Mercredi 27 février 2008

undefined SUISSE - Le président du conseil d'administration des CFF démissionne. Thierry Lalive d'Epinay a annoncé mardi son départ pour la fin de l'année, après dix ans à la tête de l'ex-régie. Un règne marqué par le succès de Rail 2000 mais aussi les déficits de CFF Cargo.

M. Lalive d'Epinay aura été le premier président du conseil d'administration de la société CFF SA, créée dans le cadre de la réforme des chemins de fer de 1999. Au cours de ces neuf années, les CFF ont augmenté leurs prestations en trafic voyageurs et marchandises en même temps que le nombre de leur collaborateurs diminuait, rappellent les CFF dans un communiqué.

L'un des grands dossiers de M. Lalive d'Epinay, qui aura 64 ans en décembre, a été la réalisation de Rail 2000 et dans ce cadre le passage réussi au nouvel horaire le 12 décembre 2004. Il a aussi contribué à l'introduction du système de sécurité ETCS et à la modernisation du matériel roulant, soulignent les CFF. Le président démissionnaire, qui a annoncé ces dernières semaines sa décision au Conseil fédéral, entend avant son départ encore contribuer "énergiquement" à assainir la caisse de pensions des CFF et à redresser CFF Cargo, deux dossiers qui grèvent toujours les comptes des CFF. 

Une affirmation qui fait bondir les syndicats. En annonçant son retrait quelques jours avant la publication des résultats de la "task force CFF Cargo", avec les suppressions et réorganisations que cela implique, M. Lalive d'Epinay refuse d'en porter la responsabilité, critique le Syndicat du personnel des transports (SEV). Cette attitude du "après moi le déluge" est d'ailleurs une marque de fabrique de sa présidence, ajoute le SEV.Et d'enfoncer le clou en affirmant que ni M. Lalive d'Epinay ni Benedikt Weibel et Daniel Nordmann, anciens patrons des CFF et de CFF Cargo, n'ont réussi à positionner le trafic marchandises afin de lui garantir un développement durable. "Le personnel paie en revanche depuis des années le prix de ces défaillances", écrit le SEV dans son communiqué.

Pour Bernhard Schmidt, responsable du secteur des transports publics au syndicat transfair, le président démissionnaire aura de la peine à trouver des solutions satisfaisantes pour la caisse de pensions et CFF Cargo d'ici décembre. M. Lalive d'Epinay a toujours été un peu dans l'ombre de Benedikt Weibel et n'a pas vraiment réalisé de grandes choses, selon M. Schmidt.

Du côté du ministre de tutelle des CFF, Moritz Leuenberger, on remercie M. Lalive d'Epinay pour son travail accompli en faveur des CFF et du service public. Mais il a encore beaucoup de tâches devant lui cette année, déclare le porte-parole du Département des transports en référence à la caisse de pensions et à CFF Cargo.

La succession de M. Lalive d'Epinay a été lancée. "En annonçant suffisamment tôt mon retrait, je veux laisser assez de temps pour la recherche d'un remplaçant approprié", déclare le Zurichois dans le communiqué des CFF. Son successeur doit être nommé par le Conseil fédéral.

Le SEV demande en tout cas à ce que le gouvernement, par son choix, reconnaisse le rôle de service public des CFF, aussi bien dans le trafic voyageurs et marchandises que dans le domaine des infrastructures. Pour transfair, le futur président devra mieux prendre en considération les partenaires sociaux et écouter leurs préoccupations.



Libérable : Thierry Lalive d'Epinay, le président du conseil d'administration des CFF, démissionne et a annoncé mardi son départ pour la fin de l'année. "Ben ouais... je me casse des CFF; Mais avant de faire les cartons, je vais lancer une réforme pour  assainir la caisse de pensions des CFF et une autre pour redresser CFF Cargo. ça va faire un de ces foins..."

par ATS publié dans : REPORTAGE
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Jeudi 21 février 2008

undefined FRANCE - Anne-Marie Idrac, 56 ans, qui briguait un nouveau mandat à la tête de la SNCF, est une politique et une spécialiste des transports, dont elle s'est occupée au plus haut niveau comme secrétaire d'Etat avant de diriger la RATP puis la la compagnie ferroviaire nationale en 2006.

Cette femme élégante et souriante a été l'une des dirigeantes de l'UDF et une proche de François Bayrou, dont elle s'est ensuite éloignée. Née le 27 juillet 1951 à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), fille du sénateur et ministre MRP André Colin, Anne-Marie Idrac a suivi le parcours classique des élites républicaines: droit, Sciences-po, ENA, avant de fréquenter les cabinets ministériels de droite (Equipement en 1974, Environnement en 1979, Urbanisme et Logement en 1980).

Elle entre dans le monde des transports en devenant directrice des Transports terrestres au ministère de l'Equipement de 1993 à 1995, sous le gouvernement Balladur. En 1995, elle est nommée secrétaire d'Etat aux Transports du gouvernement Juppé auprès du ministre Bernard Pons, et survit au remaniement qui voit l'éviction de plusieurs femmes : elle sera l'une des rares "Juppettes" maintenue dans le deuxième gouvernement Juppé. Après la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997, elle est élue députée UDF des Yvelines.

En 2002, elle est nommée à la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), où elle s'enorguellit d'avoir adouci le climat social, avec très peu de jours de grève par rapport à ses prédécesseurs. Quatre ans plus tard, elle prend la succession du populaire Louis Gallois, resté dix ans à la tête de la SNCF, où elle est attendue au tournant par les syndicats. Elle les irrite d'entrée en comparant le dialogue social à "l'époque de la +guerre froide+ avant la chute du Mur de Berlin". Insultes, archaïsme, dérapage, s'indignent les partenaires sociaux, qui n'ont pas oublié qu'elle était secrétaire d'Etat aux Transports lors des grandes grèves de 1995. Franchise, rétorque l'intéressée, qui porte souvent un manteau rouge qu'elle trouve "assorti" aux drapeaux des syndicalistes, tout en martelant son attachement au dialogue social, au point de s'attirer les foudres de Nicolas Sarkozy. Mais pour elle, au-delà des questions sociales, l'heure est désormais à la conquête de l'Europe, à l'ouverture des lignes internationales de voyageurs à la concurrence en 2010 et au "développement durable", thème dont elle a fait son leitmotiv. "J'aime ma boîte !", répète à l'envi cette mère de quatre filles, qui adore employer des expressions à la mode, quitte à décontenancer son auditoire.

Malgré un sourire affiché en permanence, elle apparaît aux yeux de beaucoup comme une piètre communicante. Certains la voient même lointaine, sinon hautaine, alors que ses collaborateurs la disent chaleureuse, drôle, prompte à évoquer en public sa vie de famille, qu'elle a toujours mis un point d'honneur à ne pas négliger. Mais pour les syndicats, qui la surnomment la "Dame de fer du fer", elle est "versatile", "tantôt transparente, tantôt caractérielle".

Chargée en 2007 de mettre en place deux dossiers explosifs, le service minimum et la réforme des retraites des cheminots, elle y parvient avec l'aide de son fidèle second Guillaume Pepy, moyennant 10 jours de grève, l'une des plus dures de l'histoire de la compagnie nationale.
 


Lourdée : le gouvernement a tranché, Anne-Marie Idrac perd sa place de présidente de la SNCF au profit de Guillaume Pépy, jusqu'alors directeur général exécutif. Exit, la Baronne rouge... Place au lieutemant qui sera jugé "en fonction de sa capacité de résistance et d'inflexion des choix étatiques", avertissent déjà les syndicats.

par Lesechos.fr / AFP publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 20 février 2008

undefined SUISSE - A qui doit-on confier le contrôle de la sécurité à bord des trains qui sillonnent le pays ? A une entreprise privée, comme actuellement, ou à un corps de police fédéral ? Cette question va à coup sûr susciter de vifs débats dans les travées du parlement, qui abordera le sujet lors de la session de mars en étudiant un projet de loi qui ouvrirait le marché de la sécurité ferroviaire aux privés. 

Ce thème comporte un certain nombre d'enjeux dans le domaine de la sûreté. Il y a tout d'abord la question du monopole de la sécurité. Certains, notamment la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), considèrent que dans un Etat de droit, seule la police dispose des compétences nécessaires en la matière. La majorité de la Commission des transports du National estime par contre qu'une privatisation de la sécurité dans un domaine comme les transports est tout à fait possible. Entre deux, le Syndicat du personnel des transports (SEV) milite pour que les tâches du domaine public restent aux mains d'une entreprise contrôlée par l'Etat et ne soient pas entièrement privatisées. En toile de fond, c'est toute la problématique de la délimitation des compétences qui se joue, dont le port d'armes à feu est le point le plus sensible.

Aujourd'hui, la sécurité est assurée dans les trains par Securitrans, un joint-venture créé en 2001 par les CFF (51% du capital) et Securitas (49%). Sur les 500 collaborateurs que compte l'entreprise, 250 sont assermentés et sont titulaires du brevet de police. Ceux-ci sont équipés de gilets pare-balles, de matraques et de sprays au poivre. En outre, les patrouilles de la police ferroviaire peuvent contrôler les passagers, empêcher les actes de vandalisme ou saisir des objets. Elles peuvent également passer les menottes à des personnes récalcitrantes, mais ont ensuite l'obligation de les remettre dans la gare la plus proche à la police.

«Cette prestation est suffisante, il est inutile d'élargir les compétences», juge Reto Casutt, membre du Conseil d'administration de Securitrans. Pourtant, de nombreuses démissions viennent émailler le tableau, dont dernièrement celle du commandant de la police ferroviaire, Jörg Stocker. Au sein de la FSFP, on évoque le chiffre de 20% des effectifs qui auraient changé, notamment en raison du flou qui entoure les compétences de ces patrouilleurs. Ils préfèrent jeter l'éponge, soit parce qu'ils ne sont pas assez couverts, soit parce qu'ils ne peuvent pas appliquer l'entier de leur compétence.

Le Conseil fédéral a souhaité préciser les bases légales. Il a présenté un projet de la loi dont le but est d'autoriser explicitement plusieurs entreprises privées, comme Securitrans, à accomplir des tâches de police dans les trains. Au sein de la Commission des transports, la majorité suit cette proposition. «La minorité, confie Evi Allemann (PS/BE), préférerait que ces sociétés n'aient qu'une compétence de gestion de l'ordre sans autorisation de contrôle ou de passer les menottes.» 

Pierre-Alain Gentil, président du SEV, s'oppose clairement à la commission. «Un seul partenaire privé dans la sécurité suffit. Une constellation de petites sociétés privées pour gérer la sécurité des trains fait courir le risque que ces entreprises règlent la sûreté à la va-vite sans prendre le temps de former leurs collaborateurs.» Pour le SEV comme les CFF, les agents sont actuellement suffisamment formés et, surtout, leurs tâches n'empiètent pas sur celles des polices cantonales. 

Pour Max Hofmann, secrétaire général de la FSFP, la situation est diamétralement inverse. «Actuellement nous avons un demi-service qui doit faire appel aux polices cantonales.» Sa seule satisfaction: le fait que le commandement de ces agents soit, depuis le 1er janvier 2008, entièrement entre les mains des CFF. L'aspect opérationnel est ainsi dans les seules mains du secteur public. 

Mais ce n'est pas assez pour le secrétaire général de la FSFP. La tâche fondamentale de la sécurité ne saurait être dissociée de l'Etat. Pour cette raison, il préconise que la sécurité ferroviaire soit assurée par une police publique rattachée au Département fédéral de justice et police ou au corps des gardes frontières. «En Italie, les autoroutes sont privées. La sécurité n'en est pas moins garantie par la police», fait remarquer Max Hofmann. 

Mais cette solution va immanquablement faire bondir les cantons, souverains en matière de police. Jusqu'ici, toute velléité de constituer une entité qui ressemblerait de près ou de loin à une police fédérale s'est heurtée à une opposition farouche au parlement. 

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Le Conseil fédéral suisse voudrait ouvrir le secteur de la surveillance des trains à plusieurs entreprises privées. Le Syndicat du personnel des transports plaide pour une seule structure, celui des policiers pour une police fédérale.
"- Starkette, t'as déjà pensé à tout plaquer pour aller bosser dans le privé ?" 
"- Ouais, Hutch, une fois. Mais ma candidature n'a pas été retenue : j'avais l'air trop teigneuse, selon eux..."

par Le Temps.ch publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 20 février 2008

undefined FRANCE - Depuis le 1er janvier, une forte hausse des tarifs du fret SNCF fragilise la société Boulogne Forest Terminal, spécialisée dans l'importation de pâte à papier. «  Ils ont augmenté en moyenne de 30 %, mais pour l'est de la France c'est 50 % », s'insurge Éric Frazetta, directeur de cette filiale du groupe belge Nova Natie, seule société à utiliser le fret ferroviaire sur le port, à raison de 50 000 tonnes par an.

« Quel fournisseur peut augmenter si brutalement ses tarifs de 50 % ? s'interroge-t-il. C'est en fait une forme de désengagement. Car il est évident que les clients ne vont plus travailler avec la SNCF. De cette façon, cette société nationale va déserter certains secteurs qu'elle estime non rentables. » A l'heure du Grenelle de l'environnement et des engagements de l'État de basculer le transport de marchandises des routes vers la voie ferrée, voilà une décision bien paradoxale. Car elle s'accompagne d'un volet technique. Désormais, il faut affréter un train complet de 20 wagons. 

«  Avant on pouvait charger cinq wagons par jour, explique Éric Frazetta. A BFT, ce changement ne nous dérange pas. Mais imaginez un client qui reçoit de petites quantités, il va préférer la route. » Et puis, l'augmentation des tarifs plombe le port de commerce vis à vis des ports belges.

«  La SNCF a créé une filiale en Belgique qui pratique des prix canons, souligne Eric Frazetta. Résultat, le prix du transport par rail depuis Anvers n'a pas augmenté. » Les responsables politiques de la Région et de Boulogne ont été alertés. Le député-maire a même rencontré, il y a quelques jours, des responsables de la SNCF. Cette réunion n'a semble-t-il pas porté ses fruits. En attendant, BFT négocie avec un opérateur privé. Quand ce sera signé, la SNCF ne sera plus présente sur la zone portuaire.
 


Le trafic de pâte à papier du port de commerce souffre depuis le début de l'année d'une augmentation conséquente des tarifs du fret SNCF. La compagnie nationale cherche-t-elle ainsi à se désengager d'un marché qu'elle estime déficitaire ?  Ce faisant, elle ne s'y prendrait pas mieux pour y parvenir...

par Lavoixeco.com publié dans : REPORTAGE
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Mardi 12 février 2008

undefined FRANCE - A l'heure où se profilent les trains à très grande vitesse, les usagers du Paris-Rouen-Le Havre n'en finissent pas de se plaindre de la dégradation du service sur leur ligne où les meilleurs temps de trajet sont tout juste inférieurs à ceux des années 1930. Retards répétés, trains supprimés, wagons bondés et sales, chauffage et climatisation en panne... Trois associations et autant de blogs alignent depuis plusieurs années la litanie des plaintes des usagers mécontents de la qualité de service sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre, longue de 220 km. 

L'exaspération est telle que de graves incidents ont été évités de justesse ces derniers mois sur la ligne. En janvier, des usagers s'en sont pris physiquement au personnel à Rouen après un retard et, l'an dernier, des voyageurs ont envahi les voies à plusieurs reprises à Val-de-Reuil et Vernon (Eure) pour arrêter un train direct Rouen-Paris après l'annulation de leur propre convoi. Les critiques se focalisent sur les retards qui touchent un train sur deux aux heures de pointe, selon les associations. 'En janvier, un voyageur qui fait le trajet quotidien Rouen-Paris a accumulé 500 minutes de retard', assure Vincent Marjollet, président de l'Association des usagers de la ligne Le Havre-Rouen-Paris qui parle d'une 'incroyable régression'.

La SNCF reconnaît que le début 2008 n'a pas été bon tout comme l'année 2007 mais sa règle à calcul est nettement plus optimiste que celle des usagers: 'le taux de ponctualité avec un maximum de cinq minutes de retard a été en 2007 de 83,6% alors que nous visions 87,5%', indique Jacques Frossard, directeur de la région SNCF de Rouen. 

Les meilleurs temps de trajet sur ce sillon remontent à la fin des années 1960 peu après l'électification de la ligne avec 1 heure 45 entre Paris et Le Havre. Aujourd'hui il faut compter 1 heure 57, soit tout juste un peu mieux qu'en 1935 quand, selon le magazine Rail passion, les nouveaux autorails Bugatti mettaient Le Havre à deux heures de Paris. Longtemps chérie par la SNCF qui a mené ici des expérimentations généralisées ensuite ailleurs, cette ligne ouverte en 1843 est tombée en disgrâce avec l'avènement du TGV qui a irrigué la plupart des régions --sauf la Normandie.

'La distance est trop courte pour la grande vitesse et sans prolongement possible ce qui limite la clientèle aux seuls habitants', explique Jacques Frossard. Résultat: il faut aujourd'hui autant de temps pour gagner Le Havre depuis Paris que des villes comme Lyon, Nantes, Strasbourg ou même Luxembourg, pourtant deux fois plus éloignées. 'Cette ligne n'a pas la grande vitesse mais est de plus en plus délaissée par la SNCF qui lui attribue du matériel vétuste comme les locomotives du réseau Est passé au TGV', assure M. Marjollet.


Pour améliorer la situation, la région Haute-Normandie tente de négocier avec la SNCF un protocole pour augmenter le cadencement, renouveler le matériel roulant et assurer une desserte directe de l'aéroport de Roissy. Mais pour espérer une inversion durable de la tendance, les spécialistes estiment qu'il faudrait construire une nouvelle ligne et de nouvelles gares pour dédoubler celle de Saint-Lazare saturée par le trafic de banlieue et celle de Rouen noyée dans le tissu urbain. Des projets existent, mais leur réalisation n'est pas attendue avant 2020.
 
[PubSNTR-TGR.jpg] 

Trains chroniquement en retard, exaspération des usagers, rames supprimés, wagons bondés et sales, chauffage et climatisation en panne... autant d'ingrédients qui n'en finissent plus d'ulcérer les utilisateurs de la SNCF dans l'Ouest de la France. Pas moins de trois associations et autant de blogs alignent depuis plusieurs années la longue liste des plaintes des usagers mécontents de la qualité de service sur la ligne Paris-Rouen-Le Havre, parmis lesquels la SNTR (société des trains en retards), régulièrement en bisbille avec la SNCF à ce sujet...

par drakkaronline.com publié dans : REPORTAGE
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Mardi 12 février 2008

undefined ALLEMAGNE - Un passager qui aimerait revoir une beauté entraperçue dans un train ou un bus berlinois peut maintenant avoir recours à un service en ligne gratuit appelé «Augenblicke» («Moments»). Ce site (www.bvg.de/augenblicke), une première selon ses créateurs, a été cliqué plus d'un million de fois depuis son lancement lors de la dernière Saint-Valentin, le 14 février dernier.

La demande croît chaque jour, s'est félicité la compagnie des transports berlinois BVG. Et les règles sont limpides. Les passagers qu'un simple regard échangé a bouleversés peuvent utiliser un pseudonyme et poster un message que la BVG enregistrera avec la rame, le tramway ou la ligne de bus à l'heure correspondante. Si un visiteur ou une visiteuse de ce site se reconnaît dans une description, il ou elle pourra répondre sur le site en ouvrant une boîte de courrier électronique privée, pour communiquer avec la personne de ses rêves et échanger des messages en toute discrétion.

Les messages vont des plus cocasses aux plus bouleversants. «Tu avais l'air d'une fée avec tes dreadlocks», écrit un passager qui se fait appeler «Kurzhaarstino» («Tino aux cheveux courts»). «Un bandeau ou un foulard bleu vif, en noir de la tête aux pieds, un porte-documents à la main. Quelle apparition... Moi j'avais une veste kaki, d'étranges lunettes et des cheveux courts et me trouvait à mi-wagon. Je voudrais tant savoir ce qu'il y avait dans ce porte-documents! C'est au moins l'un de mes trois souhaits...», écrit «Kurzharstino».

Ou encore ce message d'un dénommé «Greeneye» frappé par la flèche de Cupidon. «Tu portais un bouquet de fleurs. Nous sommes montés à Friedrichstrasse et comme j'étais assis, j'ai senti ton regard. Je ne pouvais ni éloigner le regard ni te regarder dans les yeux, et j'étais contraint de sourire. C'était des moments magiques, incroyables». 

«Vous êtes descendu à Treptower Park et hélas je n'ai pas couru après vous alors que vous étiez si mignon», écrit une jeune fille. 

Certains messages ne sont pas loin cependant de donner la chair de poule: «nos chemins convergent: nous sommes descendus à la station Friedrichstrasse, nous sommes tous deux allés à Leopoldplatz, nous avons fait du shopping chez Karstadt et j'étais derrière toi à la caisse», écrit un certain Christoph, qui ajoute: «Tu as bu ton vin et moi ma bière. Peut-être qu'on peut boire ensemble la prochaine fois», suggère-t-il.

Selon le porte-parole de la BVG, Klaus Wazlak, la BVG permet aux utilisateurs de son site de proscrire les messages pénibles ou oscènes. M. Wazlak reconnaît que sa société sait peu de choses sur les utilisateurs et le nombre de rencontres qui marchent entre anonymes. Ce qui est clair, remarque-t-il, c'est que les messages proviennent d'une clientèle jeune.  «Après l'échange de sourires dans le métro, les gens savent bien que la chance d'une rencontre s'évanouit. Alors on a trouvé là une bonne opportunité», raconte M. Wazlak, qui remarque: «nous avons constaté un vaste intérêt venant de l'étranger, et c'est aussi une manière de nous rendre attractif».

La compagnie publique de chemins de fer Deutsche Bahn a décidé de suivre l'exemple. À la Saint-Valentin, elle va faire démarrer des trains avec une offre de «Flirt Express» dans quinze villes dont Berlin, Dresde, Francfort et Hambourg. Durant les deux ou trois heures du voyage, un speed dating aura lieu, avec des célibataires changeant de siège et d'interlocuteurs toutes les cinq minutes. Si étincelle il y a, les participants pourront faire plus amplement connaissance autour de tables spécialement réservées près des gares par la Deutsche Bahn.
 
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Has been, les Meetic, les match.com et autres easyflirt : en Allemagne, les transports publics se sont faits entremetteurs, et c'est un succès qui ne se dément pas. Dernier couple en date, le chien Nestor qui a rencontrer la chatte de sa vie dans un métro entre les stations de Alexanderplatz et de Hönow à Berlin... Ces deux là étaient fait pour se renconter ! Alors pourquoi pas vous, demain, dans un train de la DB ?

par cyberpresse.ca publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 6 février 2008

undefinedundefinedundefined   FRANCE -  l'occasion de la présentation, mardi 5 février, du nouveau train d'Alstom, l'Automatrice à grande vitesse (AGV), près de La Rochelle, Nicolas Sarkozy a rendu hommage au "renouveau" du groupe technologique, qu'il avait contribué à sauver en 2004 depuis Bercy. A l'époque, l'Etat avait racheté 22% d'Alstom pour 800 millions d'euros, avant de revendre cette participation pour 2 milliards à Bouygues. 

"Ce lancement de l'AGV marque l'aboutissement du renouveau d'Alstom. Un renouveau qui survient après une crise terrible en 2004 qui menaçait l'existence même de l'entreprise", s'est-il réjoui, avant de rendre hommage à l'œuvre des salariés, des sous-traitants et du P-DG, Patrick Kron, dont il salué "le courage et l'intelligence". 

"Le renouveau d'Alstom est aussi le fruit d'un choix important de politique industrielle, en France et en Europe, c'est le choix d'une industrie puissante contre une certaine conception de la politique de concurrence", a insisté le chef de l'Etat, qui a tissé un parallèle avec le sort de l'usine ArcelorMittal de Gandrange, où il s'est rendu lundi. 

Présentant l'AGV, Patrick Kron a lui expliqué qu'Alstom avait voulu "élargir et moderniser" son offre, "au moment où la très grande vitesse ferroviaire entre dans une nouvelle phase de son expansion". Un discours prononcé devant, outre Nicolas Sarkozy, la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, et son directeur général exécutif, Guillaume Pepy, ainsi que des représentants des chemins de fer allemand, russe ou italien. 

Patrick Kron a indiqué avoir signé "un protocole d'accord, associant Alstom, la SNCF et Réseau ferré de France (qui) va nous permettre de valider ensemble l'exploitation de trains opérant au-delà de 350 km/h en vitesse commerciale". Les parties se sont entendues pour faire rouler des trains "au-delà de 350 km/h", contre 320 km/h maximum actuellement. "360 km/h, c'est 1.000 km en trois heures", s'est réjoui le P-DG d'Alstom. L'idée de faire rouler des trains à cette vitesse mûrit depuis plusieurs années mais se heurtait aux coûts d'entretien des voies, qui augmentent avec la vitesse des convois. 

L'AGV, qu'Alstom n'hésite pas à comparer à l'avion géant A380, est prévu pour être plus rapide (360 km/h contre 320 km/h), moins bruyant et plus écologique que le TGV. Sa principale particularité est sa motorisation répartie sur toutes les voitures du train, plutôt que concentrée sur les deux motrices en tête et en queue. Ce train connaît déjà un certain succès à l'export. Ainsi, selon les quotidiens régionaux allemands Stuttgarter Zeitung et Hannoversche Allgemeine Zeitung de lundi, Alstom serait bien placé pour le vendre à Deutsche Bahn. 

Le choix de la compagnie allemande porterait sur 15 trains au maximum, et constituerait un revers historique pour Siemens. En effet, cela serait la première défaite sur ses terres du conglomérat allemand, qui équipe jusqu'ici la Deutsche Bahn avec ses trains à grande vitesse ICE. 

Alstom a déjà vendu 25 exemplaires de l'AGV à la compagnie italienne privée NTV pour 1,5 milliard d'euros. 

Nicolas Sarkozy devant lAGV
 
Le président de la république française s'est dit "réjoui" du redressement d'Alstom  alors que le groupe présentait son nouveau train à grande vitesse, l'AGV, mardi dernier. "Trop pratique, l'AGV : avec ma femme mannequin que j'ai, il me faut maintenant  un moyen de transport rapide pour elle aller aux derniers défilés de mode de Gucci à Milan, et moi au salon de la Rolex à Zurich ; je vais lui en offrir un..."

par Challenges.fr publié dans : REPORTAGE
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