FRANCE - Il est 15 heures et des dizaines de wagons quittent la gare. Jaunes, surmontés d'énormes machines et pour certains des dizaines de
caravanes, ils composent le « train travaux » et les caravanes ne sont autres que celles des ouvriers de ce chantier itinérant hors normes. Pendant que les wagons passent devant le
poste 2, Patrick Wozniak est aux manettes. Ce chef de gare de 48 ans, originaire d'Aniche, est un cheminot d'expérience qui a débuté sa carrière en 1979 sur Paris-Nord. Il est arrivé à Lourches
en 2002 après être passé par le commercial et la sécurité.
En arrivant dans le Denaisis, il a exaucé son souhait de devenir agent de circulation. « Chaque jour, je gère la circulation des trains, du fret au commercial, je veille à la sécurité
des passages à niveau et prévient les actes de vandalisme. » Un train arrive. Patrick Wozniak se place devant un panneau de commandes qui semble d'un autre âge. « Ce
combinateur date des années vingt, indique-t-il en tirant vers lui une manette. C'est certainement un des plus vieux panneaux d'aiguillage de la région... » Mais il fonctionne
toujours aussi bien et est suffisant pour gérer le flux qui passe par la gare de Lourches.
En terme de voyageurs, du lundi au vendredi, 23 trains passent et 61 personnes en descendent. Le samedi, ce chiffre passe à 12 trains et 6 clients et le dimanche à 4 trains et 1 client. Le trafic
est plus intense en fret, mais la concurrence faisant rage, la SNCF reste évasive sur le sujet. Néanmoins, transitent par la gare de Lourches, des trains pour AMD Nord, ex SLPM (les rouleaux de
feuillards), pour Sevelnord et pour la centrale thermique de Bouchain. Jusqu'en 2006, cette dernière faisait venir le charbon par péniches, puis l'acheminait par camions.
Désormais, les trains arrivent de Dunkerque et le coke est amené directement dans l'usine. « C'est 1 800 tonnes de charbon et donc 72 camions en moins sur les routes »,
explique Christophe Ubaldi, responsable de la communication externe à la direction régionale de la SNCF. Il ne dit pas qu'en réalité, il s'agit d'un train chaque jour. Mais depuis l'ouverture du
fret à la concurrence en 2006, chacun se bat pour ses parts de marchés.

La vie d'un aiguilleur, ou le train-train quotidien de la gestion des manettes d'un poste d'aiguillages... Une mission
permanente pour ces hommes et ces femmes de la SNCF qui, Chaque jour, gèrent la circulation des trains, du fret au commercial, qui veillent à la sécurité des passages à niveau et
préviennent les actes de vandalisme...






