PASSION-TRAINS

AGRIVAP : Deux nouveaux venus sur les rails de l'association !

10 Juin 2010 , Rédigé par Lamontagne.fr Publié dans #LOISIRS-FOIRES-EXPOS

 FRANCE - C'est avec un sourire de gosse de Marc Peytavy, président de l'association AGRIVAP a accueilli ses deux derniers protégés : une locomotive BB de 1970, surnommée « la bonne à tout faire », et un autorail 5500 de 1953, baptisé « la mobylette » ou « le panier à salade » par les cheminots.

 

« C'est la SNCF qui met la locomotive à disposition d'AGRIVAP pour un peu plus de 5.300 euros, pour 10 ans. En échange, nous nous engageons à assurer son entretien » détaille Marc Peytavy. Pour autant, faire venir la locomotive jusqu'à Ambert n'a pas été facile. « Ça faisait quatre mois qu'elle était remisée à Clermont-Ferrand sans que nous ne parvenions à la ramener ».

 

En effet, la ligne est coupée au niveau de Pont-de-Dore et la SNCF réclamait 6.510 euros à l'association pour déneutraliser l'aiguille et remettre les coupons de rails. Finalement, la locomotive a fait son arrivée en gare d'Ambert lundi, grâce à l'inauguration du train panoramique. La ligne a été ouverte pour son passage. Il a suffi de faire passer la locomotive dans son sillage.

 

« Moteur diesel électrique, 16 cylindres, 1.400 chevaux, 68 tonnes : il y a 40 ans, la locomotive BB, c'était le nec plus ultra des lignes secondaires. C'est le plus gros moteur diesel jamais construit pour cet engin » affirme le président d'AGRIVAP. « L'ironie de l'histoire, c'est que c'est un engin de ce type qui a fermé la ligne d'Ambert » poursuit le passionné de chemin de fer. Jusqu'en décembre, la locomotive était encore utilisée par la SNCF. Elle circulait en banlieue d'Amiens. « Les premières BB sont sorties en 1959. Celle-ci date de 1970. Elle fait partie des derniers modèles, donc des plus performants ».

 

Pour le moment, l'engin aura en charge le fret entre Giroux et Courpière. Son arrivée tombe à pic puisque la machine qui assurait le trajet jusque-là doit reprendre le chemin de l'atelier afin de réparer un problème au sabot de frein. En passant des mains de la SNCF à celles de l'association, la vitesse maximale autorisée de la locomotive va descendre de 120 km\h à 40 km\h. La BB 66467 consommera d'ailleurs moins que la CC 65000 : 1,5 litre de fioul domestique au km contre près de 2.

 

Le deuxième engin à faire son arrivée sur les rails ambertois est un autorail 5500, le préféré de Marc Peytavy quand il était gamin. « Dans les années 1950, les cheminots l'appelaient la mobylette ou le panier à salade. Ultra léger (17,5 tonnes), c'est la véritable 2CV du rail. Par contre, à l'intérieur, ça fait un boucan effroyable et ça secoue ! ». C'est Jean-Philippe Isnard, le propriétaire de la locomotive à vapeur Léonie qui met son bijou à disposition de l'association, moyennant son entretien. Pour faire venir l'engin d'Arles, sa dernière affectation, par la route, il a fallu débourser 3.500 euros, réglé par Jean-Philippe Isnard et l'association AGRIVAP.

 

« Sur les 108 exemplaires fabriqués, 5 ont été conservés. Il n'en reste que deux en circulation, dont celui-ci ». Autant dire que c'est une sacrée fierté. Conçus de manière « spartiate » en 1947 et 1948, ces autorails étaient supposés « sauver les lignes rurales » qui ne faisaient plus recette. Homologuée pour le transport de passager, la « mobylette » servira au transport de petits groupes ou de scolaires. « Avec un peu plus de 50 places, c'est une boîte à sardines » plaisante Marc Peytavy. « Par contre, la voiture est super panoramique ! ».

 

 

Que les passionnés de chemin de fer se réjouissent : l'AGRIVAP vient de faire l'acquisition d'un autorail 5500 et d'une locomotive BB. Nouvelles pièces, nouvelles émotions !

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