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PASSION-TRAINS

TGV : La SNCF réfléchit à des TGV low-cost

2 Septembre 2010 , Rédigé par Usinenouvelle.fr Publié dans #SOCIETE

logo-sncf logo-alstom.gif FRANCE - «Avec les dirigeants d’Alstom, nous sommes en train de réfléchir à une nouvelle génération de TGV, a laissé entendre Guillaume Pepy, le président de la SNCF, qui était l’invité du Grand Rendez-vous, une émission dominicale sur Europe1. Un projet de TGV dont Guillaume Pepy a esquissé «les grandes lignes», le dimanche 28 août 2010 : «(…) Certainement moins consommateur d’énergie, avec davantage de services à bord. Plus ouvert aux familles.» Puis le président a ajouté : «Nous travaillons sur le développement d'un TGV low cost.»

 

Mais pour l’instant, à défaut d’informations supplémentaires à ce sujet, la mise au point d’un nouveau matériel roulant semble un objectif assez lointain. Le TGV low cost, tout au moins dans un premier temps, consistera en des offres purement commerciales, s’inspirant du succès qu’ont remporté des initiatives telles que Prem’s, TGV 100 % Prem’s, Loisir réduits.

 

En 2009, l’offre de voyage à «prix d’ami» avait augmenté de 1,5 million par rapport à l’année antérieure. La directrice de la branche TGV, Barbara Dalibard, a donné des informations supplémentaires dans une interview accordée au Journal du Dimanche. «Cet été, nous avons vendu 2 millions de billets Prem’s.» (Des tarifs à partir de 22 euros, les billets étant non échangeables et non remboursables.) Un client sur huit s’est mis à voyager selon cette formule, alors qu’un client sur dix optait pour Prem’s en 2008. Barbara Dalibard a mentionné l’exemple du Téoz Eco reliant Toulouse à Paris, un train nocturne l'où on peut monter à bord à partir de 15 euros.

 

Il est permis de penser que les projets bouillonnant dans la tête des dirigeants de la Société nationale à propos des TGV low cost s’inscrivent dans le plan stratégique en cours d’élaboration, qui vise à mettre l’entreprise sur les rails d’une forte croissance à l’horizon 2015. Par ailleurs, c’est l’année prochaine que seront célébrés les trente ans du TGV, une année toute trouvée pour séduire les voyageurs. (Le premier tronçon du TGV Paris-Lyon fut inauguré le 22 septembre 1981 par le président François Mitterrand.)

 

Augmenter de près d’un tiers le chiffre d’affaires : telle est l’ambition affichée. «Pour y arriver, il faut augmenter à tout prix la santé financière du TGV, qui contribue à 80 % au moins de la division Grandes Lignes de la SNCF», indique un consultant. Après avoir traversé une mauvaise passe, en 2009, le TGV a retrouvé du poil de la bête. En juillet et août derniers, ils ont accueilli 17 % de voyageurs supplémentaires par rapport à la même période en 2009.

 

L’annonce de tels chiffres précède de peu la publication de ses résultats financiers au premier semestre 2010 que doit faire la SNCF le mardi 31 août 2010. Lors du Grand Débat sur Europe1, Guillaume Pepy a garanti que l’opérateur ferroviaire, qui avait accusé de lourdes pertes en 2009, se trouvait «dans le vert au premier semestre 2010».

 

La journée de mardi, décidément, s’annonce chargée pour Guillaume Pepy, appelé à se rendre à Berlin pour s’entretenir au sujet de l’ouverture à la concurrence des chemins de fer européens avec Rüdiger Grube, le président de la Deutshe Bahn, la DB. Le même jour, le ministre français des Transports, Dominique Bussereau, rencontrera son homologue allemand Peter Ramsauer, pour discuter non seulement de ces problèmes ferroviaires mais également de la situation dans le transport aérien.

 

Les griefs sont nombreux entre la SNCF et la DB. Celle-ci, présentement, ne peut faire rouler ses trains sur le réseau français alors que la SNCF, par le biais de sa filiale Keolis est devenue le 3 ème plus important opérateur ferroviaire outre Rhin (un autre Français, Veolia, le précède quant aux parts de marché.) La SNCF, elle, reproche à la DB d’être toujours le propriétaire des lignes qu’elle exploite, alors que la gestion des infrastructures en France a été confiée à RFF, Réseau Ferré de France.

 

 

 

Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a annoncé une réflexion, menée de pair avec Alstom, sur une nouvelle génération de TGV. Dans un premier temps, des offres supplémentaires seront proposées, destinées notamment aux familles modestes. Le TGV à pas cher... de chez pas cher ?

 

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