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PASSION-TRAINS

DRAME : Un TER percute un autocar sur un passage à niveau près d'Auxerre

15 Décembre 2010 , Rédigé par Leparisien.fr Publié dans #REPORTAGE

logo SNCF FRANCE - L'arrière du bus, complètement éventré, atteste de la violence du choc qui s'est produit mardi, peu après 18 heures à la sortie d'Auxerre (Yonne). Percuté par un TER à hauteur d'un passage à niveau situé dans le hameau de Jonches, l'autocar des Rapides de Bourgogne a presque effectué un tour complet sur lui-même.

 

Sur place, les feux rouge alertant de l'arrivée imminente d'un train continuent de clignoter. Des hommes en gilet fluo s'affairent à nettoyer le sol jonché de verre pilé, leurs voix couvertes par l'alarme du passage à niveau qui sonne sans discontinuer. Selon les témoignages des automobilistes qui le suivaient, le bus a franchi les voies alors que les barrières étaient levées. «Il s'est arrêté après les avoir passées, raconte Dominique, un chauffeur de poids lourd toujours présent sur place mardi soir, vers 22 heures. Mais l'arrière dépassait, et il n'a plus bougé.» Arrive alors le TER. «J'ai entendu le train klaxonner, klaxonner, mais le car n'a pas avancé. Le choc était inévitable, reprend Dominique, visiblement ému. Là, ça a fait un bruit effroyable. Je m'en souviendrai longtemps. L'arrière du bus a été soufflé.»

 

 Parti de la gare routière d'Auxerre vers 18 heures, l'autocar effectuait la ligne régulière en direction de La Roche-Migennes. Mais à cette heure de la journée, ce sont presque exclusivement des collégiens ou des lycéens qui avaient pris place à son bord.

 

Très affectée, Brigitte Guichard, la directrice des Rapides de Bourgogne, qui exploite la ligne de bus pour le compte du conseil général de l'Yonne, ne comprend pas ce qu'il s'est passé. «On nous parle d'un chahut à l'intérieur, mais je n'en sais pas plus.» Les tests d'alcoolémie sur le chauffeur, un homme de 47 ans, se sont révélés négatifs. Particulièrement choqué, ce dernier a été pris en charge par les secours, tout en étant placé en garde-à-vue. Il avait été embauché en 2005. «Il n'a jamais eu ne serait-ce qu'un accrochage, assure sa patronne. Et avant de travailler pour nous, il était déjà chauffeur et avait déjà fait du transport scolaire.»

 

Alors que l'accident a fait 12 blessés, dont deux graves, et notamment une adolescente âgée de 15 ans dont le pronostic vital a été un temps engagé, Brigitte Guichard exprimait toute sa solidarité envers les familles. «Tout cela est terrible, à quelques jours des vacances et des fêtes de Noël. Nos bus parcourent quatre millions de kilomètres par an, et c'est la première fois depuis que j'ai pris mes fonctions, il y a cinq ans, que nous sommes confrontés à un tel drame. Quelles que soient les conclusions de l'enquête de police qui est en cours, nous assumerons nos responsabilités.»

 

En revanche, la directrice des Rapides de Bourgogne, qui compte 220 salariés et environ 160 véhicules, se refuse à pointer du doigt la dangerosité du passage à niveau. Pourtant, beaucoup ne s'en privent pas. «On frôle souvent l'accident, ici, s'agace une riveraine. Ce matin [NDLR : mardi matin] encore, un camion a forcé le passage alors que la barrière était en train de se rabattre.» Dominique, le chauffeur de poids-lourd, confirme sans se faire prier. «Ce passage à niveau, c'est simple, je l'emprunte tous les jours. Et il y a des problèmes régulièrement. Certains automobilistes, pour gagner quelques minutes, sont prêts à prendre tous les risques. Je ne comprends pas.»

 

 

Un TER a percuté un bus scolaire TransYonne sur le passage à niveau de Jonches, sur la commune d'Auxerre. L'accident s'est produit hier peu avant 18 h 30. Un chahut dans le bus, qui transportait une trentaine d'adolescents de 14 à 16 ans, pourrait être à l'origine de l'accident... un jeu de mains qui aura couté cher : on dénombre pas moins de 18 blessés légers dont quatre dans un état grave, sans qu'aucun pronostic vital ne soit engagé.

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