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PASSION-TRAINS

RETARD : Un TGV heurte 3 sangliers... et prend 3 heures de retard

9 Février 2011 , Rédigé par lunion.presse.fr Publié dans #FLASH INFO

logo SNCF FRANCE - Les passagers du TGV Charleville-Paris de dimanche, partis à 21 h 24, ne risquent pas d'oublier leur voyage. En effet, les voyageurs ont posé les pieds sur le quai parisien à 2 h 30 du matin au lieu des 23 heures prévues sur le billet. Un retard de 3 h 30, à cause de trois sangliers qui se trouvaient sur la voie.

 

C'est vers 22 h 40, au niveau de la commune de Beuvardes (Aisne) située entre Château-Thierry et Dormans que le conducteur de la locomotive a heurté les trois sangliers qui se trouvaient sur les voies. « Au début, j'ai eu peur. J'ai pensé que le train avait touché une personne », confie Margaux, une des passagères du TGV 2766.

 

Si les trois animaux, symboles du département des Ardennes, sont morts sur le coup, la motrice du TGV a également été endommagée par le choc. Et malgré les efforts du mécanicien pour tenter de faire redémarrer le moteur, les contrôleurs ont dû se résoudre à faire appel à un autre TGV pour récupérer les voyageurs (ils étaient plus de 400 selon des passagers, qui faisaient partie de l'aventure). « Le train avait quitté la gare de Reims depuis quelques minutes quand j'ai entendu un sacré bruit. Les autres passagers qui étaient dans le wagon avec moi l'ont aussi entendu. La locomotive a ensuite freiné et s'est arrêtée en plein milieu de la voie de chemin de fer », raconte Margaux, la voix encore tremblante.

 

Aucun des passagers n'a été blessé dans la collision entre le train à grande vitesse et les cochons sauvages, mais le retard à l'arrivée à Paris était considérable. Les agents de la SNCF ont, dans un premier temps, dû neutraliser la seconde voie pour aiguiller le TGV qui partait de Strabourg à 1 h 30 du matin afin de transborder les passagers de la rame Charleville-Paris. Les sapeurs-pompiers et des médecins du SAMU ont aussi été mobilisés pour intervenir et à tout le moins soutenir si besoin les passagers.

 

Comme la collision a eu lieu en pleine campagne, il a fallu, dans un second temps, faire venir des projecteurs et du personnel pour sécuriser la manœuvre de transbordement. « Cela n'a pas été simple à mettre en place », reconnaît un responsable de la communication de la SNCF. « Les contrôleurs n'ont pas fait d'annonce au micro. Ils ont préféré passer dans chaque wagon pour nous rassurer et nous expliquer la suite des opérations. On est restés longtemps à attendre. Sur les événements, les contrôleurs n'ont rien voulu nous dire, sans doute pour éviter la panique. Ils nous ont dit des mots pour nous calmer », poursuit la passagère. « Lorsque le train de dépannage est arrivé, les agents ont posé des échelles entre les deux trains et ils nous ont aidés à traverser ».

 

L'opération de transbordement terminée, le train a repris sa route pour Paris où les voyageurs sont arrivés à 2 h 30 du matin. « Nous avons eu un très bon accueil de la SNCF. On nous a donné des bouteilles d'eau et une enveloppe avec des bons de taxis ». Fin d'une aventure dont l'ensemble des passagers se serait bien passée, si les cousins de « Woinic » n'avaient pas trouvé bon de se promener sur la voie ferrée…

 

 

Groiiiiiiiiiik, paté en croute, groiiiiiiiiiiiiik... et 3 heures de retards pour les passagers TGV Charleville-Paris... soit une heure pas sanglier ; bref, tout le monde perdant...

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