EUROTUNNEL - Jacques Gounon, vient de se trouver une nouvelle cible. Après avoir gagné le bras de fer de la restructuration, le PDG
de Groupe Eurotunnel (GET SA, la nouvelle entité qui succède à Eurotunnel SA, dont la dette a été divisée par deux) se tourne à présent vers les gouvernements français et britannique pour
réclamer l’abandon de certains frais litigieux.
Les Etats ont en effet pris pour habitude de facturer à l’exploitant du tunnel certains coûts de fonctionnement, en vertu d’une interprétation stricte du traité de Canterbury leur interdisant de
subventionner l’ouvrage (le fameux « not a public penny » de Margaret Thatcher). C’est ainsi que la Comission intergouvernementale (CIG) chargée d’examiner les conditions de sécurité du tunnel
est entièrement prise en charge par le concessionnaire, soit 25 millions d’euros de budget par an.
« S’ils veulent un CIG, ils n’ont qu’à la prendre en charge. La sécurité, ça relève des Etats. Nous sommes un transporteur », a tonné le PDG de GET SA, mentionnant par la même occasion la très
forte inégalité de traitement vis-à-vis de ses concurrents maritimes.
Autres frais dans le viseur : les dépenses liées à la proximité du centre de Sangatte et aux incursions de clandestins, qui avaient provoqué de longues semaines d’interruption du trafic au début
des années 2000. Près de 50 millions d’euros avaient alors été investis pour sécuriser le site. Sur ce point, les gouvernements français et britannique ont fait savoir, par écrit, qu’ils étaient
disposés à entamer une négociation à l’amiable...

Le PDG d'Eurotunnel n'en décolère pas : La France et le Royaume-Uni ont en effet pris pour habitude de facturer à l’exploitant du tunnel certains coûts de
fonctionnement comme les conditions de sécurité du tunnel, ou encore les dépenses liées à la proximité du centre de Sangatte et aux incursions de migrants... Il n'y a pas de petites économies :
surtout avec une dette qui atteint actuellement près de 4,16 milliards d'euros.
par Eric
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BELGIQUE - La SNCB a inauguré officiellement mercredi son Centre National de Contrôle qui gère le réseau de
vidéo-surveillance des gares et des alentours des infrastructures de la SNCB. D'ici la fin 2010, quelque 1.500 caméras placées dans 51 gares équiperont le réseau.Actuellement, 14 gares sont
équipées de 622 caméras dont les images sont dirigées vers le Centre National de Contrôle. Il s'agit notamment de Bruxelles Nord, Central et Midi, de Charleroi, de Liège Guillemins, d'Ottignies
et de Verviers.
Le Centre National de Contrôle qui s'inscrit dans le cadre d'un accroissement du personnel de sécurité sur le terrain, vise à prévenir les délits. Selon l'administrateur délégué de la SNCB
Holding, Jannie Haek, l'expérience pilote semble apporter des réponses en matière de sécurité.

La SNCB a inauguré officiellement mercredi son Centre National de Contrôle qui gère le réseau de vidéo-surveillance des gares et des alentours des
infrastructures de la SNCB. Sourriez : vous êtes filmé...
par Belga
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SUISSE - Les CFF investiront 626 millions de francs suisses jusqu'en 2016 pour entretenir leurs tunnels. La moitié de cette
somme est destinée à la maintenance de 84 ouvrages, l'autre moitié à l'agrandissement de 35 d'entre eux pour les voitures à double étage.
La hauteur de la ligne de contact y sera relevée afin de permettre le passage des trains à deux niveaux. La capacité de transport des voyageurs sera ainsi améliorée sur quatre liaisons, à savoir
Lausanne-Brigue, Bâle-Delémont-Moutier-Bienne, Zoug-Arth-Goldau ainsi que sur les accès au nouveau tunnel de base du Gothard, indiquent les CFF.
Ce deuxième programme d'entretien des CFF prévoit 28,5 millions pour le tunnel du Simplon. La sécurité de l'ouvrage plus que centenaire doit être améliorée afin d'arriver à un niveau de sécurité
unifié sur l'axe du Lötschberg entre la Suisse et l'Italie.
Les deux tubes du tunnel seront équipés de mesures de sauvetage individuel (éclairage, main courante, signalétique) pour 17,5 millions de francs suisses, précisent les CFF. Les 11 autres millions
serviront à transformer les galeries transversales existantes en chemins de fuite. Ces améliorations devraient être terminées au plus tard avec l'ouverture du tunnel de base du Gothard.
Les CFF avaient réalisé en 2000 leur premier programme d'entretien de 320 millions. A l'époque, 59 tunnels avaient été assainis.

626 millions de francs suisses jusqu'en 2016 pour les tunnels suisses : La moitié de cette somme est destinée à la maintenance de 84 ouvrages, l'autre moitié à
l'agrandissement de 35 d'entre eux pour les voitures à double étage...
par ATS
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FRANCE - Ce n’est un secret pour personne, ni Alstom ni Bombardier n’ont véritablement encaissé les circonstances de
l’attribution de la NAT. La SNCF a demandé à Alstom et Bombardier de pas collaborer sur les deux contrats majeurs passés par l’entreprise nationale en 2006 et 2007.
Pour mettre fin à la « guéguerre » que se livrent les deux industriels depuis plusieurs mois, et éviter les éventuels charcutages industriels. Car, contrairement à l’AGC ou l’on avait évité le
travail en commun en confiant à Alstom des éléments séparés (la remorque), il avait été conclu qu’Alstom participerait à l’ingénierie de la Nat à hauteur de 100 000 heures. Alstom devait
également construire 30 % des bogies et s’occuper de l’assemblage de quatre voitures intermédiaires sur les rames de sept voitures, et de cinq voitures intermédiaires sur les rames de huit
voitures. Seul problème : alors que le processus d’industrialisation était déjà bien lancé, Alstom n’avait pas véritablement été impliqué et les négociations étaient difficiles. « Et encore,
difficile, c’est un euphémisme », confie l’un des deux industriels.
La SNCF a donc tranché : ce sera désormais chacun chez soi. Alstom a été invité à renoncer à ses 30 % de la NAT, en échange de quoi Bombardier oublie ses traditionnels 18 % sur les TGV
Duplex (habillage des voitures). Dans le jargon des industriels, il s’agit d’une opération de « débouclage ». La SNCF a consigné les termes de cet accord, et les deux frères ennemis ont signé.
Cet arrangement n’aurait aucune valeur juridique. Mais chacun s’y retrouve. Le volume d’affaires abandonné par Alstom sur la Nat est sans doute plus important, mais vu la marge qui lui était
promise, il ne sort pas perdant.
Cet accord marque la fin d’une longue collaboration entre les deux groupes sur le sol français. Du temps ou ANF-Bombardier était un sous-traitant, Alstom lui déléguait presque automatiquement 15
à 20 % de la plupart de ses contrats de construction de trains régionaux et de TGV. Mais depuis que Bombardier s’est découvert une vocation d’intégrateur, rien ne va plus. « Quand on ne s’entend
pas dans un couple, il vaut mieux se quitter », glisse un des partenaires.
Il reste à mener les enfants communs – les TER 2N NG, AGC, et MF 2000 en cours de production – jusqu’à leur maturité.

Combat à couteaux tirés entre Bombardier et Alstom : faute de pouvoir s'entendre, les deux constructeurs ont conclus un accord tacite invitant Alstom à
renoncer à ses 30 % de la NAT et à ses 18 % sur les TGV Duplex pour Bombardier. "A la fin Mc Leod, il ne pourra en rester qu'un..."
par Eric
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SUISSE - Les CFF et Monsieur Prix déterrent la hache de
guerre. Rudolf Strahm, le préposé fédéral à la surveillance des prix, a certes accepté la hausse générale des tarifs demandée par les entreprises de transport public, mais il a refusé le
renchérissement sectoriel demandé par les CFF sur les lignes les plus fréquentées. Et s'il a accepté l'adaptation générale moyenne de 3,5%, c'est faute d'avoir trouvé l'argumentation juridique
qui lui aurait permis de la refuser.
L'abnégation dont Rudolf Strahm a fait preuve dans son examen de la requête n'a pas manqué de surprendre les CFF. Monsieur Prix convient lui-même que sa détermination a été source
d'«irritations». Paul Blumenthal, directeur du trafic voyageurs aux CFF, parle d'une décision «singulière, spéciale et difficile».
Le projet de hausse des tarifs, formellement déposé par l'Union des transports publics (UTP) - qui regroupe 250 entreprises, mais dont les CFF
représentent le gros morceau - est donc validé. Dès le 9 décembre, date du prochain changement d'horaire et de la mise en service complète du Lötschberg, le prix des billets augmentera de
3,1% et celui des abonnements de parcours de 3%. Les abonnements généraux seront 3,6% plus chers en moyenne, alors que les cartes journalières verront leur prix grimper de
14%.
Quelques exemples ? Un trajet Lausanne-Genève en deuxième classe avec le demi-tarif passera de 10 francs suisses à 10 fr. 30. L'abonnement général grimpera de 2990 à 3100 francs suisses en
deuxième classe et de 4700 à 4850 francs suisses en première. Le prix de l'abonnement demi-tarif ne changera pas.
Les services de Rudolf Strahm ont tenté de passer ces augmentations au scanner. Faute de données comparatives suffisantes, «nous n'avons pas pu constater d'abus de prix général», a-t-il expliqué
mardi, non sans un visible regret. Le motif de l'évolution de l'indice des prix, invoqué par les CFF, ne lui paraît pas valable, car «ils peuvent la compenser par les gains de productivité
réalisés».
La Fédération romande des consommateurs a immédiatement condamné cette hausse. Elle ne l'accepterait que si les CFF amélioraient véritablement leur offre, condition qui ne lui paraît pas remplie.
«C'est inexact. Nous améliorons l'offre et le nombre de trains», réplique Vincent Ducrot, responsable des grandes lignes aux CFF. «Nous avons prévu 500 millions ces prochaines années pour
moderniser le matériel roulant, acquérir de nouveaux trains avec des planchers surbaissés ou équipés de climatisation. Tout cela a un coût qu'il faut financer sans l'aide des collectivités
publiques», ajoute Paul Blumenthal.
Si la hausse générale est acceptée, Monsieur Prix a en revanche refusé les adaptations sectorielles prévues sur les tronçons les plus fréquentés, soit Genève-Lausanne, Lausanne-Fribourg,
Berne-Zurich, Zurich-Bâle, Zurich-Winterthour Berne-Lucerne, le nouveau tunnel du Lötschberg étant un cas à part. Cela prive les CFF d'«une somme en millions à deux
chiffres».
Pour ces lignes, les CFF demandaient un supplément de distance (voir encadré). Pour Rudolf Strahm, cette requête n'est pas justifiée. Après avoir scruté les comptes et les projections financières
des CFF, il est arrivé à la conclusion que «les bénéfices du trafic longue distance sont très élevés et le seront aussi à l'avenir»
Les CFF contestent cette interprétation. «Nous avons une autre interprétation des gains à réaliser sur le trafic longue distance. Les CFF sont tenus de dégager des bénéfices et d'assurer leurs
investissements. La question de savoir quel bénéfice les CFF doivent dégager est politique. Elle devra être clarifiée», réagit Paul Blumenthal.
Dans l'immédiat, Monsieur Prix et les CFF ont signé un accord. Celui-ci prévoit de geler les renchérissements sectoriels pendant un an, le temps de clarifier certaines questions. Cette décision
concerne aussi les autres entreprises de transport, tout aussi déçues de la décision de Rudolf Strahm. «Pour faire face à nos besoins futurs, seules les mesures sur les prix nous permettent
d'agir. Sinon nous devrons nous poser la question de la réduction des prestations», menace le directeur de l'UTP, Peter Vollmer.
Le problème reviendra donc sur le tapis. Un nouveau système tarifaire devra être négocié. Mais pas question d'abandonner le système intégré, qui valide l'abonnement général sur le réseau de
toutes les entreprises du pays.

Les billets et les abonnements généraux, à l'exception du demi-tarif, coûteront entre 3 et 3,6% plus cher l'an prochain en Suisse.
Pas question en revanche de renchérir certains tronçons sous prétexte qu'ils sont très fréquentés : Monsieur prix veille au grain...
par letemps.ch
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RUSSIE - La première ligne de chemin de fer à grande vitesse en Russie reliera
Moscou et Saint-Pétersbourg en 2012-2014, a annoncé mardi devant les journalistes le président des Chemins de fer russes (RZD), Vladimir Iakounine. "Après la réalisation de ce premier projet, les
lignes à grande vitesse seront construites plus rapidement car une base réglementaire nécessaire sera déjà élaborée. La Russie manque en ce moment de la législation ayant trait à la circulation à
grande vitesse", a expliqué le président de RZD.
Ainsi, selon lui, en réalisant le projet de ligne Moscou-Saint-Pétersbourg, des problèmes ont surgi en matière d'aliénation de terrains et de formalités inhérentes. A terme, un chemin à grande
vitesse pourrait lier Moscou à Nijni-Novgorod et des lignes pareilles seront posées dans l'Oural et en Extrême-Orient russe, a annoncé Vladimir Iakounine.
Le gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, Valeri Chantsev, a de son côté annoncé qu'une conférence avec la participation d'experts japonais et consacrée à la création en Russie de chemins de
fer à grande vitesse se déroulerait dans le chef-lieu de région le 11 juillet.
La société RZD et la région de Nijni-Novgorod devraient prochainement instituer un groupe de travail en vue d'étudier le projet de ligne à grande vitesse qui reliera la capitale régionale à
Moscou. Une fois réalisé, elle permettra de réduire le temps de voyage entre deux villes, qui est de 5 heures actuellement, à une heure et demie (Moscou et Nijni-Novgorod sont distants de 390
km).
Début avril, en visite de travail au Japon, le gouverneur Chantsev avait déjà débattu avec les dirigeants du groupe Sumitomo de la possibilité de construire la voie ferrée à grande vitesse entre
Moscou et Nijni. A l'issue de ces négociations, il avait annoncé aux journalistes que la société japonaise avait une "attitude positive" envers ce projet.

La première ligne de chemin de fer à grande vitesse en Russie reliant Moscou et Saint-Pétersbourg sera construite d'ici à 2012-2014 ! Restera seulement à
moderniser un peu le matériel roulant...
"- Igor, c'es magnifique, on vient de franchir les 120 km/h !"
"- Da, Boris, Da..."
par RIA Novosti
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FRANCE - Moins d'une semaine après la mésaventure d'une cinquantaine de passagers du RER B, qui sont restés coincés cinq
heures en gare de La Plaine - Stade de France, la SNCF annonce mardi qu'elle mettra en place à la rentrée d'une "astreinte routière" de nuit.
"Cette réserve de bus doit être mobilisable dans un délai très rapide. Elle comprend des véhicules et des conducteurs de bus pouvant intervenir sur toute l'Ile-de-France", explique le
transporteur dans un communiqué.
Un incendie survenu dans la nuit de jeudi à vendredi derniers avait entraîné l'interruption totale du trafic sur la ligne B du RER, desservant la banlieue nord de Paris. Alors que "l'ensemble des
voyageurs bloqués dans les trains et dans la gare du Nord, soit près de 400 personnes, ont bénéficié de bus et de taxis pour poursuivre leurs voyages", une grave défaillance est à déplorer dans
l'assistance aux voyageurs dans la gare de la Plaine Stade de France, reconnaissant la SNCF samedi.

La SNCF a annoncé qu'elle mettra en place à la rentrée une "astreinte routière" de nuit pour pallier aux défaillances de son service commercial en
Ile-de-France. En voilà une idée qu'elle est bonne...
par Associated Press
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