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NOS LECTEURS DANS LE MONDE !

TECHNOLOGIE

Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 23:11

  PAYS-BAS / BELGIQUE - Les chemins de fer néerlandais vont équiper tous leurs trains de l'internet sans fil. C'est T-Mobile qui en assurera le déploiement au cours des 3 prochaines années, et c'est Nomad Digital qui s'occupera de l'infrastructure IT. Ce duo est du reste déjà impliqué dans ce genre de solution tant en Grande-Bretagne qu'en Allemagne.

En tout, le gouvernement néerlandais injectera 16 millions EUR dans le projet, alors que les chemins de fer y investiront 45 millions EUR Le déploiement débutera l'an prochain. D'ici 2012, il devrait être possible de surfer sans fil dans tous les trains néerlandais. Au début, cela sera gratuit, mais il est possible que cela devienne payant par la suite. Par train, T-Mobile prévoit une largeur de bande de 7,2 Mbps via une connexion internet mobile conforme au standard HSDPA. Il n'y aura en principe aucune limite au nombre d'utilisateurs simultanés: plus il y aura de surfeurs, plus lente sera donc la connexion internet.

En Belgique, la SNCB ne souhaite provisoirement pas investir dans le train sans fil. Tout récemment, le ministre des entreprises publiques, Steven Vanackere, a encore déclaré à la Chambre que "la SNCB n'installera pas elle-même l'internet sans fil dans ses trains et ne les commercialisera donc pas non plus." Installer l'internet sans fil pourrait éventuellement se faire par des partenaires, "si cela peut être réalisé sans risque financier pour la SNCB", a encore réagi le ministre, fin octobre, à une demande écrite du parlementaire Peter Logghe. Vanackere s'était référé alors à une étude effectuée par la SNCB, d'où il apparaissait que l'internet à bord des trains restait un besoin secondaire. Il convient néanmoins d'ajouter que cette étude date de mars 2008 déjà...



Les néerlandais à fond dans l'internet, mais pas les belges... question de budget, sans doute ! reste que les utilisateurs bataves ne devraient pas trop se réjouir à l'avance : il n'est en effet pas exclu que la connexion devienne payante par la suite... Soif de l'argent, quant tu nous tient...

Par datanews.be - Publié dans : TECHNOLOGIE
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 10 2009 21:19

 PAYS-BAS - Le système de contrôle et de signalisation Atlas 100 d’Alstom Transport, conforme avec le standard ERTMS Niveau 1, est opérationnel depuis le 4 octobre sur la ligne Havenspoorlijn reliant Vaanplein à Maasvlakte (Pays-Bas). Cette ligne d’une longueur de 45 kilomètres est une des sections de la Betuweroute, partie du Corridor de fret A reliant le port de Rotterdam à l’Allemagne (corridor de fret A). La solution Atlas permet d’accroître la vitesse de circulation des trains et la capacité de la ligne, en toute sécurité.

Après la section « A 15 » de la Betuweroute, la ligne Havenspoorlijn est la deuxième aux Pays-Bas à être mise en service avec Atlas. Au total, 110 locomotives équipées de cette solution d’Alstom dont 45 diesel et 65 électriques, circulent aujourd’hui sur la Betuweroute.  Les sites Alstom de Charleroi (Belgique) et d’Utrecht (Pays-Bas) ont participé au projet de la ligne Havenspoorlijn. « Avec l’équipement de cette ligne, Alstom Transport démontre une nouvelle fois son expertise dans le domaine de l’interopérabilité en Europe », a souligné Roland Kientz, Senior Vice President d’Alstom Transport pour l’Europe du Nord.

Présent depuis plus de vingt ans aux Pays-Bas, à travers ses trois sites de Ridderkerk, Utrecht et Rijswijk (La Haye), Alstom est le fournisseur le plus important aux Pays-Bas dans le domaine de la signalisation. Outre la Betuweroute, Alstom a aussi équipé avec la technologie Atlas ERTMS niveau 2 d’Alstom le tronçon belge de la ligne à grande vitesse L4 reliant Anvers à la frontière hollandaise.

Par transport.alstom.com - Publié dans : TECHNOLOGIE
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Samedi 3 octobre 2009 6 03 10 2009 23:53

 FRANCE - Consulter ses mails, surfer sur le net confortablement installé dans le TER, c'est possible en Bretagne depuis décembre dernier. Une première rame, baptisée MooviTER, a été équipéepar 21 Net. Petite entreprise anglo-belge qui a, rapidement, fait sa place sur la scène internationale des réseaux de réception internet atypiques. Elle a, notamment, équipé26trains Thalys et travaille en ce moment avec Viarail, au Canada. «La technologie choisie sur le TER est inspirée de ce qui se fait sur les gros bateaux à passagers, explique MarianneAlaux, responsable marketing chez 21Net, en allumant son ordinateur dans le train. La réception se fait via une parabole de30kg installée sur le toit.Le signal est émis, lui, par un satellite espagnol, Hispasat, relié au réseau internet public».

Afin que le signal ne soit jamais rompu, l'antenne de réception est gérée très finement parGPS. Et quand le train s'enfonce dans un tunnel, des bornes terrestres prennent le relais. Les éventuels obstacles de réception (bois, forte courbe, falaise ou autre dénivelé) n'occasionnent jamais de rupture de la communication. On ne perd rien. La page en lecture est tout simplement figée. Dans la rame, les utilisateurs ont accès gratuitement à un portail spécifique. Une sorte de mini-site internet stocké dans une armoire informatique, reliée à des points WiFi dans le plafond qui permettent de se connecter n'importe où dans le train. Sur le portail, on a accès à des infos pratiques et sur le tourisme. Des liens sont également proposés avec les médias régionaux, dont Le Télégramme. À ce jour, près de 5.000 personnes ont utilisé ce système. Soit22 par jour, au gré des pérégrinations de la navette qui circule un peu partout en Bretagne, au gré des exigences du service maintenance de la SNCF. En clair, bien malin celui qui pourra prédire sur quelle ligne et à quelle heure on la trouvera demain.

«Les personnes visées sont des gens qui vont utiliser leur temps de transport pour travailler sur leur ordinateur, indique Marianne Alaux. Les étudiants, eux, s'octroient plutôt une pause détente sur leur smartphone ou leur iPhone». Mais attention, la bande passante satellitaire ne permet pas une extension sans limite des connexions. Ainsi, dans une rame, pas plus de dix personnes ne pourront visionner simultanément des vidéos, l'application la plus gourmande en bande passante. Pour le reste, pas de problème, le système est assez généreux pour contenter de très nombreux utilisateurs. Le coût de ces installations freinera-t-elle la Région qui pourrait bientôt donner son feu vert pour vingt trains? Il faut savoir que l'aménagement d'une rame est facturé de80.000 à 100.000€. Et que les coûts opérationnels, dont la gestion de licence, avoisinent les 5.000€ par an et par train. Mais le jeu en vaut la chandelle. Car ce nouveau service peut intéresser une population toujours peu encline à privilégier le rail dans ses déplacements.
 


Depuis décembre 2008, une rame de ZTER en Bretagne est équipée d'un système permettant de se connecter gratuitement à internet via un réseau WiFi. Une première en France qui sera peut-être étendue aux autres rames du réseau breton par le conseil régional. En voilà une bonne, une TRES bonne nouvelle !

Par Letelegramme.com - Publié dans : TECHNOLOGIE
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 09 2009 13:37

 FRANCE - La SNCF a pris son temps. Très attendues, les applications iPhone de la compagnie nationale de chemins de fer devraient enfin faire leur apparition dans les prochaines semaines. Elles ont été dévoilées lors du salon Top Résa (réservé aux professionnels du tourisme) qui a lieu actuellement à Paris.

Deux applications ont été présentées. SNCF Direct affichera le tableau des trains au départ et à l'arrivée de 600 gares, permettra de connaître la voie et les retards des trains et de chercher les commerces et services disponibles en gare. Everyway de son côté permettra de trouver les horaires de tous les trains sur l'ensemble des gares françaises ainsi qu'une sélection de gares internationales.

Ces deux applications seront compatibles avec l'iPhone mais aussi avec d'autres plates-formes mobiles, promet la SNCF.



Mieux vaut tard que jamais : La SNCF va enfin monter dans le train iPhone. Deux applications pratiques sont en effet en préparation pour le terminal fruitier mais aussi pour d'autres plates-formes mobiles. Mais encore un peu de patience : inutile de courir vous équiper comme Regis, ce n'est pas encore prêt.

Par businessmobile.fr - Publié dans : TECHNOLOGIE
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 09 2009 12:33

 BELGIQUE - grâce à "My Train Info", la SNCB tient désormais automatiquement ses clients au courant via sms et/ou via my.live.com des retards, suppressions ou déviations des trains préalablement choisis. Ce service gratuit n'est toutefois accessible qu'aux détenteurs d'une carte train commerciale.

Autre service: le 'SMS 2828' qui fournit en temps réel des informations horaires à la suite d'une demande par sms. Il s'agit d'un service payant (0,15 euro par sms - 0,60 euro l'inscription), précise la SNCB.

Ces services "ne sont accessibles qu'aux numéros de gsm ouverts auprès de l'un des trois opérateurs belges de téléphonie mobile et ne peuvent pas être consultés à partir de l'étranger", poursuit la compagnie. Enfin, ajoute-t-elle, "en cas de grève ou de grosses perturbations, le système diffusera un message d'information global, et non plus personnalisé".



Conformément à ce qui avait été annoncé avant l'été, les clients de la SNCB peuvent désormais être informés de la circulation des trains, par sms ou via le web, quel que soit l'endroit où ils se trouvent, a annoncé jeudi la compagnie de chemins de fer. En voilà une bonne nouvelle...

Par Belga.com - Publié dans : TECHNOLOGIE
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 09 2009 09:29

 FRANCE - Calculer son itinéraire en fonction de tous les moyens de transport disponibles, acheter un billet de train en trois clics, utiliser une application mobile pour commander son billet... Les laboratoires et services de développement de la SNCF tournent à plein régime. La vente en ligne se réinvente en attendant la dématérialisation des titres de transport.

Deux nouveaux services en ligne sont d'ores et déjà accessibles aux curieux, il suffit de se rendre sur l'espace laboratoire du site
, pour les essayer. Le premier, baptisé "Porte @ porte", est un calcul d'itinéraire intelligent, capable d'élaborer des trajets combinant différents modes de transports en commun. L'utilisateur saisit son adresse de départ, son adresse de destination et les heures de voyage désirées. Les serveurs de la SNCF calculent le meilleur itinéraire intégrant le train et surtout, les moyens de transports complémentaires pour se rendre à la gare ou terminer son trajet. L'itinéraire ainsi proposé prend en compte l'intégralité du temps du parcours. Il devient ainsi plus facile d'organiser des déplacements dans des villes inconnues.

Le fonctionnement semble simple, mais l'élaboration des résultats fait appel à plusieurs bases de données qui intègrent les bases horaires du métro, de bus, du tramway et, bien évidemment, des trains. Les résultats sont affichés sur une cartographie fournie par Visual Earth, le service de Microsoft. Le service fonctionne pour le moment entre les villes Paris, Lille, Marseille, Rennes et Lyon. Il sera étendu à une vingtaine de villes d'ici la fin du mois de novembre 2009. La prochaine étape sera de proposer la commercialisation de titres de transport "multimodaux", c'est-à-dire valables sur l'intégralité du trajet, y compris dans les transports en commun.

Le second projet se nomme "Lea". Toujours dans l'espace laboratoire du site, il propose un service dans la droite lignée des recherches en langage naturel. Il est possible de commander son billet en saisissant une simple phrase dans le champ proposé. Tapez par exemple "Paris Nantes jeudi 17 septembre 8 heures matin seconde classe aller simple tarif pro" et le moteur affiche le résultat le plus pertinent. Si la recherche est partiellement renseignée, "Lea" posera des questions pour préciser les résultats. "Cet outil devrait permettre de conquérir de nouveaux publics, comme les personnes âgées", explique Pierre Matuchet, directeur général adjoint de Voyages-SNCF Technologie. "Nous cherchons à améliorer l'accessibilité du site et à explorer les nouveaux usages."

Partant du principe que ce qui est bon pour l'utilisateur est bon pour les ventes de billets, de nouveaux services sont en préparation. L'intégration d'informations touristiques dans les recherches du site devrait bientôt entrer en phase d'expérimentation. L'application sur iPhone est aussi très attendue. Elle permettra de consulter les horaires des trains et de réserver des trajets. Elle devrait sortir d'ici la fin de l'année et sera peut-être à terme un support pour les billets dématérialisés.

Le laboratoire
du site de vente de la SNCF est accessible à tous les internautes.



La matière grise turbine à plein régime en ce moment à la SNCF : des nouveaux services, l'un pour élaborer des trajets combinant différents modes de transports en commun, l'autre pour commander son billet en saisissant une simple phrase dans le champ proposé en language naturel,  sont actuellement en essai sur le portail laboratoire du site. A voir... et à tester en cliquant ici

Par Lepoint.fr - Publié dans : TECHNOLOGIE
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 09 2009 09:44

 JAPON / EUROPE - Le Shinkansen file sur les voies à 300 km/h... Nous sommes au Japon, le pays qui dispose du réseau le mieux organisé au monde pour les trains à grande vitesse. En 2004, un tremblement de terre a provoqué le déraillement d’un Shinkansen. On s’en est tiré à bon compte : il n’y a pas eu de blessés. Et ce type d’incident ne s’est pas reproduit depuis, car les chemins de fer japonais ont un système de détection des séismes qui permet d’arrêter les trains en circulation quand la terre tremble. Un séisme génère deux types d’ondes sismiques, les P [ondes de compression - dites primaires ], les plus rapides et la plupart du temps inoffensives, sont les premières détectées ; elles précèdent toujours les S [ondes de cisaillement - dites secondaires], puissantes et dangereuses. Mais, grâce à la détection des P, quand les S arrivent, le train a reçu l’information et il est alors prêt – sauf si l’épicentre est tout proche.

La densité des capteurs est cependant limitée, et donc la rapidité de la détection aussi. C’est encore plus vrai pour les pays moins développés, comme la Turquie ou l’Indonésie. Des chercheurs de la Fachhochschule Bielefeld et du Fraunhofer-Institut für Informations- und Datenverarbeitung (IITB) de Karlsruhe sont donc en train de plancher sur une nouvelle génération de système de détection. Intitulé Transport EWS, le projet, qui est dirigé par le Pr ­Eberhard Hohnecker, de l’université de Karlsruhe, fait appel à un système qui existe dans presque tous les pays, un système qui pourrait devenir le plus grand capteur sismique du monde : les voies de chemin de fer.

Le système existe déjà en Allemagne et en Espagne, et son principe est simple. Des capteurs posés sur les rails enregistrent les ondes P et les transmettent à un ordinateur central. Celui-ci détermine le lieu de l’épicentre, dresse des cartes des secousses et calcule l’arrivée des ondes sismiques S à différents endroits. A partir du moment où ces ondes possèdent une certaine amplitude, le système intervient dans le trafic ferroviaire. Si un rail risque de casser ou un tunnel de s’effondrer, le système arrête les trains ou les ralentit pour les faire passer en marche à vue. La force du séisme et son potentiel de destruction sont connus dans les trois secondes. Encore quelques secondes de plus et le système sait quels tronçons seront touchés et à quel moment.

L’ordinateur central pourrait ensuite déterminer en quelques minutes la portée des secousses au mètre près, puis, en comparant les données, dresser un catalogue des dommages probables sur le réseau ferré et mettre au point un plan d’urgence. Ce serait de la “sismologie en temps réel”, selon les termes du Pr Friedemann Wenzel, un géophysicien de l’université de Karlsruhe qui participe au projet. En procédant à des affinements constants, on pourrait imaginer parvenir à un réseau neuronal, capable d’apprendre et produisant des analyses de plus en plus précises des dégâts. C’est l’IITB de Karlsruhe qui met au point le système d’information et de communication nécessaire à cela. Pour le Pr Hohnecker, la sismologie ferroviaire sera peut-être présente dans toutes les zones du globe menacées par les tremblements de terre – de la ­vallée du Rhin supérieur, qui est peu touchée, à certaines régions très menacées de l’Indonésie. Ce système d’alerte et d’analyse ne pourra cependant être mis sur pied du jour au ­lendemain. Même si les rails sont déjà là, il faut installer les capteurs. Le projet fait appel à des rails spéciaux. Le plus simple est de les installer aux endroits où le réseau nécessite réparation ou prolongation.

Le rail ne peut donner correctement l’alarme que s’il peut distinguer nettement les signaux d’un séisme d’autres signaux perturbateurs, par exemple les secousses provoquées par les trains ou les véhicules et les machines agricoles qui se trouvent à proximité des voies. Pour obtenir cette sélectivité, il faut entre autres des rails composés d’un nombre réduit d’éléments et de joints. Les chercheurs ont donc conçu l’Embedded Rail System (ERS – rail noyé). Celui-ci équipe déjà les lignes de banlieue de plusieurs communes et certaines grandes lignes d’Espagne et des Pays-Bas.

“Une voie ferrée normale comprend 55 000 pièces au kilomètre, le lit de ballast comptant pour un élément, explique Eberhard Hohnecker. L’ERS n’en comprend que trois : les rails, la résine élastique de fixation, les capteurs, plus la dalle de béton – il n’y a pas de ballast.” Ce système permet de distinguer correctement les ondes sismiques, qui atteignent au maximum 30 Hz, des vibrations d’un train, qui font plusieurs centaines de hertz. La structure du système n’est qu’un aspect du problème.

Les capteurs proprement dits sont extrêmement difficiles à réaliser, déclare le Pr Franz Quante, de la Fachhochschule Bielefeld, qui s’occupe de la partie capteurs du projet ERS. On fait aujourd’hui essentiellement appel à des accéléromètres – ils sont bon marché et robustes. Ils sont fabriqués selon la méthode photochimique qui sert également pour les puces, c’est-à-dire sur des matériaux semi-conducteurs. Chaque appareil est constitué d’une petite masse et d’un ressort qui modifient leurs propriétés électriques en cas de contrainte mécanique. Plus cette modification est forte, plus l’accélération est rapide.

Le gros problème, c’est que “même les ondes S destructrices générées par un séisme très violent ne présentent qu’une petite accélération – 1 g, soit l’accélération de la Terre. Un train en circulation présente une accélération bien plus grande et peut donc masquer fortement le signal du tremblement de terre”, explique Quante. On devrait pouvoir parvenir à exploiter la nette différence des fréquences des ondes sismiques et des trains et la contrainte provoquée par les mouvements de la Terre. Pour le moment, la technique de mesure est encore à 50 % “aveugle” à cause des trains en circulation. Car les trains peuvent atteindre une longueur de 700 mètres et leurs signaux perturbateurs se font sentir avant et après leur passage.

Ce qui est encore plus difficile, c’est de détecter les ondes P, qui arrivent plus tôt et sont moins puissantes, avec des accéléromètres. Ces ondes ne présentent que quelques millièmes de l’accélération de la Terre et sont donc difficiles à distinguer du bruit de fond. Pour ne rien arranger, les séismes se déclenchant de façon différente dans la structure interne de la Terre, les signaux sont chaotiques. “Les signatures des ondes P n’ont pas d’‘empreintes digitales’ reconnaissables”, confie Franz Quante. On peut quand même les identifier au fait que les ondes P d’un tremblement de terre donné arrivent en des lieux différents avec la même structure de signal.

Ce système pourrait aussi permettre de détecter d’autres phénomènes. Si par exemple de fortes pluies emportent les voies, l’incident produit des vibrations, les rails se courbent ou se cassent, et ces événements sont détectables. Il en va de même si la chute d’un rocher endommage un rail. Même le dépôt d’un bloc de béton à des fins terroristes génère en principe un signal détectable. En cas de grosse chaleur, il peut aussi arriver que les joints des rails se brisent.

Tout cela pourrait être repéré si on pouvait mettre sur pied un système suffisamment sensible. “Le rail noyé se surveillerait tout seul et réagirait à toutes les perturbations possibles”, déclare le Pr Hohnecker.

Le système pourrait également repérer automatiquement la circulation sur les voies de personnes non autorisées. Cela ne fonctionne cependant pas encore. “Nous entendons les signaux provoqués par les véhicules sur les chemins de campagne et les chemins de dépannage jusqu’à 500 mètres des voies mais nous ne pouvons pas encore distinguer clairement ce que signifie chaque signal”, reconnaît Hohnecker. Des recherches sur les secousses provoquées par les animaux et les hommes sont en cours, et en Autriche on étudie les signaux sismiques provoqués par les chutes de pierres et les glissements de terrain. Les chercheurs s’apprêtent d’ailleurs à tester l’identification de divers signaux sur un tronçon de la Deutsche Bahn équipé de rails noyés dans le sud-est de l’Allemagne, en utilisant les données des services sismographiques du Land de Bade-Würtemberg.

Shinkansen E1 MAX, dès 1994

Parmi les pays disposant d’un réseau ferroviaire dense et moderne, le Japon est le plus susceptible d’être perturbé par des tremblements de terre. Le pays est en effet à la jonction de quatre plaques tectoniques et il subit chaque année un séisme parmi les plus violents de la planète. L’archipel s’attend d’ailleurs à vivre dans les trente ans à venir au moins un événement de magnitude 8 sur l’échelle de Richter, un niveau important qui aurait de graves conséquences.Tout système permettant de repérer des signes annonciateurs d’un séisme a donc l’attention des scientifiques nippons. Ainsi, Grâce à des rails spéciaux, il sera peut-être bientôt possible de détecter les tremblements de terre avant qu’ils n’affectent le trafic ferroviaire... (photo : denshaotaku365.canalblog.com)

Par courrierinternational.com - Publié dans : TECHNOLOGIE
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