FRANCE - Louis Gallois, le président de la SNCF, récuse le soupçon syndical d'oeuvrer à une "privatisation rampante", affirmant que ce n'est pas son projet ni celui du gouvernement, dans une interview au Monde daté de jeudi.
Quatre syndicats (CGT, SUD Rail, FO, Fgaac) ont appelé à une grève reconductible à compter du lundi 21 novembre 20H, énonçant quinze revendications touchant à l'emploi, aux salaires et aux missions de service public et dénonçant une "privatisation rampante".
Notant que la grève "se focalise sur la perspective d'une prétendue privatisation de l'entreprise", M. Gallois rejette tout soupçon à ce sujet, affirmant, je cite : "Une telle privatisation, je ne la vois ni de près ni de loin. Ce n'est pas mon projet - ni celui du gouvernement, il me l'a confirmé". Le présdident de la SNCF a par ailleurs ajouté "Mon but, au contraire est de démontrer qu'une entreprise publique, de service public, peut être efficace, assurer son développement et faire face à la concurrence tout en préservant ses missions et ses valeurs de service public".
Faisant valoir que la SNCF est une société en plein développement et qui dégage des bénéfices, il plaide pour que l'entreprise s'adapte à un monde qui évolue, en adoptant un pilotage orienté vers ses clientèles et ses produits car "on ne gère pas le TER comme le fret ou comme le TGV", a t'il indiqué.
Mais "cette orientation ne veut pas dire du tout que l'entreprise est en passe d'être découpée en morceaux", affirme M. Gallois qui lance: "qu'on cesse de me parler de désintégration et de privatisation". Après l'échec de la réunion de concertation avec les syndicats mardi, le président de la SNCF affirme toutefois qu'"il n'y a jamais de fatalité à la grève" et "reste disponible" pour un dialogue social qui n'est pas rompu selon lui.
"La SNCF veut aller aussi loin que possible dans le sens des préoccupations exprimées", ajoute M. Gallois affirmant que la direction "a apporté des réponses très concrètes dans un relevé d'engagements sur l'ensemble des sujets".
Les président de la SNCF se réjouit des résultats du dialogue social à la SNCF citant "l'accord sur le dialogue social du 28 octobre 2004, l'accord sur la traction du 13 décembre 2004 et deux années de suite la signature largement majoritaire des accords sur les salaires et aussi sur la formation". "Mais, à côté de ce dialogue social, il existe une culture du conflit dont tout le monde dans l'entreprise assume une part de responsabilité", souligne M. Gallois estimant que "la conflictualité reste un sujet majeur" à la SNCF.

Louis Gallois, président de la SNCF - C'est les syndicats qui foutent le bordel, c'est pas moi !"







