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PASSION-TRAINS

REPORTAGE : Des brosseuses et un wagon laveur pour lutter contre les retards sur la ligne Paris-Granville

30 Novembre 2008 , Rédigé par ouest-france.fr Publié dans #REPORTAGE

 FRANCE - Trois brosseuses et un wagon laveur, c'est l'arsenal de la SNCF pour enlever sur les voies les feuilles mortes qui font patiner les trains en Basse-Normandie. Explications. Vendredi soir en gare de Granville, techniciens et responsables de la SNCF en Basse-Normandie ont expliqué le fonctionnement de ces machines qui nettoient les voies, le plus souvent la nuit.

 

20 h 30, deux agents de l'Équipement SNCF s'apprêtent à quitter la gare à bord de leur engin. Direction Argentan. La brosse métallique va entrer en action pour décoller « la pâte végétale » accumulée sur les rails. « On fait cette ligne-là trois fois par semaine, contre deux habituellement », explique Cyrille Quétil, l'un des agents. Cette opération d'explication fait suite à l'incident du 10 novembre: une quarantaine de passagers du Paris-Granville est arrivée à destination... avec quatre heures de retard.

 

Cause principale : une voie rendue impraticable en raison de l'accumulation de feuilles mortes. Le train s'est arrêté net, deux kilomètres avant la gare de Folligny : « Il ne pouvait plus avancer, il patinait », témoigne l'un des voyageurs malchanceux. « La ligne Paris-Granville est très propice aux difficultés d'adhérence, en raison du fort boisement le long des voies et de la topographie vallonnée », explique Marc Doisneau, directeur du réseau des TER en Basse-Normandie.

 

Dans d'autres cas, les feuilles peuvent perturber le ralentissement des engins à l'approche d'une gare, et donc enrayer les roues. Patinage et enrayage finissent par endommager le matériel, ce qui suppose d'immobiliser la rame pendant au moins cinq jours, le temps de reprofiler les roues, à Rennes ou à Trappes (Yvelines). Pourtant, la SNCF déploie beaucoup d'énergie pour empêcher ces incidents. Car non seulement il faut rembourser tout ou partie du billet des voyageurs mécontents, mais d'autres trains sont également retardés en raison des voies uniques qui ne tolèrent qu'un seul train à la fois. « En ce moment, nous sommes au maximum de notre capacité de traitement des voies, les draisines et les équipes tournent à plein régime », pousuit Marc Doisneau.

 

Aux trois draisines brosseuses, s'ajoute un wagon laveur à très haute pression (1000 bars) utilisé sur les zones les plus à risque. Il circule sur les axes Paris-Le Havre et Evreux-Cherbourg. Un dispositif qui coûte cher. « L'automne dernier, les trois draisines ont nettoyé 10 000 km de voies, dont 25 % de grattage, pour un coût d'environ 250 000 €, explique Jean-Marc Gras, responsable bas normand des infrastructures. Cette année, à fin octobre, on en était déjà à 120 000 €. » Ajoutons-y le débroussaillement et la facture s'alourdit : 1 200 000 € l'hiver dernier et déjà plus d'un million à fin octobre 2008. « On fait aussi des actions ciblées pour mettre à blanc des zones vraiment critiques. » Soit 350 000 € supplémentaires.

 

La réponse aux problèmes de feuilles mortes passe aussi par la modernisation des trains. « Sur les 40 motrices TER circulant en Basse-Normandie, 30 ont été renouvelées depuis cinq ans par le conseil régional, recense Marc Doisneau. Et ces machines sont équipées d'ABS, qui atténue beaucoup les problèmes d'adhérence. »

 

Les dix autres trains restent donc soumis aux aléas de l'automne, en attendant leur remplacement. La SNCF a lancé un appel d'offres national, pour la livraison de 1 000 trains (près de 10 millions d'euros pièce) d'ici à 2013.

Aaaaaaaaaah l'automne et ses feuilles mortes.... en Basse-Normandie, la SNCF a cependant trouvé la solution : Trois brosseuses et un wagon laveur compose en effet l'arme par excellence  pour enlever sur les voies ces déchets végétaux qui font patiner les trains. ça va nettoyer sévère...

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