement trop tard pour l’attraper. Mais aucun souci, puisque nous prendrons celui de 13 :01 comme indiqué sur les fiches horaires ainsi que sur le site Internet du TER de la région PACA.

A 13 :05 nous commençons à nous faire du souci, d’autant que, sur le panneau d’affichage, notre train n’apparaît pas. A la place, un train à 13 :22. Nous allons donc nous informer auprès de la charmante dame au guichet. Elle nous apprend que le train de 13 :01 a été remplacé depuis longtemps par un autre à 12 :52, mais la SNCF n’a pas voulu refaire les fiches horaires. Cela coûte trop cher. (« Et ça coûte trop cher aussi de changer l’horaire sur Internet ? ») Nous retournons sur le quai pour informer les autres personnes attendant le train de 13 :01 que celui-ci n’existe plus. Les gens le prennent assez bien. Ca ne semble étonner personne. Tout le monde attend donc le prochain à 13 :22. On devrait être dans les temps. L’arrivée à Nice Ville est prévue pour 13 :56. Heureusement que l’on avait prévu large.

A 13 :27, toujours rien. Aucune information. Puis, un message s’inscrit sur le panneau d’affichage : 20 minutes de retard. Nous n’en connaîtrons jamais la raison. En attendant nous discutons avec Jeanne. A 75 ans, elle en a vu des vertes et des pas mûres avec la SNCF. Et pourtant ! Elle y a travaillé, tout comme son époux et son fils, toujours cheminot. « C’est vraiment pas normal ! Ils sont trop souvent en retard. Je veux bien quand le train arrive de loin. Mais là, il n’a que deux gares à faire entre Vintimille et ici. Ce qui m’énerve, c’est que personne ne vient nous informer. A l’époque, il y avait un gentil monsieur qui restait à la gare même pour manger. Aujourd’hui, elles restent enfermées dans leur cage et c’est souvent fermé ! »

13 :47, le train arrive enfin. Nous essayons d’ouvrir les portes mais nous n’y arrivons qu’à deux et en forçant. Une personne âgée seule n’y parviendrait pas. Le trajet se passe bien jusqu’à Eze. Et là, le train ne repart plus. Tous les passagers attendent patiemment. Ils sont habitués à des arrêts plus longs qu’à l’accoutumée. Mais au bout de 10 minutes, les gens commencent quand même à se demander ce qui se passe. Tous dans le même bateau, les usagers échangent leurs expériences désagréables avec la SNCF. Mélissa engage la discussion. En 2003, l’été de la canicule, elle a pris le train de Biarritz à Nice pour revenir de vacances. Et c’était l’horreur ! « La climatisation ne fonctionnait pas. Il faisait une chaleur atroce. En plus, on ne pouvait ouvrir les vitres que de 2 ou 3 centimètres. Tout le monde montait sur les dossiers des sièges pour avoir un peu d’air. Les enfants et les bébés n’arrêtaient pas de pleurer et de crier... C’était incroyable ! On demandait aux contrôleurs de mettre en route la clim, mais ça n’a rien donné. Et ça ne s’est pas arrêté là. Arrivé en gare de Marseille, on est resté au moins 40 minutes bloqué, en plein milieu des rails, sans pouvoir ouvrir les portes et sans aucune explication. Quand on est enfin arrivé sur le quai, tout le monde s’est précipité dehors pour prendre l’air. Résultat 13 heures de trajet au lieu de 12 et pas la moindre explication ni excuse du personnel de la SNCF. Arrivée à Nice, j’ai fait une demande pour être remboursée. Normalement, ils doivent rembourser au-delà de 20 minutes de retard. Mais je n’ai pas eu gain de cause. » 

Après ce récit et un quart d’heure d’attente à Eze, nous décidons d’aller voir le conducteur. Celui-ci nous somme froidement de remonter à bord du train. Plusieurs personnes viennent demander des explications. Le conducteur nous informe alors qu’il y a un problème de passage à niveau et que nous sommes tous priés d’attendre sagement à l’intérieur du train. Au bout de 20 minutes d’arrêt, le train repart enfin. Marie-Paule prend le train depuis 15 ans déjà et elle en a assez. «  Je le prends tous les jours entre Nice et Monaco. Quand ce ne sont pas les retards, ce sont les grèves ou les annulations. Heureusement mon patron est compréhensif. Mais je connais des gens qui ont perdu leur boulot à cause de la SNCF. Ceux qui sont en période d’essai ou qui ont des patrons pas du tout tolérants. Et ça fait 15 ans que ça dure. Ca ne s’est pas amélioré. Il y a souvent des gens qui font des pétitions dans le train de 8 heures et il y a des articles dans les journaux, mais voyez le résultat. Le problème majeur, c’est qu’ils n’ont pas du tout le sens de l’information. Niveau communication, c’est zéro. On est arrivé à un point où personne ne va se plaindre quand il y a 20 minutes de retard tellement c’est devenu normal » Une autre personne prend la parole : « Et c’est déjà arrivé plusieurs fois qu’un train soit annoncé avec 20 minutes de retard, puis 50, pour être ensuite annulé ! Le tout sans aucune information ! Et ne parlons pas du prix. Il est encore beaucoup trop élevé. Surtout pour les étudiants qui paient un abonnement plus cher que les salariés. Où est la logique quand on sait qu’un étudiant n’a pas de salaire par définition ? »

Les esprits se calment finalement lorsque nous arrivons à Nice Ville à 14 :36. Quel périple ! Mais soyons sport. Il faut reconnaître que ça ne se passe pas constamment comme cela. Et le train reste toujours plus rapide que de prendre sa voiture et perdre des heures dans les embouteillages ou à essayer de trouver une place pour se garer. Mais un effort serait le bienvenu, ne serait-ce qu'en matière de communication.

 

Ou quand un trajet Menton-Nice s’apparente à un parcours du combattant... En cette période de flambée du pétrole, de plus en plus de personnes pensent aux transports en commun. Ceux-ci seraient plus économiques et plus pratiques. Plus économique, c’est certain, et surtout beaucoup moins polluant pour notre chère planète. Mais plus pratique ? Ca dépend des jours !
par Nice-premiere.com publié dans : REPORTAGE
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