Samedi 10 septembre 2005

 ESPAGNE - Une collision ferroviaire entre 3 rames du métro de Valence (centre-est de l'Espagne) a fait vendredi au moins 42 blessés, dont 2 graves, ont annoncé les services de transports régionaux.

 

La collision, survenue vers 10H15 pour une raison encore inconnue, a provoqué dans un premier temps le déraillement de deux rames dans la banlieue de Valence, sur un tronçon aérien du métro. L'un des conducteurs et une des passagères ont été grièvement blessés et au moins 40 autres personnes, dont une femme enceinte, ont subi des blessures légères, selon la même source. En l'espace de 6 minutes, un troisième train s'est ensuite encastré dans le 2e convoi accidenté, la distance de freinage étant insuffisante. La cabine de ce 3e train a été totalement détruite.

 

Le choc a été particulièrement violent et a en partie détruit les wagons des deux premiéres rames. Il s'est produit sur la ligne 1 du métro de Valence, reliant les localités de Lliria et de Betera, sur laquelle le trafic a donc été interrompu.

 

Pour plus de détails sur ce tragique accident, les hispanophones peuvent consulter l'article de presse publié sur le journal El Pais en cliquant ici

 

         

Collisions en série en Espagne : au moins 42 blessés dans l'accident

 

par Eric publié dans : FLASH INFO
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Samedi 10 septembre 2005

 FRANCE - La foudre est tombée hier soir sur la ligne TGV Paris-Lille-Bruxelles, près d'Amiens (Somme), provoquant des retards pouvant aller jusqu'à quatre heures, selon un porte-paroles de la SNCF.

La foudre est tombée vers 18h20 sur un caténaire à neuf kilomètres au nord de la gare TGV de Haute-Picardie, près d'Amiens. L'entreprise ferroviaire a pu réalimenter la ligne à l'exception d'une section, sur laquelle se trouvait un Thalys se rendant à Bruxelles. Au total, c'est donc 330 passagers qui ont dû être transférés dans un autre TGV. Les autres trains concernés ont subi des retards allant de une, à quatre heures d'attente.

 
par Eric publié dans : FLASH INFO
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Samedi 10 septembre 2005
 Une fois n'est pas coutume, voici aujourd'hui un sujet pas très courant et qui tranche singulièrement avec les articles sur les rames TGV, les locomotives diesels et électriques et autres wagons dont j'ai l'habitude de parler sur mon site.... mais parce que sur passion-trains on s'intéresse à tout ce qui touche au milieu ferroviaire et que l'on ne se limite pas au seul matériel contemporain,  l'occasion était trop belle aujourd'hui de produire un article sur une curiosité quelque peu insolite dans le milieu du rail : je veux bien entendu parler du canon allemand sur rail de défense cotière de la Kriegsmarine, le K5, et dont une pièce unique en europe est encore en exposition aujourd'hui dans le nord de la France, au musée de l'atlantique à Audinghen (Pas-de-Calais).
 
Pièce d'atillerie de marine sur voie ferrée,  le célèbre canon K5, avec son tube légendaire de 280 mm... 218 tonnes sur rail et des obus de 255 Kg / pièce ! arf ...fallait pas faire chier la Wehrmacht en 1940 ...
 

 Mais avant de trancher dans le vif du sujet, un peu d'histoire... L'Allemagne fut sans conteste la nation la plus avancée en matière d'artillerie sur voie ferrée pendant la Seconde Guerre. Son propre réseau ferré puis celui de l'Europe (occidentale) occupée lui donna amplement l'occasion de déplacer et d'utiliser cette forme extrême de l'artillerie. L'obsession de Hitler avec les canons les favorisa dès la première moitié des années trente. Plus de la moitié des modèles utilisés pendant la guerre furent le résultat du programme "Sofort". Il s'agissait de rendre le plus rapidement possible à l'Allemagne un minimum de capacité militaire pour sortir de la situation d'impuissance résultant du traité de Versailles.

"Sofort" (« tout de suite », en allemand) donna un grand nombre de modèles, avec des calibres allant de 150 à 280 mm. Le résultat était pourtant loin d'être optimal. Il s'agissait en général de canons de marine placés sur des affûts qui limitaient les performances de la pièce. En outre, les portées obtenues étaient insuffisantes. Avec l'après-"Sofort", la qualité s'améliora radicalement : si le 280mm K (E) 'Neue Bruno' n'est encore qu'une version de transition, le 280mm K5 sur voie ferrée est un sommet en matière de pièces sur voie ferrée. Non seulement il était facile à mettre en batterie et son rythme de tir était satisfaisant, mais sa portée, avec quelques aménagements des munitions, s’avérera tout simplement incroyable. en matière de portée, seul le 210mm K12 (E), un descendant d'une pièce à longue portée de la Première Guerre, pouvait lui faire concurrence.

Canon K5 en action dans le détroit du Pas-de-Calais, en 1941. C'est encore les anglais qui vont ramasser...

Les travaux de mise au point du canon K5 commence chez Krupp à la fin des années 20 et aboutissent à deux premiers prototypes en 1934 (avec un tube de 150 mm pour les tests) . Dès 1937, ces pièces d’artilleries seront équipées d’un tube de 280 mm.

Malgré des problèmes de  résistance de tube au début, le K5 fut un excellent matériel : l'arme était montée sur un caisson porté par deux boggies de six essieux. Le jeu entre le caisson et les boggies permettait de pointer l'arme dans n'importe quelle direction, quelque soit l'axe de la voie. Pour augmenter la vitesse initiale, les cartouches avaient des bourrelets qui s'engageaient sans à coup dans les rayures du canon. Cela permettait de propulser l'obus avec une charge propulsive accrue. La portée normale de 62 km pouvait être accrue jusqu'à 86 km avec des obus boostés par des fusées (à partir de 1943), mais avec une diminution de la précision et de la charge explosive. Le centre de recherche de Peenemünde mis même au point une âme lisse de 310 mm et des obus flèche qui portaient jusqu'à 153 km ! (quelques uns furent effectivement tiré à la fin de la guerre).

 

Mise en batterie d'un K5 ; la photo est digne d'une catalogue de VPC ! (la Société Krupp tient néanmoins à nous faire savoire qu'en raison d'une forte demande dans les années 40, cette référence est cependant momentanément épuisée...)


La mise en oeuvre d'un de ces canons nécessitait un train complet, avec wagons spéciaux pour les servants et les munitions. 8 pièces étaient disponibles en 1940 quand commença le pilonnage de la Grande Bretagne. Les principaux terrains d'action du K5 furent donc le Pas de Calais pour balancer des prunelles sur les anglais, Leningrad en Russie et en Italie où ils se firent connaître (ou craindre) sous divers surnoms : de "Schlanke Bertha" ("mince Bertha") dans le camp allemand à "Anzio Annie" pour les américains. Le dernier usage opérationnel des K5  fut le bombardement de Maastricht et Verviers en 1945 par deux pièces de 310 mm qui avaient été originellement prévus pour tirer des Peenemünder Pfeilgeschoss (obus-flèche de Peenemünde).

 

Aujourd'hui, des 28 engins de ce type produits entre 1936 et 1943, deux pièces seulement ont survécu à la guerre. "Anzio Annie" le canon confisqué par les américains, est régulièrement entretenu et est librement accessible en face du musée de l'artillerie des Etats-Unis (United States Army Ordnance Museum).


 

"Anzio Annie" à Aberdeen, aux Etats-Unis...

 

La deuxième pièce d'artillerie en revanche fait elle peine à voir.... longtemps conservée comme prise de guerre par l'armée française aux arsenaux de Brest, elle est depuis peu exposée au musée de la batterie Todt sur le mur de l'Atlantique près de Calais où l'air marin finit de ronger l'acier... Un triste sort donc pour un canon qui fit trembler l'Angleterre, au sens propre comme au sens figuré. 

 

 

 

 

... et son jumeau à Audingen, dans le Pas-de-Calais; grandeur et décadence d'un canon qui fit trembrer le monde libre pendant la seconde guerre mondiale ! c'est pitié que de voir du matériel aussi peu entretenu.

 

 

 Et dans le domaine du modèle réduit, ça donne quoi ?

Bien qu'insolite, le canon K5 n'en demeure cependant pas moins une très belle pièce à posséder absolument et bien entendu il fut très vite représenté en modèle réduit.  Au 1/72e tout d'abord par divers fabricants (dont des japonais comme le fabricant Hasegawa, allez comprendre...), puis au 1/87e ensuite par le fabricant italien LIMA qui l'a intégré dans sa série "Lima Collection"  réprésentant du matériel ferroviaire de l'armée allemande (soit dit en passant, une très belle série, et dont les modèles font la fierté de ma collection !)

 

Difficile cependant de faire rouler cette pièce d'artillerie sur un réseau ferroviaire. à moins de créer un diorama bien spécifique... car faire cohabiter sur votre réseau votre rame Eurostar et un convoi transportant un K5 aura quelquelque chose d'un peu anachronique... mais quelle importance après tout  : l'essentiel étant, comme chacun sait, de se faire plaisir !

 

Si vous recherchez un tel article sachez donc que Lima l'a décliné en plusieurs versions : en pièce unique tout d'abord en colorie camouflée (réf. L303500) ou en livrée sable (réf. L149985) , mais aussi en coffret incluant également une locomotive de la Wehrmacht (réf. 149704G ). Pour le canon tout seul, comptez au minimum 50,- € sur les sites aux enchère en ligne... Le coffret complet se négociant pour sa part plutôt à partir de 150,- € minimum.

 

Canon K5 portant le nom de "Leopold" dans la réalité...

... Et ici en modèle réduit réalisé par LIMA. On appréciera tout particulièrement le petit obus rouge et amovible sur le point d'être chargé dans la chambre du canon... Une très belle réalisation  de chez Lima !

par Eric publié dans : FOCUS
commentaires (5)    ajouter un commentaire recommander
Samedi 10 septembre 2005

 FRANCE - Alors que nos voisins belges de Wallonie désespèrent de voir un jour lancer les travaux d'une ligne LGV entre Bruxelles et Luxembourg, la région Provence Alpes-côte d'Azur (Paca) se tâte et se pose une question existentielle sur le même sujet : a-t-elle en effet besoin d'une Ligne à grande vitesse sur son sol ? Sans doute, si l'on veut désenclaver les Alpes-Maritimes, puisque la LGV mettrait Nice entre 3 h 35 et 3 h 50 de Paris. Mais pour Paca, la priorité numéro 1 est tout autre. Les habitants qui se sont exprimés lors des cinq mois de débat public sur la LGV (Du 21 février au 8 juillet) veulent avant tout un réseau régional ferroviaire digne de ce nom. Comme on leur propose la LGV, qui n'entrerait pas en fonction avant 2020, ses habitants retournent le problème, sur le thème «donnez-nous d'abord notre petit train quotidien». Quand il s'agissait de relier Paris à Lyon par le TGV, on ne parlait pas d'aménagement de territoire. Ici, il y a «une formidable occasion de repenser l'organisation de l'espace», note la commission de débat.

 

Dans une région saturée par le tout-voiture, où la liaison ferroviaire Marseille-Aix fonctionne moins bien que le bus, et où, de Cannes à Menton, on désespère faute de train efficace, tout le monde réclame «des liaisons rapides entre les métropoles régionales», et certains rêvent de TER-GV ­ des trains express régionaux à grande vitesse ­, inconnus en France. Face à ces demandes, RFF (Réseau ferré de France) a trouvé une parade : la LGV permettrait de «libérer la ligne historique pour les TER». «La LGV est présentée comme nécessaire pour continuer le développement des TER», note la commission. Mais là, inquiétude : qui va payer ? Les collectivités locales devront s'acquitter d'au moins 35 % de la LGV, voire «40 à 50 %», selon Philippe Marzolf, président de la commission. Or, la LGV est chiffrée entre 5 et 7 milliards d'euros, soit 60 euros par an et par habitant de Paca pendant trente ans, selon la commission.

Du débat, sur lequel RFF s'appuiera pour dire, au plus tard le 8 décembre, s'il continue le projet, il ressort quelques idées forces : oui à la LGV, à condition qu'elle soit «assortie d'un vrai programme de transports régionaux, qu'elle respecte l'environnement, que les gares soient au coeur des agglomérations, qu'elle s'intègre à un vrai plan d'aménagement du territoire, et qu'elle apporte un réel progrès au quotidien». Trois scénarios se dessinent. Option un, le LGV Côte d'Azur, pour rapprocher le plus possible Nice de Paris. Option deux, un projet desservant en chapelet les métropoles régionales. Option trois, un projet de liaisons régionales rapides appuyées sur le réseau existant ­ ce dernier projet n'a pas la faveur de RFF.

 

Ces trois scénarios recouvrent trois conceptions différentes : «Le TGV d'abord», «les métropoles d'abord», «les territoires [et leur maillage] d'abord». Selon qu'on habite les Alpes-Maritimes, le Var ou les Bouches-du-Rhône, on a un avis différent sur les tracés, en vertu de l'adage bien connu : «D'accord pour le TGV, mais pas chez moi.» La commission note «l'insuffisance de la réflexion préalable» que Philippe Marzolf résume : «Il faudrait d'abord un projet d'aménagement du territoire, et ensuite on en déduirait les infrastructures nécessaires.» Hélas, ce n'est pas la méthode retenue jusqu'ici.

 

Il y a, bien sûr, les oppositions. Dans le centre Var, elles avaient déjà fait capoter le précédent projet, en 1991, quand on envisageait le prolongement du TGV jusqu'à Fréjus. Du coup, la LGV Méditerranée, entrée en service en 2001, s'arrête à Marseille. La commission estime qu'un «consensus» est nécessaire «pour ne pas répéter l'échec» précédent. Entre les viticulteurs varois, les agriculteurs, et tous ceux qui savent que «les Varois sont devant un vrai choix de société» : si le Var devient plus facile d'accès, il connaîtra le sort des Alpes-Maritimes (saturation des transports, pression foncière, urbanisme sauvage...), le consensus semble difficile à atteindre. C'est pourquoi la desserte par le littoral reliant les trois métropoles, Marseille, Toulon et Nice, semble tenir la corde.

Enfi, Il y a les doutes sur l'environnement. «Le public est resté profondément sceptique sur la réelle capacité du maître d'ouvrage (RFF) à prendre en compte les impacts environnementaux du projet», note la commission. RFF envisage de traverser des zones protégées, «27 % de l'aire d'étude correspond à des zones Natura 2000», et la commission prévient : «La LGV (180 km de ligne nouvelle, dont 40 en tunnels) peut avoir un effet destructeur qui, conjuguée à la puissance du développement urbain, risque de dégrader durablement le territoire régional.» D'où la question : «Sommes-nous prêts à sacrifier nos paysages pour dix minutes ou même une demi-heure de trajet en moins ?»  Autant de questions qui font qu'aujourd'hui plus que jamais, le débat reste ouvert sur l'éventualité d'une ligne LGV en région Paca...

 
Débat difficile sur la nécessité d'une ligne LGV en Provence Alpes - Côte d'Azur ; les différents intervenants étudient tous les aspects de la question... avec grand intérêt.
par Eric publié dans : ACTU
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Vendredi 9 septembre 2005

UNION EUROPEENE - La Commission vient de décider d’allouer pas moins de 356 millions d’euros pour la réalisation d’études et la construction de projets du réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Les projets prioritaires bénéficient à eux seuls de près de 85% du montant. Plus de 70% est alloué aux projets ferroviaires et 20% aux systèmes de transport intelligents et innovants, tels que les systèmes d’interopérabilité dans le domaine ferroviaire. Parmi les projets et les études qui ont bénéficié d’un soutien significatif, qui complète souvent les subventions versées les années précédentes, on trouve GALILEO et surtout les futures traversées ferroviaires alpines Lyon-Turin et Brenner.

« La contribution européenne aux grands projets d’infrastructure transeuropéens joue un rôle essentiel pour la réalisation de ces projets. Sans cette contribution, certains projets ne verraient jamais le jour ou seraient retardés de façon significative» a déclaré le Vice-Président Jacques Barrot. «Le projet Lyon-Turin seul bénéficie désormais de 48 millions d’euros de soutien pour l’année 2005, ce qui fait de l’Union européenne le principal bailleur de fond du projet ».

Les 356 millions d’euros ont été octroyés à des projets qui avaient été déjà identifiés dans le Programme Pluriannuel Indicatif 2001-2006 (PPI) qui couvre pour l’essentiel les 30 projets prioritaires décidés par le Parlement européen et le Conseil en avril 2004. Plus de la moitié des fonds concerne le soutien à des travaux (à concurrence de 10% maximum). Le reste est octroyé à des études techniques, économiques, financières et environnementales ainsi qu’aux autres activités nécessaires en vue de l’obtention du permis de construire (à concurrence de 50% maximum)... Le financement octroyé à des projets de lignes à grande vitesse a été subordonné au strict respect des exigences en matière d’interopérabilité.

Une seconde tranche de projets identifiés dans le PPI (pour près de 150 millions d’euros supplémentaires) sera allouée dans les prochaines semaines. Par ailleurs, le financement des projets RTE des dix nouveaux Etats membres ainsi que d’autres projets RTE-T (pour un montant total de près 100 millions d’euros) feront l’objet de décisions ultérieures en automne dans le cadre de l’appel à proposition relatif au budget annuel RTE-T. Ces subventions concernent des projets complémentaires à ceux financés par le PPI et d’envergure plus modeste.

Il est rappelé que les seuls projets prioritaires du réseau transeuropéen représentent des investissements de 225 milliards d’euros d’ici 2020. Vu leur importance pour améliorer la compétitivité et la cohésion de l’Union, la Commission a proposé, dans le cadre des perspectives financières 2007-2013, d’augmenter de façon "significative" le budget des réseaux transeuropéens. Pour pallier les « déficits » de financement nationaux observés sur les liaisons transnationales, la proposition de la Commission privilégie une augmentation du taux de soutien (jusqu’à 30% et dans des cas exceptionnels jusqu’à 50% du coût total du projet) et un ciblage des financements sur les projets transfrontaliers.

 
Lancement d'un programme d'investissements massifs pour soutenir la politique ferroviaire de l'union européenne
par Eric publié dans : ACTU
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Vendredi 9 septembre 2005

     BENELUX - Le projet EuroCap-Rail (ligne à grand vitesse qui doit relier Bruxelles à Luxembourg via Strasbourg) n'a pas été jugé pertinent par les experts du bureau d'études bruxellois Stratec (transports et aménagement du territoire).

Après avoir été retenu parmi les projets d'infrastructures ferroviaires prioritaires (réseaux transeuropéens de transport/RTE-T), le projet EuroCap-Rail est donc aujourd'hui mis à mal. Une étude de marché commandée par la SNCB et les Chemins de fer luxembourgeois relative au potentiel de la ligne sur sa partie Bruxelles-Luxembourg en termes de voyageurs, s'est en effet terminée et ses conclusions  ne plaident pas pour la réalisation du projet... Le Stratec a en effet estimé que le gain de temps d'environ 40 à 42 minutes n'était pas suffisant pour attirer suffisamment de voyageurs, et que donc l'investissement déjà très élevé (1,795 milliard d'euros), n'était pas justifié, dans la mesure où l'objectif avoué ne serait probablement pas atteint.

«La mise à grande vitesse du tronçon Ciney-Libramont ne procure pas un gain de temps suffisant pour attirer un nombre substantiel de nouveaux voyageurs», a donc conclut le Stratec.

Pour mémoire, le projet "EuroCap-Rail" se décompose en trois volets. Le premier vise une amélioration de la vitesse commerciale par des travaux d'extension de capacité, permettant ainsi un gain de temps de 12 à 15 minutes, et dont le coût estimé avoisine les 366 millions d'euros. La deuxième étape suppose la construction d'une nouvelle LGV (300 km/h) entre Ciney et Libramont (pour environ 665 millions d'euros) avec un gain de temps supplémentaire de 15 à 20 minutes. Enfin, le projet prévoit la construction d'une troisième voie entre Ottignies et Namur (200 km/h), le coût supplémentaire etant estimé à 764 millions d'euros. Le programme complet une fois achevé pour la somme globale de 1,795 milliard d'euros) mettrait ainsi Luxembourg à 1h35 de Bruxelles contre 2h17 actuellement.

Seulement voilà : d'après le Stratec, la seule clientèle qu'EuroCap-Rail pourrait attirer sur cette nouvelle ligne LGV serait celle du trafic business, laquelle est "relativement marginale", et pire encore : extrémement volatile. Le bureau d'étude craint en effet également un risque de détournement du trafic Bruxelles-Strasbourg via Lille et Paris une fois la LGV-est sera mise en service dans environ 2 ans..

Le stratec propose donc uniquement la modernisation de la ligne. Mais qu'en sera t'il des retombées financières liées à la clientèle européenne allant à Strasbourg ? Pour nombre d'observateurs, l'étude du Stratec conforte la position de la  SNCB qui n'avait jamais vraiment soutenu le projet EuroCap-Rail.

Lors de l'introduction du dossier à la Commission européenne, la Région wallonne (très déçue par les conclusions du Stratec) avait cependant fait faire des études concluantes. L'évaluation socio-économique et de la rentabilité du projet faisait alors état de recettes de 105 millions d'euros (contre 33 millions en 2003). La fréquentation devait même être portée de 3,2 millions de voyageurs à 6,822 millions. EuroCap-Rail a d'ailleurs le soutien des autorités luxembourgeoises.

Un projet qui risque fort d'être entéré donc... au profit de la LGV Est, et dont la mise en service est prévue pour juin 2007.

Vers un abandon du projet EuroCap-Rail - grosse déception de nos voisins belges de Wallonie

par Eric publié dans : ACTU
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Vendredi 9 septembre 2005

 FRANCE - On arrète décidément pas le progrès à la SNCF : faute de train, vous pouvez désormais prendre le taxi avec votre titre de transport pour regagner votre domicile.

Le taxi TER (puisque c'est ainsi qu'on l'appelle) assure ainsi la desserte de certaines petites gares, très peu fréquentées mais non fermées, à certaines heures de la journée. C'est le cas depuis quelques mois à partir de la gare de Creil et à destination de Villers-Saint-Paul ou de Rieux-Angicourt.

13 autres gares suivent également cet exemple en Picardie, dont 7 dans l'Oise. Pour cela, l'usager qui souhaite pouvoir voyager en taxi TER, un taxi privé sous contrat avec la SNCF, doit passer sa réservation auprès d'une centrale au minimum la veille de son voyage. Il peut également programmer tous ses déplacements pour l'ensemble du mois.

Le taxi TER est accessible sur présentation au conducteur d'un titre de transport SNCF en cours de validité ou en lui réglant une somme forfaitaire de 3 €. Pour tout déplacement de Creil à Villers-Saint-Paul et de Creil à Rieux-Angicourt, il faut contacter la centrale de réservation au 03.22.22.21.10 du lundi au vendredi de 9 heures à 18 heures.

Alors une bonne iniative ? pour les usagers, assurément oui ! dommage simplement que ce nouveau service soit en total déphasage avec la campagne publicitaire du TER qui a débuté il y a un peu plus d'une semaine, et dont le slogan phare est «On devrait parfois réfléchir avant de prendre sa voiture.» ; ça fait un peu désordre....

 Nouveau service à la SNCF - Le Taxi TER ! on devrait (aussi) parfois réfléchir avant de lancer des campagnes de pub...
par Eric publié dans : FLASH INFO
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander

Calendrier

Septembre 2005
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

Recherche

JE RECOMMANDE !

 GAMOPAT 

Pour les collectionneurs frapadingues de consoles et d'ordinateurs rétro... à voir !

 FERROMODELO

FerroModelo, contraction de Modélisme Ferroviaire, les passionnés auront compris...

 Les trains électriques JOUEF LES TRAINS JOUEF

Besoin d'une référence, d'une photo, ou des caractéristiques d'un modèle JOUEF ? ne cherchez plus des heures sur Internet et consulter ce site : c'est LA bible de référence !

 FNAUT

Fédération  Nationale des Associations d'Usagers des Transports : Un petit coup de pouce pour une page web sympa et qui gagne à être connue !

It's time to go!  DENSHA OTAKU 365 

Bluffant : Le blog original d'un fan de trains japonais à découvrir absolument ! Parce qu'il n'y a pas que les Geishas et les Sushis dans ce pays... il y a les Shinkansen, aussi !

 RAILS - PAYS DE LOIRE 

L'actualité ferroviaire en  Pays de Loire...et parfois d'ailleurs. Un blog à découvrir !

 blograil_1_ RESEAU DE TRAIN MINIATURE

Un site sympa à découvrir : venez surfer le site d'André qui nous fait part de sa passion du train miniature et nous présente son réseau. A voir !

 DU TRAIN AUX PERLES

Un petit coup de pouce à un passionné qui ouvre son magasin... pour profiter des meilleurs prix, toute référence dispo en stock ou sur commande.

  TICKET DE METRO PARISIEN 

pour les passionnées de chemin de fer qui souhaitent tout savoir sur l'histoire en images des tickets de métro parisien de 1900 à nos jours...

Seg-blog.JPG LE BLOG DE CLAUDE SEGARD 

Mon coup de coeur sur le Net... Différents sujets y sont abordés, avec humour et sagacité ! Un blog à découvrir... absolument !

hebergement de site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus