Jeudi 21 février 2008

undefined FRANCE - A l'heure où la SNCF va changer de patron, sa direction a proposé mardi aux syndicats de cheminots une augmentation générale de 1,4 % des salaires des 160.000 cheminots en 2008, proposition dénoncée hier par la CGT et Sud-Rail. La direction accorde 1 % d'augmentation générale au 1er janvier 2008, suivie de 0,4 % en juillet. 

Des mesures individuelles pour les bas salaires, qui concernent quelque 2.000 cheminots, prévoient que l'augmentation initiale soit de 1,28 %. Aux yeux de la CGT-cheminots, premier syndicat, ces « premières mesures salariales ne permettent pas de rattraper la perte de pouvoir d'achat de 2007 », et « sont loin du compte pour 2008 », selon un communiqué. 

Sud-Rail enfin estime, de son côté, qu'il « ne peut accepter ces soi-disant mesures : c'est aux cheminots de dire maintenant à cette direction autiste que cela suffit ».
 


1,4 % : c'est le montant de l'augmentation générale des salaires proposée aux 160.000 cheminots de la SNCF en 2008.... Une annonce qui a fait immédiatement fait réagir Christian Mahieux, le sécrétaire général de sud Rail : "Camaraaaaaaaaaaaades, on vous ment, on vous spolie. Regardez moi : avec ces augmentations de misère, je ne peux même plus me payer le coiffeur..."

par Lesechos.fr publié dans : FLASH INFO
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Jeudi 21 février 2008

undefined FRANCE - Anne-Marie Idrac, 56 ans, qui briguait un nouveau mandat à la tête de la SNCF, est une politique et une spécialiste des transports, dont elle s'est occupée au plus haut niveau comme secrétaire d'Etat avant de diriger la RATP puis la la compagnie ferroviaire nationale en 2006.

Cette femme élégante et souriante a été l'une des dirigeantes de l'UDF et une proche de François Bayrou, dont elle s'est ensuite éloignée. Née le 27 juillet 1951 à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), fille du sénateur et ministre MRP André Colin, Anne-Marie Idrac a suivi le parcours classique des élites républicaines: droit, Sciences-po, ENA, avant de fréquenter les cabinets ministériels de droite (Equipement en 1974, Environnement en 1979, Urbanisme et Logement en 1980).

Elle entre dans le monde des transports en devenant directrice des Transports terrestres au ministère de l'Equipement de 1993 à 1995, sous le gouvernement Balladur. En 1995, elle est nommée secrétaire d'Etat aux Transports du gouvernement Juppé auprès du ministre Bernard Pons, et survit au remaniement qui voit l'éviction de plusieurs femmes : elle sera l'une des rares "Juppettes" maintenue dans le deuxième gouvernement Juppé. Après la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997, elle est élue députée UDF des Yvelines.

En 2002, elle est nommée à la tête de la Régie autonome des transports parisiens (RATP), où elle s'enorguellit d'avoir adouci le climat social, avec très peu de jours de grève par rapport à ses prédécesseurs. Quatre ans plus tard, elle prend la succession du populaire Louis Gallois, resté dix ans à la tête de la SNCF, où elle est attendue au tournant par les syndicats. Elle les irrite d'entrée en comparant le dialogue social à "l'époque de la +guerre froide+ avant la chute du Mur de Berlin". Insultes, archaïsme, dérapage, s'indignent les partenaires sociaux, qui n'ont pas oublié qu'elle était secrétaire d'Etat aux Transports lors des grandes grèves de 1995. Franchise, rétorque l'intéressée, qui porte souvent un manteau rouge qu'elle trouve "assorti" aux drapeaux des syndicalistes, tout en martelant son attachement au dialogue social, au point de s'attirer les foudres de Nicolas Sarkozy. Mais pour elle, au-delà des questions sociales, l'heure est désormais à la conquête de l'Europe, à l'ouverture des lignes internationales de voyageurs à la concurrence en 2010 et au "développement durable", thème dont elle a fait son leitmotiv. "J'aime ma boîte !", répète à l'envi cette mère de quatre filles, qui adore employer des expressions à la mode, quitte à décontenancer son auditoire.

Malgré un sourire affiché en permanence, elle apparaît aux yeux de beaucoup comme une piètre communicante. Certains la voient même lointaine, sinon hautaine, alors que ses collaborateurs la disent chaleureuse, drôle, prompte à évoquer en public sa vie de famille, qu'elle a toujours mis un point d'honneur à ne pas négliger. Mais pour les syndicats, qui la surnomment la "Dame de fer du fer", elle est "versatile", "tantôt transparente, tantôt caractérielle".

Chargée en 2007 de mettre en place deux dossiers explosifs, le service minimum et la réforme des retraites des cheminots, elle y parvient avec l'aide de son fidèle second Guillaume Pepy, moyennant 10 jours de grève, l'une des plus dures de l'histoire de la compagnie nationale.
 


Lourdée : le gouvernement a tranché, Anne-Marie Idrac perd sa place de présidente de la SNCF au profit de Guillaume Pépy, jusqu'alors directeur général exécutif. Exit, la Baronne rouge... Place au lieutemant qui sera jugé "en fonction de sa capacité de résistance et d'inflexion des choix étatiques", avertissent déjà les syndicats.

par Lesechos.fr / AFP publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 20 février 2008

undefined FRANCE - C'est la nouvelle de la journée : c'est donc Guillaume Pepy qui a gagné le duel fratricide l'opposant à Anne-Marie Idrac pour la présidence de la SNCF. Selon des sources concordantes, l'actuel directeur général va être nommé à la tête de l'entreprise publique, tandis que le devenir de sa présidente, qui la quitte, était encore en suspens ce soir. L'information n'était pas confirmée au siège de l'entreprise, qui se bornait à rappeler la procédure de cette nomination : un Conseil d'administration de l'entreprise se réunira mardi prochain en session extraordinaire, et proposera son choix, qui sera validé en Conseil des ministres, mercredi 27 février.

Guillaume Pepy, qui a renversé une tendance défavorable au cours des derniers jours, avait plusieurs arguments à son crédit. La bonne gestion de la réforme des retraites, une connaissance intime de l'entreprise (il est un "cheminot depuis 20 ans), mais aussi un profil politique plutôt marqué à gauche (il fut directeur de cabinet de l'ex-ministre socialiste du Travail Martine Aubry), et donc apte à sa faufiler dans l'"ouverture" pratiquée par Nicolas Sarkozy.

Anne-Marie Idrac, qui avait succédé à Louis Gallois en 2006, a sa part dans le succès du dossier retraites, mais pâtissait en revanche de relations délicates avec une partie des syndicats, même si elle était perçue comme étant une vision plus "stratégique" de l'opérateur ferroviaire. Dernier argument en faveur de Pepy, le "vaincu" du match devant fatalement quitter l'entreprise, il a été jugé moins pénalisant de perdre la numéro un que le numéro deux.

Anne-Marie Idrac jugeait mercredi soir cette "situation très injuste", soulignant qu'elle ne lui avait "pas été justifiée". La Présidente sortante de la SNCF qui n'a pas l'intention de faire son retour en politique, estimait qu'elle n'a reçue "aucune proposition construite" de la part du gouvernement quant à son devenir. Dans l'après-midi, on avait évoqué une mission sur le Grand Paris, proposition qu'elle a semble-t-il refusée. Parmi autres les pistes examinées, figurait celle de remplacer Jacques Barrot à la Commission européenne. Un scénario qui n'aurait pas été évoquée au cours de l'entretien d'un quart d'heure qu'elle a eu mercredi après midi avec le Premier ministre.

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Nouveau Boss à la SNCF : Après 5 ans de patience, Guillaume Pépy devrait être nommé à la tête de la SNCF d'ici la fin de la semaine. L'actuel numéro 2 de l'entreprise remplacerait ainsi l'actuelle présidente Anne-Marie Idrac., dont le devenir  est en suspens. Elle jugeait mercredi soir cette "situation très injuste", soulignant qu'elle ne lui avait "pas été justifiée".  Pas question pour elle de revenir en politique... et on la comprend.

par Lesechos.fr / Eric publié dans : FLASH INFO
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Mercredi 20 février 2008

undefinedundefined  FRANCE / ITALIE - Les organisateurs italiens des pèlerinages vers Lourdes (sud-ouest de la France) ont demandé par lettre au président Nicolas Sarkozy d'intervenir auprès de la SNCF accusée de transporter les fidèles dans des conditions inacceptables, a indiqué mercredi leur représentant à l'AFP.Le père Luciano Mainini, qui dirige le Secrétariat des pèlerinages italiens (SPI), s'est dit convaincu que Nicolas Sarkozy sera "en mesure" de résoudre le problème car "il est sensible à ces questions", a-t-il dit.

Dans cette lettre adressée lundi au président français, le prêtre dénonce en effet les retards incessants des trains de pèlerins, qui doivent souvent céder la place aux trains de marchandises, la communication tardive des horaires ainsi que l'augmentation des tarifs. "Nous ne pouvons plus accepter cette situation parce que nous accompagnons en particulier des personnes malades", écrit le secrétaire des SPI dans sa lettre dont des extraits ont été publiés mercredi par Il Giornale. "Nous ne pouvons pas l'accepter de la part du pays qui est à l'origine des droits civiques modernes", ajoute-t-il.

Le transport des pèlerins vers Lourdes, le sanctuaire marial le plus fréquenté dans le monde avec six millions de visiteurs chaque année dont de nombreux malades en quête de guérison, est une pomme de discorde récurrente entre la compagnie de chemins de fer française et l'Eglise catholique. L'évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Jacques Perrier, est plusieurs fois intervenu pour dénoncer la "dégradation" des conditions de transport et les tarifs élevés.Le père Mainini a souligné à l'AFP que le problème s'annonce d'autant plus aigu cette année où l'Eglise catholique célèbre le 150ème anniversaire des apparitions de la Vierge à Lourdes.
 


Les organisateurs italiens des pèlerinages vers Lourdes ont demandé par lettre au président Nicolas Sarkozy d'intervenir auprès de la SNCF accusée de transporter les fidèles dans des conditions inacceptables... Une nouvelle mission pour notre super-président ! "T'inquiète pas, Ben : je vais t'en trouver, moi, des trains : et de la première classe... sur la croix et la sainte trinité, tu n'en croiras pas tes yeux ! je serai le président de tous les croyants."

par AFP / La Croix.fr / Eric publié dans : FLASH INFO
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Mercredi 20 février 2008

undefined SUISSE - A qui doit-on confier le contrôle de la sécurité à bord des trains qui sillonnent le pays ? A une entreprise privée, comme actuellement, ou à un corps de police fédéral ? Cette question va à coup sûr susciter de vifs débats dans les travées du parlement, qui abordera le sujet lors de la session de mars en étudiant un projet de loi qui ouvrirait le marché de la sécurité ferroviaire aux privés. 

Ce thème comporte un certain nombre d'enjeux dans le domaine de la sûreté. Il y a tout d'abord la question du monopole de la sécurité. Certains, notamment la Fédération suisse des fonctionnaires de police (FSFP), considèrent que dans un Etat de droit, seule la police dispose des compétences nécessaires en la matière. La majorité de la Commission des transports du National estime par contre qu'une privatisation de la sécurité dans un domaine comme les transports est tout à fait possible. Entre deux, le Syndicat du personnel des transports (SEV) milite pour que les tâches du domaine public restent aux mains d'une entreprise contrôlée par l'Etat et ne soient pas entièrement privatisées. En toile de fond, c'est toute la problématique de la délimitation des compétences qui se joue, dont le port d'armes à feu est le point le plus sensible.

Aujourd'hui, la sécurité est assurée dans les trains par Securitrans, un joint-venture créé en 2001 par les CFF (51% du capital) et Securitas (49%). Sur les 500 collaborateurs que compte l'entreprise, 250 sont assermentés et sont titulaires du brevet de police. Ceux-ci sont équipés de gilets pare-balles, de matraques et de sprays au poivre. En outre, les patrouilles de la police ferroviaire peuvent contrôler les passagers, empêcher les actes de vandalisme ou saisir des objets. Elles peuvent également passer les menottes à des personnes récalcitrantes, mais ont ensuite l'obligation de les remettre dans la gare la plus proche à la police.

«Cette prestation est suffisante, il est inutile d'élargir les compétences», juge Reto Casutt, membre du Conseil d'administration de Securitrans. Pourtant, de nombreuses démissions viennent émailler le tableau, dont dernièrement celle du commandant de la police ferroviaire, Jörg Stocker. Au sein de la FSFP, on évoque le chiffre de 20% des effectifs qui auraient changé, notamment en raison du flou qui entoure les compétences de ces patrouilleurs. Ils préfèrent jeter l'éponge, soit parce qu'ils ne sont pas assez couverts, soit parce qu'ils ne peuvent pas appliquer l'entier de leur compétence.

Le Conseil fédéral a souhaité préciser les bases légales. Il a présenté un projet de la loi dont le but est d'autoriser explicitement plusieurs entreprises privées, comme Securitrans, à accomplir des tâches de police dans les trains. Au sein de la Commission des transports, la majorité suit cette proposition. «La minorité, confie Evi Allemann (PS/BE), préférerait que ces sociétés n'aient qu'une compétence de gestion de l'ordre sans autorisation de contrôle ou de passer les menottes.» 

Pierre-Alain Gentil, président du SEV, s'oppose clairement à la commission. «Un seul partenaire privé dans la sécurité suffit. Une constellation de petites sociétés privées pour gérer la sécurité des trains fait courir le risque que ces entreprises règlent la sûreté à la va-vite sans prendre le temps de former leurs collaborateurs.» Pour le SEV comme les CFF, les agents sont actuellement suffisamment formés et, surtout, leurs tâches n'empiètent pas sur celles des polices cantonales. 

Pour Max Hofmann, secrétaire général de la FSFP, la situation est diamétralement inverse. «Actuellement nous avons un demi-service qui doit faire appel aux polices cantonales.» Sa seule satisfaction: le fait que le commandement de ces agents soit, depuis le 1er janvier 2008, entièrement entre les mains des CFF. L'aspect opérationnel est ainsi dans les seules mains du secteur public. 

Mais ce n'est pas assez pour le secrétaire général de la FSFP. La tâche fondamentale de la sécurité ne saurait être dissociée de l'Etat. Pour cette raison, il préconise que la sécurité ferroviaire soit assurée par une police publique rattachée au Département fédéral de justice et police ou au corps des gardes frontières. «En Italie, les autoroutes sont privées. La sécurité n'en est pas moins garantie par la police», fait remarquer Max Hofmann. 

Mais cette solution va immanquablement faire bondir les cantons, souverains en matière de police. Jusqu'ici, toute velléité de constituer une entité qui ressemblerait de près ou de loin à une police fédérale s'est heurtée à une opposition farouche au parlement. 

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Le Conseil fédéral suisse voudrait ouvrir le secteur de la surveillance des trains à plusieurs entreprises privées. Le Syndicat du personnel des transports plaide pour une seule structure, celui des policiers pour une police fédérale.
"- Starkette, t'as déjà pensé à tout plaquer pour aller bosser dans le privé ?" 
"- Ouais, Hutch, une fois. Mais ma candidature n'a pas été retenue : j'avais l'air trop teigneuse, selon eux..."

par Le Temps.ch publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 20 février 2008

undefined FRANCE - Depuis le 1er janvier, une forte hausse des tarifs du fret SNCF fragilise la société Boulogne Forest Terminal, spécialisée dans l'importation de pâte à papier. «  Ils ont augmenté en moyenne de 30 %, mais pour l'est de la France c'est 50 % », s'insurge Éric Frazetta, directeur de cette filiale du groupe belge Nova Natie, seule société à utiliser le fret ferroviaire sur le port, à raison de 50 000 tonnes par an.

« Quel fournisseur peut augmenter si brutalement ses tarifs de 50 % ? s'interroge-t-il. C'est en fait une forme de désengagement. Car il est évident que les clients ne vont plus travailler avec la SNCF. De cette façon, cette société nationale va déserter certains secteurs qu'elle estime non rentables. » A l'heure du Grenelle de l'environnement et des engagements de l'État de basculer le transport de marchandises des routes vers la voie ferrée, voilà une décision bien paradoxale. Car elle s'accompagne d'un volet technique. Désormais, il faut affréter un train complet de 20 wagons. 

«  Avant on pouvait charger cinq wagons par jour, explique Éric Frazetta. A BFT, ce changement ne nous dérange pas. Mais imaginez un client qui reçoit de petites quantités, il va préférer la route. » Et puis, l'augmentation des tarifs plombe le port de commerce vis à vis des ports belges.

«  La SNCF a créé une filiale en Belgique qui pratique des prix canons, souligne Eric Frazetta. Résultat, le prix du transport par rail depuis Anvers n'a pas augmenté. » Les responsables politiques de la Région et de Boulogne ont été alertés. Le député-maire a même rencontré, il y a quelques jours, des responsables de la SNCF. Cette réunion n'a semble-t-il pas porté ses fruits. En attendant, BFT négocie avec un opérateur privé. Quand ce sera signé, la SNCF ne sera plus présente sur la zone portuaire.
 


Le trafic de pâte à papier du port de commerce souffre depuis le début de l'année d'une augmentation conséquente des tarifs du fret SNCF. La compagnie nationale cherche-t-elle ainsi à se désengager d'un marché qu'elle estime déficitaire ?  Ce faisant, elle ne s'y prendrait pas mieux pour y parvenir...

par Lavoixeco.com publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 20 février 2008

undefinedundefined  FRANCE / LUXEMBOURG - Lancée en septembre dernier, l’autoroute ferroviaire Perpignan-Bettembourg, la plus longue d’Europe, ne semble pas avoir obtenue les résultats commerciaux attendus, selon l'organisation syndicale FO Cheminots.

Avec un taux de remplissage d’à peine 50% des capacités, le succès s’avère relatif,   Le Groupement national des Transports Combiné rappelle que "l’autoroute ferroviaire est un pari très risqué, dont la rentabilité est difficile à atteindre. Les wagons sont plus lourds et plus longs...le prix au kilomètre peut être 40% plus cher." 

Toujours selon FO cheminots, les deux autres autoroutes ferroviaires (Alpes et tunnel sous la Manche) sont dans la même situation. Pour l'organisation syndicale, c’est une raison supplémentaire pour accélérer le report modal décidé par les pouvoirs publics en France et engager rapidement l’internalisation des coûts de transports pour certains autres modes (routiers...). 

"L’autoroute ferroviaire ne doit pas sombrer comme l’exemple du supersonique Concorde qui fut une réussite technologique et un échec commercial" a t'elle affirmé, s'appuyant notamment sur le fait qu’elle peut contribuer aux efforts indispensables pour la réduction d’émissions de gaz à effet de serre et à une véritable politique de développement durable et d’aménagement du territoire en France et partout en Europe.

 


L’autoroute ferroviaire Perpignan-Bettembourg, un échec commercial, selon l'organisation syndicale FO Cheminots. Mouais... une affirmation qu'il convient de modérer ! Avec un taux de remplissage actuel d’à peine 50% des capacités, le succès peut certes s’avérer relatif... sauf qu'avec la hausse des coûts du pétrole, il n'est pas dit que la situation restera figée ! Et Post scriptum pour les auteurs de cet article : pour ce qui est d'une situation analogue dans le tunnel sous la Manche, hum... FO Cheminots, révisez votre copie : Le taux de remplissage des navettes fret à Eurotunnel flirte actuellement avec les 80%...
par FO Cheminots / Eric publié dans : ACTU
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