SUISSE - Le Conseil fédéral suisse en est convaincu : la loi de 1878 sur la police des chemins de fer est dépassée. Il
veut donc améliorer la sécurité des voyageurs et du personnel. Cela passe par la possibilité de la confier à des organisations privées domiciliées en Suisse. Mais le Conseil national pourrait
aller plus loin que le gouvernement. Alors que ce dernier souhaitait limiter l'armement à une matraque et à des substances irritantes, la commission du Conseil national veut autoriser
l'utilisation d'armes à feu pour la sécurité. Feu nourri en perspective au Parlement aujourd'hui.
«En faisant usage d'un pistolet dans l'intercity Genève-Lausanne à 18 h, vous aurez au minimum trois blessés!» L'inspecteur de police et conseiller national Yvan Perrin (UDC/NE) utilise un
langage imagé pour justifier son opposition à cette proposition. Il faut réfléchir «à une arme utilisable dans ce contexte, comme par exemple le taser ou le spray au poivre.» La gauche s'opposera
également à cette forme d'armement, évoquant entre autres sa disproportion.
L'UDC Andrea Geissbühler (BE), également policière de son état, pense aussi qu'un «taser ferait mieux l'affaire». Mais la conseillère nationale estime que «l'arme fait partie de
l'équipement de tout policier». En commission, c'est ce point de vue qui a triomphé. Il a été décidé de ne pas biffer expressément de la liste de l'armement les armes à feu.
Outre des réflexions balistiques, il sera également question de privatisation. Ou plus précisément de décider si les tâches de sécurité peuvent être confiées par les entreprises de transports à
des organisations privées. Depuis 2001, c'est la société Securitrans, majoritairement dans les mains des CFF, qui accomplit les tâches de police ferroviaire. Au Parlement, il y aura d'un côté une
droite favorable à l'ouverture sous conditions. L'Etat formulant des exigences en matière de formation par exemple. Et l'Office fédéral des transports délivrant l'autorisation. La gauche, quant à
elle, y sera farouchement opposée: «L'Etat doit garder le monopole de l'utilisation de la violence. Il n'est donc pas question de déléguer cela à des privés», s'exclame Christian Levrat (PS/FR),
membre de la commission compétente du Conseil national.
C'est aujourd'hui que le Parlement abordera en détail cette deuxième réforme des chemins de fer. Qui comprend également un volet consacré à la durée de conservation des bandes vidéos enregistrées
dans les gares ou les trains.

Du jamais vu en Suisse : Le Conseil national pourrait autoriser le port de pistolets pour la sécurité des trains, et autoriser des sociétés privées à y
maintenir l'ordre.... ça promet des beaux jours dans les rames helvêtes...
par 24heures.ch
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FRANCE - Plusieurs syndicats de cheminots ont noté jeudi quelques «inflexions» de la part de la direction de la SNCF sur l'avenir du fret, à l'issue d'une table ronde sur
cette question, la CGT maintenant toutefois son appel à la grève pour mercredi prochain.
«Nous notons quelques inflexions à mettre au crédit de la pression revendicative», a déclaré à l'AFP Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF. «Mais
ces propositions restent insuffisantes et en retrait au regard des enjeux, des besoins, des perspectives de croissance des transports et par rapport à ce qui a été supprimé au niveau de
l'appareil de production fret», a-t-il poursuivi.
L'Unsa a fait part de «quelques petites avancées» tandis que la CFDT a relevé une «certaine inflexion de la direction sur le volet industriel» du fret, le volet social n'ayant pas été abordé lors
de cette table ronde obtenue à la suite de demandes répétées des syndicats. «Nous sommes un peu rassurés par rapport à la volonté de l'entreprise», a souligné Arnaud Morvan, secrétaire général de
la CFDT-Cheminots.
La CFDT et la CGT ont notamment cité l'engagement d'un programme de rénovation et de développement d'infrastructures du fret, avec une participation de la SNCF de 50 millions d'euros; un
programme d'investissement pour acquérir 80 locomotives interopérables; le lancement du fret à grande vitesse ou le renforcement des directions territoriales fret par 25 emplois.
La Fgaac (conducteurs autonomes) a noté des «choses intéressantes» mais s'est inquiétée des implications sur les conditions de travail des agents de conduite. Sud-Rail s'est montré en revanche
très critique. «La direction ne change rien dans ses projets de restructuration, même si elle prétend tenir compte des propositions syndicales», a estimé Alain Cambi, son syndicat refusant
cependant de s'associer à la grève lancée par la seule CGT. «Compte tenu de la façon dont s'est terminée la grève contre la réforme des régimes spéciaux à l'automne, nous considérons que ce
n'est pas avec une grève de 24 heures que l'on pourra peser», a-t-il précisé.
Le préavis national de grève lancé par la CGT porte également sur la pénibilité dans le cadre de la réforme du régime spécial de retraite.

La CGT-cheminots exige de la direction de "véritables négociations" sur l'avenir du fret et sur la pénibilité, dans le cadre de la réforme du régime
spécial de retraite... Et pour mieux se faire entendre, elle a déposé un préavis national de grève du mardi 11 mars à 20 heures au jeudi 13 mars à 8 heures. Alors certes, la direction
négocie, mais ce n'est pas encore assez pour le syndicat qui maintient son appel à la grève...
par Le Parisien.fr
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SUISSE - Le management et l'administration paient le plus lourd tribut dans la restructuration annoncée vendredi par
CFF Cargo. Sur les plus de 400 postes supprimés à Bâle, Bellinzone, Fribourg et Bienne (BE) d'ici 2009, 300 relèvent de la division «Overhead».
Bâle est le site le plus touché. Sur les 300 places en question, 65 sont déjà vacantes en raison de l'arrêt des engagements depuis l'automne dernier, indique CFF Cargo dans un communiqué. Outre
ces suppressions de postes, la société transfère 200 emplois. Fribourg perd 164 postes de travail, dont 51 qui sont supprimés et 114 qui sont transférés à Bâle. A Bellinzone, 126 places
disparaissent dans la maintenance des locomotives et au moins 18 autres sont déplacées à Chiasso et à Yverdon. Les ateliers de Bienne voient 46 postes partir à Yverdon et Olten.
La Convention collective de travail des CFF interdit tout licenciement pour les employés qui y sont soumis. Dès la perte de leur poste, ceux-ci conservent leur salaire et rejoignent un programme
de réorganisation professionnelle, explique la société.
Le but à moyen terme est d'améliorer le résultat de plus de 70 millions de francs suisses par année. Selon les estimations du Conseil d'administration, il faudra compter au moins deux ans
avant l'assainissement complet de CFF Cargo.
La société a clos l'année comptable 2007 avec une perte de 190,4 millions de francs suisses. Dans le cadre de cette restructuration, d'autre mesures sont prévues, dont des «augmentations de prix
ciblées, une réduction des prestations externes, des économies lors des achats ou une meilleure utilisation du parc des wagons», note la société.
CFF Cargo supprime 401 postes à Bellinzone, Bâle, Fribourg et Bienne. La société va également transférer 200 emplois, principalement vers Yverdon. Au
Tessin, les employés ont décrété la grève...un coup dur pour la branche fret des CFF en quête de rentabilité depuis sa création en l'an 2000 et qui a déjà opéré plusieurs
restructurations.
par TSR.ch
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FRANCE - Air France résiste mal à la concurrence du TGV et des compagnies aériennes à bas coût. Une porte-parole de la compagnie a confirmé, jeudi 6
mars, des informations évoquant la suppression de 1 000 emplois, conséquence directe de la fermeture de plusieurs liaisons vers la province.
En ligne de mire, dès l'été 2008, les liaisons Orly-Rennes, Orly-Lyon et Orly-Avignon, qui seront fermées. Quant à la ligne Orly-Marseille, elle se verra amputée de deux fréquences quotidiennes.
Le mouvement devrait encore s'accentuer avec l'accélération du temps de trajet du TGV vers Montpellier en 2013, Strasbourg en 2015 et Bordeaux et Toulouse avec 2016. Le trafic aérien entre Paris
et Marseille, Montpellier et Toulon devrait également reculer d'au moins 20 %. A l'horizon 2017, avance le quotidien Les Echos, premier à
évoquer cette restructuration du trafic intérieur, seules les liaisons vers Nice et la Corse seraient épargnées par l'effet TGV.
Au cours de ces dix dernières années, explique le journal économique, l'activité des escales de province a augmenté de 6 %, alors que les effectifs progressaient dans le même temps de 35 %. Outre
la concurrence du TGV et des compagnies low cost, Air France a dû affronter une hausse de ses coûts, en raison de nouvelles contraintes environnementales.
D'où la nécessité avancée par la compagnie de supprimer des postes. La direction compterait sur 1 000 suppressions d'ici à 2016, un chiffre qui constitue pour l'heure une simple "hypothèse de
travail". Les départs naturels devraient premettre d'éviter des licenciements, estime Air France, qui cite l'exemple des "solutions contractuelles" trouvées au moment de l'arrivée
du TGV-Est, qui a fait perdre à la compagnie un demi-million de passagers sur un an entre Strasbourg et Paris.

Air France subit de plein fouet la la concurrence du TGV, notamment sur l'axe Paris-Strasbourg, et des
compagnies aériennes à bas coût. Conséquence : La compagnie aérienne devrait supprimer 1 000 emplois suite à la fermeture de plusieurs liaisons vers la province. Son PDG, Jean-Cyril Spinetta
en est tout déconfit : "J'aurais dû dire à Sarkozy que j'étais intéressé par la présidence de la SNCF... "
par Le Monde.fr / AFP
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ALLEMAGNE - C'est un conflit que l'Allemagne croyait terminé et qui vient de refaire surface
avec brutalité. Le petit syndicat de conducteurs de train GDL a annoncé, mardi 4 mars, de nouvelles grèves à compter du 10 mars à minuit, et pour une durée indéterminée. Fret, trafic régional et
grandes lignes : l'ensemble du réseau devrait être touché. GDL ne renoncera que si la Deutsche Bahn, la compagnie ferroviaire allemande, reconnaît et paraphe une convention salariale clairement
indépendante pour les 20 000 conducteurs de train.
Fin janvier, les deux parties avaient pourtant affirmé s'être enfin entendues sur les termes d'un accord qui devait entrer en vigueur au 1er mars. Le personnel roulant s'était
notamment vu octroyer une hausse de salaires de 11 %, échelonnée sur l'année, et une réduction du temps de travail. Surtout, le petit syndicat affirmait avoir réussi à se faire reconnaître une
convention collective spécifique. Depuis, l'accord n'a jamais été entériné et les négociations sont au point mort.
Au centre du conflit : le degré d'autonomie tarifaire accordé à GDL. La Deutsche Bahn exige la signature d'un "accord cadre" qui le contraint à s'entendre avec les syndicats maison
Transnet et GDBA lors des négociations salariales. "Quand il y a autant de provocation de la part de l'employeur, il ne peut y avoir qu'une réponse possible", a justifié mardi le chef de
GDL, Manfred Schell. Pour le syndicaliste, il s'agit de la survie même de son organisation, qui doit pouvoir négocier seule à seule avec la Deutsche Bahn.
La compagnie ferroviaire s'est indignée face à la menace de nouveaux arrêts de travail. "Une grève serait totalement insensée", a protesté le président de la Deutsche Bahn, Hartmut
Mehdorn, rappelant la forte hausse salariale concédée aux conducteurs de train. Le patron n'a jamais caché qu'il désapprouvait l'accord trouvé fin janvier, et qui lui avait été largement imposé
par le ministre des transports Wolfgang Tiefensee (SPD). Les débrayages "risquent de provoquer le chaos dans les transports et de porter préjudice aux millions de clients de la Deutsche
Bahn", a-t-il noté. Quelques 5 millions de passagers empruntent chaque jour les trains de la Bahn.
La menace de GDL pourrait rendre la situation critique en Allemagne, alors que le secteur des transports est déjà perturbé par les grèves des salariés de la fonction publique : les transports
urbains de la plupart des villes sont déjà touchés par ce mouvement, qui devait s'étendre dès mercredi à plusieurs aéroports.
Avec GDL, les chemins de fer allemands affrontent le conflit le plus dur de leur histoire. Les conducteurs de train ont multiplié les débrayages depuis l'ouverture des hostilités, il y a
maintenant presque un an. "Nous ne sommes plus qu'à quelques jours de la date anniversaire", a d'ailleurs ironisé M. Schell.

Toujours plus : GDL annonce une reprise des grèves à la Deutsche Bahn à compter du 10 mars à minuit, si la compagnie ferroviaire allemande ne reconnaît pas
et ne paraphe pas une convention salariale clairement indépendante pour les 20 000 conducteurs de train... "Les 11 % d'augmentation échelonnée sur l'année et une réduction du temps de
travail ? Non : pas assez..."
par Le Monde.fr
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FRANCE - Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a chargé le préfet de la région Midi-Pyrénées, Jean-François Carenco, d'une mission de réflexion sur les conditions de
desserte de la région par la SNCF, a annoncé vendredi la Préfecture. M. Carenco, également préfet de Haute-Garonne, doit notamment examiner, selon une lettre de mission du ministre, les
conditions de desserte de l'axe Paris-Toulouse et des villes d'Albi, Figeac, Rodez et Carmaux, où des usagers et élus manifestent fréquemment contre des suppressions d'arrêts décidées par la
SNCF.
M. Borloo évoque dans sa lettre les "légitimes réactions de la part des élus concernés de la région Midi-Pyrénées (Aveyron, Tarn, Lot et Tarn-et-Garonne)", que M. Carenco est chargé de consulter.
Il rappelle également que "la SNCF considère, en ce qui concerne (la liaison) Paris-Toulouse, que les multiples arrêts allongent la durée du trajet et pénalisent l'exploitation de la ligne et
que, d'une manière générale, ces dessertes sont très déficitaires".
L'association des maires ruraux de France (AMRF) a jugé "intolérable" lundi que "la SNCF ait supprimé sans concertation avec les élus locaux l'arrêt dans certaines petites gares de la ligne
Paris-Orléans-Limoges-Toulouse". Elle a également demandé "le respect par la SNCF de la Charte des services publics en milieu rural", qu'elle avait signée en juin 2006 et qui prévoit que toute
modification du service doit faire l'objet d'une concertation préalable avec les élus locaux.
Des associations créées pour la défense de plusieurs gares, dont celles de Gourdon, Souillac et d'Assier, dans le Lot, organisent régulièrement des manifestations, interrompant parfois le trafic
SNCF. A Gourdon, plusieurs militants de ces associations ont entamé jeudi une grève de la faim pour obtenir de la SNCF le rétablissement de dessertes supprimées.
Hibernatus : Jean-Louis Borloo a chargé le préfet de la région Midi-Pyrénées, Jean-François Carenco, d'une mission de réflexion sur les conditions de
desserte de la région Midi-Pyrénées par la SNCF... et il était en effet grand temps de se poser des questions sur le sujet : des usagers et élus manifestent fréquemment en
effet contre des suppressions d'arrêts décidées par la SNCF sur l'axe Paris-Toulouse, et pour les dessertes reliant des villes comme Albi, Figeac, Rodez et Carmaux. "Allez... vous me faite
un topo sur le sujet et on se revoit dans 2-3 semaines devant un p'tit apéro ?"
par la dépeche.fr
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FRANCE - La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, a appelé, vendredi 29 février, l'ensemble du personnel à la grève le mercredi 12 mars pour
exiger notamment de "véritables négociations" sur l'avenir des activités de fret et sur la pénibilité, dans le cadre de la réforme des régimes spéciaux de retraite. Le préavis national
de grève court du 11 mars à 20 heures au 13 mars à 8 heures, a précisé la CGT.
Didier Le Reste, secrétaire général du syndicat, a déclaré avoir bon espoir d'être rejoint par d'autres fédérations de cheminots. M. Le Reste a récusé l'idée d'une "grève d'accueil"
pour le nouveau président de la SNCF, Guillaume Pépy, précisant que l'alarme sociale était engagée "bien avant sa nomination". Ce préavis s'inscrit dans le droit fil des mobilisations de
l'automne sur les retraites, a-t-il ajouté.
La CGT demande aussi "l'ouverture d'un vrai débat et de véritables négociations sur l'avenir de Fret SNCF afin de maintenir cette activité dans l'entreprise intégrée SNCF". L'activité
transport de marchandises, engagée dans un énième plan de redressement, est en pleine déconfiture financière depuis des années.
Les huit syndicats de la SNCF avaient déclenché en janvier l'alarme sociale sur l'ensemble de ces sujets, un préalable obligatoire avant le dépôt d'un préavis depuis l'application de la loi sur
le service minimum.

La CGT-Cheminots, premier syndicat à la SNCF, appelle l'ensemble du personnel de la SNCF à la grève le mercredi 12 mars.
Didier Le Reste, son secrétaire général, est motivé à mort : "ça y est les gars, là, on est chauds-bouillants : tous en grève le 12... et tant pis pour les usagers."
par Le Monde.fr
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