Mercredi 1 novembre 2006

 BELGIQUE - Après la CGSP-Cheminots, la CSC-Transcom vient d'approuver, ce mardi après-midi, le consensus dégagé lundi au terme de plusieurs heures de négociations entre direction et syndicats de la société des chemins de fer.

"Le personnel a été entendu, l'augmentation de productivité réalisée par les travailleurs a été valorisée et le groupe s'est rangé derrière les principes d'unité de l'entreprise et d'unité du dialogue social", a indiqué la CSC dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, la CGSP s'était quant à elle réjouie du maintien des activités propres et des activités de soutien de la société. Conéquence directe de ces prises de position syndicales: la grève prévue le 8 novembre n'aura pas lieu.

Cela ne signifie toutefois pas qu'aucune action ne sera organisée à l'avenir, ont averti les représentants des travailleurs. "La CSC-Transcom fera des efforts afin de préserver la sérénité sociale mais rappelle dans le même temps que le groupe devra trouver, de manière urgente, des solutions créatives afin de faire face au manque chronique d'effectifs", a poursuivi le syndicat chrétien. Par ailleurs, ce dernier "restera vigilant et veillera à ce que la vague d'engagements actuelle soit menée à bien", a-t-il conclu.

Les accompagnateurs de trains et conducteurs de Mons, Ath, Tournai, Braine-le-Comte, La Louvière et Charleroi, entrés en grève lundi matin, avaient fini par trouver un consensus après de longues heures de réunion avec la direction de la SNCB.

Les partenaires sociaux ont paraphé un texte qui porte sur l'unité du groupe, la poursuite de la politique de recrutement - y compris de personnel semi-qualifié -, le maintien de l'activité ferroviaire au sein du groupe et les retombées des bons résultats financiers sur les rémunérations des agents.

Les syndicats avaient menacé la semaine dernière, dans l'attente de la "négociation de la dernière chance" qui a eu lieu lundi, de déposer un préavis de grève de 24 heures pour le 8 novembre.

Les conducteurs et accompagnateurs de train d'Ath, Braine-le-Comte, La Louvière, Mons et Tournai avaient débrayé, lundi matin, en front commun. Cette action avait perturbé environ 50 % du trafic ferroviaire, sur les lignes vers Bruxelles et sur la dorsale wallonne, a indiqué la SNCB. Le mouvement de grève entamé lundi matin dans plusieurs dépôts de la SNCB avait également touché la gare de Charleroi.

Les agents en grève dénoncaient le manque d'effectifs, auquel s'ajoute, selon eux, une mauvaise planification des horaires de travail pour le mois de décembre. La SNCB précise pour sa part qu'un important processus de recrutement est en cours, avec une vision à long terme, mais il y a un délai pour tout cela, d'autant qu'il faut y intégrer la formation des nouveaux cheminots. Hier mardi, les trains roulaient normalement sur tout le réseau belge.

 

Une bonne nouvelle pour les usagers de la SNCB : Le trafic ferroviaire ne sera pas perturbé par la grève annoncée par les syndicats le 8 novembre prochain. Une situation qui devrait en inspirer plus en France dans les jours à venir...

par Le Soir.be publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 1 novembre 2006

 FRANCE - Et de deux... Un TGV à destination de Nice est resté coincé un peu plus de deux heures mardi matin dans l'Yonne à cause d'une panne "liée à une baisse de tension électrique", a-t-on appris auprès de la SNCF. Ses près de 600 passagers ont pu prendre place à bord d'un autre train qui est reparti vers 13h, sur une ligne classique et non grande vitesse.

La panne s'est produite à 10h15 à une centaine de kilomètres de Paris, entre Cuy et Vaumort, localité où un autre TGV (Perpignan-Bruxelles) était resté immobilisé près de six heures jeudi soir, déjà à cause d'une panne électrique. "C'est la loi des séries", admettait-on au service de presse de la SNCF.

Mardi, tous les voyageurs sont montés dans la rame de secours qui a pu repartir vers 12h50. Les TGV n'empruntent plus la ligne grande vitesse mais sont détournés par la ligne classique, ce qui entraîne de retards.

D'après le site Internet de la SNCF, "une vingtaine de TGV à destination de Paris, Dijon, Besançon, Grenoble, Annecy, Genève, Lausanne, Lyon Perrache, Saint-Etienne, Montpellier, Perpignan, Marseille, Toulon, Nice et Lille Europe sont retardés de 15 minutes à 3h10 environ".

 

Un 2e TGV en carafe dans la même semaine... "Une conjoncture exceptionnelle de hasards malencontreux" sans doute...

par Associated Press / Eric publié dans : FLASH INFO
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Mercredi 1 novembre 2006

 FRANCE - Se servir d'Internet pour collecter de l'information technologique, concurrentielle, juridique ou encore organisationnelle afin de nourrir les décisions stratégiques des différentes directions de la SNCF ne suffit plus à la compagnie ferroviaire française. Depuis 2005, faire de la veille sur le Web signifie également surveiller tout ce qui se dit sur l'entreprise sur la Toile et intervenir de manière ciblée lorsque cela est nécessaire. Car l'enjeu est de taille. "Aujourd'hui, il y a un stock permanent de 5 millions de pages Web qui parlent de la SNCF, commente Céline Sibert, directrice des stratégies de crise de la compagnie ferroviaire. Ce qui fait de la SNCF le groupe dont on parle le plus sur le Web après TF1."

Pour mettre en œuvre cette stratégie de veille corporate, les solutions ont été tout autant logicielles que méthodologiques et organisationnelles. En effet, si depuis 1999-2000, chaque direction de la compagnie ferroviaire dispose de son équipe de veille qui scrute Internet en plus des médias traditionnels, ce travail demeurait atomisé, chaque direction travaillant pour ses propres besoins.

"Notre première mission a été de mettre en place un réseau de veilleurs, capables de dialoguer entre eux et de participer à la mise en œuvre d'une veille corporate", explique Celine Sibert. Ce groupe de travail s'est alors attelé à définir la nature des contenus à surveiller, la structure de cette nouvelle cellule ainsi que son organisation. Ce n'est qu'ensuite, qu'ont commencé les démarches pour sélectionner un outil logiciel.

Celui-ci devait répondre à un cahier des charges très précis : une installation rapide et simple ne nécessitant aucune modification du système d'information, une facilité d'utilisation au quotidien, et la possibilité d'être totalement autonome, la SNCF souhaitant ne pas avoir recours dans ce domaine à des prestations de conseil. Après une rapide étude de marché, Dimitri Granger, chargé de la veille au sein de la SNCF, arrêta son choix sur le logiciel KB Crawl éditée par BEA conseil.

Installé depuis début 2006, ce logiciel permet désormais de surveiller une liste de sites sensibles selon une fréquence définie par son utilisateur et d'être alerté dès qu'une modification concernant la SNCF a été apportée à l'un d'entre eux. Aujourd'hui, Dimitri Granger surveille ainsi 150 sources sur le Web. Cette liste, soigneusement choisie en fonction de la pertinence des sites par rapport aux thèmes sélectionnés par la cellule de veille, regroupe aussi bien des forums, des blogs, des Webzine que des moteurs.

Toutefois, celle-ci n'est pas définitive. A tout moment, elle peut être enrichie, de même que son lexique afin d'intégrer une nouvelle expression qui fera remonter de nouvelles informations. "Actuellement, nous effectuons deux crawls dans la journée, indique Dimitri Granger. Un le matin et l'autre l'après midi. Ce travail de veille est également complété par la surveillance des newsletters auxquelles nous sommes abonnés."

Une fois estimées l'importance des informations ainsi collectées, celles-ci sont soit intégrées à une revue de presse adressée aux différentes directions, soit envoyées directement par e-mails aux services intéressés. Toutes les alertes ne donnent toutefois pas lieu à une réponse. Mais lorsque cela s'avère nécessaire, la réponse se fait toujours au nom de la SNCF. Tel fut le cas en février 2006.

Suite à un e-mail qui avait largement circulé dans les messageries électroniques des internautes, et qui avait pour objet les privilèges de la SNCF et de ses employés, la compagnie ferroviaire décida de réagir. "Ces informations, totalement fausses, relayaient un hoax qui avait circulé en 2005, commente Celine Sibert. Nous avons décidé de réagir et d'informer les internautes en transmettant au site hoaxbuster.com toutes les informations, chiffres à l'appui, qui démentaient point à point toutes celles véhiculées par ce mail (cliquez ici pour voir la page). Enfin, pour une parfaite transparence, nous affichions quelques sources, dont le rapport annuel de la SNCF, afin que les internautes puissent corroborer les chiffres que nous avancions en signant direction de la communication." Des mesures que la SNCF a accompagnées d'une plainte en diffamation devant la justice et qu'elle a relayées sur son site corporate (cliquez ici pour la page).

Autre cas de figure : un post publié cet été sur le blog du Groupe reflect, un site tenu par des personnes ayant du conseil pour la RATP (et non un blog collectif concernant les nouveautés mise en place par la RATP). Celui-ci expliquait que les ordinateurs portables pouvaient être endommagés suite à un usage dans un train. "Après avoir relayé cette information auprès du directeur du matériel qui l'a démenti, nous avons décidé de poster une réponse sur ce blog, signée du directeur du matériel de la SNCF, expliquant que ce phénomène était impossible. De cette manière, la polémique en est restée là", relate Dimitri Granger.

Aujourd'hui, la SNCF a acheté cinq licences KB Crawl pour équiper ses différentes directions pour un coût unitaire oscillant entre 4.000 et 5.000 euros. Un investissement considéré comme raisonnable face aux enjeux : la diffusion d'informations pouvant, à terme, impacter directement ou indirectement l'entreprise.

Quand la SNCF surveille le Net... sont particulièrement visées : les fausses infos ("ou Hoax") sur la compagnie, mais aussi un stock permanent de 5 millions de pages Web qui parlent de la SNCF. Passion-Trains serait-il donc sous surveillance ?

par journaldunet.com publié dans : LE SAVIEZ VOUS ?
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