SUISSE - L'été a décidément bien mal commencé chez nos voisins helvêtes : La violente tempête qui s'est abattue sur la
Suisse dans la nuit de mercredi à jeudi et en début de matinée, hier, a multiplié les dégâts. Parmi les premières victimes, les CFF ont connu une situation de crise durant toute la journée
d'hier. Avec, notamment, l'interruption de tout trafic ferroviaire entre Fribourg et Berne de 8 h 30 à 18 h dans les deux sens...
Le désagrément a touché des milliers de passagers qui avaient prévu de voyager en Suisse alémanique (ou d'en revenir). Sur le coup de 8 h 30, plusieurs arbres sont tombés sur les voies à
proximité de Flamatt (FR), arrachant au passage les lignes de contact sur une longue distance. Tous les passagers ont été redirigés sur la ligne du pied du Jura Lausanne-Neuchâtel-Bienne-Berne.
Pour les trajets régionaux depuis Fribourg ou Berne, des bus spéciaux ont été mobilisés.
Le trafic ferroviaire a été perturbé dans toute la Suisse. «Nous faisons face à de très gros dégâts», constatait hier Jean-Louis Scherz, porte-parole des CFF. Sur la ligne Berne-Bienne-La Chaux
de Fonds, des moteurs d'aiguillage ont été noyés, imposant aux trains de circuler au ralenti. Entre Lausanne et Payerne, le trafic a été interrompu pendant une heure à la hauteur d'Henniez (VD),
un arbre obstruant la voie là aussi.
Les CFF ne pouvaient pas, hier, estimer le coût des dégâts occasionnés par les chutes d'arbre, la grêle, les inondations et les coulées de boue. Une chose est sûre: la régie fédérale devra tout
payer de sa poche. «Nous ne sommes assurés qu'à partir d'un certain montant, basé sur plusieurs années», indique Jean-Louis Scherz. Heureusement que dans le cas présent, les dégâts seront
moindres que lors de l'ouragan «Lothar» ou - pire - des orages et crues du 22 août 2005, le jour qui a coûté le plus cher aux CFF. «Là, sur un total de coûts de 84 millions de francs suisses, les
compagnies d'assurances avaient pris en charge 34 millions», rappelle le porte-parole.

Les violents orages de la nuit de mercredi à jeudi ont terrassé la Suisse entière. Entre Fribourg et Berne, aucun train n'a pu circuler durant toute la journée
d'hier...
par Lematin.ch
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FRANCE - Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des Transports, a demandé qu'il « soit mis fin à
toute pratique non conforme à notre législation fiscale et sociale » dans le cadre de missions de retraités de la SNCF à l'étranger. D'après un rapport interne remis l'an
dernier à la direction de la SNCF et dont Le Figaro a révélé le contenu, l'entreprise publique a fait appel à une entreprise offshore, Rail Road Consultants Limited (RRCL)
immatriculée dans l'île de Man, pour rémunérer des retraités participant à ses missions internationales. La SNCF a confirmé ces informations, mais elle a précisé ne pas « être
impliquée dans la création et dans l'administration de RRCL ». Cette société offshore a cependant été fondée par deux anciens cheminots, dont l'ancien directeur financier de
Systra, filiale commune à la SNCF et à la RATP.
D'après les informations du quotidien, cette filière permet à d'anciens conducteurs de TGV de toucher leur retraite de 2 000 euros par mois, tout percevant un salaire de
6 600 euros par mois à l'étranger. « Je suis très surpris par ces informations et pensais connaître les rouages de mon entreprise, déclare Bernard Aubin,
secrétaire fédéral de la CFTC-cheminots. C'est une bien mauvaise publicité en plein débat sur les régimes spéciaux. Il ne faut pas caricaturer les cheminots, dont le salaire moyen est de
1 600 euros par mois. » De son côté, la CGT a indiqué ne jamais avoir eu ce rapport entre les mains et n'a pas souhaité commenter ces informations.
Le salaire de ces retraités actifs a été confirmé par la SNCF. Actuellement, une délégation de 45 conducteurs de trains, dont 37 retraités, est en mission à Taïwan.
« Leur salaire peut sembler élevé, mais il s'agit d'experts bilingues capables d'aller à l'autre bout du monde », précise un porte-parole de la SNCF. Ces
agents français forment les futurs conducteurs de trains à grande vitesse sur l'île de Taïwan dans le cadre d'une mission qui devrait encore durer un an.
La SNCF a en revanche démenti tout recours à cette filière pour permettre à ses retraités de cumuler une pension en France et un salaire à l'étranger. Elle a assuré avoir pris
« toutes les mesures recommandées relevant de ses responsabilités » pour respecter les nouvelles dispositions de la loi sur le cumul emploi-retraite.
Dominique Bussereau a demandé hier à Anne-Marie Idrac de « sanctionner les auteurs si des erreurs avaient été commises à quelque niveau que ce soit dans
l'entreprise ».
Cette filière devrait vite disparaître. La SNCF a décidé en février la création d'une filiale, SNCF Conseil, qui se chargera de recruter et de rémunérer les agents envoyés à l'étranger.
« Nous ne passerons plus par des sociétés offshore, indique un porte-parole de la SNCF. Cette nouvelle entité va nous permettre de maintenir nos compétences
ferroviaires au sein du groupe. » Le rapport de la SNCF pointait en effet le risque que Rail Road Consultants se constitue un carnet d'adresses suffisant d'anciens cheminots
afin de proposer leurs services à des entreprises concurrentes.

Après les révélations du « Figaro », le nouveau secrétaire d'État aux Transports Dominique Bussereau, demande des éclaircissements sur les
cheminots retraités qui travaillent à l'étranger. "moi y'en vouloir comprendre comment ça se fait que c'est possible..."
par lefigaro.fr
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FRANCE - l'info d'hier comme quoi la SNCF offrirait des "retraites dorées" à ses salariés continuant d'exercer leur ancienne profession à
l'étranger fait des vagues... et n'en finit pas de faire couler de l'encre. Du coup, la SNCF s'est fendu d'un communiqué de presse pour donner quelques précisions sur l'information qui
dérange et donner sa version des faits... Extraits :
Un article à paraître dans le Figaro du 21 juin fait état de modalités particulières pour l’emploi de retraités experts
dans le cadre de missions d’expatriation.
Dès décembre 2005, la direction de la SNCF avait commandé un audit interne pour vérifier la conformité de ses filiales en matière de rémunération des retraités expatriés par rapport aux nouvelles
dispositions de la loi sur le cumul emploi-retraite.
Ce rapport faisait apparaître une mise en œuvre réelle des dispositions de la nouvelle loi, mais attirait effectivement l’attention de la direction sur deux points de
vigilance :
- un
risque juridique de requalification éventuelle en « prêt illicite de main-d’œuvre »;
- une nécessité de renforcer l’information des retraités en question sur leurs obligations personnelles par rapport à la loi en matière de déclaration de revenus pour le cumul emploi retraite
et la fiscalité.
Contrairement à ce qui est affirmé dans l’article, la direction de la SNCF a pris toutes les mesures recommandées relevant de ses
responsabilités :
- une
vérification juridique a permis de lever toute ambiguïté sur le risque de requalification ;
- un rappel écrit systématique a été adressé individuellement à chaque retraité sur ses obligations légales.
La SNCF indique qu’elle n’a pas été impliquée dans la création et dans l’administration de la société de portage RRCL. La filiale SNCF International a recours à cette société de portage comme
d’autres entreprises françaises.
La SNCF rappelle que le contrat d’assistance technique à la société Taiwan Highspeed Rail Corporation ne concerne que 45 conducteurs.
par Entreprise-sncf.com
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EUROPE - Les passagers des trains internationaux victimes de plus d'une heure de retard auront droit dès 2009 à une indemnisation financière partielle.
Les indemnisations iront de 25 à 50 % du prix du ticket. Tel est le compromis trouvé en procédure de conciliation entre le Parlement européen et les Etats
membres de l'Union européenne.
Discutée depuis de longs mois déjà, la décision vise à compléter des régimes similaires déjà en vigueur depuis plusieurs années pour les passagers aériens ou maritimes en Europe.
Dès septembre 2009, les passagers de liaisons ferroviaires internationales se verront ainsi rembourser 25 % de leur billet au-delà d'une heure de retard, et 50 % au-delà de deux heures.
Les Etats qui le souhaitent pourront étendre ce régime à leur trafic intérieur, mais sans obligation européenne, comme le souhaitaient pourtant les eurodéputés il y a deux semaines encore.
Les liaisons nationales inter-city de longues distances devront toutefois appliquer la décision, mais au plus tard dans 15 ans seulement, tandis que les liaisons régionales pourront être
exemptées sur simple demande des Etats membres. Il appartiendra à la Commission de définir d'ici 2009 ce qu'est une liaison ferroviaire nationale et une liaison régionale.
En Belgique, la SNCB dispose déjà d'un régime d'indemnisation en cas de retard, mais celui-ci n'est pas aussi généreux que le système européen conclu ce mercredi. Le nouveau règlement prévoit
également que les sociétés de chemins de fer devront verser immédiatement 21.000 euros en cas d'accident mortel, argent qu'elles pourront éventuellement récupérer si leur responsabilité peut être
dégagée par une procédure judiciaire.
Enfin, l'accord impose également aux Etats membres d'investir dans leurs gares pour faciliter l'accès des trains aux personnalités à mobilité réduite. Toujours en Belgique, près de la moitié des
50 grandes gares du pays devraient ainsi être équipées dès l'année prochaine d'ascenseurs à destination des handicapés.

Le parlement européen a tranché : Les passagers des trains internationaux victimes de plus d'une heure de retard auront droit dès 2009 à une
indemnisation financière partielle... Reste donc maintenant à étendre ce régime au trafic intérieur des états membres.
par Lesoir.be
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SUISSE - A Lausanne, les ordures voyagent depuis peu par le rail et, (c'est une première! ) par voie souterraine, directement jusque dans l'enceinte de l'installation
d'incinération des déchets. Les déchets sont acheminés via un tunnel souterrain jusqu'à la nouvelle installation d'incinération des déchets de Lausanne Tridel. L'ancienne installation a dû être
remplacée car elle ne correspondait plus aux normes environnementales. Le 1er janvier 2006, l'installation ultramoderne a été mise en service à Lausanne. Un raccordement ferroviaire vient
maintenant la compléter. Le tunnel permet de diminuer d'une cinquantaine le nombre de camions traversant quotidiennement la ville de Lausanne.
Les ordures collectées dans la région de Lausanne sont acheminées par camions et transbordées sur les wagons porteurs dans les différentes gares du canton de Vaud. Le transbordement est simplifié
grâce à des containers spéciaux qui évitent l'usage d'une grue. Les derniers 3800 mètres jusqu'à l'usine sont ensuite parcourus en souterrain. Les résidus provenant de l'installation
d'incinération sont, eux aussi, transportés dans le sens inverse via le tunnel.
En coopération avec la société ACTS, CFF Cargo effectue le transport des déchets dans des conteneurs spéciaux, dans toute la Suisse. Les clients principaux sont Winterthur, suivi de Weinfelden et
de Bazenheid. Des quantités moindres sont également livrées à des installations d'incinération de la région de Zurich, de Thoune et de Landquart. Afin d'exploiter les capacités restantes de
certaines installations d'incinération des déchets de la Suisse alémanique, les ordures en provenance du Tessin font également le voyage vers le nord. En effet, le canton du Tessin ne dispose à
ce jour d'aucune installation de ce type. Au total, les CFF transportent ainsi, en collaboration avec la société ACTS AG, plus de 700 000 tonnes de déchets à traiter par an.
En Suisse, CFF Cargo et son partenaire ACTS AG transportent plus de 700 000 tonnes de déchets destinés au traitement par an et ce, de manière écologique : par
le train !
ALLEMAGNE - Un train
a heurté une voiture à un passage à niveau en Allemagne, tuant quatre membre d'une même famille qui se trouvaient dans le véhicule, a indiqué la police mercredi.
Cinq membres d'une même famille se trouvaient dans le véhicule. Ils rentraient d'une fête quand l'accident s'est produit, tard mardi soir près du village de Hohnhorst, 200 kilomètres à l'ouest de
Berlin. La mère, âgée de 33 ans, le mari (36 ans) et deux enfants, âgés de 4 et 11 ans, ont été tués. La fillette du couple, âgée de deux ans, est la seule survivante. Elle souffre de blessures
légères. La police a indiqué qu'elle se trouvait dans un siège pour enfant, ce qui lui a probablement sauvé la vie.
La police a encore indiqué que la mère a tenté de passer le passage à niveau alors qu'un feu rouge clignotait. La voiture a été heurtée par un train qui circulait à 80 km/h et traînée sur environ
200 mètres. Aucun passager du train n'a été blessé....
par AFP
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FRANCE - Les prix baissent, les coûts augmentent. Depuis l’arrivée des nouveaux entrants, Fret SNCF est victime d’un “effet
de ciseau” qui augmente son déficit.La note adressée aux organisations syndicales est volontairement alarmiste :elle vise à préparer le terrain pour les négociations de cet automne.
Mais les chiffres annoncés n’en sont pas moins éloquents. « Plus de la moitié de notre chiffre d’affaires a une contribution négative sur le résultat », lit-on dans ce document préparatoire de la
table ronde du 18 juin. Traduction : dans l’état actuel des choses, un train sur deux alourdit les pertes de Fret SNCF. C’est tout particulièrement le cas dans le wagon isolé, où la « marge
négative moyenne » (la perte moyenne donc) est de moins 30 %.
La cause est à chercher du côté des nouveaux entrants. En répondant aux appels d’offres, Veolia Cargo et Euro Cargo Rail ont mis en relief les déficits organisationnels de l’opérateur historique
en exerçant « une pression très forte sur les prix » (de l’ordre de moins 20 % sur les trafics). Or, au même moment, Fret SNCF subissait une forte augmentation de ses coûts : en matière
d’énergie, de péages, mais aussi de la masse salariale (les volumes transportés ayant diminué plus rapidement que les moyens humains). Des prix qui baissent, des coûts qui augmentent.
Nul besoin d’être économiste pour comprendre que, mécaniquement, le déficit se creuse. On appelle cela l’ “effet de ciseau” : « Sans révision stratégique majeure, le déficit de Fret SNCF […]
approcherait 500 millions d’euros dès 2009 », explique le document. Pour stabiliser les pertes, il faudrait gagner environ 70 millions d’euros de chiffre d’affaires par an. Pari d’autant moins
évident que les nouveaux entrants gagnent du terrain et acculent Fret SNCF sur ses liaisons les moins rentables. Quant à la DB, elle commence à pointer le bout de son nez.
Lors d’une table ronde organisée le 18 juin, Anne-Marie Idrac a rappelé toute la « menace », que constituait l’annonce du rachat de Transfesa et d’EWS par la DB. « Railion se positionne comme le
premier champion européen. Or l’exemple américain montre que les champions ferroviaires seront, à terme, peu nombreux : peut-être deux, sans doute trois au maximum.

Difficile équation pour la branche Fret de la SNCF : Depuis l’arrivée des nouveaux entrants, Fret SNCF est en effet victime d’un “effet de ciseau” qui
augmente son déficit..."La faute aux nouveaux entrants" selon l'entreprise nationale... Mais est-ce vraiment la seule raison ?
par Eric
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