Dimanche 15 octobre 2006

 EUROSTAR - C'est un véritable écrin futuriste que Londres offrira à l'Eurostar à partir de l'automne 2007. Le lyrisme du grand voyage est là, sous cette étonnante arche vitrée de l'époque victorienne, peinte en bleu clair d'époque, surplombant la nouvelle gare de Saint Pancras International.

 

L'édifice, signé Alastair Lansley, est l'un des plus beaux spécimens de l'architecture contemporaine britannique, avec ses structures élégantes et épurées. Ville dans la ville, le nouveau "terminal" pourra accueillir 50 millions de voyageurs par an, presque autant que l'aéroport de Gatwick. Ils y trouveront force commerces et restaurants haut de gamme, avec marbre couleur pêche, fresques et acier. En étages, un palace cinq étoiles et, au sommet, soixante-huit appartements achetés à prix d'or par quelques privilégiés.

 

"La transformation est phénoménale. C'était un chef-d'oeuvre de l'architecture victorienne, mais l'intérieur ressemblait à une gare allemande des années 1930, sombre et déprimante", souligne un habitué, ébahi devant la mutation. Les voyageurs internationaux ne seront pas les seuls à profiter de l'édifice. C'est également de St Pancras que partiront les lignes à destination des Midlands, de même que les trains de banlieue auxquels le sous-sol est réservé.

 

Avec l'abandon de la gare de Waterloo, les passagers français ne se verront plus infliger l'affront d'arriver à Londres dans une gare rappelant la défaite des armées napoléoniennes, en 1815. Grâce à la ligne à grande vitesse longue de 109 kilomètres, dont le dernier tronçon est en voie d'achèvement, le temps de trajet entre Londres et Paris sera réduit à 2 h 15. Soit un gain de vingt minutes par rapport à la durée actuelle. L'Eurostar avait déjà gagné vingt minutes avec l'ouverture, en septembre 2003, de la première section de cette connexion rapide entre l'Angleterre et l'Europe. Ce gain de temps supplémentaire est un élément commercial important dans la guerre des prix que le train livre à l'avion, particulièrement aux compagnies à bas tarifs, et aux ferries.

 

Six voies ferrées grandioses pourront accueillir jusqu'à huit convois gris-jaune par heure. "Nous n'avons pas touché à la structure originelle, mais nous l'avons ouverte à la lumière. Nous avons fait du neuf en conservant le vieux", s'extasie André Leboucher, directeur de la filiale britannique du groupe français Systra, l'un des quatre maîtres d'oeuvre du consortium London & Continental Railways (LCR). Coentreprise entre la SNCF, la RATP et des banques françaises, Systra a été chargé de la conception des systèmes ferroviaires, de l'évaluation du niveau de sécurité et de la supervision de la mise en service de la ligne à grande vitesse.

 

Admirant la restauration minutieuse de la façade ocre de la vieille St Pancras Station, datant de 1868, notre ingénieur est très fier de la nouvelle desserte unique du TGV transmanche. A juste titre. Lui qui avait participé à la grande aventure du chantier du tunnel sous la Manche a dû, cette fois encore, se bagarrer avec un cahier des charges cauchemardesque.

 

Situé au coeur d'une zone dense d'habitations, le site ferroviaire était classé. Le gouvernement avait, par exemple, imposé au consortium le maintien du trafic des trains à destination de Sheffield et de Nottingham, l'interdiction de travailler au-delà de 18 h 30 et la limitation des mouvements des camions à l'extérieur.

 

Vu le casse-tête administratif des expropriations et la vigueur du lobby des riverains, les premiers 20 kilomètres au départ de Londres sont en souterrain, à 40 mètres de profondeur. La construction d'un tunnel long de 3 kilomètres sous la Tamise, ainsi que la porosité du terrain du nord du Kent, nécessitant une kyrielle de ponts, ont fait gonfler la facture de l'ouvrage. A eux seuls, les trente premiers kilomètres ont absorbé les deux tiers du coût, estimé à 3,3 milliards de livres (4,89 milliards d'euros) de la seconde section de la ligne à grande vitesse.

 

"Le gros de la population de la capitale vit au nord et pas au sud, où est situé actuellement Waterloo International. Par ailleurs, St Pancras est mieux desservie en lignes de métro et en liaisons ferroviaires avec le reste du royaume et l'Ecosse", nous confie Nigel Brown, le directeur général d'Eurostar. Il a inauguré, le 12 septembre, Ebbsfleet international, située à une trentaine de kilomètres au sud-est de Londres, l'une des deux nouvelles gares qui, en dehors de St Pancras, ont dû être construites. L'autre est à Stratford, à l'est de la capitale, site des JO de 2012.

 

Pour mesurer l'importance de l'effort engagé, il faut se souvenir que le rail britannique est depuis des années dans un état calamiteux. Tirant les leçons de la Berezina que fut la politique de privatisation des trains du gouvernement conservateur précédent, le New Labour de Tony Blair a rejeté le concept de grands travaux entièrement financés par le privé. Pour la ligne TGV, l'équipe Blair a mobilisé une aide directe de 2,5 milliards de livres et a garanti l'émission d'obligations pour 3,75 milliards de livres supplémentaires.

 

Terminée dans les temps et en respectant le devis, la Channel Tunnel Rail Link est considérée comme la réussite du système, cher aux travaillistes, de partenariat privé-public de financement des infrastructures. Dans ce royaume qui vit naître les chemins de fer, l'orgueil national avait été blessé par le succès du TGV français. L'édification de la dernière gare londonienne, Marylebone, remonte à 1899 !

 

La prochaine mise en activité de la nouvelle gare devrait permettre de faire place nette dans le quartier chaud de St Pancras, haut lieu de la prostitution. Cette zone aujourd'hui déshéritée, repaire de sex shops, de peep shows et de bars à entraîneuses, devrait connaître une transformation radicale.

 

Il se trouvera bien quelques rieurs pour faire remarquer que le qualificatif "International" est peut-être un peu présomptueux. Le bon sens aurait voulu qu'on adopte plutôt l'appellation "Europe" pour une gare desservant seulement Bruxelles et Paris. Mais nous sommes en Angleterre...

 

 

Le 14 novembre 2007, exit, la gare de Waterloo pour les Eurostar : Napoléon peut reposer en paix : St Pancras prendra le relais...

par Le Monde publié dans : REPORTAGE
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Samedi 14 octobre 2006

  FRANCE / LUXEMBOURG - Des responsabilités luxembourgeoises dans la collision ferroviaire de mercredi à Zoufftgen, à la frontière franco-luxembourgeoise, sont "possibles, peut-être même probables", estime le ministre luxembourgeois des Transports. "Je le dis, nos responsabilités sont possibles, peut-être même probables", confie au quotidien régional Républicain Lorrain Lucien Lux, qui doit présenter demain à les premiers résultats de l'enquête sur la collision.

 

Il souligne également avoir "pris acte" des déclarations de la SNCF "qui affirmait que le feu était vert pour le train de fret, que tout était clair côté français. Il faudra cependant maintenant le démontrer", précise-t-il. Les travaux devaient se poursuivre jusqu'à lundi sur la voie reliant Thionville à Luxembourg. Des bus de substitution ont été mis en place jusqu'à lundi soir et le trafic ferroviaire ne reprendra pas avant mardi, sous réserve de l'obtention des autorisations nécessaires à sa reprise. 

 Quelque 5.600 voyageurs sont transportés quotidiennement sur ce tronçon sur lequel circulent chaque jour quelque 150 trains commerciaux (60 trains régionaux, 18 trains de grandes lignes, et 72 trains de fret), a-t-il précisé.

Les premières conclusions de l'enquête devraient être présentées demain matin au conseil d'administration des chemins de fer luxembourgeois (CFL), lors d'une réunion extraordinaire avec M. Lux.

L'accident entre un train de marchandise français et un train de passagers luxembourgeois a fait six morts, deux blessés graves et 14 personnes légèrement blessées ou choquées qui avaient toutes quitté l'hôpital mercredi soir.

 

Les responsabilités des CFL dans la collision ferroviaire de Zoufftgen, à la frontière franco-luxembourgeoise, sont "possibles, peut-être même probables", selon Lucien Lux, le ministre luxembourgeois des Transports. Les premières conclusions de l'enquête devraient être présentées lundi matin.

par RTL.be publié dans : ACTU
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Samedi 14 octobre 2006

 FRANCE - Pour la SNCF, « le risque d'amiante est maîtrisé dans l'environnement des ateliers d'Oullins ». Hier, le directeur de cabinet de la SNCF à Lyon, Guillaume Ancel, s'est voulu rassurant après les accusations portées mardi par Sud-Rail et la CGT. Selon ces deux organisations syndicales, les agents et les prestataires de l'Etablissement industriel de maintenance du matériel SNCF (EIMM) d'Oullins seraient insuffisamment protégés. Ils travailleraient avec un simple masque de protection à « cinq ou dix mètres » de leurs collègues qui remplacent les pièces amiantées des locomotives en réparation.

L'annonce récente de trois cas de maladies professionnelles liées à l'isolant cancérigène utilisé à l'EIMM n'a fait qu'augmenter l'angoisse chez les agents. Ce qui a provoqué l'organisation en urgence, mardi, d'un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. « Aucune procédure de sécurité n'a été remise en cause durant cette réunion. Cependant, nous comprenons l'inquiétude des agents. Nous avons donc décidé de transférer les travaux de manipulation des pièces dans un autre atelier », a concédé Guillaume Ancel.

Si la direction de la SNCF affirme vérifier en permanence le respect de la réglementation liée à l'amiante, elle n'a cependant pas autorisé la presse à entrer dans les ateliers hier. Le médecin du travail de l'EIMM n'a, par ailleurs, pas jugé nécessaire de prescrire des examens médicaux complémentaires tels que le scanner, pourtant reconnu pour dépister plus efficacement les pathologies liées à l'amiante. « Le cursus médical est déjà assez exhaustif », a noté de façon laconique le Dr Max B'tit. « Nous avons des photos et des documents accablants qui vont à l'encontre de ce que déclare la direction », a réagi hier Sébastien Gillet, délégué Sud-Rail.

 

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 Pour la SNCF, « le risque d'amiante est maîtrisé dans l'environnement des ateliers d'Oullins ». Mais les syndicats emettent un autre son de cloche... alors qui croire ?

par 20 Minutes publié dans : FLASH INFO
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Samedi 14 octobre 2006

 FRANCE - Les cloches tintent sur la rive d'en face comme un avant-goût de paradis. Elles appellent à la messe dans l'ancienne abbaye de Hautecombe. De ce côté du lac du Bourget, on guette le boucan d'enfer. D'abord une sonnerie. «Il arrive de Culoz, il sera ici dans une minute dix», annonce Andrée Dal, les yeux tournés vers le Nord du lac. Un grondement lointain, puis un vacarme qui gagne en puissance pour devenir assourdissant. Tout vibre, tout vole, et impossible de s'entendre pendant le passage du train. Plusieurs dizaines de wagons de marchandises lancés à cent à l'heure dans la ligne droite de Brison-Saint-Innocent. «Le pire, c'est les wagons-citernes. Les TVG vont encore plus vite, mais ils sont moins bruyants».

«Les premiers temps, je croyais que le train allait rentrer dans la maison quand j'étais couchée», se souvient Andrée Dal, garde-barrière du passage à niveau n°5, le dernier de Savoie à être actionné à la manivelle. L'un des derniers de France aussi, au fur et à mesure que l'automatisation remplace la vigilance humaine. «Il y a même des gens de la commune qui ne savent pas que le passage à niveau est encore gardé et qui n'osent pas klaxonner», ajoute Andrée Dal, profitant du répit avant le train suivant.

«Je ne fais même plus attention au bruit. C'est plutôt les parasites sur la télé qui sont gênants. Il y a des moments où l'écran est tout brouillé.» Car sa petite maison de fonction est à quelques mètres des lignes électriques de la voie ferrée. Andrée est d'astreinte la nuit, en échange de son logement de fonction. Le jour, elle travaille en 3/8 en alternance avec trois gardes remplaçants qui viennent d'Aix-les-Bains ou de Culoz.

En cinq ans de service, Andrée Dal n'a pas oublié un de ses anniversaires qui tombait le jour...d'une grève de la SNCF. «Il n'y avait pas un train ! Il faisait beau, et l'on a pu passer la journée dans le jardin. Quel calme !» Le reste du temps, il ne faut pas craindre la solitude. Un seul voisin juste au-dessus de chez elle, ses deux chats pour compagnons, et les quelques allées et venues des viticulteurs qui montent sur les coteaux de Challières à la saison des vendanges. «On ne peut pas dire que l'on soit bousculé», reconnaît-elle sans s'étonner de voir son métier en sursis.

Le passage est d'autant moins adapté à la circulation actuelle qu'il oblige les automobilistes à stationner sur la ligne droite avant de traverser la route pour s'engager sur la voie ferrée et passer de l'autre côté. «Il m'arrive d'être réveillée en pleine nuit. Alors je descends en robe de chambre et je me recouche tout de suite après, mais ça coupe le sommeil.»

Le PN5, comme on l'appelle ici, devrait disparaître prochainement. Le délai n'est pas encore fixé, mais il est en sursis. Et seuls trois autres passages à niveau gardés existent encore entre Aix-les-Bains et Bourg-en-Bresse. «Seuls subsistent ceux qui permettent d'assurer une meilleure fluidité qu'une ouverture automatique. Mais les travaux de sécurité et de modernisation font disparaître progressivement les passages à niveaux les plus dangereux», explique Jean-Claude Brunet à la direction régionale de la SNCF.

Andrée Dal s'attend donc à quitter un jour ou l'autre sa guérite. Mais elle aimerait garder sa petite maison avec vue sur le lac. «Quand on vient de Dunkerque, c'est quand même un joli coin, entre les vignes d'un côté et le lac de l'autre. Alors s'ils vendent la maison, je signe». Avec les sonneries, les klaxons, et le vacarme des trains en prime.

 

«Les premiers temps, je croyais que le train allait rentrer dans la maison quand j'étais couchée», se souvient Andrée Dal, garde-barrière du passage à niveau n°5, le dernier de Savoie à être actionné à la manivelle. Plus pour longtemps.
par Le Dauphiné libéré publié dans : REPORTAGE
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Vendredi 13 octobre 2006

  FRANCE / LUXEMBOURG - La piste de l'erreur humaine se précisait jeudi pour expliquer la collision ferroviaire qui a fait six morts et deux blessés graves mercredi à  la frontière franco-luxembourgeoise, une sixième victime ayant été découverte dans l'épave du train en fin de soirée.

 

Les opérations de recherche d'éventuelles victimes se sont terminées vendredi à  04H00, a-t-on appris de source préfectorale.

 

"Il ne s'agit pas d'un problème de signalisation", a affirmé le président des Chemins de fer luxembourgeois (CFL) Alex Kremer, en évoquant la possibilité d'un "problème de coordination" entre Français et Luxembourgeois.

 

Selon lui, un train luxembourgeois parti de Bettembourg (Luxembourg) s'est arrêté cinq minutes à  un feu rouge, à  trois km en amont de l'accident, avant de repartir et d'entrer en collision frontale avec un convoi de fret français qui, venant de Thionville (Moselle), arrivait en sens inverse.

 

M. Kremer a expliqué que "sous certaines conditions, si tous les critères sont bien remplis, le conducteur d'un train peut redémarrer quand le feu est rouge", mais qu'il fallait au préalable "se mettre d'accord avec le poste directeur, l'appeler". "J'espère que cela a été fait", a-t-il ajouté.

 

"Si le poste d'aiguillage de Bettembourg pense être en difficulté pour faire passer un de ses trains, il doit se mettre d'accord par téléphone avec Thionville", a pour sa part déclaré à  Metz Alain Declerq, directeur de la région Lorraine de la SNCF". A la question de savoir si cela avait été fait, il a répondu: "Je pense que oui".

 

"Si l'on décode ces déclarations, la thèse de l'erreur humaine serait donc la plus probable à  ce stade des investigations", a commenté Bernard Aubin, secrétaire fédéral CFTC des Transports.

Les enquêteurs cherchent à  déterminer pourquoi un train régional luxembourgeois, qui transportait une vingtaine de travailleurs frontaliers français, et un train de marchandises français se sont retrouvés nez-à -nez mercredi à  11H50 à  Zoufftgen (nord de la Moselle) sur une voie à  circulation alternée en raison de travaux sur le ballast.

 

Mercredi, le directeur général exécutif de la SNCF, Guillaume Pépy, avait affirmé qu'il n'avait "aucun doute" sur le fait que le conducteur du train de fret français avait "rencontré un feu vert" à  son entrée sur la voie.

 

Les opérations de recherche d'éventuelles victimes sont achevées. "Les sapeurs pompiers ont terminé les opérations (de recherche) vers 04H00 du matin. Aucune autre victime n'a été découverte", a annoncé à  l'AFP le directeur de cabinet du préfet de Moselle, Julien Charles.

 

Le corps de la sixième victime a été retrouvé plus tôt à  23h30 dans l'épave du train, a-t-on appris de source préfectorale.

 

La victime, "de sexe masculin", est "très imbriquée dans la carcasse du train", a annoncé Julien Charles, le directeur de cabinet du préfet de Moselle. "Son identification n'est pas faite et apparaît très difficile", a-t-il ajouté.

 

"La désincarcération (de la victime) risque de prendre une, voire deux heures", a estimé M. Charles.

 

Il s'agit d'un résidant en France, dont "la famille déplore la disparition", et à  propos duquel "des éléments laissent à  penser qu'il aurait pu se trouver dans ce train", a précisé Catherine Galen, vice-procureur de la République.

 

Selon elle, l'enquête s'annonce "longue, technique et délicate". Une aide précieuse sera apportée aux enquêteurs par les trois "boîtes noires" des deux convois.

 

L'une d'entre elles avait été retrouvée dès mercredi tandis que les deux autres ont été localisées jeudi dans l'enchevêtrement d'acier et de tôles que les sauveteurs devaient finir de dégager dans la nuit de jeudi à  vendredi.

 

Deux informations judiciaires pour "homicides et blessures involontaires" ont été ouvertes l'une en France, l'autre au Luxembourg. Des enquêtes techniques sont également en cours à  la SNCF, au Bureau "enquêtes accidents" du ministère français des Transports et chez les CFL.

 

Le bilan de la collision est donc maintenant de six morts (dont trois Français et deux Luxembourgeois), deux blessés graves (deux Français, l'un hospitalisé à  Thionville, l'autre à  Luxembourg) et 14 personnes légèrement blessées ou choquées qui ont toutes regagné leur domicile, selon la préfecture de Lorraine.

 

Des engins de levage ont procédé dans l'après-midi à  l'enlèvement d'une motrice écrasant un wagon de voyageurs. Ce n'est qu'une fois cette délicate opération achevée qu'il sera possible d'annoncer un bilan définitif de la collision.

 

 

Fin des recherches dans l'accident de Zoufftgen - La piste de l'erreur humaine se précisait jeudi pour expliquer la collision ferroviaire qui en définitive a fait six morts et deux blessés graves mercredi dernier...

par AFP publié dans : ACTU
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Vendredi 13 octobre 2006

 FRANCE - Les résultats de l’autopsie permettront d’en savoir plus sur les circonstances exactes de la mort hier soir d’un homme de 70 ans, peut-être SDF.

Les faits se sont déroulés sur les voies ferrées, au niveau du pont Pasteur. Une locomotive poussait des wagons, sous contrôle d’un agent de la SNCF. Ce dernier a aperçu un corps qui ne bougeait pas sur la voie, et a donc fait signe au conducteur du train de stopper. Problème : une locomotive ne peut s’arrêter pas instantanément. Le train a donc, malgré lui, roulé sur le septuagénaire.

L’enquête en cours permettra, on l'espère, de déterminer si l’individu était décédé avant ou à cause du passage de la locomotive...

par Mlyon.fr publié dans : FLASH INFO
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Vendredi 13 octobre 2006

EUROPE - La Commission européenne a reproché jeudi à 13 pays, dont la France et le Luxembourg, de ne pas lui avoir correctement expliqué comment ils appliquent les règles communautaires en matière de sécurité ferroviaire, refusant toutefois de faire un lien avec l'accident survenu mercredi dans le nord-est de la France.

 

Le rappel à l'ordre ne signifie pas forcément que les Etats membres en question ont mal appliqué la législation européenne. Bruxelles reproche simplement à ce stade à ces pays de ne pas lui avoir donné suffisamment d'informations pour le vérifier.

 

Les textes européens concernés instaurent notamment une procédure pour l'attribution des certificats de sécurité que chaque entreprise ferroviaire doit obtenir pour pouvoir faire circuler des trains sur le réseau européen. Ils exigent des États membres la mise en place d'une autorité de sécurité indépendante et d'un organisme d'enquête sur les accidents et incidents.

 

La procédure engagée jeudi par la Commission contre ces Etats »n'a rien à voir avec les événements d'hier», a assuré le commissaire européen aux Transports, Jacques Barrot, devant la presse en marge d'une réunion des ministres européens des Transports à Luxembourg.

 

Dans certains cas, »il s'agit simplement de décrets d'application qui n'ont pas été pris sans qu'il s'agisse complètement de négligence», a-t-il poursuivi.

 

Les 11 autres pays épinglés jeudi par la Commission sont la Belgique, l'Allemagne, l'Estonie, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Slovénie et la Slovaquie...

 

Epinglés : la France, le Luxembourg, la Belgique, l'Allemagne, l'Estonie, la Grèce, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Slovénie et la Slovaquie mis à l'index par l'Union Européenne pour ne pas lui avoir correctement expliqué comment ils appliquent les règles communautaires en matière de sécurité ferroviaire...

par Tageblatt.lu publié dans : ACTU
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