Jeudi 27 octobre 2005

 FRANCE - "Cette boîte est quand même extraordinaire ! C'est certainement la seule entreprise au monde où il faut se battre pour distribuer de l'argent aux salariés ! " Louis Gallois, le patron de la SNCF, en est encore pantois. Difficile de lui donner tort : alors que la direction s'apprêtait à verser une prime de 160 euros à chacun des 180 000 cheminots de l'entreprise, les cinq principales organisations syndicales ont dit niet. Un non franc, massif, catégorique. Pour une fois solidaires, des organisations aussi différentes que la CGT, SUD-Rrail, FO, la FGAAC (le syndicat des conducteurs) et même l'Unsa, composée pour l'essentiel d'agents de maîtrise et de cadres, ont fait front commun pour refuser cette prime qui devait être versée au titre des bénéfices de 2004. A priori, pas de quoi fouetter un chat : comme toutes les entreprises publiques, la SNCF allait à son tour appliquer la loi sur l'intéressement. Raté !

Pas de doute, ces diables de syndicalistes sont étonnants ! Voilà des années qu'ils semblaient pourtant mettre de l'eau dans leur vin. Ils ont admis, sans faire trop de vagues, le plan fret drastique qui tronçonne des pans entiers d'activités. Ils ont permis des milliers de suppressions de postes de commerciaux aux guichets. Ils ont même cédé au principe de la rémunération au mérite, un sujet tabou entre tous dans cette entreprise cramponnée au nivellement égalitaire. Alors pourquoi diable refuser une prime de 160 euros accordée à l'ensemble des salariés ? Certes, la direction s'attendait à trouver des absents à la table des négociations... Mais de là à être confrontée à un veto massif, comme celui du 7 octobre, avec cinq organisations syndicales représentant plus de 80% des voix du personnel, ça, non.

« Cette histoire va laisser des traces », dit un proche de la direction. Décidée, dorénavant, à modifier radicalement le mode de relations sociales dans l'entreprise, Louis Gallois, Guillaume Pépy, numéro deux de l'entreprise, et Pierre Izard, le directeur des ressources humaines, ne décolèrent pas. Les cheminots non plus. D'après un sondage interne mené il y a trois ans, 74% d'entre eux étaient favorables au principe de l'intéressement. Pour des agents dont le salaire mensuel moyen avoisine les 1 600 euros, renoncer à cette première prime de 160 euros n'a rien d'évident. Et si l'entreprise se maintient sur les rails du redressement amorcé, c'est carrément une enveloppe globale de 800 euros en trois ans, d'après les estimations de la CFDT à laquelle ils vont devoir renoncer. Alors forcément le climat s'est singulièrement tendu ces derniers jours. « Il y a un décalage complet entre les revendications des apparatchiks syndicaux et celles des cheminots », dit un membre de la direction. « Les agents sont très remontés, précise un chef du personnel, ils alpaguent les délégués du personnel. Les cégétistes se font huer. Ils vont avoir du mal à justifier leurs positions. »« La situation n'est pas simple », reconnaît Jean-Paul Delorne, secrétaire régional adjoint de l'Unsa. « Il faut ouvrir des débats, expliquer notre logique, les agents vont comprendre », plaide Bernard Guidou, de la CGT.

En tout cas, le pari n'est pas gagné : A trois mois d'élections professionnelles déterminantes, avec, à la clé, un allongement du mandat qui passera de deux à quatre ans, les partenaires sociaux jouent gros. « La vérité, c'est que la plupart de nos représentants, qui sont encore dans la lutte des classes, s'enferment dans le dogmatisme », dit un chef d'établissement. Les raisons du non varient d'une organisation syndicale à l'autre : celles de la CGT sont simples : défense du service public. Accepter l'intéressement, c'est cautionner une stratégie que l'organisation syndicale récuse. L'intéressement est indexé sur les bénéfices, et si bénéfices il y a, ils se font forcément sur le dos des travailleurs. CQFD. Ensuite, l'intéressement ne concerne que les salariés actifs, pas les retraités : syndicalement inacceptable. Enfin, accepter l'intéressement, c'est se priver de moyens de faire grève, les salariés risquant de refuser de plomber les comptes avec des journées d'action très coûteuses... Voilà pour la CGT.

A l'autre bout du spectre, pour les agents de conduite de la FGAAC, ces seigneurs du rail très corporatistes, c'est le principe même d'une prime unique, identique pour tous les agents qui coince... Entre les deux, une palette de motivations politiques diverses, bien éloignées en tout cas des réalités du terrain. « Dans le contexte politique d'un ancrage général à gauche, du non au référendum européen, la plupart des syndicats ont considéré que le terrain était favorable à un positionnement très radical », explique un représentant de la CFTC. Certains ont-ils pensé que les sommes allouées seraient d'une manière ou d'une autre versées aux cheminots ? Ils se sont trompés. Pas de plan B prévu. Les 27 millions d'euros que représente l'enveloppe de l'intéressement 2004 seront donc affectés à, je cite,  « l'amélioration des conditions de travail des cheminots ». Une aubaine donc pour les peintres en bâtiment, les grossistes en matériel de bureau et autres fournisseurs de plantes vertes...

Top dégouté, le président de la SNCF : comme pour 74% des cheminots, l'opposition des syndicats à une prime d'intéressement passe mal... et on le comprends.

par Le Nouvel Obs publié dans : ACTU
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Mercredi 26 octobre 2005

 FRANCE - Le chantier de pose de voies de la LGV Est a commencé le 5 septembre depuis la base ferroviaire de Pagny-sur-Moselle. Dernière base de la SNCF à être entrée en service après Saint-Hilaire au Temple (Marne) et Ocquerre (Seine-et-Marne), elle emploie actuellement 550 personnes qui y travaillent à temps plein : 160 agents cheminots et des salariés des entreprises privées comme Seco-rail TSO qui pose les voies, TPAM qui déroule les câbles, Cegelec qui plante les caténaires et Fertis qui tracte les trains de ballast.

La commune de Pagny est donc devenue une vraie ruche ferroviaire où se sont installées une gare de triage pour le matériel et une base de vie pour les hommes. On trouve l'équipe de pose en contrebas du village d'Hattonchâtel, dans la Meuse. Vingt hommes réceptionnent les traverses en béton apportées par wagons sur une voie ferrée provisoire depuis la base de Pagny-sur-Moselle (Meurthe-et-Moselle) et les disposent sur la plate-forme du TGV le long de laquelle sont déjà installées les caténaires.

Un lourd portique jaune les lâche par paquet de soixante, puis un positionneur, équipé de deux bras hydrauliques, se saisit des deux rails posés à terre et vient les poser sur les traverses.

Le rail, fabriqué par Corus à Hayange (Moselle), mesure 400 mètres d'un seul tenant et pèse 60 kg au mètre. Pourtant, les deux rails saisis en même temps se positionnent comme un spaghetti. Une fois posés, un autre engin viendra les fixer avec une sorte de trombone géant (système fast clip) afin de leur donner de la rigidité. Pour terminer, le bourrage du ballast donnera du poids à l'ensemble. Ensuite, plus rien ne bougera, le TGV pourra filer à 320 km/h.

« Un chantier, ça bouge tout le temps et c'est passionnant », s'enthousiasme Alain Mally, le chef de base adjoint, arrivé sur le site en janvier 2004. Une vie particulière où aucun jour ne ressemble au précédent, avec des enjeux de coûts et de délais. « Nous sommes dans les temps, nous avons même deux jours d'avance », ironise-t-il. « Nous avançons vers l'Ouest et nous avons posé 20 km de rails à raison de 1,2 km par jour, soit 600 mètres dans les deux sens. La jonction avec les rails posés en Meuse depuis la base de Saint-Hilaire aura lieu début janvier 2006. Nous nous retournerons alors et nous ferons la pose des voies à l'Est, direction Baudrecourt, terminus de la ligne à grande vitesse. »

La fin des travaux de pose des voies sur toute la ligne TGV est prévue en octobre 2006. Un mois plus tard, les caténaires seront équipées, puis mises sous tension. Les premiers essais de passage des trains débuteront en 2007.

Actuellement, sur toute la ligne du TGV-Est, plus de la moitié des rails (170 km) sont posés.

 

  

La base ferroviaire de Pagny-sur-Moselle vient d'entrer en action - 20 km de voies ont déjà été installés en Meurthe-et-Moselle et en Meuse.

 

 

 

par L'Est Républicain publié dans : ACTU
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Lundi 24 octobre 2005

 FRANCE - La sécurité des tunnels est une préoccupation permanente pour le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire. Le réseau ferré national compte 1 681 tunnels qui permettent le franchissement d’obstacles naturels ou de zones habitées. Réseau Ferré de France (RFF) veille à leur bon état de sécurité par une politique volontaire menée selon deux grands axes : les travaux de sécurisation et la recherche.

La plupart des 1 681 tunnels ont une longueur comprise entre 100 et 800 mètres, pour 5 à 6 mètres de hauteur en moyenne. L’ensemble couvre 655 kilomètres, soit 2 % du réseau ferré national.
Avec moins de 1 % des incidents recensés (pannes d’engins, incidents caténaires…), les risques d’accidents sont moins importants dans les tunnels ferroviaires que sur le reste du réseau. Seulement quatre accidents s’y sont produits au cours des trente dernières années. Mais dans un espace confiné, certains incidents comme un incendie pourraient se révéler bien plus graves.

RFF porte une attention particulière à ces points singuliers du réseau. Elle se traduit d’abord par un programme de travaux de 31 tunnels nécessitant une sécurisation renforcée. Les aménagements visent principalement à faciliter l’intervention des équipes de secours et l’évacuation rapide des passagers et du personnel.  Les travaux de sécurisation ne se cantonnent pas à ces 31 ouvrages. L’approche de RFF est systématique en matière de travaux. Elle en aborde tous les aspects : les ouvrages, les trains, le trafic ferroviaire, et ce dès les procédures d’appels d’offres. Chaque réhabilitation ou mise à gabarit supérieur d’un tunnel existant est l’occasion d’améliorer les dispositifs de sécurité. Entre 2003 et 2007, 14 ouvrages en bénéficieront. Les préoccupations de sécurité s’appliquent aussi à tout nouveau tunnel.

RFF conduit également des recherches en matière de sécurité, notamment dans le domaine de la lutte contre les incendies car un feu à bord d’un train arrêté dans un tunnel représente l’incident le plus redouté. Les résultats des études sur la résistance au feu des équipements et des revêtements de paroi, sur l’aération des ouvrages et sur les déplacements d’air et de fumée profiteront bientôt aux tunnels existants et futurs, comme ceux de la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

La sécurité des tunnels à RFF - un sujet maitrisé

par RFF publié dans : ACTU
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Vendredi 21 octobre 2005

   FRANCE - La privatisation de la SNCF commence sur un petit bout de voie ferrée. Le sénat a voté, dans la nuit de mardi à mercredi, en urgence, une loi qui devrait permettre de déposséder la SNCF de la maintenance des voies pour la première fois en France. La loi «sur la sécurité et le développement des transports» ­ qui va maintenant être soumise aux députés ­ est un texte fourre-tout, qui prévoit notamment l'ouverture du fret ferroviaire domestique à la concurrence. Mais on trouve aussi, au registre du ferroviaire, un article prévoyant de priver le Réseau ferré de France (RFF, propriétaire du réseau ferroviaire national) de son monopole dans la maîtrise d'ouvrage des voies nouvelles.

 

Cette évolution législative est nécessaire pour la mise en place des partenariats publics privés (PPP) que le gouvernement entend développer. Le PPP permettra à la puissance publique de confier à un investisseur privé un «package» concernant la réalisation d'une voie ferrée, mais aussi son entretien pendant trente ans. Ce qui revient à empiéter sur les plates-bandes des 35 000 agents de la SNCF en charge de la maintenance des voies pour RFF. «C'est une pure et simple privatisation de la maintenance», argue la CGT, qui a mis le sujet sur la table en conseil d'administration cette semaine. De fait, il y a urgence. Dominique de Villepin a présenté, le 14 octobre, lors du dernier comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires, une liste de trente-cinq projets de PPP dont une partie des travaux de la ligne du TGV Rhin-Rhône ou le contournement de Nîmes et Montpellier.

 

Les partisans du PPP arguent que la SNCF sous-traite de plus en plus ses travaux d'entretien au privé, et notamment la régénération (gros travaux de maintenance). «Mais, dans ces cas-là, la SNCF reste maître d'oeuvre et contrôle les procédures», explique-t-on dans l'entreprise ferroviaire. Ce qui ne sera plus le cas dans un PPP. Chez RFF, qui n'aborde la question que du bout des lèvres, on précise que cette délégation de la maintenance ne concernera pas la partie de l'entretien liée à la sécurité, qui demeurera dans le giron de la SNCF. «Le problème, c'est que tout relève de la sécurité dans l'entretien des voies», déplore-t-on à la CGT. Une préoccupation qu'a soulevée la gauche lors du vote au Sénat. «Le partenariat public-privé introduit la logique du profit dans les décisions d'infrastructures, leur tarification et leur gestion, s'est ému Jean Desessard, sénateur PS. Un pays vous a précédé dans cette voie : l'Angleterre de madame Thatcher. Les conséquences ont été catastrophiques.»

 

Cela fait quelques mois que l'entreprise redoute de voir le privé débouler dans l'entretien des voies, alors que l'Etat peine à dégager des budgets pour faire face au vieillissement du réseau. Si le récent audit sur l'état des voies ferrées avait insisté sur la nécessité d'investissements publics, il avait aussi suggéré de développer les PPP ferroviaires. On y est. L'appel d'offres pour la ligne du TGV Rhin-Rhône devrait être lancé en 2006, selon le ministère des Transports, qui réfute le terme de transfert vers le privé au prix d'une pirouette qui ne devrait guère rassurer les cheminots : «Il n'y a pas à proprement parler de transfert, parce qu'il ne s'agira que des nouvelles lignes».

par Libération publié dans : ACTU
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Jeudi 20 octobre 2005

 FRANCE - Le plan de financement de la future ligne à grande vitesse Rhin-Rhône a été au coeur du débat budgétaire. Le coût actualisé est de 2,321 milliards €. Le plan est pour l'instant le suivant : Réseau Ferré de France 302 M€ plus les garanties des risques, RFF ajoutant donc 100 M€ de l'Etat et 100 M€ des régions émanant d'emprunts aux taux bonifiés ; Europe : 200 M€ ; Etat : 724 M€ ; Suisse : 66 M€ ; Régions 520 M€ dont 252,2 M€ pour la Franche-Comté dont 60 % pris en charge par la seule Région. Les 38 M€ d'études déjà engagés et les 100 M€ provenant des fameux taux bonifiés seront-ils compris dans ces 520 M€. Visiblement, l'Etat les verrait bien s'aligner en plus des 520 M€ alors que les régions les verraient plutôt en faire partie. Bref, l'accord est à finaliser pour la fin de l'année et un début des travaux en 2006. « Sinon, d'autres projets concurrents risquent de passer », souligne Raymond Forni.

Le président juge les coûts « insupportables » pour les régions et il souhaite que la région Rhône-Alpes participe au financement puisque tout le maillage forme un tout, branche est, branche sud qui profitera au futur Lyon-Turin. Jean-François Humbert rappelle qu'il avait sollicité de l'ancienne présidente UDF de Rhône-Alpes la participation de sa région et qu'elle en avait accepté le principe.

Raymond Forni en a aussi parlé avec son collègue PS Jean-Jack Queyranne qui accepte le principe d'une participation : « Rhône-Alpes a bénéficié de deux TGV sans rien débourser et va bénéficier de l'implantation des garages et ateliers des TGV Rhin-Rhône. Le principe de la solidarité régionale doit prévaloir et non le principe du gagnant-gagnant ».

Quant au partenariat financier public-privé évoqué récemment par le premier ministre pour le TGV Rhin-Rhône, le président a souligné : « C'est impossible. Il faudrait modifier la loi pour que la maîtrise d'ouvrage soit confiée à un organisme privé et pareille modification ne pourrait se faire avant deux ans ».

Bouclage du budget pour financer la construction de la LGV Rhin-Rhône - C'est pas gagné...

par L'Est Républicain publié dans : ACTU
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Jeudi 20 octobre 2005

 BELGIQUE - Le gestionnaire du réseau ferré belge, Infrabel, va investir massivement d'ici à 2007 : le maintien et l’extension (hors RER) de l’infrastructure (à concurrence respectivement de 27% et 20%) constitueront la majeure partie des investissements. Pour le maintien de capacité, 878 millions € seront également investis. L’objectif des ces investissements est de maintenir l’infrastructure existante en parfait état. A cet effet, certaines infrastructures seront rénovées ou modernisées comme, par exemple, les cabines de signalisation (187,4 millions €).

La capacité du réseau belge sera aussi étendue dans les années à venir via quelque 13 projets importants. Les investissements doivent permettre d’offrir un meilleur service en matière de régularité et de fluidité. En outre, l’offre existante sera encore développée. Les projets les plus importants sont le Diabolo (114 millions €), le tunnel ferroviaire du Liefkenshoek (146 millions €), la ligne Bruxelles-Luxembourg (73 millions €), d’autres investissements dans le port d’Anvers (65,1 millions €) et le GSM-R (86 millions €).

Autre projet d’extension d’envergure : la future construction du Réseau Express Régional dans et autour de Bruxelles. Pour ce faire, 487 millions € seront consacrés dans les années à venir à la poursuite de la construction de l’infrastructure du RER, ce qui représente 15% de l’enveloppe globale. Les projets les plus importants sont ici la construction du tunnel Josaphat à Bruxelles (129 millions €), la ligne Bruxelles-Ottignies (133 millions €), la ligne Bruxelles-Nivelles (101 millions €) et la ligne Bruxelles-Denderleeuw (99 millions €).

En outre, les investissements réalisés par Infrabel sont en grande partie consacrés à la construction du réseau TGV (28%), notamment 917 millions €. Pour l’achèvement de la ligne à grande vitesse Nord Bruxelles-Anvers-frontière néerlandaise (y compris Anvers-Central), Infrabel prévoit 453 millions €. La ligne à grande vitesse entre Louvain et la frontière allemande nécessite un investissement de 363 millions €.

Infrabel investit aussi 210 millions € en faveur d’un meilleur accueil des voyageurs (6%). Il s’agit principalement ici d’investissements dans les quais et les couloirs sous voies. Les investissements seront réalisés, entre autres, dans les gares suivantes : Mons, Bruxelles-Central, Louvain, Gand-Saint-Pierre, Bruges, etc.

Enfin, Infrabel investira encore 152 millions € dans différents moyens de production (3%) : ateliers de maintenance de l’infrastructure, engins spéciaux de maintenance, informatique spécifique et autres.

 

Infrabel va injecter 3 milliards d'euros d'investissements dans son réseau d'ici à 2007...

par Eric publié dans : ACTU
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Jeudi 20 octobre 2005

   FRANCE / LUXEMBOURG - Le 10 avril 2001, un protocole signé entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Conseil Régional de Lorraine avait comme objectif de renforcer l’attractivité des transports en commun transfrontaliers et de favoriser la mobilité et les déplacements de proximité. L’amélioration de la qualité et le développement de l’exploitation des dessertes ferroviaires voyageurs en trains TER sur les sillons Nancy – Metz – Luxembourg et Luxembourg – Longwy - Longuyon y occupent une place privilégiée. Dans ce cadre, la SNCF mandatée par le Conseil Régional de Lorraine et les CFL mandatés par le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg sont fondés à conclure des accords de coopération pour l’exploitation en commun des transports entre Nancy - Metz - Luxembourg et Luxembourg – Longwy - Longuyon.

 

Signée le 18 octobre 2005, une nouvelle convention entre SNCF et CFL prévoit donc les points principaux suivants pour l’année 2006 :

 

Circulation des trains 

L’offre sur le sillon lorrain Luxembourg – Metz – Nancy sera améliorée avec l’instauration de la nouvelle desserte « TER 2006 ». Elle correspond à une augmentation du nombre de circulations de 28 trains du lundi au vendredi, de 18 trains les samedis et de 17 trains les dimanches. Ainsi, en semaine, 10 trains circulent sur le sillon lorrain le matin entre 06h00 et 09h00 en direction de Luxembourg, et 10 trains le soir entre 16h00 et 19h00 en direction de Metz - Nancy.

 

A la fois sur l’axe Nancy –Metz - Luxembourg et sur l’axe Luxembourg – Longwy – Longuyon, la SNCF et les CFL vont assurer les liaisons majoritairement avec du nouveau matériel roulant du type TER 2Nng, donc des nouvelles automotrices à deux niveaux climatisés et d’un confort supérieur. Chacune des deux entreprises ferroviaires circulera avec son matériel et son personnel sur l’intégralité du sillon lorrain, les distances plus longues parcourues apportant un gain de productivité.

 

Qualité et Sécurité

Les deux parties à l’accord coopèrent afin d’assurer un haut niveau de qualité et de sécurité. Elles fixent en commun les objectifs devant être atteints puis évalueront le niveau de qualité réalisé à partir d’indicateurs tels que :

-L’information des clients en situation normale et perturbée,
-La ponctualité et le suivi des retards,
-L’attention portée aux clients,
-L’échange d’informations sur les réclamations,
-La propreté.
-Une enquête de satisfaction sera réalisée auprès des clients au moins une fois tous les trois ans.
-Les parties s’engagent en outre à mettre en place une procédure qualité afin d’obtenir la certification de la norme européenne EN 13816 de la ligne Luxembourg - Nancy.

 

Les détails de cette nouvelle desserte, qui débutera le 11 décembre 2005, seront présentés au public à l’occasion d’une conférence de presse fin novembre 2005.

Instauration de nouvelles dessertes sur sur les sillons Nancy/Metz/Luxembourg et Luxembourg/Longwy/Longuyon - le nombre de trains circulant entre les deux pays va sensiblement augmenter...

par CFL.Lu publié dans : ACTU
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