Mercredi 16 avril 2008
 FRANCE - Mardi prochain, le port autonome de Marseille sera substitué à Réseau Ferré de France (RFF) en qualité de gestionnaire d'infrastructures ferroviaires. Ce changement fait suite à l'ordonnance du 2 août 2005, qui consacre l'incorporation des voies ferrées portuaires au domaine géré par les ports autonomes. « Selon l'arrêté de répartition du 7 mars 2008, les limites du réseau transféré coïncident sur les bassins Est avec la circonscription portuaire et sont composées à Fos de trois sous-ensembles regroupant le secteur de Caronte, le môle central du Caban sud et le môle conteneur de Graveleau. Il est à noter que les voies ferrées du secteur de Lavéra demeurent dans le réseau ferré national », précise le PAM.

Le port sera responsable de la gestion, de l'exploitation et de la maintenance d'installations ferroviaires sur un linéaire de 110 km de voies (60 km à Fos, 50 km à Marseille). Jusqu'au 31 décembre, les prestations d'entretien et de gestion de ses voies ferrées seront confiées à la SNCF. « Après cette date, un nouveau gestionnaire pourra être désigné par le PAM suite à un appel d'offres ouvert à l'ensemble des gestionnaires potentiels compétents, y compris la SNCF ». Au titre de compensation financière, l'arrêté prévoit que RFF verse au PAM la somme de 9 millions d'euros, dont 80% dans les 2 mois qui viennent.

« L'utilisation du réseau ferré portuaire sera soumis à une tarification que le PAM a voulu homogène : elle s'appliquera au mouvement de train quelle que soit sa longueur, la nature des marchandises transportées ou le nombre de kilomètres de voies utilisées », explique le port, pour lequel le transfert de gestion des voies ferrées offre une nouvelle opportunité de développer fortement la part du mode ferroviaire dans le pré-post acheminement des marchandises traitées. Il s'agit aussi, selon le PAM, d'un moyejn d'accélérer les nombreux projets entrepris en faveur de ce mode : amélioration et extension du réseau, aménagement de Fos 2XL, terminal d'autoroute ferroviaire, transport combiné à Mourepiane ... 
 

Le port autonome de Marseille se substituera prochainement, et ce jusqu'au 31 décembre 2008, à RFF pour la gestion des ses infrastructures ferroviaires. Ce changement fait suite à l'ordonnance du 2 août 2005, qui consacre l'incorporation des voies ferrées portuaires au domaine géré par les ports autonomes.... Une aubaine pourr Réseau ferré de France : 110 km ? ce sera toujours ça de moins à entretenir ! A charge au port de s'occuper de la gestion, de l'exploitation et de la maintenance des installations ferroviaires, et à la SNCF la charge de soccuper des prestations d'entretien et de gestion des voies ferrées.

par meretmarine.com publié dans : ACTU
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Mercredi 16 avril 2008
 FRANCE - La Cour des comptes prône un big-bang du système ferroviaire en proposant le transfert d'environ un tiers des cheminots de la SNCF à Réseau ferré de France (RFF), propriétaire des voies ferrées, et en demandant à l'Etat de récupérer près de la moitié de la dette de RFF. Dans son rapport publié mercredi, la Cour fustige le rôle de l'Etat et sa réforme du système ferroviaire de 1997, qui a créé RFF en lui transférant 20 milliards de dettes que supportait jusque-là la SNCF.

Depuis, c'est RFF, endetté et en défcit chronique, qui doit assumer le financement et l'entretien des voies sur près de 30.000 km. Pour les sages de la rue Cambon, "ce sont les faiblesses intrinsèques de cette réforme qui sont à l'origine de nombreuses difficultés que le secteur connaît depuis lors". Ils rappellent notamment qu'en raison du mauvais état de certains tronçons, la SNCF doit faire rouler ses trains au pas sur des centaines de kilomètres.

Selon Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, on constate "une chute de la qualité de service" ainsi que de la "ponctualité" et la question de la "sécurité" pourrait bientôt se poser en raison du sous-investissement. Il est donc nécessaire, selon la Cour, de redonner à RFF des moyens humains et financiers, de façon à rétablir un certain équilibre avec la SNCF, qui selon la Cour, "a en pratique beaucoup plus de pouvoir". Par exemple, même si c'est RFF qui est propriétaire des voies, elle en délègue l'entretien --moyennant finances-- à la SNCF. La Cour des comptes estime donc que "RFF pourrait obtenir le transfert des agents de la SNCF" affectés à l'entretien du réseau, soit les 55.000 cheminots de la branche Infrastructure de la compagnie ferroviaire.

Cela signifierait qu'environ tiers des cheminots pourraient perdre leur statut, une perspective prompte à déclencher la colère de leurs syndicats. La Cour estime d'ailleurs que le fait de lui avoir laissé ces effectifs en 1997 était destiné à "prévenir (...) toute opposition des organisations syndicales".

En guise d'alternative, la Cour propose de faire de la branche Infrastructure de la SNCF une filiale qui prendrait peu ou prou la place de RFF, une proposition là aussi explosive pour les partenaires sociaux, opposés à la filialisation des branches de la compagnie nationale. Au préalable, il faudrait soulager RFF de sa dette, estime aussi la Cour, et en particulier des 12 à 13 milliards que l'établissement public considère comme impossible à rembourser. Cette somme doit donc être "reprise par l'Etat et intégrée dans le périmètre de la dette publique, auquel elle échappe aujourd'hui de façon artificielle".

L'Etat doit "renoncer aux artifices comptables", quitte "à se faire taper sur les doigts par Bruxelles", a renchéri Philippe Séguin. La dette publique de la France dépasse déjà les 60% du PIB, limite préconisée par la commission. Côté investissements, la Cour des comptes souhaite qu'"une priorité plus forte" soit donnée à l'entretien par rapport à l'extension du réseau, notamment la création de nouvelles lignes TGV, coûteuses et pas toujours rentables, jusqu'ici chouchoutées au détriment des lignes classiques.

Les lignes TGV "c'est une autre planète", a estimé Christian Deschemeeker, président de la 7è chambre de la Cour. La Cour juge enfin opportun de "rouvrir le débat sur les lignes les moins fréquentées", en particulier les 13.600 km (46% du réseau) qui ne supportent 6% du trafic. "Une partie de ces lignes pourraient être fermées", juge la Cour.
 



Selon Philippe Séguin, président de la Cour des comptes, on constate «une chute de la qualité de service» ainsi que de la «ponctualité» et la question de la «sécurité» pourrait bientôt se poser sur le réseau ferré national. La Cour des comptes propose donc  de transférer environ un tiers des cheminots de la SNCF à RFF et que l'État récupère une grosse partie de la dette de RFF, entre autres solutions pour améliorer le système ferroviaire en difficulté.   Quel vivacité d’esprit, ce Philippe…. Ça se voit à son visage ! Il confirme seulement ce que tout le monde savait déjà…. Mais  mieux vaut tard que jamais.
par Libération.fr publié dans : ACTU
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Lundi 14 avril 2008
 FRANCE - La Cour des comptes critique sévèrement la réforme du système ferroviaire de 1997 et fustige le rôle de l'Etat, estimant notamment que cette réforme a favorisé le développement des lignes TGV au détriment de l'entretien du réseau, dans un rapport qui a été publié ce mercredi 09 avril.

La loi de 1997 a créé une entreprise publique propriétaire des voies ferrées, Réseau ferré de France (RFF), distincte de la société exploitante, la SNCF. Depuis, c'est RFF qui doit assumer le financement et l'entretien des voies sur près de 30.000 km. Si "cette réforme a eu indéniablement des effets positifs", elle reste à ce jour inachevée" et à la "stratégie incertaine", juge la Cour des comptes dans un communiqué publié jeudi. Selon les sages de la rue Cambon, "les investissements de la SNCF et de RFF, généralement décidés par l'Etat, ont de facto donné priorité au développement du réseau, notamment les lignes à grande vitesse, plutôt qu'à son renouvellement".

Un rapport publié en 2005 avait déjà jugé catastrophique l'état du réseau classique, au point que la SNCF doit faire rouler ses trains au ralenti sur certaines portions, ce que dénoncent régulièrement régions et usagers. La Cour estime aussi que l'Etat "s'est avéré incapable d'assurer pleinement son rôle d'arbitre et de régulateur" et ce, "malgré des conflits récurrents entre les deux opérateurs", en particulier sur la question des péages ferroviaires.

Pressé par des critiques régulières, le gouvernement a déjà annoncé la création d'une autorité de régulation cette année, qui permettra à la fois de résoudre les disputes entre RFF et la SNCF mais aussi entre la SNCF et ses concurrents privés dans le fret. "Le partage des responsabilités entre les deux établissement demeure très confus", déplore aussi la Cour, une critique déjà formulée par le président Nicolas Sarkozy dans la lettre de mission envoyée au président de la SNCF Guillaume Pepy fin février. Le chef de l'Etat lui demandait "une simplification des relations avec Réseau Ferré de France" et "une adéquation plus claire des moyens et des compétences" entre les deux frères ennemis.

Selon la Cour, les pouvoirs publics ont même "pris des décisions sur la base de compromis peu satisfaisants et sans fondement économique". En particulier, RFF "n'a pas été doté des moyens d'exercer ses missions : il emploie ainsi moins de 800 personnes alors que les effectifs de la SNCF affectés à l'infrastructure sont d'environ 55.000 (sur un total de presque 170.000 agents en 2006)".

Du coup, même si c'est RFF qui est propriétaire des voies, il rémunère la SNCF pour entretenir le réseau. En retour, cette dernière verse quasiment la même somme à RFF en péages pour utiliser les voies, soit environ 2,75 milliards d'euros par an. De plus, RFF a hérité de l'essentiel de la dette de la SNCF. Aujourd'hui, RFF supporte un endettement de près de 28 milliards d'euros quand celui de la SNCF n'est "que" de 4,5 milliards.

Alors que la SNCF vient de publier un bénéfice d'un milliard d'euros, RFF a essuyé en 2006 une perte de 283,4 millions d'euros. Ces critiques vont apporter de l'eau au moulin du président de RFF Hubert du Mesnil, qui s'estime "pas bien traité" par l'Etat et demande régulièrement de nouveaux moyens de financer le réseau. Le gouvernement s'est déjà prononcé en faveur de la hausse des péages ferroviaires en 2010. Mais la SNCF prévient : on ne pourra pas augmenter "indéfiniment" les péages car cela aura un impact sur le prix du billet et donc sur la fréquentation.
 


Rien ne va plus à la cours des comptes :  selon elle, la réforme du système ferroviaire de 1997 a favorisé le développement des lignes TGV au détriment de l'entretien du réseau. Au final, c'est la SNCF qui rit et RFF qui pleure au niveau du budget et des moyens. Mazette... et dire qu'il aura fallu payer une armée de sages pour en arriver à cette conclusion ! la matière grise a dû chauffer sévère le jour des délibérations.... 
par AFP publié dans : ACTU
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Dimanche 13 avril 2008
 FRANCE - C'est l'une des lignes les plus fréquentées au monde... et l'une des plus congestionnées. Qu'en en juge : l'an dernier, la ligne A du RER a transporté plus de 280 millions de passagers et dépassé plus de 150 fois le million par jour ! Pierre Mongin, président de la RATP, a présenté vendredi un plan d'amélioration du trafic sur cette ligne, qui frôle la saturation et qui exaspère ses usagers.

"Il y parfois tellement de monde à Châtelet que je distingue mal les voyageurs qui montent et ceux qui descendent." Les yeux rivés sur ses mini-écrans de contrôle, la conductrice du RER fixe toute son attention sur la foule matinale. Il faudrait 50 secondes pour que l'opération montée-descente se déroule vite et bien. Souvent, c'est 65 secondes. Quinze secondes de trop, un grain de sable qui bloque la machine: retards, pannes, ruptures de service. La ligne A, l'une des plus fréquentées au monde, a transporté 286 millions de voyageurs en 2007. En 2003, elle a dépassé le million de voyageurs par jour à sept reprises: en 2007, 158 fois. Le président du Syndicat des transports d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a tiré le signal d'alarme.

Conscient de la situation, le président de la RATP, Pierre Mongin, a présenté, vendredi, un plan d'amélioration de la ligne A du RER, "l'une de ses priorités". Aux heures de pointe, le nombre de trains par heure va passer de 24 à 27. Gain: 10% de capacité. Mais la ligne est à la limite de ses capacités théoriques (30 trains par heure). "C'est un défi car nous améliorons cette régularité avec les seuls moyens dont nous disposons", souligne Pierre Mongin. L'indice actuel est de 91,7% de trains à moins de 5 minutes de retard.

Ce n'est pas satisfaisant, le président de la RATP le reconnaît. L'indice devrait passer à 94% fin 2008 et à 95% en 2009. La maintenance préventive des voies et des caténaires va aussi être améliorée. Et, chose inédite, 70 techniciens d'entreprises sous-traitantes de la RATP vont être embauchés par la régie. But: unifier le travail. Enfin, désormais, un secouriste sera présent aux heures de pointe le matin à la gare de Lyon et à Châtelet. Si passager malade il y a, il sera soigné hors de la rame.

Mais la RATP attend de l'Etat, la région, les départements et entreprises de l'aide pour rattraper les retards en investissement. Ainsi, pour résoudre les problèmes de la ligne A du RER, la solution passe par des rames à deux étages. Coût : un milliard d'euros. Autre hypothèse : Métrophérique, le projet de métro en rocade autour de Paris. Facture : 6 milliards d'euros. De ce choix dépend l'avenir de cette ligne...
 


C'est un des paradoxes de la RATP : l'entreprise publique a dégagé en 2007 un bénéfice net qui a plus que doublé à 112,1 millions d'euros, mais peine encore a améliorer le trafic sur la ligne A du RER qui frôle la saturation et qui exaspère ses usagers. Pire : la RATP attend de l'Etat, la région, les départements et entreprises de l'aide pour rattraper les retards en investissement. La RATP, un panier percé ?
par le JDD.fr publié dans : ACTU
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Jeudi 10 avril 2008
 FRANCE - «Les réductions pour les familles nombreuses à la SNCF grâce à la carte famille nombreuse ne disparaîtront pas», a tenu à préciser jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, dans un communiqué. «La carte sous sa forme actuelle va évoluer: ce que souhaite le gouvernement c'est que la SNCF mette au point une nouvelle formule plus juste économiquement et socialement, et que cela ne soit plus un effort financier de l'Etat», a-t-il ajouté, souhaitant clarifier des propos tenus auparavant sur France Info. Il avait alors déclaré que la carte famille nombreuse à la SNCF allait «certainement disparaître» pour être remplacée par «un instrument comparable».

M. Bussereau a rappelé que «la subvention de l'Etat donnée à la SNCF de 70 millions d'euros par an allait disparaître progressivement à partir de 2009». Cette disparition aura lieu entre 2009 et 2011, selon des modalités non encore établies, a-t-il ajouté. «La SNCF devra donc trouver la compensation financière et nous pensons que vu sa situation financière, elle est tout à fait en mesure de le faire», a-t-il dit. La SNCF a dégagé un milliard d'euros de bénéfices en 2007.

Selon lui, la SNCF devra adapter son système de réduction, «rebâtir tout cela d'une manière intelligente (...) plus juste socialement». Elle «pourrait recentrer ses réductions sur les déplacements effectués réellement en famille, les déplacements de week-end (...) pour respecter l'état d'esprit de famille nombreuse, redistribution sociale, incitation à la famille», a-t-il ajouté.

M. Bussereau a plaidé pour que soient corrigés certains «détournements», citant le mauvais exemple de certains chefs d'entreprise -père de famille- utilisant cette carte à des fins professionnelles. Interrogé sur RTL, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo assure que la carte sera maintenue "d'une manière ou d'une autre". Selon le ministre d'Etat, il s'agit «d'un problème de réorganisation de clareté du budget. Mais rien n'est tranché pour le moment. C'est un débat mais je vous affirme qu'il n'y aura pas de modification pour les familles», a-t-il affirmé.

Actuellement, la carte, personnelle, coûte 18 euros par famille pour trois ans. Les réductions SNCF vont de 30% pour les familles de 3 enfants à 75% pour les familles de 6 enfants et plus. Les autres aspects de la carte de famille nombreuse n'ont pas été évoqués par la révision générale des politiques publiques (RGPP), mesures de réformes de l'Etat dirigé par l'Elysée et Matignon, a déclaré M. Bussereau.

Ces autres aspects sont fort nombreux: des réductions auprès de la RATP et du RER, de transporteurs régionaux, des musées nationaux, de certains équipements sportifs collectifs et de certains réseaux de distribution: cinéma, chausseurs, etc.

 



Nouvelle cacophonie au gouvernement :  Pour Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, la carte famille nombreuse à la SNCF va être maintenue «d'une manière ou d'une autre», alors que le ministre des Transports, Dominique Bussereau, qui pensait qu'elle allait disparaître, s'est lui ravisé....Pour Ginette la canette en tout cas, l'affaire est tranchée : les morpions se déplaceront... à pattes ! (Famille nombreuse-euh, famille heureuse-euh...)
par Le Parisien.fr publié dans : ACTU
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Jeudi 10 avril 2008

EUROPE - Le plan de développement des transports dans l’Union européenne adopté en 2004 a du plomb dans l’aile. Et pour cause : il est en train d’exploser les limites de crédits avec un surcoût de 40 milliards d’euros, d’après une étude indépendante de PwC. Les chantiers engagés sont menacés si les Etats membres, dont la France, ne passent pas à la caisse.

Il s’agit d’un plan Marshall pour les transports au sein de l’Union européenne autant du point de vue des enjeux que des montants financiers en jeu. En 2004, l’Union européenne a approuvé 30 projets d’infrastructures routières, ferroviaires et maritimes dans le cadre d’un plan de développement ambitieux des transports au niveau européen.

Ce projet vise à moderniser et à développer les capacités de circulation au sein des 27 Etats membres de l’Union européenne, mais aussi à privilégier une approche plus «intégrée» entre Etats dans la perspective de la libéralisation du secteur des transports. Les transports du 21ème siècle privilégient également le ferroviaire sur le routier dans le cadre de la réduction des émission de CO2, les fameux gaz à effet de serre. Ces 30 projets incluent des liaisons ferroviaires entre Lyon et les limites orientales de l’Union Européenne (Ukraine), entre Berlin et Palerme, enfin une autoroute entre Gdansk et Vienne ainsi que Bratislava.

Géographiquement, ce plan vise à la fois à renforcer le quadrillage de l’Europe occidentale et à désenclaver pour mieux intégrer les nouveaux entrants d’Europe de l’Est. Mais ce beau projet se heurte aux réalités financières avec une explosion du plafond des crédits prévus, rapporte une étude indépendante menée par PwC, une entreprise de services, pour le compte du Parlement européen.

Le surcoût estimé atteint 40 milliards d'euros en raison de difficultés de planification, de modification de projets, de changements de lois et de difficultés de financement. Le montant de ces 30 projets s’élèvent désormais à 379 milliards d’euros soit 11,6% de plus que le montant prévu en 2004 de 340 milliards d’euros, d’après PwC.

Cette révision à la hausse concerne principalement le chantier ferroviaire France-Ukraine (52,7 milliards d’euros contre 38,1 prévus en 2004) ainsi que la liaison ferroviaire à grande vitesse Paris-Lyon- Bilbao, Barcelone, Madrid et Lisbonne (passé de 39,7 milliards à 45,2 milliards d’euros). L’addition va donc s’alourdir pour l’Italie (62,7 milliards d’euros) l’Espagne (62 milliards d’euros) la France (41,4) et l’Allemagne (31,8) tandis que l’Angleterre devrait verser moins (26,7 milliareds d'euros).

Les Etats devront supporter 80 à 90% du montant, le reste étant pris en charge par l’Union européenne. La question est de savoir si les Etats membres vont pouvoir assumer leur devoir de financement dans une situation économique de plus en plus dégradée, d’après l’italien Paolo Costa, président du comité de transport du Parlement européen. L’Italie, par exemple, est plombée par une dette publique de plus de 100% du PIB et les caisses de France sont «vides», d’après Nicolas Sarkozy. Paolo Costa espère deux choses : un sursaut de l’Union européenne, appelée à encourager ce projet, et un appel du pied au secteur privé, appelé à particper plus largement à cet effort massif et d’intérêt général.




Dur dur, d'être un plan européen de développement des transports dans l’Union... avec un surcoût de 40 milliards d’euros, il est en train d’exploser les limites de crédits. La question est donc de savoir si les Etats membres vont pouvoir assumer leur devoir de financement dans une situation économique de plus en plus dégradée... Passera à la caisse, ou passera pas ?

par easybourse.com publié dans : ACTU
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Dimanche 6 avril 2008

 FRANCE - Michel Vauzelle est en colère - et c'est un euphémisme. Cette rage froide, raisonnée, implacable, le président PS du conseil régional Paca l'a exprimée sans véhémence hier sur le plateau de France3 Méditerranée lors de l'émission de Hugues Girard La voix est libreLa Provence était représentée.

Objet de cette ire : d'abord le ministre du Budget, Éric Woerth, qui a estimé que les comptes de la Nation étaient en déficit du fait des dépenses excessives des collectivités locales : "Il ment, a déclaré Michel Vauzelle, habitué à un langage plus diplomatique,
Nous sommes obligés d'assurer l'égalité républicaine, ce que ne fait plus l'État." Surtout, il a concentré ses attaques sur l'État, qui a reçu cette année 130 millions d'euros de dividendes de la SNCF : "La Région a investi 200 millions d'euros dans les TER, verse 40 millions d'euros par an à la SNCF. Mais l'an dernier, 13000 liaisons ont été supprimées, un quart des trains ont connu au moins un quart d'heure de retard. Et les grèves se multiplient", a-t-il expliqué.

Pour lui, ce ne sont pas les cheminots les responsables mais la direction qui, a-t-il semblé dire, ne donne pas les moyens humains et matériels d'assurer le service public : "On est volé", a-t-il grondé, avant d'annoncer un audit "sur les matériels et les personnels de la SNCF". Il s'estime également "volé" par le gouvernement "qui doit aux contribuables provençaux 370 millions d'euros"
au titre des nouvelles charges transférées aux collectivités locales par les récentes lois de décentralisation.

Michel Vauzelle ne veut pas rester dans une attitude de débiteur stoïque. Il prépare sa contre-attaque : "Je vais écrire au Premier ministre et comme la loi me le permet, si dans quatre mois je n'ai pas de réponse satisfaisante, j'attaque le gouvernement, devant le Conseil d'État". Une collectivité territoriale poursuivant l'État en justice, ce ne serait peut-être pas une première, mais le fait est excessivement rare. Dernier motif de ce coup de colère de Michel Vauzelle : le permis de construire du Centre régional de la Méditerranée, qu'il veut édifier su le J4, l'un des plus prestigieux emplacements dans le port de Marseille. C'est la préfecture, en dernier recours, qui doit signer ce document. "Je l'attends depuis des années."

Selon lui, tout en précisant qu'il travaillait "main dans la main" avec Jean-Claude Gaudin dans le dossier de l'Union méditerranéenne, il a estimé qu'il suffirait que le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin passe "un coup de fil" au préfet de région pour obtenir le précieux paraphe. Alors il lance un ultimatum: "Si le 1er juin, je n'ai pas ce permis, j'abandonne le projet. Maintenant ça suffit ", a-t-il grondé. Pas de doute. Michel Vauzelle est en colère...



Pas content : Michel Vauzelle, le président de la région Paca critique la SNCF, l'Etat, le maire de Marseille.et dénonce les manoeuvres de l'État. "On est volé - spolié - calomnié ! si ça continue, je boude...."

par La Provence.com publié dans : ACTU
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