BELGIQUE - L'accompagnateur de train - comprenez : le contrôleur - était dans son droit, c'est un fait. Mais bon, de là à immobiliser un train durant quarante minutes et, en raison de ce retard, d'en entraîner l'annulation, il y a de la marge. Et tout cela, évidemment allait-on ajouter, sans fournir la moindre explication aux quelque deux cents voyageurs restés en rade. Si ce n'est pas de l'excès de zèle, ça y ressemble...
Tout commence ce lundi matin à 7 h 29, dans le train reliant Lessines à Louvain. «Un train essentiellement emprunté par des étudiants et des travailleurs qui, pour la majorité d'entre eux, se rendent à Bruxelles», intervient Didier Debrackeler, un habitué de cette ligne.
Rien d'anormal durant les premières minutes du trajet, jusqu'à ce que le train s'arrête en gare de Rebaix. Il est 7 h 38. «Je me trouvais dans un compartiment de première classe, ce qui fait que je n'ai pas assisté à la scène, qui m'a été racontée par la suite par d'autres voyageurs», poursuit Didier Debrackeler.
L'incident oppose l'accompagnateur de train et un client, qui était monté dans le train avec son chien, tenu en laisse. Comme le prévoit le règlement, le propriétaire de l'animal aurait dû être en possession d'un titre de transport pour son toutou (au prix variable selon la distance, mais avec un maximum de 1,90 € par trajet simple). «Si j'ai bien compris, le contrôleur lui réclamait 1,30 €, que le voyageur ne voulait pas payer. D'après des gens qui le connaissent, il avait déjà pris le train avec son chien auparavant, sans qu'on lui demande quoi que ce soit.»
Toujours est-il que ni l'un ni l'autre n'en démordent, au point que l'accompagnateur en appelle à l'intervention de la police. Après quarante minutes de palabres et d'attente, trois agents invitent le passager et son chien à quitter le train. «Cela s'est fait dans le calme», note encore Didier Debrackeler, qui insiste néanmoins sur le fait qu' «à aucun moment, nous n'avons été informés de quoi que ce soit par le personnel du train».
L'histoire n'est pas encore finie. Le convoi redémarre, et entre en gare d'Enghien vers 8 h 40 (au lieu de 8 h 01). Et là, stupéfaction. «On nous annonce que le train ne poursuivra pas sa route! Tout cela parce que, pour continuer vers Bruxelles, il doit en principe s'accoupler à un autre train, venant de Grammont... qui ne nous avait évidemment pas attendus.» Du coup, il faut attendre le suivant. Résultat: plus d'une heure de retard à l'arrivée à Bruxelles.
Didier Debrackeler a adressé un e-mail à la SNCB, pour se plaindre de ces faits qu'il juge «scandaleux». Des excuses, «je n'en attends pas». Voici environ un an, il n'en avait pas reçu malgré une aventure rocambolesque. Imaginez: arrivé en gare de Schaerbeek, les portes de son train ne se sont pas ouvertes, et il s'est retrouvé, avec cinquante autres personnes, en gare... de triage. Explication : le contrôleur avait oublié ... d'actionner le système d'ouverture.
Contrôleurs belges ? peuvent mieux faire...

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