Jeudi 29 novembre 2007

logo-sncf.jpg FRANCE -  Le Conseil d'Etat s'est penché mercredi sur le rôle de la SNCF dans la déportation des Juifs en examinant la requête de la famille Lipietz pour que soit reconnue la responsabilité de l'entreprise ferroviaire dans l'acheminement de plusieurs de ses membres vers les camps. Alors que plusieurs centaines de dossiers sont actuellement déposés dans les tribunaux administratifs par des déportés ou leur famille, c'est la première fois que la plus haute juridiction administrative est appelée à se prononcer.

Sa décision, qui sera rendue dans plusieurs semaines, fera jurisprudence.La famille du député européen Alain Lipietz a déposé un recours contre l'annulation le 27 mars 2007, par la cour administrative d'appel de Bordeaux, de la condamnation de la SNCF dans la déportation de quatre de ses membres dont le père de M. Lipietz.

Cette condamnation avait été prononcée le 6 juin 2006 par le tribunal administratif de Toulouse qui avait condamné l'Etat et la SNCF à indemniser la famille. Mais la cour de Bordeaux avait estimé que les tribunaux administratifs étaient incompétents pour trancher cette question. Même si le Conseil d'Etat devra trancher la question de la compétence, les débats de mercredi ont aussi abordé le problème de fond.

Le 8 mai 1944, Georges Lipietz, son frère, sa mère et son beau-père étaient arrêtés à Pau par la Gestapo après avoir été dénoncés par des voisins. Conduits à Toulouse, ils ont été acheminés par train vers le camp de Drancy, en banlieue parisienne, les 11-12 mai, après un voyage de 36 heures et une seule halte. La libération du camp de Drancy, le 18 août 1944, leur a permis d'échapper in extremis au dernier convoi en partance pour les camps de la mort.

Georges Lipietz a voulu faire reconnaître la responsabilité de l'Etat et de la SNCF dans cette tragédie et depuis sa disparition, le 18 avril 2003, sa famille a pris le relais. Leur avocat, Alain Monod, a rappelé mercredi que l'Etat n'a pas fait appel de sa condamnation et "s'est incliné devant le jugement" prononcé à Toulouse, "ne niant pas implicitement sa responsabilité dans cette affaire". Il n'en va pas de même de la SNCF, qui selon Me Monod, porte une lourde responsabilité car "sans l'avoir suscitée, elle a participé à une opération de police".

L'avocat de la compagnie, Me Adrien-Pierre Odent, a demandé qu'il n'y ait "pas d'amalgame entre les conditions matérielles du transport et la décision de celui-ci". "Les contraintes dont ont été victimes les membres de la famille Lipietz n'étaient pas le fait de la SNCF mais des autorités d'occupation relayées par les autorités françaises", a estimé l'avocat de la SNCF.

Le commissaire du gouvernement, magistrat indépendant chargé de faire des recommandations au Conseil d'Etat, a abondé dans ce sens en demandant le rejet de la requête des Lipietz. Pour Emmanuelle Prada Bordenave, en effet, "la SNCF n'avait pas l'initiative de la déportation des personnes" et "c'est bien le 11 juin 1942 que s'est décidée à Berlin la déportation des Juifs de France, de Belgique et des Pays Bas" et "l'Etat français s'est compromis pour satisfaire ces demandes". "La SNCF était tenue d'exécuter ces transports à la demande de l'administration" même si elle l'a fait "sans s'interroger un instant sur les conséquences de son obéissance pour les personnes transportées", a ajouté la magistrate.
 
 
Mise en cause de la SNCF dans la déportation de leur père: Alain Lipietz, aux côtés de sa soeur Hélène, montre des documents le 27 mars 2007, lors d'une conférence de presse à Paris

par Eric publié dans : SOCIETE
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Mardi 13 novembre 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - Une véritable « épreuve ». C’est le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, qui le dit. « Nous sommes à la veille d’un combat politique important, ajoutait-il, dimanche 11 novembre au soir, devant le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. On ne fait pas les farauds parce que c’est difficile. » 

Dans ce « combat » annoncé, le chef de l’État et le gouvernement ont plus à perdre qu’à gagner. Même si le premier ministre répète qu’il n’a « pas peur » et qu’il n’est « pas du genre à céder », c’est sa capacité à réformer et à rompre avec les reculs du passé, maintes fois dénoncés par Nicolas Sarkozy pendant la campagne, qui est en jeu. Un recul sonnerait le glas de la stratégie de « rupture » du chef de l’État. 

Et les réformes suivantes seraient bien plus difficiles à mener. « Notre fermeté, ce n’est pas une posture, c’est une exigence de justice et d’équité », a martelé, dimanche, le premier ministre. De son côté, lundi 12 novembre à Berlin, Nicolas Sarkozy s’est dit « dans un état d’esprit très calme et, en même temps, très déterminé » : « La porte du dialogue reste ouverte, mais ces réformes, nous les ferons », a-t-il insisté.

Au-delà des déclarations, le gouvernement sait bien qu’il court plusieurs risques dans cette affaire, à court ou moyen terme. Que le mouvement de grève contre la réforme des régimes spéciaux dure. Qu’il fasse jonction avec celui des étudiants, qui assurent protester contre la réforme des universités, ou avec la journée de mobilisation des fonctionnaires, prévue le 20 novembre. Et la situation deviendrait alors beaucoup plus délicate. 

« Il ne faut pas mettre sur le même plan des éléments de contestation qui ne sont pas comparables », a mis en garde vendredi 9 novembre le porte-parole de l’Élysée, David Martinon. Pour l’heure, le gouvernement mise sur l’opinion publique, qui serait favorable à la réforme, selon les sondages, ainsi que sur l’exaspération des usagers des transports publics. Il s’appuie aussi sur sa « légitimité », tirée des urnes. « La réforme des régimes spéciaux est un engagement fort du président, a ainsi rappelé David Martinon. C’est donc un engagement qui sera tenu. »

« L’exécutif sortira gagnant de cette épreuve de force s’il parvient à tenir une ligne comparable à celle de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, soit celle d’un gouvernement qui tient bon face aux syndicats et à la rue », analyse le politologue Jean-Philippe Roy. Pour ce dernier, enseignant à Tours, Nicolas Sarkozy a engagé « un pari symbolique » : celui de « montrer qu’il incarne le progrès, tandis que la gauche et les syndicats incarnent la conservation ». 

Mais quoi qu’il arrive, poursuit le politologue, « l’exécutif doit, au moins en apparence, sortir gagnant de la confrontation ». C’est ce qui inquiète le député UMP Hervé Mariton, qui redoute les faux-semblants d’un « jeu de rôle » : « Les syndicats feraient mine de continuer de s’offusquer tout en ayant obtenu satisfaction dans les grandes lignes tandis que le gouvernement ferait mousser une réforme qui aurait été vidée de son contenu ». Attention, poursuit l’élu, « le gouvernement doit démontrer qu’il est capable de réformer vraiment. Pas à moitié. » 

La bataille sociale annoncée sera un test pour Nicolas Sarkozy, mais pas seulement… Dans cette affaire, les syndicats aussi jouent gros. Ceux qui laissent planer la menace d’une paralysie semblable à celle de décembre 1995 s’exposent au risque d’une défaite cuisante : d’une part parce que le chef de l’État avait fait de la réforme des régimes spéciaux un thème de campagne, d’autre part parce que l’opinion publique se montre aujourd’hui moins compréhensive.

Cela dit, les enjeux varient d’un syndicat à l’autre. Du côté des plus radicaux, SUD-rail et FO-cheminots continuent à revendiquer le « retrait du projet ». Mais Christian Mahieux (SUD-rail) a réclamé lundi 12 novembre l’organisation d’une « table ronde tripartite » entre l’État, les syndicats et les entreprises concernées. Une demande déjà formulée par le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, mais refusée par le ministre du travail, Xavier Bertrand. 

Faut-il voir là, de la part des plus radicaux, une tentative de sortir du conflit la tête haute ? En effet, « la question de fond, commente le sociologue Henri Vacquin, est de savoir comment les organisations vont se tirer de ce conflit. » Pour ce spécialiste des relations du travail, les « durs » ont « peu de chance de l’emporter ». À moins de réussir – durablement – la jonction avec les grèves à venir.

S’agissant des syndicats réputés réformistes, « l’enjeu, analyse Henri Vacquin, sera de réussir à faire passer une signature comme un compromis gagnant, et non comme une compromission ». À la CFDT toutefois, la crise qui a suivi la réforme des retraites de la fonction publique en 2003 – dont la centrale s’était retrouvée seule signataire – est encore dans tous les esprits. « Personne n’a intérêt à se retrouver seul à négocier », reconnaît Jean-Louis Malys, chargé du dossier « régimes spéciaux » à la centrale cédétiste. Celle-ci doit en outre composer, comme toutes les confédérations, avec les positions forcément plus tranchées des fédérations concernées (transports, énergie…). Mais personne, de fait, n’a intérêt au pourrissement. Même SUD-rail l’a assuré : « Le but n’est pas de s’installer dans la grève. »

« Quel que soit le scénario, on ne coupera pas à une recomposition du paysage syndical, estime Henri Vacquin. Nous sommes face à une opportunité historique de nous orienter vers une logique réformiste, alors qu’une série de négociations est en cours avec le patronat. » À la CFDT, « nous attendons des garanties sur plusieurs points, comme la pénibilité, avant toute discussion », assure ainsi Jean-Louis Malys, à l’instar de la CFTC et de la CFE-CGC. Pour Henri Vacquin, le gouvernement devra lâcher un peu de lest s’il veut assurer les bases d’une démocratie sociale solide. 

Voila un hasard qui fait bien les choses. Pour sa première réunion, mardi matin 13 novembre dans un bistrot parisien, le Groupe de liaison de la gauche et des écologistes aura un sujet tout trouvé : le mouvement social. Ce « club des cinq » façon gauche plurielle (PS, PCF, Verts, radicaux et chevènementistes) espère même profiter de l’occasion pour se refaire une façade unitaire, en présentant un texte commun sur la réforme des retraites. Pour la gauche, évidemment, la montée de la température sociale est une arme contre le gouvernement. « Quand on est dans l’opposition, on préfère voir des gens dans la rue pour protester que pour applaudir », s’amuse un député parisien. Ceci dit, dans les partis de gouvernement, personne ne se réjouit ouvertement de voir le pays paralysé par la grève. Au contraire, le PS reproche même « solennellement au gouvernement de ne pas tout faire pour qu’il puisse y avoir dialogue ».

Si le PS apprécie les difficultés du gouvernement, il surfe avec prudence sur la vague de grève. Beaucoup de responsables socialistes redoutent en fait d’être assimilés à des tenants du statu quo s’ils soutenaient les cheminots dans un mouvement strictement catégoriel. Au risque de susciter le rejet dans l’opinion. Une crainte que ne partage pas forcément l’aile gauche du parti. « En 1995 aussi, le soutien était plus faible au début. Puis il avait grandi au fil des jours », se rappelle le député européen Benoît Hamon.

Le PS aimerait en fait transformer les mobilisations sur la réforme des retraites, dans les universités ou dans le monde judiciaire, en autant d’armes pour son véritable objectif : recentrer le débat sur le pouvoir d’achat. « Il ne s’agit pas de penser que la colère est simplement celle des cheminots ou celle des bénéficiaires des régimes spéciaux. Si le gouvernement pense que ce n’est que le mécontentement d’une partie des Français et s’il espère monter l’autre partie contre ceux qui se mobilisent, il se trompe. Le mécontentement est aujourd’hui général dans notre pays et la colère n’est pas réservée à ceux qui s’apprêtent à manifester », assure Bruno Le Roux, secrétaire national du PS chargé des élections.

À quatre mois des prochaines élections municipales, le PS peut espérer profiter du regain de mobilisation de la gauche syndicale. Mais les socialistes sont aussi bien placés pour savoir qu’il y a loin de la rue aux urnes : les grandes manifestations et le retrait du contrat première embauche, en avril 2006, n’ont pas empêché la défaite de la gauche, un an plus tard, à la présidentielle.

Bien sûr, les partis de la gauche radicale se félicitent de la combativité syndicale. À vrai dire, ils n’y sont pas pour rien. La LCR joue un rôle actif chez SUD. Les communistes gardent une influence dans la CGT. Les lambertistes du Parti des travailleurs ont une longue histoire avec FO. Les coordinations étudiantes regroupent de nombreux militants venus des organisations de la gauche radicale. « Parce qu’ils sont actifs et organisés, ces militants parviennent à jouer dans de tels mouvements un rôle sans rapport avec leur poids électoral », note ainsi Philippe Raynaud. Mais pour ce professeur de sciences politiques à Paris II et spécialiste de l’extrême gauche, « il ne faut pas non plus fantasmer sur la capacité de mobilisation de ces partis. Si un mouvement prend, s’étend, dure, c’est bien qu’il y a derrière un vrai mécontentement ».

Acteur engagé dans les conflits sociaux, l’extrême gauche se défend de toute manipulation. Elle voit en revanche dans les protestations actuelles la preuve qu’un espace politique est disponible. Si le « gouvernement tombe sur un os », selon l’expression d’Olivier Besancenot lundi 12 novembre sur LCI, c’est bien qu’il existe « un secteur du salariat qui n’a pas envie de se laisser faire, une partie de la jeunesse qui n’a pas envie de se laisser faire, et là-dedans, on retrouve des militants d’une gauche qui n’a pas envie de baisser les bras ».

À l’extrême gauche, beaucoup rêvent désormais de voir la grève faire tâche d’huile. Arlette Laguiller, porte-parole de Lutte ouvrière, termine d’ailleurs invariablement ses éditoriaux hebdomadaires par des appels à la mobilisation générale. Cette fois encore, elle espère « que les luttes s’amplifient et convergent vers un mouvement de l’ensemble du monde du travail, seul à même de faire reculer un patronat arrogant et ses hommes de main au gouvernement ».

Cet espoir de nouveau « grand soir » paraît toutefois bien aléatoire, tant le paysage politique de l’extrême gauche s’avère chaotique. Le PCF se débat en pleine crise. La LCR s’interroge sur sa capacité à se fondre dans un mouvement plus large. Lutte ouvrière a perdu de sa superbe électorale. L’association Attac, autrefois fer de lance de l’altermondialisme, demeure convalescente. Au final, constate Philippe Raynaud, « tous ces mouvements qui sont à l’aise sur le terrain des mobilisations peuvent y puiser une certaine revitalisation. Mais ils semblent loin d’être en mesure d’offrir au mouvement social un débouché politique. » 
 


Avec la grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux qui débute mardi 13 novembre au soir dans les transports, le gouvernement, les syndicats et l'opposition se trouvent engagés dans une épreuve de force lourde de conséquences... qui cédera le premier ?

par La-croix.com publié dans : SOCIETE
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Jeudi 8 novembre 2007

logo-sbb.gif SUISSE - Sylvie est écoeurée. «Dimanche soir, en rentrant à Genève, le train était bondé, du coup je n'ai pas pu garder mon ordinateur portable avec moi. J'ai dû le placer au dessus, sur le porte-bagages. Je l'ai surveillé quasi en permanence, sauf durant les dix minutes où j'ai lu et ça a suffi pour qu'on me le vole!» Malheureusement, à l'instar de cette jeune étudiante en droit, de nombreux passagers se sont déjà fait détrousser en utilisant le rail. Et d'autres connaîtront bientôt le même sort. 

Car de véritables pros du vol à l'astuce (le plus souvent des délinquants d'origine slave ou nord-africaine) opèrent désormais dans les trains. Leurs techniques? «Les pickpockets ont besoin d'approcher leurs victimes, explique le porte-parole de la police cantonale genevoise, Patrick Pulh. Alors, par exemple, ils proposent aux gens de les aider à porter leurs bagages dans le wagon. Leur courtoisie endort la vigilance des voyageurs, ils en profitent pour les voler et s'enfuient avant que le train démarre.» 

Et ces malfrats ont encore bien d'autres techniques. «Il y a aussi le coup de la tache, précise Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale vaudoise. Le voleur gicle un produit, de l'encre par exemple, sur les habits de quelqu'un, puis lui fait remarquer cette tache et se propose de l'aider à la nettoyer.» Pour détourner l'attention de leurs victimes, les détrousseurs sévissent également souvent à deux. «L'un fait tomber de la monnaie de sa poche, vous vous penchez pour l'aider à la ramasser et l'autre n'a plus qu'à subtiliser vos biens et s'enfuir.» Et parfois, tandis que l'un attire le regard du passager en tapant contre sa fenêtre, le complice, qui, lui, est dans le train, se charge de récupérer le butin.

Pourtant, pour le chef de la police ferroviaire en Romandie, Armin Eberhardt, il n'y a pas de quoi paniquer. «Nous avons connu un pic de vols voilà deux mois. Nous avons réagi en faisant de la sensibilisation et des patrouilles préventives et aujourd'hui ça s'est calmé . Et tant mieux !» Reste que chacun doit se montrer très vigilant. « Il ne faut jamais suspendre sa veste a vec son portefeuille dedans, ni laisser d'objet sans surveillance. Celui qui va aux toilettes a intérêt de prendre son ordinateur portable avec lui.
 

 

                                                         

  Les chiffres en Suisse

Vaud:Une quarantaine de plaintes déposées pour des vols à l'astuce et une dizaine pour des vols d'ordinateurs depuis le début 2007

Genève*:509 événements (vols et tentatives) recensés entre le 1er janvier et le 30 septembre 2007

Zurich*:823 plaintes déposées en 2005 et 669 en 2006

Fribourg: 135 plaintes déposées en 2006 et 125, pour l'instant, en 2007

* Genève et Zurich sont des gares de «réception». C'est donc là, à leur sortie, que les passagers déposent une plainte.

 

 
 

Gare aux voleurs dans les trains suisses.... les margoulins, détrousseurs  et autres pickpockets savent y faire : les chiffres publiés ci-dessus parlent d'eux même...
par Lematin.ch publié dans : SOCIETE
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Lundi 5 novembre 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - Au cours d'une fête près de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) ce dimanche, plusieurs groupes de jeunes se sont affrontés. Ils ont ensuite agressé des voyageurs dans le RER D et une vingtaine d'entre eux ont été interpellés. 

Certains, dont des mineurs de 14 ans, sont en possession de matraques électriques, couteaux et bombes lacrymogènes. « Il n'est pas dit que nous ayons vraiment les auteurs. C'est la confusion », confiait hier soir le substitut du procureur de Melun. 

...
 

Violences sur le RER D : des jeunes dont certains avaient à peine 14 ans se sont affrontés sur la ligne et ont au passage agressé des voyageurs. Bravo aux parents pour ce bel exemple déducation... modèle !

par Eric publié dans : SOCIETE
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Dimanche 9 septembre 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - La gare du Nord à Paris : Ça y bastonne ? De temps à autre. On y voyage surtout. On y voyage beaucoup. Des six gares parisiennes, elle est la plus chargée en trains, en gens et en histoires. Dans les entrailles de la gare du Nord, on croise toute la société. France d'en bas, France d'en haut, France du bout du quai. Retour sur une journée à la gare du Nord, vendredi dernier :

7
 h 30. Dehors, un soleil d'Austerlitz fait chanter sa pierre blonde. Dedans, ça turbine pour cause de turbin : « On a deux pointes. La première entre 6 h 30 et 9 h, la seconde entre 16 h 30 et 19 h. » Les deux marées de gros coefficient déferlent au pas de l'être humain qui galope avec une trotteuse dans la tête. Il y a du tic-tac et de la tactique dans l'air. Les gens arrivent de Picardie, de Seine-Saint-Denis et de plus loin. Ils ont des musettes, des sacs à dos, des valises à roulettes ou de simples pochons en plastique. Des itinéraires millimétrés et cadencés. N'essayez pas de remonter la vague. Surfez dessus ou mettez-vous de côté. 70 % des voyages sont effectués dans le laps de temps des deux pointes du matin et du soir. Ici, chaque jour, 500 000 personnes débarquent et embarquent. Gare du Nord, c'est la huitième ville française. Le ventre de Paris est là.

8
 h 15. Vous prenez donc une foule d'un demi-million et vous la glissez dans 80 hectares entassés sur cinq niveaux. En clair, vous glissez l'équivalent de la population de Nantes dans une ferme de la plaine de Caen où travailleraient 3 000 personnes dont 1 000 cheminots. Où arrivent et d'où partent 1 700 trains chaque jour. Les gares sont des lieux de tensions avec des wagons de soucis. Celle-ci plus qu'une autre. Sur une année, 180 millions de personnes (la population du Brésil) transitent par là. En Europe, la « Nord » est la championne. Dans le monde, seuls Chicago et Tokyo la dépassent. Bombay, l'indienne, est derrière.

10
 h. Et qui transforme cette cacophonie en orchestre symphonique ? Le chef de gare. Jean-Michel Ruscher, 37 ans, vient de prendre la baguette. 48 heures plus tôt, Séverine Lepère, 35 ans, était aux manettes de ce gros machin. Désormais, elle s'occupe de la ligne B du RER qui arrive ici, aussi. Elle l'aime cette gare « attachante et compliquée. Ici, c'est ouvert à tous. À l'émir des États arabes qui veut une rame d'Eurostar rien que pour lui et ses proches, comme à la femme de ménage qui veut le 6 h 51 pour Longjumeau pour reprendre sa fille chez la nounou ». Elle était là, Séverine, quand la violence a éclaté en mars dernier et a duré six heures, tout au fond des entrailles de la gare : « Cette gare, est un concentré de la société. Tous les problèmes y entrent, comme les trains. » Comment prévenir les tempêtes ? « En faisant notre boulot. Ici, c'est propre parce qu'on fait tout pour. Il n'y a pas un tag, pas un carreau de cassé. Il y a de la lumière. Si on assure le confort, on a fait les trois quarts du chemin. » 

11 h 30. C'est un immense millefeuille que percent 44 escaliers mécaniques. Tout en bas, les trois lignes de RER, puis les trois lignes de métro, le centre commercial et la gare avec ses trains banlieusards, régionaux et internationaux. D'ici, on va à Sarcelles et à Amsterdam. Ces mondes se croisent peu. Tout en bas, les peaux noires des travailleurs pauvres. Tout en haut, les costumes rayés des cadres très supérieurs. Tout en bas, les hagards du petit matin ou de l'extrême soirée. Tout en haut, les portiques de sécurité, les « agents d'escale » et même des policiers britanniques en poste à demeure. Les inégalités, presque caricaturales, de la société française sont à portée de regard. Tout en bas, le café est à 1,25 €. Tout en haut, son prix double. Dans une gare, le monde est aussi cruel qu'il est pressé. En haut, près de la bulle des Thalys rutilants, deux petites Roumaines font la manche.

15
 h. Djibrill s'est installé contre la rampe de la voie 44. Il a sa canette de Coca, et toute la quincaillerie qui classe : Ipod, le must des baladeurs numériques, et téléphone portable. Il est peu loquace, Djibrill. Il vient du « 9-3 ». Ici, dans le centre commercial où cent cinq boutiques s'illuminent, il est comme chez lui. Tout à l'heure, ses copains vont le rejoindre. Ils s'installeront aux abords du magasin de chaussures Foot Locker. Les filles, elles, s'installent devant Jennyfer. Et tout ce petit monde cause, drague, flirte, parle haut. Les bandes ? Il n'en connaît pas. Quand, ça châtaigne, c'est surtout le week-end. Lui, il passe souvent cinq heures ici. C'est un enterré volontaire. De bandes, ce jour-là, on n'en voit guère, on n'en voit pas. À part quatre Néo-Zélandais, supporteurs de rugby. Vous cherchez des zoulous, vous trouvez des Maoris. À la caisse du Monop', la jeune femme confesse que, de temps à autre, elle a la frousse : « Mais la plupart disent 'bonjour' et 'merci'. » Le supermarché sous la terre est une belle affaire : il passe ici trente fois la clientèle d'un hypermarché classique. Au tréfonds de la gare : une mine d'or.

17
 h. Les trains pour la Stade de France sont pleins comme des oeufs. Celui de Crépy-en-Valois, plein de Picards. Cette année, aux objets trouvés, ils ont récupéré une jambe de bois, une cage à tigre et un disque d'or de Zazie. Trois policiers encadrent un chinois sans papiers. Deux enfants du siècle s'embrassent à pleine bouche quai 43. Les gens qui sprintent tournent autour, comme on évite un cerisier en fleurs...
 



Vendredi, 16 h : la capitale se vide par la gare du Nord. À la fin de la journée, la première gare européenne et la troisième gare au monde aura vu passer 500 000 personnes sur ses multiples niveaux. Assurément un milieu intéressant pour qui souhaiterait développer une thèse sur homo sapiens !

par Ouest-France.fr publié dans : SOCIETE
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Jeudi 6 septembre 2007

logo-sbb.gif SUISSE - Des médiateurs bénévoles sont présents tous les jours depuis lundi en gare d'Yverdon-les-Bains. Ils ont pour tâche de prévenir les incivilités et d'aider les voyageurs. 

Cette expérience est la première en Suisse romande. Ce système de parrainage des gares existe déjà depuis plus d'un an à Liestal (BL), Ruti (ZH) et Thoune (BE), ont indiqué mardi les CFF et la Ville d'Yverdon. Il pourrait être étendu à d'autres gares de taille moyenne comme Renens (VD), Neuchâtel ou Delémont. 

Ce parrainage s'inscrit dans la stratégie de prévention des CFF "Railfair" qui comprend aussi les "grands frères".
 
 

grands-freres-cff.jpg

Les médiateurs bénévoles veillent au grain : comme les "grands Frères", Ils ont pour tâche de prévenir les incivilités et d'aider les voyageurs. "Pssssst, Rachid, je t'ai déjà demandé de virer tes baskets de la banquette... remet tes chaussures stp, ça refoule sévère dans le train..."

par ATS publié dans : SOCIETE
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander
Samedi 14 juillet 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - "Jeu du torero" au passage du train, barrages et jets de projectiles sur les voies: ces jeux dangereux auxquels des mineurs s'adonnent, semble-t-il, de plus en plus fréquemment, retardent le trafic SNCF et RATP et sont parfois à  l'origine d'accidents mortels chez les auteurs ou voyageurs.

Sur la seule région Ile-de-France, la brigade des réseaux ferrés, dépendante de la Police urbaine de proximité de la préfecture de police de Paris, a engagé en 2005 16 procédures pour "entrave à  la circulation", 30 en 2006 et 20 de janvier à  mai 2007, selon Jean-Marc Novaro, commissaire divisionnaire de la brigade. Récemment, se souvient-il, un groupe d'adolescents a caillassé un train après l'avoir immobilisé en montant un barrage sur la voie.

Pierre Orlach, délégué régional sûreté de la direction de Paris Est du Transilien, constate la multiplication de ce type d'incidents depuis le début de l'année sur son réseau. 

Le 29 mars, quatre enfants de 12 à  15 ans jettent sur un train de fret, à  hauteur de la zone industrielle de Meaux, un "caniveau", un bloc de béton pesant 20 kilos. Les agents qui vont vérifier l'état des voies trouvent deux caniveaux et de gros blocs de pierre sur les rails. Conséquence: 115 trains perturbés, 95 heures de retard cumulées. Le 21 mai, trois jeunes de 10 à  13 ans jouent au "jeu du torero" en traversant volontairement les voies à  hauteur du tunnel de Chalifert. Par mesure de prudence, toutes les circulations sont arrêtées, et les retards innombrables. Le 20 juin enfin, ce sont deux enfants de 12 et 13 ans qui s'allongent sur les voies après avoir déposé du ballast sur les rails, à  hauteur de Roissy-en-Brie.

De tels agissements ne sont pas toujours sans conséquences malheureuses. Le 1er décembre 1993, un jeune homme de 16 ans avaient provoqué un accident qui avait fait quatre morts en posant sur les rails une pièce métallique d'une trentaine de kilos, à  Saint-Leu-d'Esserent (Oise).

La région parisienne n'est pas seule touchée par le phénomène. Le 14 juin, sept collégiens de 11 et 12 ans ont bloqué pendant une demi-heure le TGV Nice-Paris, et l'automne dernier, en Indre-et-Loire, des conducteurs avaient signalé des jeunes s'amusant à  traverser devant le train. Pour Magalie Duwelz, présidente de l'association SOS Benjamin, ces "jeux" s'apparentent aux 90 "jeux de la mort" recensés par l'association, dont le tristement célèbre "jeu du foulard".

Interrogée par l'AFP, la SNCF n'a pas été en mesure de préciser au niveau national la fréquence de ce type d'incidents. Selon des statistiques globales, 70 personnes sont mortes ou ont été grièvement blessées en 2006, heurtées par un train ou électrocutées, par imprudence ou à  la suite d'un jeu (hors suicides). En 2005, on dénombrait 62 victimes. Par ailleurs les actes portant ou pouvant porter atteinte à  la sécurité de l'exploitation (dépôts d'objets sur les voies, jets de projectiles sur les trains) tournent bon an mal an autour de 3.500.

La réponse à  ces comportements est à  la fois d'ordre physique (clôturage des emprises SNCF, surveillance accrue des réseaux), et pédagogique, la SNCF multipliant les "interventions en milieu scolaire" (IMS), pour sensibiliser les jeunes: elle ont touché 100.000 jeunes en 2005, 140.000 en 2006.

La réponse est aussi pénale : la loi sur la prévention de la délinquance du 5 mars 2007 a remplacé les amendes, qui sanctionnaient jusqu'alors le fait de pénétrer dans les emprises SNCF, de dégrader ou d'obstruer les installations ferroviaires, par une peine de six mois de prison, arguant de la "hausse très vive puis (du) maintien à  un niveau élevé de la délinquance sur le réseau ferré, notamment en Ile-de-France".
 

aiguillage-_2_.jpg

Pas terrible, comme jardin d'enfants.... et pourtant de jeunes mineurs s'adonnent, semble-t-il, de plus en plus fréquemment au jeu du torero" aux abords des voies ferrées, à des barrages et à des jets de projectiles sur les voies. Age bête, quand tu nous tiens...

par AFP publié dans : SOCIETE
commentaires (0)    ajouter un commentaire recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

JE RECOMMANDE !

 GAMOPAT 

Pour les collectionneurs frapadingues de consoles et d'ordinateurs rétro... à voir !

 FERROMODELO

FerroModelo, contraction de Modélisme Ferroviaire, les passionnés auront compris...

 Les trains électriques JOUEF LES TRAINS JOUEF

Besoin d'une référence, d'une photo, ou des caractéristiques d'un modèle JOUEF ? ne cherchez plus des heures sur Internet et consulter ce site : c'est LA bible de référence !

 FNAUT

Fédération  Nationale des Associations d'Usagers des Transports : Un petit coup de pouce pour une page web sympa et qui gagne à être connue !

It's time to go!  DENSHA OTAKU 365 

Bluffant : Le blog original d'un fan de trains japonais à découvrir absolument ! Parce qu'il n'y a pas que les Geishas et les Sushis dans ce pays... il y a les Shinkansen, aussi !

 RAILS - PAYS DE LOIRE 

L'actualité ferroviaire en  Pays de Loire...et parfois d'ailleurs. Un blog à découvrir !

 blograil_1_ RESEAU DE TRAIN MINIATURE

Un site sympa à découvrir : venez surfer le site d'André qui nous fait part de sa passion du train miniature et nous présente son réseau. A voir !

 DU TRAIN AUX PERLES

Un petit coup de pouce à un passionné qui ouvre son magasin... pour profiter des meilleurs prix, toute référence dispo en stock ou sur commande.

  TICKET DE METRO PARISIEN 

pour les passionnées de chemin de fer qui souhaitent tout savoir sur l'histoire en images des tickets de métro parisien de 1900 à nos jours...

Seg-blog.JPG LE BLOG DE CLAUDE SEGARD 

Mon coup de coeur sur le Net... Différents sujets y sont abordés, avec humour et sagacité ! Un blog à découvrir... absolument !

creer son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus