FRANCE - La nouvelle tant attendue est enfin arrivée : l'Etat a annoncé aujourd'hui à Dijon qu'il financerait à hauteur de 724 millions d'euros le premier tronçon de la branche Est du TGV Rhin-Rhône, entre Auxonne (Côte d'Or) et Petit-Croix (Territoire de Belfort), une participation saluée comme une "avancée importante" par les collectivités locales.
"Compte tenu des efforts financiers de chacun, et du fait que Réseau Ferré de France (RFF) a revu sa participation à la hausse, l'Etat a indiqué qu'il est en mesure d'apporter un concours de 724 millions d'euros", a déclaré Jean-Marc Rebière, préfet de Franche-Comté et coordonnateur du projet de TGV Rhin-Rhône, lors d'un point presse à l'issue de la réunion du comité de pilotage.
"Après des mois de stagnation sur le plan de financement, nous avançons. Il va falloir boucler le dossier d'ici peu pour que les travaux puissent débuter au printemps 2006", a ajouté François Patriat, président du Conseil régional de Bourgogne.
Le coût des travaux de construction de la nouvelle ligne est estimé à 2,053 milliards d'euros aux conditions économiques de janvier 2004, soit 2,428 milliards d'euros en prix courants (avec hypothèse d'actualisation de 4%). Le financement du projet est réparti entre les Etats français et suisse, l'Union européenne, Réseau Ferré de France et les régions Alsace, Franche-Comté et Bourgogne. Seule la contribution de l'Union européenne est maintenant attendue, ont souligné les élus qui ont participé à ce comité.
"Nous sollicitons aussi la région Rhône-Alpes depuis longtemps. Son président M. Jean-Jack Queyranne a annoncé récemment une participation de 23 millions d'euros aux installations réalisées en Rhône-Alpes, c'est-à -dire 60 ateliers garages. Nous attendons davantage étant donné les retombées positives du TGV pour cette région", a insisté le président du Conseil régional de Franche-Comté, M. Raymond Forni.
"La balle est dans le camp de l'Etat, qui a un certain nombre de leviers", a estimé Jean-Marie Bockel, sénateur-maire de Mulhouse et président de l'association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée. "Chaque euro investi par les collectivités déclenche un engagement d'un euro de l'Etat dans ce projet", a pour sa part rappelé le préfet de Franche-Comté. Mais toujours selon M. Forni, il manque cependant encore entre 180 et 300 millions d'euros pour que le dossier soit complet. Le ministre des Transports doit recevoir les présidents de région d'ici la fin octobre pour finaliser un protocole d'accord sur le financement.

Branche Est du TGV Rhin-Rhône : l'Etat met la main à la poche et financera à hauteur de 724 millions d'euros le premier tronçon de cette ligne à grande vitesse qui mettra Mulhouse à 2 heures 40 de Paris, Strasbourg à 2 heures 50 de Lyon et Zurich à 3 heures 55 de Paris dici à 2010.