FRANCE - Mardi
prochain, le port autonome de Marseille sera substitué à Réseau Ferré de France (RFF) en qualité de gestionnaire d'infrastructures ferroviaires. Ce changement fait suite à l'ordonnance du 2 août
2005, qui consacre l'incorporation des voies ferrées portuaires au domaine géré par les ports autonomes. « Selon l'arrêté de répartition du 7 mars 2008, les limites du réseau transféré coïncident
sur les bassins Est avec la circonscription portuaire et sont composées à Fos de trois sous-ensembles regroupant le secteur de Caronte, le môle central du Caban sud et le môle conteneur de
Graveleau. Il est à noter que les voies ferrées du secteur de Lavéra demeurent dans le réseau ferré national », précise le PAM.
Le port sera responsable de la gestion, de l'exploitation et de la maintenance d'installations ferroviaires sur un linéaire de 110 km de voies (60 km à Fos, 50 km à Marseille). Jusqu'au 31
décembre, les prestations d'entretien et de gestion de ses voies ferrées seront confiées à la SNCF. « Après cette date, un nouveau gestionnaire pourra être désigné par le PAM suite à un appel
d'offres ouvert à l'ensemble des gestionnaires potentiels compétents, y compris la SNCF ». Au titre de compensation financière, l'arrêté prévoit que RFF verse au PAM la somme de 9 millions
d'euros, dont 80% dans les 2 mois qui viennent.
« L'utilisation du réseau ferré portuaire sera soumis à une tarification que le PAM a voulu homogène : elle s'appliquera au mouvement de train quelle que soit sa longueur, la nature des
marchandises transportées ou le nombre de kilomètres de voies utilisées », explique le port, pour lequel le transfert de gestion des voies ferrées offre une nouvelle opportunité de développer
fortement la part du mode ferroviaire dans le pré-post acheminement des marchandises traitées. Il s'agit aussi, selon le PAM, d'un moyejn d'accélérer les nombreux projets entrepris en faveur de
ce mode : amélioration et extension du réseau, aménagement de Fos 2XL, terminal d'autoroute ferroviaire, transport combiné à Mourepiane ...
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Le port autonome de Marseille se substituera prochainement, et ce jusqu'au 31 décembre 2008, à
RFF pour la gestion des ses infrastructures ferroviaires. Ce changement fait suite à l'ordonnance du 2 août 2005, qui consacre l'incorporation des voies ferrées portuaires au domaine
géré par les ports autonomes.... Une aubaine pourr Réseau ferré de France : 110 km ? ce sera toujours ça de moins à entretenir ! A charge au port de s'occuper de la gestion, de l'exploitation et
de la maintenance des installations ferroviaires, et à la SNCF la charge de soccuper des prestations d'entretien et de gestion des voies ferrées.
par meretmarine.com
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EUROPE - Le plan de développement des transports dans l’Union européenne adopté en 2004 a du plomb dans l’aile. Et pour cause :
il est en train d’exploser les limites de crédits avec un surcoût de 40 milliards d’euros, d’après une étude indépendante de PwC. Les chantiers engagés sont menacés si les Etats membres, dont la
France, ne passent pas à la caisse.
Il s’agit d’un plan Marshall pour les transports au sein de l’Union européenne autant du point de vue des enjeux que des montants financiers en jeu. En 2004, l’Union européenne a approuvé 30
projets d’infrastructures routières, ferroviaires et maritimes dans le cadre d’un plan de développement ambitieux des transports au niveau européen.
Ce projet vise à moderniser et à développer les capacités de circulation au sein des 27 Etats membres de l’Union européenne, mais aussi à privilégier une approche plus «intégrée» entre Etats dans
la perspective de la libéralisation du secteur des transports. Les transports du 21ème siècle privilégient également le ferroviaire sur le routier dans le cadre de la réduction des émission de
CO2, les fameux gaz à effet de serre. Ces 30 projets incluent des liaisons ferroviaires entre Lyon et les limites orientales de l’Union Européenne (Ukraine), entre Berlin et Palerme, enfin une
autoroute entre Gdansk et Vienne ainsi que Bratislava.
Géographiquement, ce plan vise à la fois à renforcer le quadrillage de l’Europe occidentale et à désenclaver pour mieux intégrer les nouveaux entrants d’Europe de l’Est. Mais ce beau projet
se heurte aux réalités financières avec une explosion du plafond des crédits prévus, rapporte une étude indépendante menée par PwC, une entreprise de services, pour le compte du Parlement
européen.
Le surcoût estimé atteint 40 milliards d'euros en raison de difficultés de planification, de modification de projets, de changements de lois et de difficultés de financement. Le montant de
ces 30 projets s’élèvent désormais à 379 milliards d’euros soit 11,6% de plus que le montant prévu en 2004 de 340 milliards d’euros, d’après PwC.
Cette révision à la hausse concerne principalement le chantier ferroviaire France-Ukraine (52,7 milliards d’euros contre 38,1 prévus en 2004) ainsi que la liaison ferroviaire à grande vitesse
Paris-Lyon- Bilbao, Barcelone, Madrid et Lisbonne (passé de 39,7 milliards à 45,2 milliards d’euros). L’addition va donc s’alourdir pour l’Italie (62,7 milliards d’euros) l’Espagne (62 milliards
d’euros) la France (41,4) et l’Allemagne (31,8) tandis que l’Angleterre devrait verser moins (26,7 milliareds d'euros).
Les Etats devront supporter 80 à 90% du montant, le reste étant pris en charge par l’Union européenne. La question est de savoir si les Etats membres vont pouvoir assumer leur devoir de
financement dans une situation économique de plus en plus dégradée, d’après l’italien Paolo Costa, président du comité de transport du Parlement européen. L’Italie, par exemple, est plombée par
une dette publique de plus de 100% du PIB et les caisses de France sont «vides», d’après Nicolas Sarkozy. Paolo Costa espère deux choses : un sursaut de l’Union européenne,
appelée à encourager ce projet, et un appel du pied au secteur privé, appelé à particper plus largement à cet effort massif et d’intérêt général.

Dur dur, d'être un plan européen de développement des transports dans l’Union... avec un surcoût de 40 milliards
d’euros, il est en train d’exploser les limites de crédits. La question est donc de savoir si les Etats membres vont pouvoir assumer leur devoir de financement dans une situation économique de
plus en plus dégradée... Passera à la caisse, ou passera pas ?
par easybourse.com
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FRANCE - Michel Vauzelle est en colère - et c'est un euphémisme. Cette rage froide, raisonnée, implacable,
le président PS du conseil régional Paca l'a exprimée sans véhémence hier sur le plateau de France3 Méditerranée lors de l'émission de Hugues Girard La voix est libre où La
Provence était représentée.
Objet de cette ire : d'abord le ministre du Budget, Éric Woerth, qui a estimé que les comptes de la Nation étaient en déficit du fait des dépenses excessives des collectivités locales : "Il
ment, a déclaré Michel Vauzelle, habitué à un langage plus diplomatique, Nous sommes obligés d'assurer
l'égalité républicaine, ce que ne fait plus l'État." Surtout, il a concentré ses attaques sur l'État, qui a reçu cette année 130 millions d'euros de dividendes de la SNCF : "La Région a
investi 200 millions d'euros dans les TER, verse 40 millions d'euros par an à la SNCF. Mais l'an dernier, 13000 liaisons ont été supprimées, un quart des trains ont connu au moins un quart
d'heure de retard. Et les grèves se multiplient", a-t-il expliqué.
Pour lui, ce ne sont pas les cheminots les responsables mais la direction qui, a-t-il semblé dire, ne donne pas les moyens humains et matériels
d'assurer le service public : "On est volé", a-t-il grondé, avant d'annoncer un audit "sur les matériels et les personnels de la SNCF". Il s'estime également "volé" par le gouvernement "qui doit
aux contribuables provençaux 370 millions d'euros" au titre des nouvelles charges transférées aux
collectivités locales par les récentes lois de décentralisation.
Michel Vauzelle ne veut pas rester dans une attitude de débiteur stoïque. Il prépare sa contre-attaque : "Je vais écrire au Premier ministre et comme la loi me le permet, si dans quatre mois
je n'ai pas de réponse satisfaisante, j'attaque le gouvernement, devant le Conseil d'État". Une collectivité territoriale poursuivant l'État en justice, ce ne serait peut-être pas une
première, mais le fait est excessivement rare. Dernier motif de ce coup de colère de Michel Vauzelle : le permis de construire du Centre régional de la Méditerranée, qu'il veut édifier su le J4,
l'un des plus prestigieux emplacements dans le port de Marseille. C'est la préfecture, en dernier recours, qui doit signer ce document. "Je l'attends depuis des années."
Selon lui, tout en précisant qu'il travaillait "main dans la main" avec Jean-Claude Gaudin dans le dossier de l'Union méditerranéenne, il a estimé qu'il suffirait que le maire UMP de
Marseille Jean-Claude Gaudin passe "un coup de fil" au préfet de région pour obtenir le précieux paraphe. Alors il lance un ultimatum: "Si le 1er juin, je n'ai pas ce permis, j'abandonne le
projet. Maintenant ça suffit ", a-t-il grondé. Pas de doute. Michel Vauzelle est en colère...

Pas content : Michel Vauzelle, le président de la région Paca critique la SNCF, l'Etat, le maire de Marseille.et dénonce les manoeuvres
de l'État. "On est volé - spolié - calomnié ! si ça continue, je boude...."
par La Provence.com
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