Mardi 8 novembre 2005

 FRANCE - Après avoir connu un premier semestre 2005 difficile, Fret SNCF est en phase au 3ème trimestre avec son plan. L’entreprise est confiante sur l’atteinte des objectifs 2005, inscrits dans le plan Fret 2006. Elle entend donc poursuivre les efforts engagés.

Depuis juin dernier, Fret SNCF s’inscrit dans une dynamique positive de plusieurs façons

Un résultat courant en phase avec les prévisions : Fret SNCF poursuit son objectif initial d’une perte courante réduite à -248 millions d’euros en 2005, malgré les difficultés et les retards rencontrés durant le premier semestre (mouvements sociaux et manque de fiabilité des acheminements). Un objectif aujourd’hui en passe d’être atteint, grâce à une forte mobilisation de l’entreprise et à des mesures spécifiques initiées en avril dernier.

En effet, au 1er semestre, Fret SNCF avait un retard de 50 millions d’euros en chiffre d’affaires, qui se traduisait par un retard de résultat courant de –28 millions d’euros par rapport à ses prévisions.

Fin septembre, Fret SNCF a comblé le retard de son résultat courant grâce à un chiffre d’affaires conforme aux prévisions et à des efforts de productivité plus soutenus.

Une productivité accrue, grâce à de forts investissements : le plan Fret 2006 prévoit des gains de productivité d’au moins 20% sur trois ans. L’entreprise a aujourd’hui gagné dix points et use de plusieurs leviers clés, afin de tenir ce cap.

Exemples : 

·         Le taux de remplissage des trains avoisine les 72%, en hausse de 5 points par rapport à l'an dernier. De bons résultats qui s’expliquent aussi par les premiers effets de la restructuration du combiné, avec le passage d’une technique de tri à des trains de point à point. 

·         Le taux de rotation des wagons, gérés par Fret SNCF, est passé de 17,5 jours en septembre 2004 à 15,1 jours en septembre 2005.

Fret SNCF entre dans la phase de développement prévue dans son plan

La conquête de nouveaux trafics et la pérennisation des flux existants : Le client est aujourd’hui au cœur du Plan Fret. Fret SNCF a la volonté de mener une politique commerciale dynamique, basée sur une démarche de prospection offensive.

Dans cette optique, l’entreprise a fait le choix d’une stratégie multi-produits, en proposant à ses clients des solutions d’acheminement allant du wagon isolé au train entier, en passant par le combiné. Une offre qui s’appuie sur un réseau installé, une couverture dense du territoire et sur la mise en œuvre progressive de la gamme d’offres pour les transports massifs.

Cette mobilisation a ainsi permis à l’entreprise de remporter plusieurs appels d’offres dans un contexte de libéralisation du marché : on peut citer le marché avec un grand chargeur européen de la sidérurgie pour la liaison Dunkerque-Liège, ou celui d’un trafic de bauxite en PACA mettant en jeu des rotations très fréquentes… Des gains qui s’ajoutent aux trafics repris dans les secteurs de la pâte à papier, du bois ou de l’eau minérale et aux nombreux contrats pluriannuels.

Un développement fort à l’international : L’enjeu pour Fret SNCF est renforcer sa présence à l'étranger dans une logique de partenariat, mais aussi d’entreprise ferroviaire.  

·      Fret SNCF a ainsi obtenu, le 1er juillet 2005, un certificat de sécurité en Belgique ; 

 

·      Elle est également en attente d’un certificat luxembourgeois, après avoir franchi avec succès toutes les étapes imposées par la réglementation luxembourgeoise. La décision gouvernementale devrait intervenir en novembre.

·      Par ailleurs, Fret SNCF a noué des partenariats avec les chemins de fer belges, suisses et luxembourgeois pour mettre en place, en décembre prochain, un centre opérationnel unique situé à Luxembourg et dont la vocation sera de superviser l'ensemble des trafics de l'axe Anvers-Bâle.

·      Enfin, Fret SNCF a mis en circulation, le 3 octobre 2005, 15 nouvelles locomotives tri-courants de la série 437 000 sans arrêt à la frontière allemande: une étape clé dans la politique commune de Fret SNCF et Railion de développement du trafic ferroviaire entre la France et l’Allemagne.

2006 : des perspectives encourageantes

L'enjeu pour Fret SNCF en 2006 est d’assainir durablement sa situation et de reprendre une croissance rentable, dans un contexte d’intensification de la concurrence. Fret SNCF a ainsi identifié trois priorités d’actions phares pour l’année à venir :

- S’engager à satisfaire le client, au plus près des besoins qu’il exprime ;

- Fiabiliser le plan de transport et confirmer rapidement la commande émise par le client ;

- Assurer son développement en Europe, en poursuivant l’intéropérabilité et en obtenant de nouveaux certificats de sécurité.

La branche Fret de la SNCF tente de renouer avec le succès... Objectif avoué : placer le client au cœur du Plan Fret et mener une politique commerciale dynamique, basée sur une démarche de prospection offensive

par Entreprise-SNCF.com publié dans : CHIFFRES
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Jeudi 20 octobre 2005

 FRANCE -  Le gestionnaire du réseau ferré de France, RFF, annonce avoir ramené sa perte  nette à 118 millions d'euros au premier semestre contre 332 millions un an plus tôt (!) grâce à l'application de nouvelles normes comptables qui ont permis une baisse sensible de sa charge d'amortissement.

Pour les mêmes raisons, l'entreprise est parvenue à dégager un résultat d'exploitation positif de 126 millions d'euros contre une perte de 83 millions au premier semestre 2004 et ce, malgré une légère baisse (de huit millions d'euros) de ses produits d'exploitation.

La charge d'amortissement de RFF a diminué de 221 millions d'euros grâce à l'application de la norme comptable CRC 2002-10 qui oblige RFF à inscrire les actifs n'ayant pas (ou peu) bénéficié de subventions à son bilan à leur juste valeur. Il s'agit pour la quasi-totalité d'actifs hérités de la SNCF par RFF avant sa création en 1997.

Au bout du compte, précise RFF dans un communiqué, les actifs nécessaires à l'activité de gestionnaire d'infrastructures ont été valorisés 12,7 milliards d'euros sur la base des flux de trésorerie futurs attendus de leur exploitation, soit un montant inférieur de 8,8 milliards à celui qui était inscrit dans les comptes du groupe.

Les capitaux propres ont donc été diminués d'autant, avec pour conséquence d'une part une baisse de la base de la charge d'amortissement, ce qui devrait profiter aux résultats futurs, précise RFF, et de l'autre l'affichage de fonds propres négatifs.

De -6,0 milliards d'euros au 1er janvier, ceux-ci sont passés à -5,2 milliards au 30 juin.

RFF anticipe une reconstitution progressive de ces fonds propres, grâce d'une part aux résultats et de l'autre aux subventions d'investissements dont il bénéficie chaque année.

S'agissant de ses revenus, RFF indique que le surplus de chiffre d'affaires attendu de la hausse des péages a été inférieur aux prévisions (23 millions contre 57 millions d'euros attendu), ce qui fait qu'il n'a pu compenser la baisse de 35,5 millions d'euros de la contribution de l'Etat aux charges d'infrastructure.

Il attribue ce manque à gagner par rapport aux prévisions à une optimisation par la SNCF, son client quasi exclusif, de la gestion de ses réservations de sillons (lignes), qui représentent de l'ordre de 70% de ses revenus.

Le résultat financier est ressorti à -254,4 millions d'euros contre -257,5 millions après prise en compte de la subvention de désendettement, d'un montant annuel de 800 millions d'euros, versée depuis l'an passé par l'Etat.

La dette est restée quasi stable à 27,5 milliards d'euros, en baisse de 70,6 millions d'euros.

RFF prévoit d'investir cette année un total de 2.853 millions d'euros, qui sera cofinancé par des subventions à hauteur de 2.403 millions. Sur le seul premier semestre, les investissements se sont élevés à 1.077 millions, un niveau équivalent aux six premiers mois de 2004, dont 482 millions pour le seul TGV Est.

Les investissements de renouvellement et de mises aux normes ont atteint 351 millions d'euros. L'établissement public bénéficie depuis 2004 de l'Etat d'une subvention dite de "régénération" d'un montant annuel de 900 millions d'euros pour ce genre de travaux.

Cette aide, combinée à la subvention de désendettement, permet à RFF de dégager une capacité d'autofinancement structurellement positive : elle a été de 93,7 millions d'euros au premier semestre contre 118 millions un an plus tôt.

Un nouveau mode de calcul financier et hop ! RFF réduit son passif comme par enchantement ; c'est magiiiiiiiiique !

par Libération publié dans : CHIFFRES
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Mardi 18 octobre 2005

 EUROSTAR - Sur les liaisons Paris-Londres et Bruxelles-Londres, Eurostar atteint une part de marché record grâce à la hausse du nombre de voyageurs transportés. Ainsi, en août, la part de marché air/fer Eurostar s’élève à 71% sur le trajet Paris-Londres et à 64% sur le trajet Bruxelles-Londres.

Le nombre de voyageurs transportés par Eurostar a connu une hausse de 4,3% au cours des neuf premiers mois 2005, atteignant ainsi 5.63 millions de voyageurs, contre 5.4 millions de voyageurs à la même période en 2004. Fin septembre 2005, les ventes atteignaient 354 millions de livres, soit une hausse de 10% par rapport aux 323 millions de livres pour la même période en 2004.

Les taux de ponctualité élevés d’Eurostar ont également convaincu les voyageurs d’autres transporteurs, dont la ponctualité est en baisse selon les données de la Civil Aviation Authority. Par ailleurs, la ponctualité d’Eurostar durant les 9 premiers mois de cette année s’élève à 87%, ce qui contraste avec le taux de ponctualité de 70% de ses concurrents.

Les attentats de juillet à Londres ont temporairement incité des voyageurs à décaler leur voyage. Pour certains d’entre eux, Londres n’était pas l’endroit qu’ils souhaitaient visiter immédiatement après les attentats. Mais la reprise est forte, et Londres reste encore et toujours une destination extrêmement prisée.

En 2007, suite à la construction du second tronçon de la ligne à grande vitesse britannique, Eurostar déplacera ses services de la gare de Waterloo International à St Pancras International. Les temps de trajets seront encore réduits, et ramenés à respectivement 2h15 minutes entre Paris et Londres et 1h51 minutes entre Bruxelles et Londres. Les taux de ponctualité seront également améliorés : seul Eurostar empruntera la ligne à grande vitesse britannique.

ça roule pour Eurostar :  les bénéfices sont en hausse de 10% par rapport à 2004

par Eric publié dans : CHIFFRES
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Dimanche 16 octobre 2005

 FINLANDE - le conflit social dans l’industrie papetière finnoise qui a eut lieu pendant sept semaines a eut des conséquences importantes sur le trafic fret des chemins de fer finlandais ; du fait de cette crise, le transport des grumes a en effet chuté de plus de 50% par rapport à l’année précédente, et dans la période allant de Janvier à août 2005, les transports de marchandises ont également diminué au total de 15,7%.

La crise de l’industrie sylvicole qu’a connu le pays est à l’origine d’une réduction significative du chiffre d’affaire du groupe, et que les analystes estiment à environ 17 millions d’euros. La réduction des coûts et les amortissements ont néanmoins permis d’améliorer le résultat net de l’entreprise. Le chiffre d'affaires après déduction des charges de la VR s’est donc établit à 771,5 millions d’euros entre janvier et août 2005 (contre 756,3 millions d’euros l’année précédente), le bénéfice d'exploitation à 23,7 millions d’euros (contre 20,5 millions d’euros) et le bénéfice net à 19,2 millions d’euros (contre 21,2 millions d’euros en 2004).

A l’opposé, le transport des passagers a continué de progresser. Sur la même période, le trafic voyageurs a augmenté en moyenne de 4,9%.

Pour les trajets à longue distance, la hausse du trafic s’est établi à 2,6%. Le trafic intra-urbain à Helsinki a pour sa part  augmenté de  5,5% par rapport à l’année précédente, et a même augmenté de 6% dans la zone YTV, une zone regroupant les localités de Helsinki, de Vantaa, d'Espoo et de  Kauniainen. En dehors de cette agglomération, le trafic de banlieue a enregistré une hausse de l’ordre de 3,5% en terme de volume.

Au niveau des services, la ponctualité des trains est restée bonne. Sur les liaisons longues distances, 91 % de trains sont arrivés soit à l’heure, soit avec un retard n’excédant pas cinq minutes. Cette proportion passe même à 98% au niveau des trains de banlieue (trains à l’heure ou avec moins de trois minutes de retard).

Les liaisons fret transfrontalières avec la Russie ont également augmenté de 6,1% sur cette même période. Au niveau des trains passagers, le trafic entre la Finlande et la Russie a également augmenté : la hausse est de 5,8 %, et de 7,3% pour le trafic transitant via la Finlande.

Crise de la production papetière oblige, la plupart des importations provenant de Russie ont concerné le milieu de l’industrie sylvicole, mais les produits pétroliers demeurent encore à ce jour les biens qui transitent le plus par le rail. Il est à noter cependant que les importations de produits pétroliers continuent de chuter, et ce depuis que les ports russes ont augmenté leurs capacités et adopté une politique tarifaire agressive qui concurrence fortement le trafic ferroviaire transfrontalier.

Le groupe VR poursuit néanmoins ses investissement pour moderniser son réseau et de ses services. Au cours de l’année, le total des dépenses consacrées à ce secteur s’est élevé à 140,3 millions d’euros (contre 74,8 millions d’euros en 2004), et la plupart des sommes investies ont été débloquées soit pour l’achat de matériel roulant comme des trains Pendolino, soit pour financer l’achat de nouvelles rames de banlieue pour la région de Helsinki, conformément à une commande précédente. Cependant, aucune décision n'a été prise concernant l’acquisition de nouvelles rames dans un futur proche.

Le nombre d'employés de la VR enfin a pour sa part continué de diminuer, et a été réduit de 4% par rapport à l ‘année précédente. Pendant la période allant de Janvier à Août 2005, le groupe a donc employé en moyenne 12.800 personnes.

Malgré la crise de l'industrie papetière qui a affecté sa branche fret en mai-juin dernier, la VR (Yhtymä Oy - les chemins de fer finnois) consacre 140,3 millions d’euros  pour l'entretien de son réseau et pour l'achat de nouveaux trains comme des rames Pendolino (photo) - les résultats d'exploitation restent en hausse

par Eric publié dans : CHIFFRES
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Samedi 24 septembre 2005

 BELGIQUE - Cette fois, c'est fait : Les Comités de Direction des trois entreprises du Groupe SNCB ont approuvé leurs résultats semestriels. Ces résultats montrent clairement que l’utilisation du train a le vent en poupe. Une importante croissance du nombre de voyageurs combinée à une meilleure gestion des coûts ont contribué à de meilleurs résultats. Le résultat opérationnel (EBITDA) pour le Groupe SNCB devient positif et atteint les 77,6 millions d’euros contre un résultat négatif de 41,9 millions d’euros au cours de la même période l’année passée. Si on tient compte d’éléments comme les charges financières, les amortissements, les provisions et les résultats exceptionnels, on arrive à un résultat négatif de 62,6 millions d’euros, contre un résultat négatif de 81,5 millions au cours de la même période l’an passé, ce qui constitue une amélioration de 18,9 millions d’euros. Ce résultat ne constitue pas une préfiguration du résultat pour l’ensemble de l’année comptable. Ainsi, au cours du second semestre, les coûts de personnel, entre autres, croîtront suite à des engagements et à l’indexation des salaires. Les résultats semestriels seront soumis à l’approbation des Conseils d’Administration des trois entreprises dans les semaines à venir.

L’amélioration du résultat consolidé du Groupe SNCB provient en grande partie d’une hausse du chiffre d’affaires relatif aux activités de transport de la SNCB, cette croissance est aussi due à une baisse des coûts de personnel pour l’ensemble du Groupe SNCB et à une légère augmentation de l’intervention de l’Etat.
 
En matière de transport intérieur de voyageurs, la SNCB enregistre une hausse du chiffre d’affaires de 9,8%. C’est la conséquence de l’accroissement de 6,7% du nombre de voyageurs-km et d’une hausse limitée des tarifs. La ponctualité s’est maintenue à un très haut niveau au cours de la première moitié de l’année. Plus de 95% des trains sont arrivés à l’heure (conformément aux normes du contrat de gestion). La satisfaction de la clientèle continue à progresser selon le plus récent sondage réalisé par le bureau Ipsos. La satisfaction générale a augmenté pour atteindre les 7,50/10 (7,36/10 en 2004) et, à nouveau, c’est le service offert par le personnel de la SNCB qui obtient la meilleure note. La propreté dans les trains (6,68/10) mérite plus d’attention et les prix (6,84/10) obtiennent également un faible score.
Sur le plan du trafic international aussi, les chiffres sont positifs. Le chiffre d’affaires croît de 8,6%, principalement suite à une forte hausse du nombre de voyageurs à bord des trains à grande vitesse. Bien que moins spectaculaire, on constate également une croissance de 5,4% du chiffre d’affaires du transport de marchandises.
 
Au cours de la première moitié de l’année, les coûts de personnel pour l’ensemble du Groupe ont diminué de 2,8%. Cette baisse est la conséquence de la diminution de 4,7% du nombre de collaborateurs. D’un autre côté, le coût unitaire par collaborateur a augmenté de 2,3%. Cet accroissement est principalement dû à l’influence d’une indexation. La baisse des coûts de personnel ne va pas se poursuivre au cours du second semestre, suite à l’influence des recrutements programmés et de l’indexation. En date du 1er juillet, le Groupe comptait 38 145 collaborateurs.
 
Le paysage ferroviaire belge a été profondément réformé au cours des derniers mois. C’est ainsi que, pour se conformer aux directives européennes, le Groupe SNCB a été scindé en trois : la SNCB-Holding, la SNCB et Infrabel. Par la suite, les contrats de gestion – qui définissent clairement les missions de chacune des entreprises – ont été conclus. Enfin, la SNCB-Holding a procédé à une augmentation de capital de 230 millions d’euros en faveur de la SNCB, pour permettre à celle-ci de se développer afin de bénéficier d’une base financière saine avec à l’esprit un futur environnement concurrentiel.
En ce qui concerne la SNCB-Holding (la société faîtière du Groupe SNCB), Le résultat net du Holding affiche un déficit de 18,4 millions d’euros. Cette perte est à imputer principalement aux charges financières qui ont été supportées par l’entreprise. Sur le plan opérationnel, le Holding a réussi à dégager un boni d’exploitation brut (EBITDA) de 52,7 millions d’euros et un résultat d’exploitation positif (EBIT) de 40,7 millions d’euros.
 
Le résultat de la SNCB (la société anonyme belge de droit public qui garantit l’exploitation et la commercialisation de services de transports ferroviaires national et international de voyageurs et de marchandises) s’est soldé au premier semestre 2005 par une perte de 66,6 millions d’euros. Sur des bases comparables et dans le même périmètre d’activités, ce déficit peut être estimé pour 2004 à 120,6 millions d’euros. Le déficit a donc été réduit à la SNCB de plus de 45% au cours du premier semestre 2005.
 
Cette évolution favorable est due à la forte augmentation du chiffre d’affaires et à une bonne gestion des coûts. Pour les secteurs Voyageurs et fret réunis, le chiffre d’affaires s’élève à 499,3 millions d’euros (hors compensations de l’Etat), soit 7,9 % de plus qu’en 2004.
 
Le cash flow opérationnel (EBITDA) est de -34 millions d’euros, soit 10,5 millions d’euros de mieux que le budget, ce qui est dû bien sûr à l’augmentation des recettes, mais aussi à la maîtrise des coûts. Le nombre de voyageurs-km en trafic intérieur atteint 3862 millions et augmente ainsi de 6,7% par rapport à 2004, pour un chiffre d’affaires de 216,6 millions d’euros, en hausse de 9,8 % par rapport à l’année dernière.
Le trafic international de voyageurs, avec 675,4 millions de voyageurs-km,  progresse de 4,9% en 2005 tandis que le chiffre d’affaires s’établit à 110,8 millions d’euros (+8,6% par rapport à 2004).
 
le trafic marchandises a pour sa part progressé de 0,9 % et atteint, pour les six premiers mois de cette année, 29,94 millions de tonnes. Le chiffre d’affaires dans ce secteur s’élève à 171,9 millions d’euros, soit 5,4% de plus qu’en 2004.
 
Enfin pour Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure du réseau ferroviaire belge, la branche a enregistré pendant ses six premiers mois d’activités un résultat opérationnel positif de 28 millions d’euros sur un chiffre d’affaires réalisé de 571 millions d’euros.
 
Des résultats globalement satisfaisants donc, mais ces bonnes prestations des trois entreprises ne peuvent cependant pas être utilisées comme une préfiguration des résultats pour l’ensemble de l’année comptable 2005. Des précisions concernant des opérations internes au Groupe, les coûts de personnel en augmentation et d’autres corrections influenceront défavorablement le résultat de la seconde moitié de l’année.
 
 

Publication des résultats du premier semestre 2005  à la SNCB : Une reprise s’annonce mais la prudence est de mise pour la seconde moitié de l'année...

par Eric publié dans : CHIFFRES
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Vendredi 23 septembre 2005

 FRANCE - La SNCF vient d'annoncer une forte hausse de ses résultats au premier semestre qui s'explique par une plus-value de cession exceptionnelle, mais également par la réduction des pertes de l'activité de fret.

Dans un communiqué, l'opérateur ferroviaire public a précisé que la deuxième partie de l'année devrait "confirmer la progression des performances du groupe dans la perspective du financement sain de ses investissements sur ressources propres".

La SNCF a souligné que la forte croissance de son bénéfice net  (à  613 millions contre 42 millions un an plus tôt) s'expliquait en grande partie par un résultat exceptionnel positif de 520 millions d'euros, provenant pour l'essentiel de la cession de 40% de la Shem (Société hydroélectrique du Midi) au groupe Suez.

Cette cession, a souligné la SNCF, permet d'alimenter la contribution de l'opérateur ferroviaire national au financement du "plan fret 2006". Ce plan, qui doit permettre à cette activité déficitaire depuis plusieurs années de renouer avec la rentabilité fin 2006, est financé à hauteur de 700 millions d'euros par la SNCF et à 800 millions par l'Etat.

Le bénéfice courant de la SNCF s'est donc établi à 134 millions d'euros au premier semestre contre deux millions il y a un an, le résultat d'exploitation progressant de son côté de 88,5% à 288 millions d'euros et le chiffre d'affaires de 2,6% à 10,479 milliards.L'amélioration du bénéfice courant s'explique pour plus d'un tiers par une diminution de la perte de la branche fret, ramenée à -100 millions d'euros contre -159 millions au premier semestre 2004. Le chiffre d'affaires de la branche fret s'est établi à 3,4 milliards d'euros (-0,7% à périmètre constant).

"La branche demeure néanmoins confrontée à des enjeux difficiles. (Elle) doit faire face à une conjoncture commerciale peu favorable, à des mouvements sociaux à la SNCF et dans d'autres entreprises ferroviaires en Europe et à la réorganisation en profondeur de son appareil de production", a souligné la SNCF.

Pour la deuxième partie de l'année, la SNCF prévoit donc de se concentrer sur plusieurs chantiers : la réussite du plan fret, sa capacité à résister à une conjoncture peu favorable et une gestion optimale des grands travaux d'infrastructure, en particulier celui du TGV Est.

L'entreprise nationale note  cependant que si l'évolution du coût de l'essence semble avoir des effets positifs sur le trafic, les coûts énergétiques, que ce soient ceux de l'électricité pour les transporteurs ferroviaires ou du gasoil pour l'ensemble du groupe, demeureront un sujet d'attention majeure par leurs effets sur l'augmentation des coûts de production qu'ils vont entraîner au second semestre et l'année prochaine.

Pour sa part, la branche voyageurs France Europe, qui "doit faire face à des investissements de développement massifs, notamment pour préparer le TGV Est", a vu son chiffre d'affaires progresser de 8%¨à périmètre comparable à 2,9 milliards d'euros, pour un résultat courant en hausse de 57% à 239 millions d'euros, et ce malgré une activité Corail qui "demeure déficitaire". La SNCF a toutefois souligné que cette branche restait sous la menace de "la concurrence des compagnies aériennes à bas coûts et d'un marché du tourisme atone".

La branche transport public, qui comprend, elle, les TER (Trains express régionaux), a vu ses ventes progresser de 4,6% à périmètre comparable, à 2,7 milliards d'euros avec un résultat courant de 36 millions d'euros.

Enfin, le chiffre d'affaires de la branche infrastructures est resté stable à 2,1 milliards tandis que sa perte courante s'est aggravée légèrement à -119 millions d'euros, contre -110 millions il y a un an. L'endettement net s'est établi à 5,8 milliards d'euros au 30 juin 2005, contre 7,5 milliards il y a un an.

Résultats en forte hausse au premier semestre et réduction des pertes liées à l'activité Fret... La SNCF enfin sur la bonne voie ?

par Eric publié dans : CHIFFRES
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Mercredi 21 septembre 2005

 BELGIQUE - Bien qu'aucun chiffre n'ait été encore publié à ce jour, les analystes anticiperaient de bons résultats à la SNCB pour le premier semestre 2005. Le nombre de voyageurs aurait en effet crû de 6% durant le premier semestre et les recettes d'environ 7%. L'opérateur ne serait cependant pas encore complétement sorti d'affaire et resterait déficitaire à cause du transport fret, qui n'est pas encore totalement assaini à ce jour.

La direction des trois sociétés (le holding SNCB, l'opérateur, Infrabel) ne confirme pas les chiffres. «Les consolidations globales ne sont pas encore réalisées, c'est une question de 2 à 3 semaines, puis il faut que les trois patrons se mettent d'accord sur un jour pour annoncer les chiffres officiels», dit une source proche du groupe ferroviaire. Elle confirme toutefois la tendance à la hausse des chiffres et l'éventualité d'un bénéfice.

Le syndicat chrétien CSC se montre néanmoins plus prudent sur l'annonce de ces résultats. «Nous n'avons pas encore reçu les comptes semestriels, mais les bons chiffres s'expliqueraient notamment par la baisse des charges. Le plan Vinck, qui prévoyait 38560 équivalents temps plein fin 2005, est réalisé avec un an d'avance, 1000 cheminots en moins permettent de réaliser une économie de près de 40 millions d'euros» a notamment affirmé Dominique Dalne, secrétaire général de la CSC-Transcom.

En ce qui concerne le succès du rail chez les voyageurs, l'information selon laquelle l'entreprise ferroviaire aurait réalisé un très bon semestre n'est cependant pas nouvelle : durant les six premiers mois, le nombre des voyageurs aurait en effet augmenté de 6% et les recettes auraient de ce fait enregistré un bond d'environ 7% en raison, entre autres, de la hausse tarifaire de février.

 

Mais la SNCB pourrait être victime de son succès. D'après un document interne, il y aurait un revers à la médaille car à cette fréquence, le nombre de voyageurs atteindrait 182 millions de personnes en 2009 contre 165 millions en 2004. Si la hausse se réalise aux heures de grande affluence, il faudrait donc 18,4% de places assises supplémentaires en 2009. Or, vu l'usure du matériel roulant et les commandes actuelles, il pourrait manquer environ 8000 places assises en 2009. «Nous avons élaboré un plan d'investissement dans le cadre du futur contrat de gestion et nous attendons la position du fédéral. Infrabel doit aussi faire ses prévisions, car ça ne sert à rien de commander du matériel roulant si on ne suit pas du côté de l'infrastructure», dit-on chez l'opérateur SNCB...

 

 

Anticipation de bons résultats à la SNCB pour le trafic voyageurs au cours du premier semestre 2005 - seul le fret serait encore à la traine...

par Eric publié dans : CHIFFRES
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

JE RECOMMANDE !

 GAMOPAT 

Pour les collectionneurs frapadingues de consoles et d'ordinateurs rétro... à voir !

 FERROMODELO

FerroModelo, contraction de Modélisme Ferroviaire, les passionnés auront compris...

 Les trains électriques JOUEF LES TRAINS JOUEF

Besoin d'une référence, d'une photo, ou des caractéristiques d'un modèle JOUEF ? ne cherchez plus des heures sur Internet et consulter ce site : c'est LA bible de référence !

 FNAUT

Fédération  Nationale des Associations d'Usagers des Transports : Un petit coup de pouce pour une page web sympa et qui gagne à être connue !

It's time to go!  DENSHA OTAKU 365 

Bluffant : Le blog original d'un fan de trains japonais à découvrir absolument ! Parce qu'il n'y a pas que les Geishas et les Sushis dans ce pays... il y a les Shinkansen, aussi !

 RAILS - PAYS DE LOIRE 

L'actualité ferroviaire en  Pays de Loire...et parfois d'ailleurs. Un blog à découvrir !

 blograil_1_ RESEAU DE TRAIN MINIATURE

Un site sympa à découvrir : venez surfer le site d'André qui nous fait part de sa passion du train miniature et nous présente son réseau. A voir !

 DU TRAIN AUX PERLES

Un petit coup de pouce à un passionné qui ouvre son magasin... pour profiter des meilleurs prix, toute référence dispo en stock ou sur commande.

  TICKET DE METRO PARISIEN 

pour les passionnées de chemin de fer qui souhaitent tout savoir sur l'histoire en images des tickets de métro parisien de 1900 à nos jours...

Seg-blog.JPG LE BLOG DE CLAUDE SEGARD 

Mon coup de coeur sur le Net... Différents sujets y sont abordés, avec humour et sagacité ! Un blog à découvrir... absolument !

Blog : Journal Intime sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus