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PASSION-TRAINS

STIF : Une rocade ferroviaire autour de Paris à partir de 2017

29 Juillet 2009 , Rédigé par seine-et-marne.evous.fr Publié dans #FLASH INFO

 FRANCE - Au cours d’un Conseil particulièrement dense et riche début juillet, le Conseil du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF), réuni sous la présidence de Jean-Paul Huchon, a voté le lancement du projet de rocade ferroviaire autour de Paris « Arc Express », en saisissant la commission nationale du débat public. Celui-ci débutera en 2010.Le projet Arc Express entre maintenant dans une phase de débat public et de concertation.

Arc Express, c’est une rocade de métro automatique en proche couronne, maillant efficacement les lignes de transports collectifs existantes : lignes de métro, RER et trains de banlieue, tramways. Elle permettra de desservir les territoires denses ou en développement. D’une soixantaine de km et développant une vitesse commerciale élevée (40 km/h), elle aura une fréquence de desserte comparable à celle du métro parisien, principalement souterrain et réalisable en plusieurs arcs. Concernant les stations intermédiaires, ayant principalement une fonction de desserte locale, leur implantation fait l’objet d’études spécifiques et de réunions de travail avec les communes concernées.

Les études de trafic menées à ce jour prévoient un trafic journalier de l’ensemble d’Arc Express de l’ordre de 1 million de voyageurs, à l’horizon 2015. Le coût de l’opération comprenant le matériel roulant nécessaire à la mise en service, les ouvrages de correspondances avec points de maillage existants s’établit à : 

- de 2,8 à 3,1 Md€ HT (valeur 12/08) pour l’arc sud (26 ou 29 km) 
- de 2 à 2,3 Md€ HT (valeur 12/08) pour l’arc nord (18 ou 21 km). Il n’intègre pas les acquisitions foncières, la dépollution, les déviations des réseaux et les opérations d’accompagnement (gares routières…), qui n’ont pas fait l’objet d’estimations précises.

Le premier arc pourrait être mis en service en 2017. "Nous avons travaillé avec Christian Blanc (secrétaire d’Etat à la Région capitale) sur ce sujet (...), nous estimons que l’arc Sud devrait être réalisé en premier, avant l’arc Nord, mais les deux arcs sont évidemment nécessaires", a affirmé le Président du Conseil régional.



Bâtisseur : Le président du STIF, Jean-Paul Huchon, a fait voté le lancement du projet de rocade ferroviaire autour de Paris « Arc Express », dont les travaux devraient débuter en 2010. Place désormais au débat public et à la  concertation...

INFRASTRUCTURES : Des trains sans vie... en Roumanie

29 Juillet 2009 , Rédigé par lepetitjournal.com Publié dans #ACTU

 ROUMANIE - Ce lundi, la CFR a organisé un appel d’offre publique pour mettre en location, sur des périodes allant de un à trois ans, des espaces commerciaux dans une dizaine de gares du pays. A Sinaia, la CFR propose un espace de 2,6m2 pour l’installation d’un point d’information touristique, alors que dans la petite ville de Filipesti de Padure, près de Ploiesti (sud), c’est un espace pour la création d’un magasin de beignets qui est mis aux enchères.

Car la CFR essaie désespéremment de renflouer ses caisses. Au mois de mars dernier, le ministre des Transports, Radu Berceanu (PD-L), annonçait un licenciement massif de 12.000 cheminots. "Il existe beaucoup de problèmes matériels, mais aussi beaucoup trop de salariés", se justifiait-il. Après plusieurs grèves et d’importantes manifestations, 3700 employés ont été remerciés, alors que le salaire de 8000 autres a été réduit. "On a choisi le moins pire. Et les 3700 salariés licenciés recevront une retraite", déclarait le leader syndical Gheorghe Popa à la sortie des négociations.

Mais la situation ne semble pas s’améliorer pour autant. La direction de la CFR est en train de réfléchir à l’arrêt de l’exploitation de près de 3000 km de lignes de chemin de fer et de 52 gares considérées comme non rentables. Les élus locaux des communes concernées avertissent cependant le ministère des Transports :
"Cette mesure pourrait réduire à néant les investissements de la CFR car les rails seront probablement volés pour être revendus comme du vieux fer."

Samedi dernier, à Bistrita (nord), le Premier ministre Emil Boc a réaffirmé que l’une des priorités de son gouvernement est le développement des infrastructures. La Roumanie projette de réparer les routes et de construire des autoroutes, mais pas un mot au sujet du transport ferroviaire. Sur les 10.500 km de voie ferrée que compte le pays, seulement 280 km sont actuellement en réparation. Depuis des années, la vitesse moyenne des trains est en constante baisse.

Aujourd’hui, elle arrive difficilement à atteindre 50 km/h pour le transport de passagers et… 17 km/h pour le transport de marchandises. "L’Etat ne donne plus d’argent pour la maintenance des lignes de chemin de fer depuis de nombreuses années. Un exemple concret est celui du tronçon Bucarest-Ploiesti, réhabilité en 2003, où il existe déjà sept zones où la vitesse est restreinte, car la maintenance n’a pas été faite", explique Stefan Roseanu, le secrétaire général de l’Association des industriels ferroviaires de Roumanie (AIFR), cité par Ziarul Financiar.

La semaine dernière, le ministère des Transports a affirmé fièrement vouloir développer le ferroutage pour baisser le traffic commercial sur les routes. Une initiative bienvenue, mais qui semble pour l'instant difficile à mettre en place.



La Compagnie ferroviaire roumaine (CFR), qui se trouve dans une situation économique catastrophique, pourrait voir son réseau de chemins de fer réduit de près de 3000 km dans les mois à venir. Le gouvernement souhaite pourtant faire du développement des infrastructures de transport une priorité...alors devinez qui va payer ? "Bruxelles viiiiiiiiiite.... au secouuuuuuuurs..."

TRANSPORTS : vélos et passagers ne font pas toujours bon ménage aux CFF

29 Juillet 2009 , Rédigé par Lematin.ch Publié dans #SOCIETE

 SUISSE - Il n'est pas rare que les trains soient pris d'assaut durant les vacances d'été. Lorsque promeneurs et cyclistes en partance pour une escapade ensoleillée s'entassent dans les wagons, le confort de chacun n'est plus assuré.

Dernier exemple en date: l'incident de dimanche relaté par le "Tages-Anzeiger" de mardi. Les supports pour deux-roues venant à manquer dans un intercity Bâle-Interlaken (BE) plein à craquer, leurs propriétaires les ont installés à l'entrée des wagons et dans les couloirs.

Lors de l'arrivée en gare de Berne, un haut-parleur a intimé l'ordre aux cyclistes de descendre du train, a confirmé à l'ATS le porte-parole des CFF Roman Marti. La menace d'un recours à la police ferroviaire a été brandie lors de la même annonce. Les agents ne sont finalement arrivés qu'après le départ du convoi, retardé de huit minutes.

L'ex-régie est consciente du manque de place pour les vélos durant certaines périodes de l'année, selon son porte-parole. Ce phénomène est surtout lié à la météo. "Nous comprenons les revendications des cyclistes mais sommes obligés de donner la priorité à la sécurité des passagers". Il est important que les portes du train restent accessibles et que les deux-roues soient sécurisés.

Les CFF renvoient les cyclistes aux recommandations figurant sur leur site internet. Et de citer la possibilité pour les usagers des trains de partiellement démonter leur engin et de l'emmener à bord dans un sac spécial.

Aucune mesure additionnelle ne devrait être prise prochainement. Pas question donc d'organiser des wagons marchandises pour acheminer les vélos à bon port. Quant à l'ajout de supports pour deux-roues dans les convois ordinaires, il se ferait au détriment des places assises, a précisé M. Marti.



Aaaaaaah la période estivale.... des vélos sur la route, mais aussi sur les rails. A bord des trains suisses, la coexistence n'est pas toujours pacifique entre et les adeptes de la petite reine et ceux de la marche à pied. La faute au manque de place souvent, à l'égoisme des uns parfois. Que du bonheur...

HI-TECH : Des connexions à haut débit... dans des trains à basse vitesse

28 Juillet 2009 , Rédigé par fr.news.yahoo.com Publié dans #TECHNOLOGIE

 INDE -  Aaaaaah les trains high-tech indiens de demain ! On en rêve déjà. Pensez ! Selon les projets que vient de présenter la direction des chemins de fer, les trains express seront bientôt équipés de connexions à Internet par satellite. Bien mieux : les passagers de première classe et même de deuxième classe sur certaines lignes – les passagers de troisième classe, n'en parlons pas, ils ne savent probablement pas ce qu'est Internet – auront à leur disposition un écran plat, intégré au siège devant eux. Tout comme dans les avions... Ils pourront alors surfer sur Internet pendant leur voyage, tout en accédant à moult services audio et vidéo de divertissement.

Ces projets, qui ont déjà fait l'objet de tests techniques, sont plutôt ambitieux. Le budget envisagé pour le déploiement de ces technologies est tout de même de plus de 50 millions d'euros, une somme assez considérable ici, qui recouvre le déploiement des systèmes de connexion par satellite et l'installation de l'équipement dans les wagons.
Des priorités d'investissement... pour le moins surprenantes !

Le rêve, donc, pour le voyageur technophile... Sauf que ces projets high-tech apparaissent un peu surréalistes quand on voit l'état des chemins de fer indiens. Une grosse partie du matériel roulant est vétuste, il n'y a pas une seule ligne à grande vitesse, ni construite, ni même programmée, la ponctualité est des plus approximatives et des services aussi élémentaires que le fonctionnement des toilettes à bord et le nettoyage des wagons laissent souvent cruellement à désirer.

Alors les chemins de fer indiens font-ils le bon choix dans leurs priorités d'investissement ? Il y a au moins une bonne raison à vouloir déployer des liaisons Internet et des services de divertissement à bord des trains : les passagers pourront plus facilement tuer le temps quand ils seront confrontés à un long retard...



Bien que ne relevant pas de l'actu ferroviaire européenne, l'info est suffisamment croustillante pour que Passion-Trains ne fasse l'impasse dessus : L'Inde ambitionne en effet d'équiper ses trains de connexions à Internet, alors même que son réseau ferroviaire est désespérément vétuste... Mouais... Pourquoi pas ! Mais à défaut de connexion sur le toit, reste à savoir sur les passagers disposeront au moins de pigeons voyageurs pour envoyer un mail à leurs proches pendant le voyage...

PN : Collision entre un TGV et une voiture dans le Jura

28 Juillet 2009 , Rédigé par Lexpress.fr Publié dans #FLASH INFO

 FRANCE - Le TGV Lille-Besançon a percuté une voiture sur un passage à niveau dans le Jura lundi soir, blessant légèrement le conducteur du véhicule, a-t-on appris auprès de la gendarmerie et des pompiers.

Vers 22h30, une automobile conduite par un jeune homme de 19 ans domicilié à Ougney (Jura), s'était en effet engagée sur un passage à niveau sur la commune d'Orchamps (Jura) alors que les barrières étaient baissées, ont indiqué les gendarmes. Le véhicule a été percuté par le TGV en provenance de Lille et en direction de Besançon, avec une centaine de passagers à son bord, qui sont sortis tous indemnes de la collision.

Légèrement blessé, le conducteur de la voiture a été transporté à l'hôpital, ont précisé les gendarmes et les pompiers. Immobilisé près de deux heures, le train a pu repartir après des vérifications techniques, ont indiqué les gendarmes. L'automobiliste a dit aux enquêteurs qu'il sortait d'une soirée alcoolisée où il aurait consommé "une quantité importante de whisky", ont-ils ajouté.



Comme ici dans un précédent accident, un TGV Lille-Besançon a percuté une voiture sur un passage à niveau dans le Jura lundi soir. Le conducteur, qui sortait d'une soirée alcoolisée, a été légèrement blessé. Le train est reparti après deux heures d'immobilisation. "Hips.... je croyais avoir le temps de passer..."

INCIDENT : Fuite d'acide sulfurique en gare de Chauny

28 Juillet 2009 , Rédigé par lunion.presse.fr Publié dans #FLASH INFO

 FRANCE - Scaphandres, sas de décontamination… Avec le sacro-saint principe de précaution, les pompiers ont sorti l'artillerie lourde, hier, sur les coups de 8 h 30, en gare de Chauny.

Lors d'un contrôle, un cheminot venait de découvrir qu'un wagon-citerne de 60 tonnes d'acide sulfurique fumant (c'est-à-dire très concentré) fuyait légèrement. « Un goutte-à-goutte », comme on dit dans le jargon. Tant et si bien que la cuve a aussitôt été immobilisée en attendant que la cellule chimique des pompiers de Chauny n'intervienne. Une équipe vite renforcée par les collègues de Saint-Quentin, Soissons et Tergnier (soit dix-huit hommes au total), placés sous le commandement du lieutenant Mathey.

Parti quelques heures plus tôt de Belgique, ce chargement chimique était en fait destiné à la production de l'usine Dow Chemical (Rohm et Haas) qui utilise ce produit pour « activer les résines cationiques, précisait Denis Ropers, responsable de la sécurité de ladite usine. La fuite a été rapidement colmatée avec une bande Danseau, outil spécifique à ce type d'incident. Le wagon pourra donc rejoindre sa destination finale avec un peu de retard ». Une opération qui a néanmoins provoqué l'interruption du trafic ferroviaire et routier (avec la fermeture de la seule rue Géo-Lufbéry).

« La circulation des trains a été interrompue pour raisons de sécurité entre Noyon et Tergnier », indiquait, dans la matinée, Claire Beaudoin du service communication de la SNCF. « Cinq trains ont été impactés par cet incident avec des retards d'une heure en moyenne. Des clients ont été pris en charge en bus et taxi pour rejoindre Paris Nord ou la gare TGV Haute-Picardie ».

Après une heure de coupure, les voies ferroviaire et routière ont été normalement rétablies vers 9 h 30. Aucun risque n'étant couru par les riverains, la population locale ou l'environnement, il n'a pas été jugé nécessaire d'établir un périmètre de sécurité. Contrairement au précédent incident, le 30 décembre dernier, où tout le quartier de la gare avait été bouclé à la suite du déraillement d'un wagon de méthanol.



La fuite d'un wagon empli de 60 tonnes d'acide sulfurique a provoqué, hier matin, en gare de Chauny, des perturbations sur la circulation ferroviaire. Heureusement plus de peur que de mal, mais la circulation des trains a été interrompue pour raison de sécurité entre Noyon et Tergnier pendant l'intervention des secours.

ACCIDENT DE PERSONNE : Grosses perturbations après un choc à Herrlisheim en Alsace

28 Juillet 2009 , Rédigé par Lalsace.fr Publié dans #FLASH INFO

 FRANCE - Le trafic ferroviaire a été fortement perturbé ce matin pendant près de quatre heures à la suite d’un choc « anormal », selon la SNCF, en bout de quai de la gare de Herrlisheim-près-Colmar. La locomotive aurait percuté un être humain vers 5 h 20 du matin, d’après le conducteur du TER à destination de Strasbourg, qui a indiqué avoir aperçu un individu tenter de traverser la voie.

Une fois le train arrivé à Colmar, le cheminot a été auditionné par les gendarmes, qui ont effectivement retrouvé des traces de sang à l’avant de la locomotive. Un important dispositif de recherches aux abords de la voie a été déclenché, mobilisant des pompiers, des agents de la SNCF, le PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie), les brigades d’Ingersheim, Wintzenheim et Colmar, l’équipe cynophile et l’hélicoptère du détachement de Meyenheim, en présence du commandant de la compagnie de Colmar. Mais aucun corps n’a été retrouvé. Les investigations se poursuivent : l’hypothèse d’une personne seulement blessée par le choc est envisagée, mais les recherches effectuées au niveau des services d’urgences des hôpitaux du secteur n’ont rien donné.

D’après la direction régionale de la SNCF, la circulation a donc dû être totalement interrompue jusqu’à 7 h 30 sur la ligne Mulhouse/Strasbourg. Le trafic a ensuite repris sur une seule voie, puis progressivement sur les autres voies avant de redevenir normal vers 9 h 20. Au total, six TER ont été supprimés, une vingtaine ont subi des retards de cinq à 45 minutes, et trois TGV ont été retardés : l’un de près d’une heure, les deux autres de quelques minutes.



Un supposé acident de personne provoque de grosses perturbations dans l'Est du pays. Problème ; on ne retrouve pas le corps... la victime n'aurait elle donc été que blessée ? mystère....

FRET : Voyage au bout de la nuit dans le dernier train de tri postal

28 Juillet 2009 , Rédigé par tdg.ch Publié dans #REPORTAGE

 SUISSE - Il est 2 h du matin: un drôle de train quitte le centre de courrier de Härkingen (SO) et s’engouffre dans la nuit soleuroise. Destination ­Brigue. A son bord, deux hommes et plusieurs tonnes de courrier. Paul Lerjen et ­Fernando Schwery ont conscience de faire partie de l’histoire de la Poste Suisse. «Nous travaillons dans le dernier train ambulant du pays», sourit le second.

Leur rôle ? Remplacer la machine, là où elle ne peut pas encore se substituer à l’homme. Les journaux à destination du Haut-Valais et de la région de Sierre arrivent trop tard pour être triés dans l’un des trois centres principaux du pays. Alors, c’est dans un vieux wagon postal qu’ils sont pris en charge.

Le duo les répartit dans l’un des 54 sacs correspondant aux différents secteurs de distribution du numéro postal 39. ­Fernando Schwery empoigne un gros sac et vide son contenu – des liasses de Blick, de Luzerner Zeitung et autres Landbote – sur le sol en bois du Jumbo, un des plus gros wagons roulant en Suisse dont les couleurs et les établis de bois transpirent les années 50.

A quelques mètres de là, Paul Lerjen s’active. Comme son collègue, il porte manches courtes et pantacourts: il a beau faire nuit, la chaleur règne à l’intérieur du train qui traverse la gare de ­Soleure. «Avant de m’attaquer aux journaux, je trie les lettres qui ne sont pas passées par les machines de Härkingen. Et il y en a tous les jours.» Il jette les journaux dans de petits casiers. Ils seront ensuite ficelés puis mis dans des sacs préparés pour le facteur.

Bienne. Les deux hommes s’offrent une pause. Il est 3 h 02: le train s’immobilise dans la gare bernoise. En quatre minutes, 140 sacs sont chargés. Les sacs ­contiennent l’ensemble des titres romands et des journaux étrangers (Frankfurter Allgemeine, ­Financial Times, Le Monde). Plus étonnant encore, de nombreux exemplaires du Nouvelliste se répandent sur le plancher. Ils ont beau avoir été tirés à Sion, les quotidiens valaisans lus à Viège ou Crans-Montana transitent par Lausanne et la banlieue bernoise.

Le train s’engouffre dans le tunnel du Lötschberg. «Celui du haut: nous roulons entre 60 et 80 km/h, nous n’allons pas assez vite pour passer par la nouvelle galerie», explique Fernando Schwery. 4 h 15, le tri est terminé. Balai en main, les deux hommes remettent tout en ordre pour le voyage du soir. Quelques minutes plus tard, les lumières de la Lonza apparaissent. Brigue est en point de mire. Paul Lerjen allume une cigarette et ouvre la porte coulissante du Jumbo pour prendre une bouffée d’air frais. A 4 h 34, le train attend sur une voie de garage que le quai de débarquement soit libre. Ce sera le cas une dizaine de minutes plus tard. Paul Lerjen et ­Fernando Schwery ont fini leur journée. Il est 4 h 55 et les premières lueurs du matin enveloppent le Haut-Valais. «Dans dix minutes, je suis chez moi. Au programme: p’tit déj’, douche et dodo. Jusque vers 11 h», relève Fernando Schwery en enfourchant son scooter.

Jusqu’en 2004, de nombreux trains de tri postal ambulants circulaient à travers le pays. Toutes ces lignes ont fermé, à l’exception de celle reliant Berne à Brigue. A la suite de l’ouverture du centre de courrier principal de Härkingen, le trajet s’est allongé en janvier jusque dans la campagne soleuroise. Aujourd’hui, ils sont huit à travailler, par équipes de deux, à bord de l’ultime ambulant du pays. Trois semaines sur quatre, ces employés de la Poste sont basés au centre secondaire de Sion où ils sont affectés aux opérations de codage des lettres ou au tri des rebuts (les lettres qui n’ont pas pu passer par les machines). «Je préfère mon job à bord de l’ambulant. Les horaires et les secousses, on y est habitué et le travail est vraiment plus intéressant», note Fernando Schwery.

Il craint néanmoins que ses jours à bord de l’ambulant soient comptés. «Dès qu’une autre solution sera trouvée pour acheminer les journaux, c’en sera fini. Peut-être même avant si notre train passe un jour le Lötschberg par le tunnel du bas. Le gain de temps pourrait être suffisant pour que le tri puisse s’effectuer à Härkingen.»

image hébergée par photomaniak.com

Pour être distribués à temps, les journaux pour le Haut-Valais et la région de Sierre sont triés dans un wagon postal ambulant... Une situation qui pourrait cependant bien évoluer, marquant ainsi la disparition des trains postaux en Suisse. Une page qui se tourne...

LGV : Les premières traces de la LGV en Charente

28 Juillet 2009 , Rédigé par sudouest.com Publié dans #FLASH INFO

 FRANCE - «C'est la première matérialisation physique de la LGV sur le terrain », souligne Sébastien Joly, chargé des procédures d'archéologie préventive de la ligne à grande vitesse (LGV). Depuis le début du mois de juillet, les campagnes charentaises voient fleurir les piquets de bois colorés d'une tête rouge. C'est la codification qu'utilise RFF (Réseau ferré de France) pour délimiter la zone, entre Tours et Bordeaux, concernée par le tracé de la future LGV. Sur cette bande d'environ 70 mètres de largeur, qui traverse sept départements, seront ensuite organisées des opérations d'archéologie préventive pour noter s'il y a ou non présence de vestiges archéologiques.

La première étape, appelée piquetage, a commencé le 1er juillet en Charente, et se prolongera probablement jusqu'en octobre prochain, selon les estimations de Sébastien Joly. Les piquets sont placés sur une trajectoire précise indiquée par l'architecte du projet. Espacés de 30 mètres en zone boisée, à 100 mètres en zone ouverte, ils sont plantés de part et d'autre de la future ligne « pour déterminer son emprise », comme l'explique Sébastien Joly. Et il insiste sur l'importance de la précision du tracé : « un arbre qui se trouve à la limite intérieure du tracé sera coupé, celui qui se situe sur la limite extérieure ne le sera pas. »

En Charente, les communes de Poullignac, Bessac, et Deviat ont déjà été quadrillées par les géomètres qui travaillent actuellement à Sainte-Souline. Au total près de 8 000 piquets seront plantés en Charente. Sébastien Joly et Geneviève Latxague, chargée de communication de RFF, insistent sur les contraintes du piquetage. Outre la signalisation des zones où l'on trouve des espèces animales ou végétales protégées, « le planning doit correspondre aux récoltes et respecter la période de nidification », explique Geneviève Latxague. Ensuite, avant d'intervenir sur la zone délimitée, les propriétaires seront indemnisés, les arbres expertisés. Et, au besoin, des zones d'espèces animales ou végétales protégées pourront éventuellement être déplacées. Pour cette opération, le tracé global de la future LGV a été divisé en sept lots sur lesquels travaillent continuellement quatre cabinets de géomètres.

Lesquels sont confrontés à des problèmes évidents. Le tracé de la LGV passe par les propriétés privées, où les équipes doivent également placer les piquets de signalisation. Et malgré les opérations de sensibilisation et d'information auprès de la population concernée, les géomètres doivent faire face à des propriétaires récalcitrants. Des cabinets d'opérateurs fonciers engagés par RFF sont alors chargés de prendre la relève. Mais Geneviève Latxague insiste bien sur le fait, « qu'il y a eu déclaration d'utilité publique ». Autant dire que même les plus opposés au projet devront finir par coopérer.

La prochaine étape sera le déboisement, qui libérera la zone, une fois le piquetage terminé. Les archéologues interviendront alors, au moyen d'une pelle mécanique qui sillonnera la zone, creusant des tranchées de deux mètres sur vingt afin de diagnostiquer les terrains « libres de toutes contraintes administratives et techniques », comme l'explique Sébastien Joly. Les acquisitions des bâtiments situés sur le tracé devront donc être finalisées avant cette étape, prévue pour fin 2009.

Les opérations de piquetage et le déboisement sont entièrement financés par RFF. Les travaux d'archéologie seront en revanche pris en charge par le concessionnaire, une fois qu'il aura été choisi.



Ouverture du chantier : En Charente, des piquets de bois matérialisent, depuis le début du mois, la zone de la future LGV. Des archéologues y interviendront en fin d'année...

PANNE : Coincés dans le train... à 2 kilomètres de la gare

28 Juillet 2009 , Rédigé par Ouest-France.fr Publié dans #FLASH INFO

 FRANCE - Chute d'un arbre sur la voie, collision avec une tôle, vandalisme, heurt d'un extincteur... Les causes ne manquent pas aux dysfonctionnements de la ligne ferroviaire Paris - Granville. « Des causes le plus souvent extérieures », se défend la SNCF. « Incidents trop fréquents », rétorquent les usagers de la ligne, si exaspérés qu'ils « décompressent », chaque jour, sur un blog savoureux, le site usagers-paris-granville.blogspot.com.

Samedi à L'Aigle, des usagers ont finalement rejoint Paris en voiture, pour ne pas manquer une correspondance. Leur train de 14 h 10, ils ne l'ont pas su, était tombé en panne 2 km avant la gare de Surdon, dans l'Orne. À cet endroit il n'y a qu'une seule voie et aucun autre train ne pouvait passer.

Le convoi Caen - Le Mans - Tours, qui passe aussi par là, est resté bloqué derrière. Dans l'autre sens circulait un Paris - Granville « parfaitement à l'heure », témoigne un voyageur de Sées, Jacques Hillenmeyer, mais qui a dû s'arrêter pour ne pas ajouter à la confusion. « Nous étions presque arrivés à Surdon, j'allais descendre, raconte-t-il. Le train s'est arrêté à 500 m de la gare. Le contrôleur, très gentil, nous disait qu'il n'en savait pas plus que nous. »

De 20 minutes, l'attente annoncée a été doublée. Finalement les voyageurs sont restés coincés une heure quinze dans les voitures parce que le train d'en face était en panne. « On aurait quand même pu, avec les aiguillages, détourner ce train 
! C'est coutumier et scandaleux. »

La SNCF a d'abord tenté, explique Stéphane Lecomte, directeur de communication à Rouen, de dépanner la locomotive sur place. Puis de la pousser sur une voie secondaire, sans succès. La voie a été enfin dégagée à 17 h. « C'est toujours quand on est confronté à un problème qu'on croit que le sort s'acharne, tempère Stéphane Lecomte. Le Paris - Granville n'est pas maudit ; mais il est vrai qu'il y a du matériel à changer. » Les usagers, pour une fois, sont d'accord avec la SNCF.



Dans le Paris - Granville, les mésaventures se suivent et, parfois, se ressemblent. Une panne a bloqué un train, samedi, retardant deux autres convois. Sympa pour les usagers qui sont restés coincés une heure et quinze minute dans les voitures parce que le train d'en face (même pas d'ECR) ne pouvait plus avancer ! Tiens, la chose me rappelle justement une vieille chanson de Coluche : Miiiiiiiiiisère, miiiiiiiiiiiiisère, c'est toujours sur les paaaaaauvres gens , Que tu t'achaaaaaarnes obstiiiiinééééément...