FRANCE - Coup double pour la SNCF : le transporteur ferroviaire a dévoilé mercredi à la mi-journée des résultats semestriels encourageants et surtout, a confirmé le
redressement de sa branche fret, son maillon faible structurel. De bon augure a priori pour la rentrée sociale avec en ligne de mire le dossier miné du service minimum. La CGT Cheminots s'est
d'ailleurs aussitôt fendue d'un communiqué dans lequel le syndicat a reconnu « apprécier positivement » les « bons résultats », tout en se montrant
extrêmement réservé sur la stratégie poursuivie.
Dans le détail, les profits de la société publique ressortent à pratiquement 600 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année 2007 grâce entre autres à la bonne tenue de la branche
Voyageurs et du département Voyage France Europe en particulier. Dans le même temps, le chiffre d'affaires gagne 8% à 11,6 milliards et le résultat opérationnel courant dépasse le seuil du
milliard (+28%). Mais l'élément le plus crucial tient sans doute à la performance de la filiale fret : la division transport de marchandises est certes toujours dans le rouge, mais son
déficit se résorbe. Inexorablement. Mieux. Son activité « connaît une inversion de tendance avec un gain de +4% en produits du trafic » souligne le groupe dirigé par Anne-Marie
Idrac.
Au final, la branche fret est désormais négative de 102 millions d'euros contre –137 millions l'an dernier à pareille époque. Sur l'ensemble de l'année 2006, les pertes s'élevaient même à plus de
800 millions compte tenu de lourdes dépréciations d'actifs. Son chiffre d'affaires, lui, flirte avec le milliard d'euros (+3,5%). De quoi a priori conforté la direction dans ses choix, elle
qui vise toujours un retour à l'équilibre pour son maillon faible à l'horizon 2010. La CGT note pour sa part que l'effort manifeste consenti sur le fret tient à une « nouvelle baisse
drastique des charges ». Ce qui constitue une « bombe à retardement pour la pérennité de cette activité ».

L'entreprise publique a fait état d'un résultat net flirtant avec les 600 millions d'euros pour son premier semestre, grâce à son pôle Voyageurs. Mais surtout,
la SNCF limite ses pertes dans le fret, le traditionnel "maillon faible" de l'entreprise. Pourvu que ça dure...
par lexpansion.com
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FRANCE - Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a fait savoir, mercredi 29 août, qu'il voulait présenter un projet de loi "avant la fin de l'année" pour
créer une autorité régulatrice du secteur ferroviaire. Il "va tout faire pour que l'autorité régulatrice du secteur ferroviaire soit mise en place le plus rapidement possible".
Fin juin, le président Nicolas Sarkozy avait jugé "nécessaire de confier à une autorité indépendante la régulation du secteur ferroviaire". La motivation sur ce dossier est à chercher du
côté de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de marchandises en 2003 (lignes internationales) puis en 2006 (lignes intérieures). Cette libéralisation implique que davantage de
trains de concurrents de la SNCF circulent sur le réseau national. Or une autorité régulatrice permettrait de trancher les conflits entre ces sociétés privées et la compagnie nationale, notamment
sur l'attribution des "sillons" (créneaux horaires de circulation).
Les télécoms ont déjà leur institution de tutelle, l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), de même que l'énergie avec la CRE (Comité de régulation de
l'énergie).

Dominique Bussereau favorable à un régulateur ferroviaire : Le secrétaire d'Etat aux Transports veut
présenter un projet de loi en ce sens avant la fin de l'année afin de de confier à une autorité indépendante la régulation du secteur ferroviaire. "Et comme ça, je pourrai utiliser mon beau stylo
de secrétaire d'Etat..."
par challenges.fr
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ROYAUME-UNI - Pour Metronet Rail, et du même coup pour Bombardier Transport, la situation va en empirant à Londres. Menaces de grèves. Volte-face de la Ville de Londres
concernant son soutien à Metronet. Rebufades de la part des banques chargées de soutenir le projet de rénovation du métro londonien. Rien ne va plus.
Ainsi, Transport of London, l’organisme municipal chargé du métro londonien, a annoncé la semaine dernière son intérêt à prendre en mains l’ensemble des contrats attribués en partenariat
public-privé (PPP), et ce même si cela va à l’encontre de la volonté du premier ministre Gordon Brown.
Pourtant, Transport of London ainsi que la maire de Londres, Ken Livingstone, avaient donné leur assurance à Metronet, en juillet, que les contrats accordés en PPP seraient maintenus. Les
contrats clés en main conclus par Bombardier Transport avec Metronet portent sur la fourniture de nouveaux trains, de signalisation, de remise à neuf de trains ainsi que d'activités de
maintenance du parc de véhicules pour le métro de Londres. Ils sont évalués à 6,7 G$.
Cela étant, la direction de Bombardier Transport a souligné mercredi qu’elle «continue de les honorer conformément aux exigences contractuelles», sans donner davantage de précisions. Un curieux
optimisme, car les problèmes ne cessent de s’accumuler. Le syndicat des travailleurs du métro a déposé plusieurs préavis de grève, la première devant survenir le 3 septembre pour une durée de 72
heures. Déjà, les médias londoniens en parlent comme d’un prochain «Underground Chaos». La raison de ces grèves? La crainte que les contrats attribués à Metronet entraînent des licenciements et
une révision des conditions salariales des employés du secteur public.
Quant à Metronet elle-même, elle est passée en juillet dernier sous administration judiciaire. Pourquoi? Parce que le consortium international - composé à parts égales de Bombardier, WS Atkins,
Balfour Beatty, Électricité de France et Thames Water Utilities - n’a plus les ressources financières pour poursuivre la rénovation et l’entretien du métro de Londres.
Deux raisons expliquent cette situation : les banques chargées de soutenir le projet de PPP ont refusé en juin d’accéder à la demande de Metronet pour une rallonge financière de 551 millions de
livres, lui octroyant seulement 121 millions de livres. Et les dépassements de coûts du chantier ont déclenché un litige entre Metronet et la Ville de Londres.
De fait, la Ville de Londres et son maire, Ken Livingstone, attribuent la note à de nombreux retards qu’aurait accusé Metronet depuis le début du projet, il y a quelques années. Ils demandent
donc aux cinq propriétaires de Metronet, dont Bombardier, d’absorber la facture. Le consortium soutient, de con sôté, avoir effectué des travaux supplémentaires à la demande des responsables du
métro. Ces tâches n’étaient pas inscrites au contrat, allègue Metronet.
La réaction de Bombardier a consisté à passer en juillet une dépréciation de l’intégralité de son investissement dans Metronet à ses comptes trimestriels. Dépréciation de 162 M$ qui pèse sur les
résultats du deuxième trimestre de 2008, au point de provoquer une perte nette de 71 M$ (0,05$ par action).

Rififi chez les rosbeefs : Menaces de grèves, volte-face de la Ville de Londres concernant son soutien à Metronet, rebufades de la part
des banques chargées de soutenir le projet de rénovation du métro londonien... Du coup, les résultats du 2e trimestre de Bombardier ont du plomb dans l'aile." well,
shocking..."
par lesaffaires.com
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FRANCE - A l'image de son TGV qui détient le record du monde de vitesse, la branche Transports d'Alstom a le vent en poupe. Le
constructeur français a annoncé cet été la signature d'un contrat de 150 millions d'euros avec Deutsche Bahn pour des trains régionaux en Bavière ainsi qu'un contrat de 500 millions d'euros pour
la fourniture de nouvelles voitures au métro de New York. Quelques semaines plus tôt, Alstom avait annoncé un contrat record de 2 milliards d'euros de 80 rames TGV Dupleix à la SNCF. Ce contrat
devrait rééquilibrer les ventes du groupe en faveur du marché français. Alstom qui réalisait 80 % de son chiffre d'affaires en France à la fin des années 1990, n'en réalise en effet plus que
19 % aujourd'hui.
« Alstom Transports doit faire face à une concurrence de plus en plus importante en France, commente un expert de l'industrie ferroviaire. Pour maintenir son leadership, le
constructeur français doit se développer à l'international et consentir d'importants sacrifices commerciaux .» Malgré de nombreux contrats à l'étranger, les ventes de la division
Transport augmentent moins vite que celles de la division énergie : + 15 % au deuxième trimestre contre + 40 % (division Power Systems).
Pour maintenir ses marges, le groupe a consenti d'importants gains de productivité et a dû baser ses usines d'assemblage dans des pays à moindre coût. « Nos marges étaient à 6 %
l'an dernier et devraient atteindre 7 % en 2007, se félicite Philippe Mellier, président d'Alstom Transport. Nous sommes plus rentables que nos concurrents et sommes moins
dépendants de notre marché d'origine. »
Cette stratégie n'a pas empêché Alstom de s'incliner l'an dernier face à Bombardier sur le contrat des trains de banlieue de la région parisienne. Le groupe canadien avait une offre 10 %
plus intéressante que la sienne. Les deux concurrents devraient se retrouver d'ici à deux ans pour ce qui pourrait être le contrat du siècle : le renouvellement de la flotte TGV en France.
Pour l'heure, Alstom attend le résultat d'un appel d'offres pour la vente de 25 rames en Italie. Cette fois, son adversaire est l'allemand Siemens.

Grosse pression pour Alstom : en France, le constructeur français du TGV V 150 fait face à une concurrence de plus en plus vive... Pour maintenir
son leadership, le constructeur français doit se développer à l'international et consentir d'importants sacrifices commerciaux . Dur, dur...
par Le Figaro.fr
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SUISSE - Les violents orages ayant traversé la Suisse la nuit dernière ont entraîné des coupures de courant, des caves inondées et des perturbations de trafic. La ligne
CFF reliant Bienne (BE) à La Chaux-de-Fonds (NE) a été coupée en raison d'une inondation.
Les voies et les aiguillages étant sous l'eau à Courtelary (BE), la liaison a été interrompue de 09h00 à 12h30. Pendant ce temps-là, les voyageurs ont été acheminés par bus entre St-Imier (BE) et
Sonceboz (BE), précisent les CFF. Outre-Sarine, la foudre a frappé une ligne de contact de la ligne RER reliant Berne à Soleure. Le trafic a été perturbé de 07h15 à 10h30.
Entre Nottwil (LU) et Zofingue (AG), la foudre a frappé des aiguillages et entraîné des retards et des annulations de trains dès 06h15. La situation a été rétablie vers 08h00, mais une barrière
défectueuse a entraîné de nouveaux retards près de Sempach (LU). Les trains reliant Berne à Lucerne ont été déviés via l'Entlebuch, allongeant le trajet d'environ 10 minutes.
Les orages ont provoqué des coupures de courant de près d'une heure mercredi matin dans diverses régions du canton de Neuchâtel, près de Rochefort ainsi que dans une partie de la Vallée de la
Sagne. La foudre a aussi touché un transformateur à Môtiers, dans le Val-de-Travers, occasionnant une coupures de courant à Fleurier. Mais les pompiers n'ont pas reçu d'appels à l'aide, a indiqué
la police cantonale.
Dans le canton de Berne, la police a reçu plus d'une centaine d'appels pour des caves inondées. A Lyss, le niveau de la rivière est fortement monté et les autorités ont déclenché l'alarme par
SMS: la population des régions risquant d'être inondées a été priée de prendre rapidement des mesures pour protéger les bâtiments. Les pompiers ont distribué des tuyaux de protection contre les
crues.

Pour l'été indien cette année en Suisse, c'est rapé... Les violents orages qui ont traversé le pays cette nuit ont entraîné des coupures de courant, des caves
inondées et des perturbations de trafic. Ah, le déréglement climatique...
par 24heures.ch
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FRANCE - Les comptes de la SNCF au premier semestre sont bons, selon les informations collectées par les syndicats. Ils seront arrêtés ce matin
par le conseil d'administration. Le groupe, intégrant l'établissement public industriel et commercial (Epic) et les filiales, devrait afficher un chiffre d'affaires en hausse de 8 %, à 11,65
milliards d'euros, et un bénéfice net de 600 millions.
L'Epic seul verrait son chiffre d'affaires progresser de 4 % grâce à l'augmentation du trafic voyageurs. Surtout, l'activité fret, qui avait fortement pénalisé les comptes l'an dernier, a ramené
son déficit à 100 millions au premier semestre, contre 138 millions au premier semestre 2006. « Il y a eu une bonne tenue des trafics, avec un maintien du prix moyen de la tonne par
kilomètre. Les trafics plus rémunérateurs, comme ceux de l'automobile, ont augmenté », explique une source proche du dossier.
Ces chiffres ont fait réagir les syndicats, qui se préparent à revenir à la table des négociations sur les questions des salaires et de l'organisation du travail dans l'activité fret. Saluant ces
« bons résultats financiers » malgré « une situation du fret toujours extrêmement préoccupante », la CFDT-cheminots attend maintenant « que l'investissement des cheminots
soit reconnu dans la dernière phase de la négociation salariale 2007 avec un juste retour ».
De son côté, l'Unsa-cheminots, qui se dit toujours inquiète au sujet de l'activité fret, « des décisions devant être annoncées à la rentrée », préfère aborder cette
période « avec une situation moins mauvaise pour le fret ».

Un chiffre d'affaires qui serait en hausse de 8 % à 11,65 milliards d'euros et un bénéfice net de 600 millions selon les syndicats. Seule bête noire : le Fret, dant
la situation est toujours extrêmement préoccupante ....
par Lesechos.fr
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ALLEMAGNE - L'Allemagne est soulagée. Le syndicat de la compagnie ferroviaire Deustche Bahn, qui menaçait d'une
grève dure s'il n'obtenait pas une augmentation des salaires satisfaisante, a accepté de revenir à la table des négociations. GDL, qui représente 34.000 agents de conduite, contrôleurs et le
personnel chargé de la restauration à bord des trains, s'est engagé à ne lancer aucun mouvement social, au moins d'ici au 30 septembre.
Depuis le 13 août, le syndicat minoritaire, qui réclame une hausse de 31% des salaires contre les 5% à 6% proposés par la direction, avait déjà suspendu sa menace de grève jusqu'au 27
août pour trouver un accord avec deux conciliateurs expressément dépêchés. Ceux-ci ont réussi à faire accepter à GDL le principe de négociations
communes avec les deux autres syndicats majoritaires de la Deutsche Bahn, Transnet et GDBA. En échange, la Deustche Bahn a accepté que les conducteurs de trains aient leur "propre accord"
sur les salaires et le temps de travail.
Transnet et GDBA avaient conclu un accord avec la Deutsche Bahn début juillet, qui prévoyait une augmentation des salaires de 4,5% sur 19 mois, assortie d'une prime de 600
euros. Ce contrat, qui concernait toute la branche, avait été catégoriquement rejeté par GDL. L'organisation syndicale exigeait un accord spécifique à la catégorie de salariés qu'elle
représente et menaçait de paralyser l'Allemagne.

En échange d'un contrat de travail propre aux conducteurs de trains, le syndicat de la compagnie ferroviaire allemande, qui menaçait de
paralyser le trafic, accepte de revenir à la table des négociations. Remballe ta banderole, Klaus, la grève n'est plus à l'ordre du jour...
par lesechos.fr
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