FRANCE - Les comptes de la SNCF au premier semestre sont bons, selon les informations collectées par les syndicats. Ils seront arrêtés ce matin
par le conseil d'administration. Le groupe, intégrant l'établissement public industriel et commercial (Epic) et les filiales, devrait afficher un chiffre d'affaires en hausse de 8 %, à 11,65
milliards d'euros, et un bénéfice net de 600 millions.
L'Epic seul verrait son chiffre d'affaires progresser de 4 % grâce à l'augmentation du trafic voyageurs. Surtout, l'activité fret, qui avait fortement pénalisé les comptes l'an dernier, a ramené
son déficit à 100 millions au premier semestre, contre 138 millions au premier semestre 2006. « Il y a eu une bonne tenue des trafics, avec un maintien du prix moyen de la tonne par
kilomètre. Les trafics plus rémunérateurs, comme ceux de l'automobile, ont augmenté », explique une source proche du dossier.
Ces chiffres ont fait réagir les syndicats, qui se préparent à revenir à la table des négociations sur les questions des salaires et de l'organisation du travail dans l'activité fret. Saluant ces
« bons résultats financiers » malgré « une situation du fret toujours extrêmement préoccupante », la CFDT-cheminots attend maintenant « que l'investissement des cheminots
soit reconnu dans la dernière phase de la négociation salariale 2007 avec un juste retour ».
De son côté, l'Unsa-cheminots, qui se dit toujours inquiète au sujet de l'activité fret, « des décisions devant être annoncées à la rentrée », préfère aborder cette
période « avec une situation moins mauvaise pour le fret ».

Un chiffre d'affaires qui serait en hausse de 8 % à 11,65 milliards d'euros et un bénéfice net de 600 millions selon les syndicats. Seule bête noire : le Fret, dant
la situation est toujours extrêmement préoccupante ....

EUROTUNNEL - Au cours des six premiers mois de l'année, Eurotunnel enregistre une franche progression des revenus tirés de
son activité cœur de métier, le transport de camions et de véhicules de tourisme à bord de ses Navettes : ils se montent à 240 millions d'euros, soit, à taux de change constant, une progression
de 8 % par rapport à 2006. 

