SUISSE - Un retraité alémanique de 83 ans est mort lundi soir en prenant un train en marche en gare de Bellinzone (Tessin). A 18 h 23, l'octogénaire monte dans le Cisalpino Milan-Zurich. Sa jambe reste bloquée dans une des portes. Son corps bascule. Et, 60 mètres plus loin, sa tête heurte un signal. A-t-il ouvert la portière ? C'est parfaitement possible sur un convoi international roulant à moins de 5 km/h. Vérification faite, hier, à Bellinzone, les portes étaient ouvertes lorsque le Cisalpino quittait le quai !
«Ce n'était pas une rame Pendolino, mais un train traditionnel italien», précise Alessandro Malfanti, le porte-parole tessinois des CFF. Sur un tel convoi, les portières se referment passé les 5 km/h et le système de sécurité se bloque, empêchant une réouverture automatique en présence d'un obstacle. Le malheureux octogénaire est resté coincé sans que le mécanicien suisse le remarque. Et le train a poursuivi son chemin.
Le Parquet tessinois a ouvert une enquête, une autre variante ayant été rapportée. «Une version dit que la porte n'était pas ouverte et que la victime était accrochée à l'extérieur», précise Alessandro Malfanti. «Le chef de train a regardé dans les deux sens sans rien remarquer avant de grimper dans le Cisalpino.»
Les Chemins de fer fédéraux suisses rejettent toute responsabilité en invoquant la loi sur les transports publics qui punit celui qui, «alors que le véhicule est en marche, y monte, en descend, ouvre la porte ou jette un objet au dehors». Dans les trains régionaux et les intercity IC 2000, la fermeture des portes précède le départ. Une manoeuvre effectuée par le chef de train et vérifiée par le mécanicien grâce à un signal lumineux.

Drame en Suisse - un octogénaire coincé dans une portière latérale d'une rame Cisalpino décède après un choc à la tête...



