A part sans doute le docteur Floyd, fan de jeux vidéos et accessoirement webmestre de Gamopat.com, qui n'a pas déjà eu un petit train électrique au cours de son enfance ? Ce classique, souvent associé au temps des Fêtes, s'avère pourtant un passe-temps tout au long de l'année pour certains mordus. Comptant une quinzaine de membres, le Club quebecois «Les modélistes ferroviaires de Gatineau» célèbre ses dix ans cette année et menuiserie, électronique, terrassement et paysagement font partie des grands thèmes à découvrir dans cet univers peu connu.
«En quelque part, tout le monde est fasciné par la miniaturisation», s'exclame celui qui a fondé le Club en 1996, Jocelyn Bergeron, lorsque questionné à savoir s'il ne faut pas en quelque part avoir garder en soi un certain esprit de jeunesse pour s'intéresser à une telle chose.
Installé au Canada dans un local situé au Parc Lavictoire, près de la rue Notre-Dame, dans le secteur Gatineau à Quebec, l'association a vue le jour à l'époque grâce à une subvention du programme Jeunes Volontaires, une initiative gouvernementale qui prépare et encourage les jeunes qui se préparent à entrer sur le marché du travail. M. Bergeron a été plongé dans ce domaine dès son enfance puisque son père travaillait pour le Canadien National, compagnie ferroviaire bien connue. À son avis, ce sont diverses circonstances qui ont fait que ce Club-là est né, dont le fait que les gens peuvent mettre temps, argent et connaissances en commun.
N'importe qui ayant le moindre intérêt pour le sujet, sans nécessairement avoir un esprit artistique très pointu, peut s'adonner à ce loisir, voire devenir membre du Club. «Bien des gens ne connaissent pas ce loisir et c'est pourtant un bon moyen de relaxer», affirme Jocelyn Bergeron, qui ajoute que l'objectif serait de pouvoir hausser à vingt le nombre de membres au cours des années à venir.
Se réunissant formellement les mardis soirs, les amateurs de petits trains électriques sont pour la majorité fascinés par le contrôle par télécommande et la reproduction d'époques distinctes. Certaines personnes aiment d'abord et avant tout le côté social de l'activité.
L'organisation fournie à ses membres la base nécessaire pour réaliser de beaux projets et de belles maquettes, tels du styromousse, de la peinture à motifs ainsi que du plâtre, matériel jugé comme étant primordial par le président Jocelyn Bergeron. Les membres doivent bien entendu défrayer les coûts reliés à l'achat de leurs trains électriques. Une seule locomotive peut en effet, selon la qualité recherchée, valoir près de 150$ l'unité.
«Au niveau de l'historique, il y a bien des choses qu'on ne connaît pas», lance M. Bergeron, qui, dans la même optique, nous montre une table tournante, qui n'existe pratiquement plus au Canada dans la réalité, mis à part une dans le secteur Hull et une autre à Wakefield. C'est d'ailleurs cette table tournante manuelle qui permet de tourner la locomotive du Train à vapeur Hull-Chelsea-Wakefield de 180 degrés lors de son arrivée à mi-chemin.
Le Réseau du patrimoine ferroviaire nord-américain, un des grands circuits que l'on peut apercevoir dans le petit chalet du Parc Lavictoire, a une superficie de plus de dix pieds par vingt pieds et on peut y voir cours de triage, forêts, lacs, rivières, routes, usines, gares, etc.
C'est à l'aide de trois amis, Stéphane Boucher, Mylène Gagnon et Cynthia Trottier, que Jocelyn Bergeron a mis sur pied ce Club au milieu des années 90. Passion-trains leur souhaite donc une bonne et heureuse continuation... pour le plus grand bonheur des passionnés canadiens !
Un membre du Club Les modélistes ferroviaires de Gatineau, Lloyd Sabourin, et le président-fondateur, Jocelyn Bergeron, posent fièrement devant une partie de l'immense maquette ferroviaire... Passion-trains les salut et les encourage à poursuivre leur oeuvre !