Mardi 16 octobre 2007

logo-sbb.gif SUISSE - Après le plombier polonais, voici le contrôleur allemand. Il est jeune, il est Berlinois et c'est peut-être lui qui poinçonnera désormais les billets du côté de la banlieue de Zurich. Pour pallier la pénurie d'agents de trains sur le réseau RER des bords de la Limmat, les CFF ont en effet été contraints de former et d'engager une quinzaine de travailleurs germaniques. Et en cherchent une trentaine d'autres, selon le journal dominical Sonntag.ch. Une prospection à l'étranger qui pourrait, selon certains syndicalistes, se généraliser à l'ensemble du pays.

Dans le RER zurichois, le taux de rotation des contrôleurs atteint 20%. «Il faut dire que le job là-bas n'est pas très attractif, estime Jürg Hurni, président de la sous-fédération du personnel des trains (ZPV). Ils travaillent le soir, après 21 heures, et les clients dans les banlieues sont souvent difficiles à gérer. Avec un taux d'occupation plafonné à 70% et peu de possibilités d'avancement, ils ne gagnent pas plus de 4000 francs mensuels.» Soit près de 1000 francs de moins qu'un collègue sur une ligne «normale». Jean-Louis Scherz, porte-parole des CFF, tempère: «Les recrues allemandes sont engagées aux mêmes conditions que leurs homologues suisses. Cette formation permet d'accéder à d'autres fonctions. Rien ne les empêche plus tard de postuler ailleurs.» 

Et si le cas zurichois faisait école dans d'autres régions? «Philosophiquement, explique Jean-Louis Scherz, rien ne s'oppose à ce que nous formions des Italiens ou des Français. Mais ce problème de fluctuation ne touche que les chefs de train du RER zurichois. Au plan national, les CFF disposent d'assez de personnel.» Ce n'est pas l'avis de François Gatabin, vice-président du syndicat du personnel des transports (SEV): «Le sous-effectif est un problème suisse. Nous l'évaluons à 5%. Notre comité directeur se réunira d'ailleurs la semaine prochaine pour réagir à cet engagement de main-d'oeuvre étrangère.»

«En Suisse romande, analyse Jürg Hurni, les CFF peinent souvent à trouver des contrôleurs. Parfois, entre Genève, Lausanne et Bienne, ce manque d'effectif quotidien peut atteindre jusqu'à 15 personnes. Alors, pourquoi les CFF ne formeraient-ils pas des Français ou des Italiens comme ils ont formé des Allemands?»

Ce manque de personnel suisse serait-il le signe d'une dépréciation de la profession? «C'est certain. Nos salaires ont stagné, nous accumulons les heures supplémentaires et les agressions se multiplient, poursuit Jürg Hurni. Ajoutez à cela des horaires irréguliers, comment voulez-vous attirer des jeunes en période de haute conjoncture?» Sur le réseau zurichois, certains collaborateurs accumulent jusqu'à 500 heures supplémentaires. Pour Hervé Cornalin*, contrôleur depuis 35 ans, le dépit guette: «On travaille toujours plus et on est le plus souvent seul. Avec des clients agressifs, une administration coupée des réalités du terrain et de plus en plus de technologie à maîtriser. Cela ne m'étonne pas qu'il faille désormais aller à l'étranger pour trouver des gens qui ont envie de travailler dans des conditions pareilles.»



Afin de pallier la pénurie d’agents de trains sur le réseau RER dans la banlieue zurichoise, les CFF ont été contraints de former et d’engager une quinzaine de travailleurs germaniques... tout fout le camp : même les suisses ne veulent plus faire contrôleurs.

par TDG.ch publié dans : REPORTAGE
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Vendredi 12 octobre 2007
logo-sncf.jpg FRANCE - En présence de Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat en charge des Transports, Christian Dufour, Président du Directoire de Naviland Cargo, et Olivier Marembaud, Directeur Général Délégué de Fret SNCF, ont inauguré le 05 octobre dernier la nouvelle ligne de transport combiné Cognac - Le Havre, qui va permettre de répondre aux exigences grandissantes de transport des armateurs et transitaires. Dans un marché ouvert et en forte croissance, ce trafic apparaît comme une illustration concrète de la volonté de développement de Naviland Cargo et de Fret SNCF.

A l’origine de l’ouverture de la nouvelle ligne Cognac - Le Havre, il y a la demande croissante de
transport des armateurs et des transitaires, et de leurs propres clients producteurs et négociants de spiritueux, portés par un marché à l’export dynamique. L’enjeu pour Naviland Cargo et Fret SNCF était donc de concevoir un schéma de transport fiable, apportant une vraie valeur ajoutée par rapport au « tout route », alors que le transport combiné s’affirme comme la réponse la plus pertinente aux besoins croissants de transports de marchandises conteneurisées en Europe. Dans un contexte concurrentiel exacerbé, Fret SNCF, sollicitée par Naviland Cargo, a su faire preuve de souplesse et de réactivité, pour offrir une solution optimisée, grâce notamment à la forte mobilisation des cheminots sur ce projet.

Opérationnels depuis le 12 juin dernier, 2 trains en aller/retour, composés chacun de 30 
wagons, parcourent chaque semaine les 680 km de la ligne Cognac - Le Havre. Chaque train Cognac - Le Havre assure l’acheminement de 960 tonnes nettes à l’export, principalement de spiritueux. Dans le sens Le Havre - Cognac, chaque train transporte 800 tonnes nettes à l’import, notamment de produits destinés à la grande distribution en région Poitou - Charente. Le schéma de production choisi (associant traction électrique et traction thermique) est un schéma intégré, évitant les ruptures de charge et optimisant ainsi le confort des marchandises 
acheminées. Avec un taux de fiabilité supérieur à 95%, à l’aller comme au retour, les premiers résultats sont encourageants : une qualité de service qui devrait permettre la mise en service d’une troisième rotation dès 2008, favorisée par une demande de plus en plus forte de la part des chargeurs.

Dernier atout : avec ses envois massifiés, la nouvelle liaison répond pleinement aux enjeux de
développement durable, en retirant de la route 120 camions par semaine. Un avantage apporté 
par la solution rail-route, qui s’accentuera avec la mise en place de la troisième rotation.

Naviland Cargo a choisi en 2006 de se recentrer sur un seul cœur de métier - le transport
combiné maritime - et de se positionner sur des lignes à fort potentiel de trafic, permettant
 d’obtenir un très bon coefficient de remplissage des trains. La massification et  l’internationalisation sont au cœur des orientations stratégiques de Naviland Cargo, qui est le  leader du transport combiné maritime en France. L’ouverture de la ligne Cognac – Le Havre est  une nouvelle preuve de la pertinence de ce repositionnement : « En sollicitant Fret SNCF, nous  savions pouvoir compter sur sa réactivité et sur la fiabilité de la solution proposée : ainsi, en  misant sur la complémentarité de nos savoir-faire, nous sommes en mesure d’offrir une qualité de service optimale, gage de confiance pour les clients », explique Christian Dufour, Président du Directoire de Naviland Cargo. 

Le trafic Cognac – Le Havre s’inscrit également dans le système de Haut Débit Ferroviaire mis
 en place par Fret SNCF pour apporter des réponses innovantes et performantes aux exigences
 de volume et de réactivité des chargeurs de l’industrie et de l’agriculture françaises, par une  massification des trafics sur les grands axes irriguant l’économie et par une forte pulsation des  liaisons sur ces axes. Ainsi, avec une satisfaction clients renforcée et une compétitivité  restaurée, Fret SNCF sera en mesure de mieux organiser son développement en Europe. 

« Concrètement, pour le transport combiné, l’ouverture de la liaison Cognac - Le Havre permet de développer le mode de massification des trafics qui connaît une croissance à deux chiffres pour Fret SNCF et qui correspond de plus en plus aux attentes des chargeurs. Avec cette nouvelle liaison, nous montrons que nous sommes capables de proposer des offres fortement
concurrentielles, notamment par rapport à la route, en faisant preuve de réactivité, souplesse et crédibilité. Nous gagnons des parts de marché pour le ferroviaire », précise Olivier Marembaud, Directeur Général Délégué de Fret SNCF.

terminal-containers.jpg

Le transport des armateurs et des transitaires, un marché ouvert et en forte croissance sur lequel la SNCF espère bien se positionner favorablement avec son partenaire Naviland Cargo... Avec la nouvelle liaison Cognac - Le Havre, la SNCF est désormais capable de proposer des offres fortement concurrentielles, notamment par rapport à la route, en faisant preuve de réactivité, souplesse et crédibilité.

par fret.sncf.com publié dans : REPORTAGE
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Mardi 9 octobre 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - Trois syndicats de la SNCF, Sud-Rail, la FGAAC (conducteurs) et FO, ont lancé lundi un mot d'ordre de grève reconductible à compter du 18 octobre, alors que les cinq autres (majoritaires) appellent à une grève de seulement 24 heures ce jour-là. Lors d’une réunion des fédérations de cheminots lundi, les cinq organisations - CGT, CFDT, Unsa, CFTC et CFE-CGC -, prônant une grève d'une durée définie n'ont pu trouver un terrain d'entente avec celles qui souhaitent un mouvement reconductible à partir du 18 octobre.

"Nous sommes tous d'accord sur les objectifs du mouvement mais nous sommes en désaccord sur ses modalités", a commenté Eric Falempin (FO-cheminots). Pour lui "dès le 19 (octobre) au matin les cheminots doivent s'exprimer en assemblée générale et ils ne pourront le faire que dans le cadre de la reconduction de la grève". Mais, pour Laurent Russeil (CGT), "la grève du 18 ne concernera pas seulement les cheminots mais des salariés d'autres secteurs professionnels et le 19 les cheminots seraient isolés s'ils reconduisaient leur mouvement". Toutefois, a-t-il ajouté, "ce mouvement de 24 heures ne sera qu'un coup de semonce et si le gouvernement ne l'entend pas, nous serons alors prêts à aller plus loin".

L'ensemble des syndicats, en revanche, s'accordent sur les motifs du mouvement, centré sur la défense du régime spécial de retraites de la SNCF et l'avenir du fret ferroviaire (transport de marchandises). La présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac, a déclaré lundi que la grève du 18 octobre serait "très suivie" même s'il est encore "prématuré de faire des prévisions" et a annoncé "mettre le paquet sur l'information des voyageurs".

Outre les syndicats de cheminots, ceux de la RATP à Paris, d'EDF et GDF et des fédérations de fonctionnaires comme la FSU appellent à participer à cette journée de mobilisation. C’est aussi le cas de quatre syndicats de l'ANPE, la CGT-Poste et télécommunications, Sud PTT, et la CGT Banque de France. 

De son côté, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, recevra mercredi l'ensemble des syndicats et des entreprises concernés par la réforme des régimes spéciaux de retraite pour leur soumettre un "document d'orientation". "Ce document d'orientation précisera les principes généraux d'harmonisation (des différents régimes spéciaux,ndlr), avec ce qui relève de la responsabilité gouvernementale et ce qui relève des négociations d'entreprise", a-t-on expliqué au ministère. "La porte reste ouverte au dialogue", a souligné le ministre, qui avait répété la semaine dernière devant les députés et sénateurs que la réforme devait être prête avant la fin de l'année.




La belle unité syndicale se fissure avant même le début de la grève du 18 octobre à la SNCF... A l’origine de cette situation, un désaccord entre ces trois organisations et cinq autres ayant pris position en faveur d’un mouvement réservé à la seule journée de jeudi prochain.  ça promet des beaux jours...

par Le Figaro.fr publié dans : REPORTAGE
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Lundi 8 octobre 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - A Arles, la nécropole antique des Alyscamps, haut lieu touristique provençal, est adossée à un haut mur. Derrière cette enceinte, longtemps infranchissable, se trouvent les anciens ateliers du chemin de fer, 13 hectares en passe d'être reconquis par la ville. Vendredi 5 octobre, son bâtiment emblématique, la chaudronnerie - 5 000 m2 au sol -, a été réinauguré en présence du maire de la ville, Hervé Schiavetti (PC), et du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA), Michel Vauzelle (PS). Cette halle spectaculaire a été rénovée par les architectes Alain Moatti et Henri Rivière. Il s'agit là du premier acte d'une opération de longue haleine. "Arles part à la reconquête de ses friches industrielles, presque aussi grandes que son centre historique", indique M. Schiavetti. 

La chaudronnerie, cathédrale industrielle où, longtemps, des locomotives ont été construites puis réparées, doit désormais accueillir les manifestations les plus variées, culturelles ou commerciales, et abriter de 3 000 à 6 000 personnes selon sa configuration. Elle a été dotée d'un nouveau pignon, dentelle d'acier de 52 tonnes. Le reste de la structure a simplement été toiletté. Quelques ouvertures supplémentaires laissent entrer la lumière, mais la formidable charpente métallique et le pont roulant, devenu le support d'une régie mobile, ont été respectés.

L'innovation est à l'extérieur : l'une des deux pentes du toit est couverte de piles photovoltaïques qui permettent de diffuser des images sur toute sa superficie (2 800 m2), devenant ainsi l'écran le plus vaste de la région, voire de l'Hexagone. Dans le dos de ce gigantesque "parapluie", une halle adjacente, plus modeste, devrait être dédiée aux éditions Actes Sud, actuellement logées en centre-ville. Un multiplexe de cinémas, géré par la maison d'édition, sera construit derrière la chaudronnerie. Deux autres édifices, qui hébergent depuis 2003 certaines manifestations des Rencontres photographiques d'Arles, seront sauvegardés, ainsi que la porte d'entrée monumentale, la conciergerie et la maison du directeur de ces anciens ateliers.

Les autres bâtiments seront détruits. Ils devraient être remplacés par des logements (25 000 m2), des commerces (4 000 m2) et des locaux pour les entreprises (35 000 m2). Enfin, des négociations sont en cours pour l'implantation, dans ce périmètre, d'une importante fondation culturelle suisse.

Mais cette reconquête est aussi le signe de la mutation profonde de cette ville de 53 000 habitants (80 000 avec l'agglomération), dont le territoire, très étendu, couvre l'essentiel de la Camargue. Les principales ressources économiques d'Arles ont longtemps été l'industrie mécanique et les ateliers ferroviaires, implantés ici depuis 1848. "C'était, avec la Société de construction mécanique de Provence, les plus gros employeurs de la ville, indique M. Schiavetti. Quand, à la fin des années 1970, on annonce leur fermeture, un millier de personnes y travaillent encore." Or la construction mécanique bat de l'aile et, depuis 1986, le périmètre des ateliers fermés est désert.

Aujourd'hui, le développement d'Arles semble lié aux activités culturelles : le livre (Actes Sud), l'édition musicale (Harmonia Mundi) et la photographie (Les Rencontres d'Arles) sont des gisements d'emplois non négligeables. Elles sont relayées par des pôles éducatifs : l'Ecole nationale de la photographie, qui doit rejoindre les anciens ateliers de la SNCF, l'IUT d'imagerie numérique (1 100 étudiants) et l'Ecole supérieure d'infographie et de communication, déjà installés sur le site, de l'autre côté de la voie ferrée. Sans oublier le tourisme, alimenté par le très riche patrimoine architectural de la ville. "L'espace ne doit pas être entièrement confisqué par la culture", précise Louis Pesenti, directeur général de l'AREA, l'agence régionale d'équipement et d'aménagement de PACA. "Ce doit être aussi un vrai quartier d'Arles." Si l'homme a son mot à dire, c'est que la région est le principal maître d'ouvrage de l'opération. La ville d'Arles, pauvre, endettée, n'a pas les moyens de développer ces projets.

A l'inverse, la région a une compétence d'aménagement sur l'ensemble de son territoire, ainsi que des moyens financiers, notamment grâce au contrat de plan. Enfin, le plan régional des transports lui permet de dialoguer en position de force avec la SNCF. C'est ainsi que les terrains ont été acquis à bas prix auprès de la société nationale : 4 millions d'euros. Si la rénovation de la seule chaudronnerie a coûté 12 millions, l'opération, à terme, est estimée à 150 millions d'euros. Il restera ensuite à la ville d'Arles à trouver les moyens pour faire fonctionner cette lourde machine.
 


Nouvelle vie pour le bâtiment de la chaudronnerie à Arles : le batiment où autrefois des locomotives ont été construites puis réparées doit désormais accueillir les manifestations les plus variées, culturelles ou commerciales. Culture, quand tu nous tiens...

par Le Monde.fr publié dans : REPORTAGE
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Vendredi 5 octobre 2007

logo-db.gif ALLEMAGNE - "Les trains roulent à nouveau normalement ?" : Il est 11 heures 10 ce matin dans le hall de la gare centrale de Berlin, et une voyageuse du troisième âge s'inquiète de l'état du trafic auprès d'un jeune apprenti en uniforme de la Deutsche Bahn. La grève nationale lancée par le syndicat des conducteurs de trains GDL a pris fin à 11 heures, en ayant débuté à 8 heures. Mais le tableau d'affichage électronique égrène la liste des trains annulés : l' "Intercity" (l'équivalent du Corail) de 11 h 13 pour Sarrebruck ne partira pas, pas plus que les trains reliant des villes plus proches, Francfort sur Oder et Nauen. Seuls les trains à grande vitesse (ICE) pour Cologne Munich sont prévus pour partir à l'heure. 

Alors que le mot d'ordre de grève syndical avait été donné dès lundi dernier, Deutsche Bahn a voulu tout faire pour que cette journée de veille de week-end, synonyme de grande activité dans les gares, ne tourne pas au chaos. Sans attendre une décision de justice tombée dans la nuit de jeudi à vendredi, interdisant à sa demande la grève pour les liaisons grande distance (voyageurs et frêt), la compagnie allemande a mis en place un "plan d'urgence" conduisant à supprimer des milliers de trains sur toute la journée. Avec pour effet de ralentir le trafic au-delà de ce que le syndicat GDL avait planifié ! 

Christian a pu tout de même venir de Münster (Ruhr) tant bien que mal. Son train de 5 heures 30 n'a pas démarré : "deux minutes avant le départ, on nous a annoncé que le train ne partait pas". Finalement parvenu via une correspondance à Berlin avec 1 heure 30 de retard, il ne juge pas la situation "dramatique". Et soutient l'action des grévistes. "Je trouve très problématique que l'on veuille empêcher le droit de grève par une action devant la justice. En France, les conducteurs de locomotives gagnent bien mieux, donc je comprend les revendications des agents allemands".

Le syndicat GDL réclame une hausse jusqu'à 31% des salaires et une convention collective séparée pour les conducteurs. Un conducteur gagne en moyenne entre 1500 et 1600 euros net. "Je gagne plus, car mon contrat comporte certaines primes personnalisées", reconnaît toutefois un gréviste habillé de son plastron portant l'insigne GDL. "Tu n'as pas le droit de parler de ce que tu gagnes", l'interrompt vite son collègue. Ils sont en ce milieu de matinée une poignée de syndicalistes à être cantonnés devant l'entrée du gigantesque édifice en verre. Le service d'ordre de Deutsche Bahn leur a poliment mais fermement demandé dès 8 h 30 de quitter l'enceinte de la gare. La mine réjouie, tirant sur un cigarillo, un haut responsable du syndicat estime que "la grève est un succès. A peine 10% des trains en trafic urbain ont roulé et tout le trafic a été perturbé dès 3 heures 30, soit bien avant que ne débute notre mouvement". 

Quel résultat en escompte-t-il ? "On attend que la Bahn, après avoir mesuré l'impact de la grève, se dise prête à retourner à la table des négociations avec une offre. Sa dernière proposition d'une prétendue hausse de 10% en travaillant plus, ce n'est pas une augmentation mais le paiement d'heures supplémentaires !". GDL décidera au cours de la semaine à venir de poursuivre les grèves si Deutsche Bahn persiste dans son refus de négocier, prévient-il. Déjà le combat va se poursuivre devant la justice pour obtenir la levée de l'interdiction de grève sur les grandes lignes.

S'ils semblent dans l'ensemble prendre leur mal en patience, les voyageurs croisés dans les allées de l'immense gare centrale ont une opinion différenciée sur la grève. Venu de Brême, cet agent artistique souligne que "Monsieur Mehdorn (président du directoire de Deutsche Bahn, ndlr) a augmenté aussi son salaire de 31% , alors ce que demandent à leur tour les conducteurs de trains est justifié, car ils gagnent extrêmement moins et font en outre des services de nuit". Dans la longue file d'attente devant les guichets de vente de billets, un étudiant espère obtenir un train le ramenant à Faltenberg, dans le Brandebourg. Il est encore énervé du coup de stress dans la matinée : "à cause de la grève, j'ai failli rater un examen important pour mes études. Ben, avec ça ma compréhension pour ce mouvement est limitée".

A côté, un retraité et petit actionnaire de DaimlerChrysler, venu pour l'assemblée générale du groupe la veille, renchérit : "je n'ai pas de tolérance pour un groupe d'employés agissant de manière non solidaire. S'il demande 30% de plus et qu'on leur offre 10% il faut l'accepter. Sinon on provoque la rancoeur des 250.000 autres salariés du groupe. Je comprendrai alors que ces derniers soient mécontents qu'un petit groupe puisse imposer sa loi". Mais pour Kathrin, enseignante en anglais, tout cela est un peu la faute de Deusche Bahn. Son souci est de ramener un groupe de vingt élèves à Francfort. La liaison via les trains "IC" est annulée, et il n'y a plus de place dans les ICE. "La grève c'est déjà ok, mais elle est mal gérée. Je n'ai pas pu m'informer auprès des services de Deutsche Bahn avant 2h30 cette nuit, et maintenant je suis coincée, c'est énervant".
 



Le trafic ferroviaire a été perturbé ce vendredi en Allemagne où les conducteurs de train de la Deutsche Bahn (DB) se sont mis en grève à l'appel d'un du syndicat GDL, qui réclame 31% d'augmentation des salaires. Il menace de poursuivre le mouvement la semaine prochaine si DB n'accepte pas de revenir négocier... Les usagers allemands n'ont pas fini d'être  dérangés dans leurs habitudes !

par Latribune.fr publié dans : REPORTAGE
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Samedi 29 septembre 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - 25 à 30% du marché national du fret ferroviaire transitent par le Nord - Pas-de-Calais, première région française en la matière. Mais depuis le 1er avril 2006, ce marché s'est ouvert à la concurrence, rognant ainsi sur le traditionnel monopole de la SNCF. De 1 % du trafic à la fin 2006, 5 % en 2007, les professionnels estiment que les prestataires privés (tels Véolia Cargo) pourraient représenter à l'horizon 2010 environ 10 % du marché. En région, des entreprises importantes comme les Carrières du Boulonnais ont franchi le pas et font appel à des opérateurs privés pour leurs expéditions.

« Le fret ferroviaire est en pleine mutation », reconnaît Michel Boudoussier, directeur régional de la SNCF. Et « guerre commerciale » oblige, la discrétion règne sur les chiffres. Au niveau national, la branche fret SNCF a accusé une perte courante de 260 millions d'euros en 2006, mais le trafic s'est redressé, avec une hausse de 3,5 % sur le premier semestre 2007. Paradoxalement, à fin juillet 2007, le trafic régional du fret n'a pas profité de cette reprise, enregistrant une baisse en tonnage de 3 % pour une baisse du chiffre d'affaires de 2,5 %, par rapport à l'année précédente.

« Pourtant, nous avons eu un mois de juillet exceptionnel avec une hausse de 6,9 % en tonnage et de 8,2 % en euros , explique Michel Boudoussier. Les nouveaux entrants sont très actifs sur notre région. D'autre part, l'objectif de massifier les trafics sur les grands axes a entraîné des reports de trafics vers la Belgique, via la Lorraine ».

Cela se traduit par un net repli du trafic fret régional de produits chimiques et de matériaux de construction. Les transports de produits sidérurgiques progressent par contre sur les sites de Dunkerque (Arcelor Mittal), en lien avec la forte demande mondiale en matière d'acier.

Face à la situation d'urgence du fret, la SNCF a engagé un programme d'action visant le haut débit ferroviaire et l'abandon des trafics les plus déficitaires. Cela se traduira en région par une révision des dessertes fret sur le secteur de Boulogne : « On va massifier les flux par trains entiers pour éviter les wagons isolés ».

D'autre part, la SNCF va désormais déléguer son activité transit dans le tunnel sous la Manche à Eurotunnel : « Les contraintes du tunnel nous font perdre 15 millions d'euros par an. Nous voulons diviser par deux le coût du transit. » Enfin, le directeur régional SNCF veut continuer à développer le trafic vers la Belgique et les ports d'Anvers et Rotterdam, qui représentent actuellement 10 % de l'activité fret régionale. Après tout, le marché du fret étant libéralisé, il peut aussi profiter à la SNCF dans l'autre sens...
 


Face à la concurrence des opérateurs privés qui ont pris 5 % du marché, la SNCF s'est engagée dans la remise à flot de son fret ferroviaire. Michel Boudoussier, directeur régional Nord - Pas-de-Calais de la SNCF, première région fret de France, doit aussi faire face aux mutations. Sa stratégie : développer le trafic vers la Belgique.

par lavoixeco.com publié dans : REPORTAGE
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Mardi 25 septembre 2007

logo-sbb.gif SUISSE - Samedi soir, 19h50. Gare d'Yverdon. Les voix s'élèvent, au sein du trio de marginaux attablés, bières à la main, sur la terrasse du café Segafredo. Loggia que l'établissement partage avec le désormais fameux magasin Coop Pronto. Les insultes commencent à fuser : «T'es qu'une conne ! T'as pas un gramme de Q.I. !» aboie une des deux femmes du groupe, la trentaine bien sonnée, sur sa voisine de table qui réplique en brisant son verre. Brouhaha qui n'échappe pas aux deux agents de la police municipale présents à ce moment à la gare «dans le cadre de passages de routine, comme on en fait tous les soirs depuis longtemps... pour prendre la température». Des agents dont l'arrivée précipitée suffit à calmer ces dames qui tentent une explication: «C'est rien. Une histoire de coiffure, entre une blonde et une noiraude de toute manière ça peut pas marcher...» Un contrôle d'identité et, déjà, l'épisode se termine aussi hâtivement qu'il avait débuté: par la dissolution du groupe qui quitte la gare aussitôt.

Un incident anodin qui, ajouté à l'interpellation, peu avant 23 heures, d'un jeune homme en provenance de Neuchâtel, sera l'unique fait marquant de ce samedi soir très tranquille passé à la gare d'Yverdon. Bien loin des émeutes de la semaine dernière qui, sur cette même place, voyaient alors s'affronter une cinquantaine de jeunes et une trentaine de policiers. «Parce que les flics nous ont cherchés», assure l'un des jeunes impliqués dans les événements. Un adolescent à l'allure de caïd qui, comme la grande majorité de ses camardes, semble redevenir un enfant sitôt que l'on prononce les mots «photo» ou «témoignage»: «Ah non, je te jure. Je suis d'accord de parler mais faut pas qu'on me reconnaisse sinon je vais me faire ramasser par mes parents !»

Soit. La version des faits selon ces jeunes: «C'est la police qui nous a provoqués. Ils se sont mis à trois pour arrêter un mec de 16 ans. Ils l'ont couché à terre en lui tordant les bras et les chevilles pendant dix minutes. Ses potes l'ont défendu. Ils avaient pas besoin de faire les cow-boys, il suffisait de l'embarquer. Après, c'est clair, ça a dégénéré grave!» La dizaine d'adolescents à l'origine des débordements, tous armés d'un téléphone portable, ayant vite eu fait - comme de signaler notre présence à la gare samedi soir - de rameuter leurs amis.

Des rabatteurs «alcoolisés», selon la police et les autorités de la ville. «N'importe quoi», assure Habib, 18 ans. «Franchement, j'étais choqué d'apprendre ce qui s'est passé vendredi, on doit pas caillasser la police. Mais c'est trop facile d'accuser l'alcool et le Coop Pronto. Le truc, c'est qu'il y a pas assez de policiers à Yverdon. Alors des fois, il y a des flics qui viennent de Lausanne et qui se croient à Chicago, ils provoquent. Avec les policiers d'ici, y a pas de problème, on se connaît. Mais l'alcool, c'est n'importe quoi! D'ailleurs le gérant, à force, il nous connaît tous et refuse de nous en vendre parce qu'on a pas l'âge.» Mais alors pourquoi Habib et ses amis restent-ils ainsi stationner sur cette place de la Gare durant leurs soirées ? «Parce que c'est pratique», explique Aziz. Avant d'ajouter: «Et puis franchement c'est vraiment bien, parce qu'avant on était tous dans des coins différents de la ville et cela créait des tensions entre quartiers. Maintenant on se connaît et le fait de se retrouver tous au même endroit cela nous a rendus plus solidaires.»


Un endroit qui, par son aménagement, invite à la halte. A l'instar de ces trois quinquagénaires, mêlés à la quinzaine de jeunes présents sur la place samedi soir, sirotant encore une bière à 22 heures. Sur la place de la Gare de cette ville qui, de l'avis de tous, agents de police y compris «est, hormis quelques débordements, mais comme partout ailleurs, une cité bien tranquille !» Une place qu'on quitte, quasi déserte, sur le coup de minuit. Forcé de constater que, ce soir-là en tout cas, Yverdon n'avait rien du Bronx. Mais jusqu'à quand ? Aziz, sur le départ, prévenait déjà: «Mais franchement, si vous ne voulez pas que cela recommence, il faut arrêter de parler de tout ça ! Certains jeunes d'Yverdon ne veulent qu'une chose, c'est que leur ville soit connue de toute la Suisse. Alors vous, les médias, s'il vous plaît, ne les excitez pas.»

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Une semaine après les émeutes dont elle a été le théâtre, «Le Matin» a passé un samedi soir à la Gare d'Yverdon en Suisse.Mais que faisaient donc notre duo de choc, Sstarkette et Hutch, ce soir là ? "Beuuuuuuuuuh moi j'avais cours de couture, et Starkette avait sa soirée Maxi-Bingo..."

par Lematin.ch publié dans : REPORTAGE
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pour les passionnées de chemin de fer qui souhaitent tout savoir sur l'histoire en images des tickets de métro parisien de 1900 à nos jours...

Seg-blog.JPG LE BLOG DE CLAUDE SEGARD 

Mon coup de coeur sur le Net... Différents sujets y sont abordés, avec humour et sagacité ! Un blog à découvrir... absolument !

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