Choisir la bonne place
Si vous avez été contraint de vous installer dans le sens de la marche,
n’hésitez pas à tourner la tête pendant le voyage. Mazette, quel conseil !
« Avant de monter, choisissez autant que de possible une voiture placée au centre du train lui-même, ainsi que le compartiment du
milieu du véhicule ; non seulement vous y serez moins secoués, mais vous aurez moins de bruit, puisque vous serez éloignés des roues, dont le roulement produit une certaine résonnance dans
la caisse de la voiture. Si malgré cette précaution, vous étiez ballottés durant la marche, c’est que les tampons de la voiture ne sont pas en contact parfait avec ceux des autres voitures et
au premier arrêt, le chef de train pourra faire rectifier l’attelage. »
« Dans la voiture même, la meilleure place est, si votre estomac le permet, un des coins, le dos tourné à la machine. Dans cette
position, vous braverez la poussière et les courants d’air. »
Quand deux trains se rencontrent d’un peu trop près...
« Si vous avez tout à coup le pressentiment ou la crainte d’un tamponnement, n’hésitez pas à lever les jambes au dessus du
niveau des sièges ; vous éviterez ainsi qu’elles soient séreés entre les deux banquettes s’il y a télescopage. »
L’auteur recommandait également à un autre passage de s’allonger sur les banquettes pour éviter cela.
Difficile de lever les jambes sans renverser la table ! La méthode a ses limites...
Le rattrapage était bien sûr plus risqué qu’aujourd’hui. Mais en double voie, le block-système était obligatoire depuis plusieurs décennies. Ainsi, étaient certes employés le
cantonnement téléphonique, mais plus généralement des blocks manuels par instruments tels que le block Lartigue (par exemple sur les lignes du réseau Nord, avec ses électrosémaphores), le block
Regnault (réseau Ouest), les blocks PLM. Beaucoup d’entres eux étaient enclenchés, limitant ainsi le risque d’erreurs humaines.
Le risque d’accidents suite à des itinéraires incompatibles dans les postes d’aiguillage était limité grâce à des enclanchements dans les postes de type Vignier et les postes
Saxby. Mais, sans doute, même pour un médecin il vaut mieux prévenir que guérir...
Comment descendre du train ?
L’auteur rappelle qu’il n’est pas conseillé — et d’ailleurs interdit — de descendre avant l’arrêt complet du train.
« Pour ceux qui, à leurs risques et périls voudraient aller plus vite, nous conseillons de descendre non pas à reculons (...), mais
en avant, en regardant la tête du train, et de poser le pied (...) légèrement sur la pointe, afin de ne pas glisser, et en renversant le corps en arrière sans se retenir à la main courante de
la voiture. »
Pour les dames, selon l’auteur, il convient de relever un peu la jupe pour des raisons pratiques avant d’employer cette méthode...
Enfin, l’auteur précise qu’il y a peu d’accidents malgré tout dans le chemin de fer, et que la plupart sont dûs à... la négligence humaine.