La perte nette de l'exercice 2007 atteint 771 millions d'euros contre 295,5 millions d'euros en 2006 en partie à cause d'éléments non récurrents. Alors qu'il était positif en 2006 (255 millions d'euros), le résultat opérationnel courant devient négatif à -7,7 millions d'euros en 2007 :
- Les recettes commerciales du réseau augmentent de 171,7 millions d'euros à 2.597 millions d'euros, soit
+7,1 % par rapport à 2006. Cette hausse résulte de l'augmentation des barèmes et de la mise en service commerciale de la LGV Est européenne en juin 2007. Malgré la montée en puissance de la LGV Est européenne, les circulations des trains SNCF, exprimées en trains-km, sont en baisse (-2,2 %). A l'inverse, le trafic des nouvelles entreprises de fret ferroviaire est multiplié par 7 ; leur part de marché atteint 3,3% (contre 0,4 % en 2006).
- Les autres recettes commerciales, liées aux opérations patrimoniales, restent à un niveau élevé (90,3 millions d'euros). Les plus-values sur cessions réalisées par RFF traduisent le potentiel de valorisation du patrimoine de RFF.
- Enfin, la Contribution aux Charges d'Infrastructure diminue de 151 millions d'euros à 828 millions d'euros.
- La rémunération des gestionnaires délégués augmente de 157,2 millions d'euros en 2007 à 2.863 millions euros. Elle correspond essentiellement (pour 2.718 millions d'euros) à la nouvelle convention de gestion pluriannuelle de l'infrastructure (2007-2010) entre RFF et la SNCF qui prévoit une hausse de la rémunération de la SNCF en contrepartie d'un effort accru d'entretien et d'engagements de productivité. La rémunération des gestionnaires délégués du patrimoine s'élève à 79,3 millions d'euros.
Le résultat opérationnel non courant est déficitaire de 134,2 millions d'euros du fait d'une charge nette comptabilisée par RFF dans le cadre du transfert de voies ferrées aux ports, désormais chargés de la gestion de leur propre infrastructure ferroviaire.
Le résultat financier reste déficitaire à - 629 millions d'euros contre - 548 millions d'euros en 2006. Le coût de la dette a en effet augmenté de 48,8 millions d'euros à 1335,6 millions d'euros en 2007 tandis que la subvention de désendettement diminue de 36,5 millions d'euros à 693,5 millions d'euros.
En 2007, Réseau ferré de France a maintenu un niveau très élevé d'investissements, en hausse de 138 millions d'euros à 2.468 millions d'euros. Les investissements de maintien du réseau augmentent de 2,1 % à 1.055,9 millions d'euros après 1.034 millions d'euros en 2006. Cette augmentation s'inscrit dans le cadre du plan de rénovation arrêté en 2006. Les investissements de développement du réseau sont en hausse de 14,6% : 1.355,3 millions d'euros en 2007, contre 1.182,9 millions d'euros en 2006.
Au total, 240 millions d'euros de plus ont été consacrés au réseau classique (630 millions d'euros en 2007 soit + 62%). Cette augmentation est liée à la montée en puissance du volet ferroviaire des contrats de projets entre l'Etat et les régions. Les investissements de développement du réseau à grande vitesse connaissent un léger ralentissement à 691 millions d'euros, la montée en puissance du nouveau chantier de la LGV Rhin-Rhône branche Est ne compensant pas encore l'achèvement du chantier de la LGV Est européenne. Ainsi en 2007, RFF a consacré plus des deux tiers de ses investissements au réseau classique et près d'un tiers au réseau grande vitesse.
En raison d'une baisse de la capacité d'autofinancement et d'un effort d'investissement soutenu, mais aussi du fait d'éléments non récurrents (transferts des voies portuaires et provisions exceptionnelles), la dette financière nette de RFF augmente donc en 2007 de 564 millions d'euros (hors appréciation des instruments financiers de couverture). Elle s'élève ainsi à 27,4 Milliards d'euros (en valeur de remboursement).

Un réseau qui coute cher... et qui creuse les déficits. En 2007, la dette financière nette de RFF a augmenté de 564 millions d'euros (hors appréciation des instruments financiers de couverture). Si l'on considère que sur la même période, la SNCF a elle pu elle engranger un excédent d'un milliard d'euros, cela augure donc des hausses de prix de péages inévitables... et donc mécaniquement des hausses des prix des billets. Usagers, préparez la petite monnaie....





