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PASSION-TRAINS

ACTU : Les CFF ont un nouveau patron

30 Décembre 2006 , Rédigé par Le Matin Publié dans #ACTU

 SUISSE - Le nouveau patron des CFF Andreas Meyer est arrivé hier à Bâle en train ICE, avant de repartir pour Berne dans une locomotive des CFF. Un changement symbolique, puisqu'Andreas Meyer était jusqu'à présent manager de la Deutsche Bahn. L'homme arbore une lettre L sur son abonnement général: «Elle m'autorise à accompagner le mécanicien», explique-t-il ravi.

Qualifié de «bon et sérieux candidat» par le ministre Moritz Leuenberger, il est prêt à exercer son français. «Je voyagerai aussi en 2e classe, au contact de notre clientèle.» Andreas Meyer a déjà passé trois demi-journées avec son prédécesseur Benedikt Weibel pour se familiariser avec le système politique. «Je l'ai informé sur la préparation et le déroulement des séances», souffle Benedikt Weibel. Mais Andreas Meyer a aussi visité l'entreprise avant de rencontrer ses collaborateurs à Berne et à Bâle, lundi prochain.

Sa compétence dans les centrales électriques l'aidera à relever un défi majeur: assurer l'apport énergétique des chemins de fer. Choisi cet été parmi 30 candidats, Andreas Meyer a passé neuf ans à la direction de la Deutsche Bahn. Il se réjouit de diriger les CFF, «entreprise ferroviaire suisse de classe mondiale». Les tarifs vont-ils... «Laissez-moi commencer mon travail!», coupe le nouveau patron.

Sur le quai de gare, c'est Benedikt Weibel qui évoque les grands défis: «La maîtrise de la technologie et des finances. Le Lötschberg, avec ses trains pendulaires à grande vitesse, et le Gothard qui s'annonce...» Pas les tarifs? «Non! Je les ai augmentés dix fois. Y renoncer revient à s'exposer à une faillite, comme en Italie.» Le demi-tarif ne sera pas remplacé par des prix cassés: «Les CFF n'y toucheront pas! Son prix de 150 fr. stabilise les augmentations des billets.» Promis, la hausse de 2007 sera «raisonnable et modeste».

 

Benedikt Weibel a passé hier le témoin à Andreas Meyer, qui a quitté la Deutsche Bahn pour la compagnie suisse. "A moi la retraite et les joies du jardinage..."

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