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PASSION-TRAINS

AUTOROUTE FERROVIAIRE ALPINE : De nouvelles ambitions en 2011

30 Octobre 2009 , Rédigé par Leprogres.fr Publié dans #ACTU

  FRANCE / ITALIE - Lancée véritablement fin 2003 l'autoroute ferroviaire alpine, qui relie en 175 kilomètres la plate-forme d'Aiton, à l'entrée de la vallée de la Maurienne en Savoie, à celle d'Orbassano dans la banlieue de Turin, a progressivement trouvé sa clientèle en dépit des dimensions restrictives du tunnel du Mont-Cenis qu'elle emprunte. Les camions chargés sur les wagons spéciaux ne peuvent avoir que des citernes ou des bennes basses, soit un marché potentiel ne représentant que 7 % de l'ensemble des poids lourds traversant les Alpes.

Des travaux d'agrandissement du tunnel, perturbés par des aléas, sont en cours et devraient être achevés dans un an environ. Ils empêchent aujourd'hui le trafic entre 12 et 17 heures, limitant le nombre de navettes à quatre allers-retours quotidiens, l'objectif, dans un premier temps, étant de pouvoir passer à six. L'exploitation à caractère expérimental de l'autoroute ferroviaire alpine est assurée par une filiale commune à la SNCF et Trenitalia. Avec 105 000 véhicules transportés depuis la création, les preuves de son intérêt ont été faites. Gilles Cattani, son directeur commercial, précise que le taux de remplissage du service a dépassé les 90 %. Les états français et italiens ont décidé de pérenniser mais aussi développer l'autoroute ferroviaire alpine. Les ministres des transports des deux pays ont signé un accord le 9 octobre dernier pour acter ces intentions et faire exploiter à l'avenir, à partir du 1er janvier 2011, l'autoroute ferroviaire en délégation de service public.

Un appel à candidatures a été publié le 16 octobre dernier dans le Journal officiel des communautés européennes. Les candidats ont jusqu'au 7 décembre prochain pour se déclarer intéressés. Ceux qui seront retenus pourront ensuite répondre à un appel d'offres beaucoup plus détaillé du projet. On va assister à des regroupements de sociétés, afin de présenter des candidatures communes, parmi les entreprises ferroviaires, autoroutières et des bâtiments publics intéressées par cette exploitation qui sera associée à la construction d'un nouveau terminal en France pour allonger le service qui n'est actuellement que de 175 km. La plate-forme d'Aiton subsistera mais une nouvelle sera créée dans la grande région lyonnaise pour rendre l'autoroute ferroviaire plus attractive.

Deux sites sont encore en lice : Ambérieu-en-Bugey (Ain) et Grenay (Isère). Le premier, défendu par la région Rhône-Alpes, a comme atout de pouvoir proposer de meilleurs sillons ferroviaires que le second qui obligerait à emprunter la ligne chargée reliant Lyon et Saint-Andre-le-Gaz. Le choix n'est pas encore tranché mais Grenay fait figure de favori en raison notamment de sa proximité avec les zones industrielles de l'Est lyonnais et de ses liens avec l'autoroute A 43. Autant d'avantages qui séduisent les clients possibles de cette autoroute ferroviaire alpine allongée d'une centaine de kilomètres. Rallier Ambérieu en demanderait une cinquantaine supplémentaire depuis l'agglomération lyonnaise et la construction coûteuse d'un échangeur autoroutier pour rejoindre le terminal.

Le but de la nouvelle autoroute ferroviaire alpine est de transférer de la route sur le rail 100 000 poids lourds par an.



Un appel à candidatures a été lancé pour exploiter dans un peu plus d'un an cette autoroute dont le terminal français se rapprochera de Lyon. Le site de Grenay en Isère tient encore la corde...  et fait figure de favori en raison notamment de sa proximité avec les zones industrielles de l'Est lyonnais et de ses liens avec l'autoroute A 43.

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