FRANCE - Deux rendez-vous sociaux semblent infléchis par le départ de Louis Gallois et l’arrivée d’Anne-Marie Idrac à la présidence de la SNCF : La filialisation d’une partie de l’ingénierie, et le projet d’intéressement. Un bon observateur pensait que les syndicats laisseraient passer sans trop protester le premier projet. En effet, si l’entreprise ne filialise pas son ingénierie, elle prend le risque de ne pouvoir répondre à des appels d’offres.
La réaction syndicale au projet a cependant été plus tendue que prévue. Le 3 juillet, la réunion du Comité central d’entreprise a tourné court, les élus du personnel ayant quitté la salle après une déclaration commune dénonçant ce projet. Quant au projet d’intéressement, on s’attendait, si Louis Gallois restait à son poste, à ce qu’il ne soit pas dénoncé par la CGT. Mais son départ change la donne. Le 3 juillet, la CGT-Cheminots a annoncé qu’elle allait s’associer à FO, à SUD-Rail et à la FGAAC pour faire jouer son droit d’opposition à la mise en œuvre de l’accord sur l’intéressement.
« L’opposition de ces quatre syndicats, dont la représentativité cumulée dépasse les 60 %, empêche la mise en application de l’accord d’intéressement 2006-2008, signé le 26 juin par les seules fédérations CFDT, CFTC et CFE-CGC », remarque l’AFP. Au-delà de cette dénonciation, un autre observateur faisait état de craintes, répandues au sein de la direction, d’un conflit social à la rentrée. Il faut dire que les sujets chauds ne manquent pas : avec, comme principale préoccupation, la situation du fret.
Des débuts difficiles pour Anne Marie Idrac : La filialisation d’une partie de l’ingénierie, le projet d’intéressement, le dossier du Fret ferroviaire.... du boulot en perspective pour la "Baronne rouge" !








