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PASSION-TRAINS

ACTU : Le président de la SNCF hué à Toulouse

5 Septembre 2005 , Rédigé par Eric Publié dans #ACTU

 FRANCE - Louis Gallois, le président de la SNCF qui était venu présenter cette après-midi à  la gare de Toulouse-Matabiau le nouveau train Teoz qui assurera la ligne Bordeaux-Toulouse-Marseille, a été chahuté par environ 300 cheminots et usagers qui dénonçaient  "la casse du service public".

 Arrivé depuis Bordeaux à  bord de ce train, M. Gallois a lu un discours d'une dizaine de minutes sur les avantages de Teoz, au milieu de sifflets, de huées et de cris ininterrompus de manifestants regroupés à  quelques mètres, portant banderoles et badges revendicatifs.

 La manifestation avait été organisée par une intersyndicale CGT-Sud-CFTC-FO-Solidaires-UNSA et des associations d'usagers. "La situation de la SNCF est un vrai scandale !" lui a crié à  plusieurs reprises Mme Martine Loiseau, responsable d'une association de promotion et de défense du rail du Tarn et du Tarn-et-Garonne, alors qu'il essayait de dialoguer avec les manifestants avant de lire son discours.

 A la fin de son intervention, M. Gallois a pu avoir deux échanges, assez vifs, avec deux responsables syndicaux de la SNCF, Didier Gaudefroy de la CGT et Henri Plantevin de la CFTC. Ce dernier lui a fait part de "la honte "qu'il ressentait devant les passagers en raison notamment de la diminution du nombre des trains TER ainsi que du vieillissement du matériel.

 M. Gallois a rappelé "l'investissement de plus de 140 millions d'euros pour 430 trains Teoz". "Quand il y a du travail et de l'investissement, il est dommage que cela soit couvert par des sifflets," a-t-il simplement regretté.

Cette visite intervenait dans un contexte tendu, la SNCF ayant évoqué début août la suppression d'ici 2005 de plusieurs trains par jour sur trois lignes Corail (Quimper-Nantes-Bordeaux-Toulouse, Nantes-Lyon et Caen-Le Mans-Tours), dont le déficit cumulé atteint près de 20 millions d'euros par an.

 Sous les huées, M. Gallois a donc plaidé devant les journalistes pour "une meilleure adéquation" entre trains express régionaux (TER, de la compétence des régions) et trains inter-régionaux (TIR, relevant de l'Etat), dont certaines lignes sont déficitaires. "La SNCF ne peut pas tout financer. Il nous faudra trouver des compromis raisonnables pour permettre de limiter les déficits", a t'il notamment insisté...  A ne pas en douter, ces "compromis" passeront donc nécessairement par des supressions de trains. Le train de nuit Carmaux-Paris via Albi, surnommé "le Parisien" serait ainsi lui aussi menacé de fermeture par la SNCF pour cause de fréquentation insuffisante.

 
 
Accueil mouvementé à Toulouse cet après-midi pour le président de la SNCF, Louis Gallois, confronté à 300 manifestants en colère qui dénonçait la casse du service public...

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