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PASSION-TRAINS

AMENDE : Il brave l'interdiction de traverser les rails, son véhicule s'immobilise à l'arrivée du train

21 Janvier 2011 , Rédigé par Nordlittoral.fr Publié dans #FLASH INFO

logo SNCF FRANCE - Le 19 novembre 2010, aux Attaques, un des passages à niveau de la commune est en travaux et strictement interdit à la circulation. Des déviations ont été nécessairement mises en place. Mais un automobiliste de 37 ans a hâte de rentrer chez lui. Cette déviation, il l'a empruntée, mais il a l'impression de tourner en rond. Il décide donc de franchir le passage à niveau, malgré l'interdiction. Il s'engage avec sa camionnette et s'enlise dans un ballast tout nouvellement déposé. Il est immobilisé sur les voies quand il entend un train de fret arriver. Il sort de son fourgon à toute vitesse. Le chauffeur du train, accompagné d'un apprenti, se rend bien compte de la situation et met en marche le dispositif de freinage d'urgence.

Le prévenu présente lors de son interpellation un taux de 1,70 gramme d'alcool pur par litre de sang. Au tribunal, hier, le prévenu a largement eu le temps de prendre du recul par rapport à ce comportement jugé « inconscient  » par le tribunal : « Monsieur, précise la présidente, je dois vous dire que vous revenez de très loin.

 

Votre camionnette a été pulvérisée et projetée à plus de 30 mètres de l'impact du choc... Votre véhicule, c'est une tonne et demi de ferraille, le train, c'était 1 700 tonnes qui vous fonçaient dessus. À cette audience, il n'y a pas de constitution de partie civile... C'est également une chance, car ça aurait pu vous coûter fort cher ».

 

La substitute tient le même langage : « C'est très grave, monsieur, ce que vous avez fait. Et ça aurait pu effectivement être humainement dramatique. Vous vous êtes sauvé la vie en ayant, malgré votre alcoolisation, le bon réflexe. Mais qu'en est-il des conducteurs du train, et des passagers, s'il y en avait eus ?...Eux ne pouvaient certainement pas sauter en marche. Les agents se sont rendus compte du problème. Ils ont voulu à tout prix éviter un suraccident et ont freiné, en attendant, recroquevillés dans la cabine, que le choc ait lieu, un choc inévitable. Et vous, monsieur, si vous vous étiez trouvé dans votre véhicule, coincé, nous ne serions pas là pour en parler, sans doute. Ce n'est pas de l'utopie, ce que je vous dis, ça arrive. Vous avez tenté le sort en adoptant un comportement purement suicidaire. La réglementation n'est jamais là pour faire joli. Elle est là pour être respectée...  ».Elle requiert donc une peine de 8 mois de prison avec sursis simple, le prononcé d'une suspension de permis de conduire durant 12 mois et le suivi d'un stage aux frais du probationnaire.

« Mon client et son épouse sont capables d'entendre les remontrances de la juridiction, débute Me Géneau, en défense.Il était artisan, venait de déposer le bilan... père de trois enfants à faire vivre, il était allé travailler avec son beau-frère ce jour-là. Il avait bu de la bière et du whisky pour fêter la fin des travaux. Il voulait seulement rentrer chez lui. La première personne mise en danger, ce fut lui...  ».

Le prévenu écope d'une amende de 2 000 euros prononcée avec sursis. Son permis est suspendu pour une durée de 8 mois. Il devra en outre effectuer un stage de sensibilisation à la sécurité routière à ses frais.

 2.000 euros avec sursis pour avoir franchi un passage à niveau en travaux, un permis de conduire au clou pendant 8 mois, un stage de conduite à faire... et une camionette bonne pour la casse du coin. Cher payé ? Pas tellement, par rapport à ce que ce conducteur imprudent a échappé... Disons plutôt qu'il s'en sort bien ! Mais pas sûr qu'il en ai conscience... dommage.

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Nicolas 24/01/2011 11:19



Et le coût pour la SNCF? La loco abimée, les trains en retard, sans compter le choc psychologique pour le conducteur...


Vraiment pas cher payé pour une telle inconscience. 1.7g, c'est pas rien quand même, c'est plus de 3 fois la limite légale...!!