EUROPE - Le temps des financements publics multiples et variés aux chemins de fer européens va devoir prendre fin et les Etats
devront respecter à l'avenir des règles strictes, a proposé mercredi la Commission européenne.
"Nous avons décidé de siffler la fin de la récréation", a averti Benoît Le Bret, chef de cabinet du commissaire aux Transports Jacques Barrot, au cours d'un point de presse. "Finies les reprises
de dettes cachées dans les budgets nationaux, les aides non notifiées, les garanties d'Etat illimitées. Nous fermons les yeux sur les pratiques du passé, mais maintenant, nous passons dans le
droit commun", a-t-il expliqué.
Un texte adopté mercredi par la Commission propose d'encadrer très strictement les soutiens aux compagnies ferroviaires européennes et vise à "faciliter la transition des mentalités et des
pratiques vers un marché concurrentiel pour le transport ferroviaire de fret et de passagers". "Les règles de la concurrence doivent être appliquées au secteur du rail comme à tous les autres
secteurs", estime l'exécutif bruxellois, dont les propositions risquent de rencontrer des résistances importantes dans un certain nombre d'Etats. Les garanties d'Etat illimitées dont certaines
entreprises ferroviaires continuent de bénéficier constituent des aides d'Etat qui ne sont pas compatibles avec le traité et doivent être démantelées au plus tard dans les deux ans", a-t-il
prévenu.
La Commission européenne veut en revanche permettre les aides régionales pour la modernisation du matériel roulant --wagons et motrices-- souvent vétuste dans les nouveaux Etats membres. Mais les
soutiens aux restructurations doivent être modifiés. Désormais, "on regardera toute l'entreprise, pour voir si elle est en difficultés", a souligné M. Le Bret. "Les activités fret de l'entreprise
ferroviaire devront être séparées juridiquement des autres activités", notamment du transport passagers, a-t-il expliqué. "Nous sommes à l'aube d'un changement assez radical pour nombre
d'opérateurs", a-t-il commenté.

Montée d'hormones : Benoît Le Bret, chef de cabinet du commissaire aux Transports Jacques Barrot, a indiqué au cours d'un
point de presse que les reprises de dettes cachées dans les budgets nationaux, les aides non notifiées et les garanties d'Etat illimitées ne seont plus toléré à l'avenir."Terminée, la récré.
Il faut rentrer dans le rang, maintenant..."
par AFP
publié dans :
ACTU
0
recommander
FRANCE - Sous la pluie de ce dernier lundi d'avril, tout au bout des voies de la gare de triage de Montauban, une équipe
de techniciens de Véolia arrivée de Paris s'affairait autour du convoi « défaillant ». Et pour la multinationale des transports, qui s'est lancée dans le fret ferroviaire depuis 2005 il y a
énormément d'enjeux à rapidement identifier tous les dysfonctionnements. Qui ont vu un train tracté par deux motrices diesel et tirant 19 wagons traverser la gare de Villebourbon à plus de 60
km/h pour ne s'arrêter que 1 700 mètres après les quais. Après avoir sauté un carré (signal avec deux feux rouges) se trouvant 1 300 mètres avant l'entrée de cette même gare.
Sophie Geng responsable de la communication à Véolia transports nous apportait hier les premiers éléments de réponse dans l'enquête technique interne : « Les premiers éléments de l'enquête
instruite ce lundi sur place semblent démontrer que les locomotives ne présentent pas d'anomalies de fonctionnement du système de freinage. Il a été également constaté que tous les dispositifs de
frein du train étaient en position correcte.
Par ailleurs l'analyse de la boîte noire montre que le comportement du conducteur a été adapté et qu'il a respecté toutes les procédures réglementaires. La recherche de l'origine de
l'insuffisance de freinage s'oriente maintenant vers une expertise pneumatique de la rame remorquée. » Et les gens de Véolia transports vont continuer leur mission sur place. Le train ne pouvant
pour l'instant repartir vers sa destination finale la cimenterie Lafarge de Boussens (Haute-Garonne) où l'on recycle le laitier de cimenterie (scories de brûlage) contenu dans les 19 wagons.
En confidence chez cet opérateur privé qui emprunte les voies gérées par Réseau ferré de France (RFF) on fait remarquer vu l'ampleur prise par ces difficultés de freinage : « Des trains de la
SNCF qui « brûlent » un carré il y en a au moins cent par an et on fait moins de bruit… autour de l'incident. Si tant est qu'il est rendu public. » D'autres réactions syndicales sont intervenues
hier notamment de Sud-Rail qui parle de « dégradation de la sécurité », tandis que les cheminots CGT de Montauban soulignent le professionnalisme de l'aiguilleur qui évita le pire.

Concernant le train de Fret Veolia qui a eu quelques des problèmes de freinage, les premiers éléments de
l'enquête semblent démontrer que les locomotives impliquées dans l'incident ne présentent pas d'anomalies de fonctionnement du système de freinage, que tous les dispositifs de frein du train
étaient en position correcte et que le comportement du conducteur a été adapté puisqu'il a respecté toutes les procédures réglementaires. Pas de bol pour les syndicats à la SNCF qui espéraient
bien tirer à boulets rouge sur cette entreprise ferroviaire sous prétexte qu'elle était privée.... Il faudra donc trouver autre chose. En attendant, la recherche de l'origine de l'insuffisance de
freinage s'oriente désormais vers une expertise pneumatique de la rame remorquée...
par la dépeche.fr
publié dans :
ACTU
1
recommander
SUISSE - AlpTransit Gotthard Ltd et le consortium Transtec Gotthard ont annoncé aujourd'hui la signature du contrat
d'infrastructure ferroviaire du tunnel de base du Saint-Gothard. Le consortium Transtec Gotthard regroupe l'entité juridique d'Alcatel-Lucent en Suisse, Alcatel-Lucent Schweiz AG, Zurich, Atel
Installationstechnik AG, Zurich, TRSS Thales Rail Signaling Solutions AG, Zurich, Alpine Mayreder GmbH, Hergiswil, et Balfour Beatty Rail GmbH, Munich, Allemagne. Le contrat pour ce dernier lot
de construction du tunnel du Saint-Gothard s'élève à 1,69 Milliard de Francs Suisses.
Deux consortiums ont répondu à l'appel d'offre sur déploiement de l'infrastructure ferroviaire pour la nouvelle liaison du tunnel de base du Saint-Gothard.Ces réponses ont été analysées et
évaluées conformément à la Loi fédérale suisse sur les projets publics. Après examen, la proposition soumise par le consortium Transtec Gotthard a été choisie par le Conseil d'administration de
AlpTransit Gotthard Ltd., en partie pour sa viabilité économique et technique.
Le contrat concerne l'installation des systèmes de l'infrastructure ferroviaire du tunnel de base de Saint-Gothard. Il implique l'équipement des deux tunnels à voie unique faisant chacun 57 km de
long et 11 km de lignes aériennes vers le nord et le sud jusqu'au point de connexion avec le réseau ferroviaire existant. A la fin des travaux, le tunnel de base du Saint-Gothard deviendra le
plus long tunnel du monde, devant le détenteur actuel du record, le tunnel de Seikan au Japon.
Les installations de l'infrastructure ferroviaire comprennent la voie ferrée, l'alimentation électrique et les systèmes de câblage pour l'éclairage et l'énergie, la ligne électrique aérienne et
les systèmes d'aiguillage, les systèmes de contrôle du tunnel, les réseaux optiques, les réseaux de données et les communications opérationnelles, les systèmes de radiocommunication du tunnel,
les centres de signalisation et les systèmes de surveillance de la voie ferrée, ainsi que de nouveaux systèmes de signalisation et de sécurité des trains.De plus, une installation de ces systèmes
dans le tunnel de base du Saint-Gothard nécessitera un grand nombre de services temporaires et de systèmes destinés à la logistique et au transport sur le site de construction : des voies
ferrées, des ateliers, des entrepôts, des logements pour le personnel, des installations de refroidissement et de ventilation, du courant électrique, des systèmes radio et des
téléphones.

Le consortium Transtec Gotthard remporte le contrat pour le dernier lot de construction du tunnel du
Saint-Gothard et qui concerne l'installation des systèmes de l'infrastructure ferroviaire du tunnel de base de Saint-Gothard. Montant de l'enveloppe : 1,69 Milliard de Francs
Suisses...
par journaldunet.com
publié dans :
ACTU
0
recommander
FRANCE - "Les buralistes renforcent leurs missions de service public et diversifient leurs activités
pour contribuer à compenser la baisse de leurs ventes de tabac", notent la SNCF et la Confédération des buralistes qui ont signé jeudi un accord pour tester la vente de billets de TER dans
certains bureaux de tabac dès le début de l'année prochaine. L'expérimentation se fera en Bretagne et en Champagne-Ardenne, mais le nombre de buralistes concernés et la durée du test n'ont pas
encore été définis.
"Un déploiement progressif du système dans d'autres régions est prévu en 2009, en fonction des besoins et de la volonté des régions", autorités organisatrices en matière de transport régional.
Les buralistes seront sélectionnés selon leur implantation, par exemple en zones périurbaines éloignées des gares, ou dans des communes rurales desservies par des TER, mais dont les gares sont
démunies de guichet.
Pour éditer les billets, le buraliste pourra se connecter à un site internet professionnel sécurisé, développé par la SNCF et pourra les imprimer avec un appareil installé par la compagnie
nationale. En échange, les débitants percevront une commission de 4% sur la vente des billets.

Conséquence inattendu de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, et pour compenser leur baisse de revenus, des
buralistes de six villes de Bretagne et de Champagne-Ardennes tentent l'expérience de la vente de billets SNCF, directement dans le bar-tabac. "Et avec votre grille de loto sportif, Mr
Paul, je vous rajoute un petit trajet Quimper - Rennes en TER, comme d'habitude ?" Assurément, un nouveau service qui devrait faire... un tabac.
par Europe1.fr
publié dans :
FLASH INFO
0
recommander