FRANCE - Un incident ferroviaire a provoqué de fortes perturbations dans la circulation des trains une partie de la journée d'hier sur la ligne
Nice-Lyon-Bordeaux. Vers 7 h 30, alors que son convoi circulait entre Lunel (Hérault) et Vestric (Gard), le conducteur d'un TGV à destination de Paris signalait par radio qu'il avait ressenti un
choc. Aussitôt, la SNCF interrompait la circulation sur une partie de la ligne. Des reconnaissances permirent d'établir rapidement que le TGV avait percuté un cheval errant sur les
voies.
Le train été arrêté et la circulation neutralisée jusqu'au dégagement du cadavre de l'animal vers 9 h, mais le retour à la normale n'a pu se faire qu'à 13 h, une fois les retards résorbés. Au
total, 6 TGV, 2 trains grandes lignes et 10 TER ont été affectés.
Plus tard dans l'après-midi, de nouvelles perturbations ont provoqué des retards de 20 à 30 minutes dans la circulation de deux TGV et de deux TER. Elles étaient dues à la détérioration, par la
projection du cadavre du cheval, d'une guérite de protection abritant le système de signalisation des voies.
Malgré la mise en place de cellules de renseignements dans les gares, de nombreux voyageurs ont manifesté leur mécontentement. « On nous promène : on nous a d'abord dit que c'était un
accident, puis une panne. Je me suis levée à 5 h 45 pour me rendre à Lyon où j'avais un rendez-vous médical, c'est inadmissible », pestait une voyageuse de Ferrals-les-Corbières (Aude) à
Narbonne.
A noter que le 3 août 2006, dans ce même secteur de Vestric, deux ânes avaient provoqué le déraillement d'une motrice de TER. Le trafic avait été paralysé près de 24 h.

Après les ânes, les cheveaux : un TGV percute un cheval errant... et provoque d'importants retards sur la ligne Nice-Lyon-Bordeaux. Outre la perte de
l'équidé, on déplorera aussi la communication de la SNCF, pas franchement au top vis à vis de sa clientèle...



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