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REPORTAGE

Lundi 24 octobre 1 24 /10 /Oct 19:00
logo SNCF  FRANCE - «Monsieur, vous allez bien ? » Le gendarme se penche vers un homme au crâne rasé, affalé contre la rampe de l'escalier du train à double étage. Il est 22 h 50 ce vendredi soir sur la ligne Paris-Château-Thierry. Ivre, le voyageur ne pipe mot pour le moment. « Il n'a pas bougé depuis qu'on est monté », lance une jeune femme. C'est l'un des « classiques » des wagons du soir. « Certains peuvent faire plusieurs allers-retours Paris-Château. Quand le train rentre au garage, on est bien obligé de les évacuer », glisse un agent SNCF de la sécurité ferroviaire, la police des trains. L'homme ivre sera prié de descendre au prochain terminus. Ce qu'il fait difficilement mais sans broncher.
 
Ce genre d'incivilité peut prêter à sourire. Pourtant, il s'en passe de beaucoup moins drôle dans les trains circulant le soir. « Nous avons régulièrement des plaintes pour des vols de portable avec intimidation, parfois des agressions et des phénomènes de bandes », relève le capitaine Jean-François Kiczek, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Château-Thierry. Dans la nuit de vendredi à samedi, le gradé et ses hommes de la compagnie castelle ont mené une opération de contrôle dans les trains en direction et en provenance de la Cité des Fables.
 
L'action a été menée avec les agents de la sûreté ferroviaire. De jour comme de nuit, ces employés de la SNCF patrouillent dans les wagons. « Notre premier niveau d'interventions se situe principalement au niveau des incivilités », indique l'un d'eux. Des exemples ? Les pieds sur un siège, une cigarette allumée, etc. Et si la plupart des voyageurs du soir sont tranquillement assis ou en train de piquer un somme, d'autres peuvent être agités. Vendredi, un jeune usager s'amusait à allumer et éteindre son briquet, avec une cigarette à la bouche. Ces comportements peuvent déboucher sur des contrôles de billets.
 
Parfois, les choses vont beaucoup plus loin. Au printemps dernier, une jeune voyageuse empruntant le train de 22 h 50 a vu deux individus monter en gare de Nogent-l'Artaud. Ils se sont approchés afin de lui dérober son sac à main. La victime s'est, semble-t-il, défendue. Elle a reçu deux coups de couteau dans la cuisse. Les deux hommes sont ensuite descendus à l'arrêt suivant, à Chézy-sur-Marne. Autre cas, toujours en début d'année : le train servait alors de moyen de transport à des bandes. Une quinzaine de jeunes Castels bien énervés ont été ainsi bloqués, un dimanche de février, en gare de Château-Thierry. Ils tentaient de rejoindre la Seine-et-Marne. Certains individus étaient, semble-t-il, porteurs de barres de fer, de bombes lacrymogènes.
 
Que faisait ce beau monde dans les voitures de la SNCF ? Visiblement, ces Castels souhaitaient régler certains comptes avec une bande rivale de La Ferté-sous-Jouarre. Outre les comportements agressifs, la soirée est également propice à la libération des pulsions « artistiques ». Autrement dit, les coups de bombe de peinture sur les wagons de voyageurs. Le mois dernier, un tagueur a été surpris par les policiers castels alors qu'il était en plein « travail ». A ce sujet, un maître-chien (employé par la SNCF) effectue généralement une surveillance dans les gares où du personnel se trouve la nuit. Comme c'est le cas à Château-Thierry.
 
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Prendre le train la nuit tombée dans l'Aisne n'est pas des plus rassurants. Les forces de l'ordre mènent régulièrement des opérations de contrôle. Un aspect moins glamour du monde des trains...
Par Lunion.presse.fr - Publié dans : REPORTAGE
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Dimanche 2 octobre 7 02 /10 /Oct 10:55

Logo-RFF.jpg  FRANCE - N'y allons pas par quatre chemins, il n'y en a qu'un : la nationale 134. La vallée d'Aspe offre un des plus beaux paysages qui soient. En ce coin, le temps n'a pas d'emprise sur la beauté figée des Pyrénées, souvent embrumées et qui ont l'air de fumer. Au comptage démographique, ils ne sont plus que 2 700 habitants à profiter d'un spectacle qui a fini par les blaser.

 

On s'habitue à tout. Y compris à ces centaines de camions qui traversent les villages chargés quasi exclusivement de maïs Euralis. Même « l'Indien » Éric Pétetin, qui vient de revenir du côté de Cette-Eygun après des années de jardinage municipal à Bègles, ne mène plus ce genre de combat. Il tente juste de subsister en ne se laissant pas déloger avec sa communauté pacifiste et antimondialiste. Sa Goutte d'eau, toujours à l'emplacement de l'ancienne gare, ne fait plus déborder le vase. « Indignation totale », la revendication à la mode, affichée sur une large banderole, n'est pas de lui.

 

Barrière numéro 55, entre Sarrance et Bedous, à l'endroit précis où s'annonce le col d'Ichère. Ariette, l'ancienne garde, est toujours là dans la minuscule maison qui fut son lieu de travail. Pendant trente-cinq ans, elle a vu passer les trains. Puis plus rien. Elle s'y est habituée et s'est mise à espérer les revoir un jour. Mais le temps court contre son âge qui a pris de l'avance. « Cela me ferait plaisir et je ne suis pas la seule. Nous sommes fatigués d'attendre mais je continue à débroussailler la voie. »

 

La lassitude prend aussi la forme de la résignation du côté d'Accous, au lieu dit l'Estanguet. De ce promontoire, Anna Lacoste, qui tenait l'auberge de ses parents, se trouvait aux premières loges lors du déraillement de 1970 qui détruisit le pont et coûta la vie au « Canfranc ». « J'ai entendu le train agoniser. On attend toujours le train du génie qui devait venir réparer. » On en est toujours là. Des arbres, aujourd'hui trentenaires, ont poussé dans l'écartement des voies. L'auberge du temps des diligences a tiré sa révérence. À l'intérieur, Anna n'a rien changé.  « Le problème, c'est que personne n'est vraiment contre le retour du train, mais personne n'est réellement pour. C'est l'indifférence générale. Moi, j'ai assisté à l'enterrement de première classe du dernier train de marchandises le 30 mai 1980. Nous étions une petite dizaine. Un bouquet de fleurs avait été posé sur le tampon de l'automotrice. La vallée amplifiait les sifflements du train. C'était déchirant », se souvient François Rebillard, secrétaire du Comité pour la réouverture de la ligne Oloron-Canfranc (Creloc). L'association Poil à gratter mène la bataille depuis 1986. « Il y a des avancées. Des accords ont été passés entre RFF (Réseau ferré de France), l'État et la Région. Mais pour nous, cela ne va jamais assez vite. Il faudrait au moins des signes de bonne volonté avec des travaux préliminaires. Cela avait été le cas en 2008 avec le débroussaillage des voies mais depuis, elles sont à nouveau sous les ronces. »

 

Avenue de la Gare à Bedous. S'il n'y a plus de trains, la ruelle en pente douce a gardé son nom. Une famille loue à RFF l'emplacement de cette belle bâtisse en pierre au toit d'ardoise caractéristique. La SNCF a de son côté transformé en gîte les dépendances, pour le plus grand bonheur de son comité d'entreprise. À quelques pas de là, Louis répare sa vieille voiture. Il est arrivé en vallée d'Aspe, l'année où le train de marchandises a cessé de fonctionner. Juste le temps pour lui d'en voir passer quelques-uns du côté de Pont-Suzon.  « Je n'ai jamais compris pourquoi ils avaient abandonné la ligne. À l'époque, il y avait des centrales électriques. Ils se sont juste contentés de dire que le transformateur d'Urdos n'était pas assez puissant. » Lui prendrait bien le train pour ses déplacements mais il doit se contenter du bus, service qu'est obligée de maintenir la SNCF suite aux accords internationaux passés. « Ici, le mot désenclavement est dans toutes les bouches mais pas dans les têtes. Il y a un potentiel, notamment touristique, mais l'absence de clairvoyance est flagrante. Nous sommes à côté de nos pompes car nous avons peur de tout ce qui vient de l'extérieur. Et donc rien ne se passe », poursuit Louis qui s'occupe de l'entretien du réseau local des chemins.

 

Il veut bien croire au retour du train dans cette haute vallée qui s'est un peu revitalisée. Elle est devenue pour beaucoup une cité-dortoir du vallon. « Pour l'instant, je ne vois que les effets d'annonce pour le train. Jusqu'à Bedous, je veux bien y croire mais la suite est un grand mystère. Il y a beaucoup d'ouvrages d'art et le tunnel juste avant les Forges-d'Abel ne sera pas une mince affaire. On a détruit les viaducs pour laisser passer les camions et maintenant il faudrait les refaire ou creuser sous la route… J'aimerais juste un peu plus de cohérence. »

 

Techniquement, il se dit qu'en trois ans maximum, la ligne jusqu'à Canfranc pourrait être terminée. En avril dernier, même la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a trouvé le dossier crédible. Mais ce train-là a pris du retard. C'est endémique en vallée d'Aspe.

 

 La voie ferrée du côté de Bedous. PHOTO Guillaume bonnaud

 

Abandonnée en 1970 pour les passagers puis en 1980 pour le fret, la ligne veut revivre en Aspe. Mais il y aura du travail : des arbres de trente ans entre les rails, ça fait désordre...

Par Sudouest.fr / Guy D. - Publié dans : REPORTAGE
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Lundi 26 septembre 1 26 /09 /Sep 21:44

logo SNCF  FRANCE - Mercredi dernier, un train Corail est tombé en panne dans l'après-midi en gare de Pessac, bloquant tout le trafic en direction d'Hendaye et Arcachon. « J'ai pris le train de 16 h 35, à Bordeaux, explique Floriane, étudiante. Il a fait un arrêt en gare de Pessac. Des passagers sont montés. Et là, impossible de repartir. On sentait des à-coups comme une voiture qui n'arrive pas à redémarrer. À plusieurs reprises, on a entendu des messages comme quoi le mécanicien n'arrivait pas à relancer la machine. »

 

Le voyage à Hendaye s'est arrêté à une poignée de kilomètres de la gare Saint-Jean. La comparaison avec la voiture s'arrête là. Car on ne peut pas pousser un train en panne sur le bas-côté. À la sortie des bureaux, le convoi bloquant une des deux voies, n'a pas tardé à provoquer d'énormes bouchons sur les rails et les quais. Très vite, la gare de Pessac a vu grossir la foule. Car beaucoup d'habitants du bassin d'Arcachon prennent le TER pour venir travailler dans l'agglomération bordelaise.

 

Sylvie, par exemple, de Gujan-Mestras. En guise de bagages, elle emmène un vélo pour les trajets maison-gare, puis gare-travail. « Quand ils rétabliront le service, je ne risque pas de monter dans le premier train. Pareille mésaventure m'est arrivée l'an dernier. C'était aussi le train d'Hendaye qui était en panne mais un peu plus loin des quais. On l'avait poussé avec le nôtre. J'étais arrivée chez moi à 20 h 30 au lieu de 18 heures. Mais globalement, les pannes sont rares et aujourd'hui, il fait beau… »

 

Une jeune Dacquoise est plus sévère : « Il y a souvent des retards. » Une dame d'origine britannique ne décolère pas : « Lundi, il y a déjà eu une panne, c'est inadmissible ». Mais elle ne sait pas trop si ça marche mieux au pays de sa Gracieuse majesté, depuis la privatisation : « Je n'y suis pas retournée ».

 

Beaucoup pestent contre le manque d'informations, tandis qu'un panneau lumineux annonce toujours l'imminence d'un train à 17 h 12… Il est 18 h 50. Une employée de la SNCF sans micro ni porte-voix fait ce qu'elle peut, dans le flou le plus total. La SNCF reconnaîtra plus tard le pilotage à vue : « Comment faire autrement, avec une panne qui bloque une ligne majeure et perturbe tout le trafic, y compris du fret ? Il faut inventorier les scénarios possibles et mettre en place le plus efficace. Il a fallu trouver une locomotive de dépannage, un autre train, un conducteur disponible. En plus, il faut prendre en compte les travaux à Lamothe, près de Facture… »

 

Finalement, le convoi en panne a été tiré jusqu'à Facture un peu après 19 heures. Plusieurs trains passant au compte-gouttes ont absorbé progressivement les passagers pour Arcachon en roulant sur la voie de droite habituellement réservée au sens inverse. « J'espère qu'ils ont bien calculé leur coup », s'inquiétait un peu Daniel, de La Hume.

 

 Quant aux voyageurs pour Hendaye, deux heures et demi après leur départ, ils sont montés dans un nouveau train, tiré par… deux locomotives, arborant sur leur flanc et leur front comme une promesse : « Bon voyage ».

 

 

Les rames Corail, les parents pauvres de la SNCF ? c'est à croire si on en lit la mésaventure qui est arrivé aux usagers du train pour Bordeaux. Las ! on a pas tous la chance de rouler en TGV...

Par Sudouest.fr / Guy A. - Publié dans : REPORTAGE
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Mercredi 7 septembre 3 07 /09 /Sep 02:12

logo SNCF  FRANCE - Dimanche, veille de rentrée des classes. Le retour des plages est anticipé. À 16 h 17, la circulation est fluide à Lanveur lorsque, tout à coup, une cloche tintinnabule, le voyant d'un feu se met au rouge et les barrières du passage à niveau n° 2 s'abaissent. Rien de plus normal si nous nous étions trouvés au bout du cours de Chazelles. Mais rue de Kerjulaude, entre les Petites soeurs des pauvres et l'Université, il est de notoriété publique qu'aucun train ne passe jamais. « Non, non, contredit un riverain. Deux ou trois fois par an, un train de marchandises circule par ici. Ainsi qu'une locomotive chargée d'élaguer les arbres et de traiter les mauvaises herbes. » Au vu des touffes qui s'épaississent au point de dissimuler les rails, la loco n'y a plus roulé depuis belle lurette. Toujours est-il qu'un bouchon, de part et d'autre de la voie ferrée, se forme. Des voitures klaxonnent, font demi-tour, voire serpentent entre les barrières.

 

Dix minutes plus tard, l'employé d'astreinte de la SNCF arrive. Les barrières se lèvent, la circulation reprend. « C'est la troisième fois cette année qu'un tel acte de malveillance se produit sur cette voie qui mène au port », observe Eric Dijoux, responsable des voies à la SNCF de Lorient. « L'an passé, nous avons comptabilisé 13 incidents de ce genre sur ce passage à niveau n° 2, sur celui de Chevassu (PN1) ainsi qu'au Rohu, à Lanester. » Par chance, dimanche, l'agent ferroviaire d'astreinte était domicilié à Lorient. S'il avait dû venir de Quimperlé ou d'Auray, qui plus est un lundi à l'heure de l'embauche...

 

Or, les services d'Eric Dijoux ont constaté que ces incidents « sont commis plutôt le week-end et le mercredi », sachant que le système de fermeture des barrières, conçu pour être actionné par le train à son passage, n'a pu être déclenché que volontairement.

 

Pour la responsable du service signalisation électrique de la SNCF, « c'est un problème de comportement civique : les rails sont une propriété privée et chacun se doit de la respecter ». D'autant qu'outre ces mauvaises plaisanteries, la SNCF est aussi victime de dégradations ainsi que de vols, notamment de cuivre, cette année, sur cette même portion de voie ferrée.

 

Enfin, Brigitte Le Gall indique que sa société va poursuivre les actions de prévention à destination des scolaires, petits et grands. Car il n'est pas inutile de rappeler que ces actes de malveillance peuvent aussi générer « des comportements dangereux » de la part d'automobilistes excédés qui finissent par slalomer entre les barrières. Jusqu'au jour où, même à vitesse réduite, le train ne sera plus fantôme...

 

 

Les trains de marchandises ne l'empruntent quasiment plus. Pourtant, les barrières des passages à niveau n° 1 et 2 de la voie ferrée dite « du port » parfois s'abaissent... de quoi énerver les usagers de la route !

Par Ouest-France.fr - Publié dans : REPORTAGE
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Dimanche 31 juillet 7 31 /07 /Juil 15:23

logo SNCF  FRANCE - À l'horizon 2017, pour sa commercialisation, la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) rendra Paris accessible à 1h28 de Rennes et 3h08 de Brest. Un projet estimé à 3,4milliardsd'euros en 2010 et dont les travaux, entre LeMans et Rennes, vont démarrer à la fin de l'année 2013.

 

Pendant leur déroulement, le trafic des voyageurs ne sera pas perturbé. «Ce qui ne sera pas le cas pour 60% du fret en Bretagne. En particulier celui à destination des Côtes-d'Armor, du Nord Finistère et d'une partie de l'Ille-et-Vilaine», estime YvonRoccon, en charge du développement du fret au sein de l'association des Chemins de fer du Centre-Bretagne (CFCB). Comment seront approvisionnés les clients réguliers du rail qui s'inquiètent, comme la plate-forme logistique de La Brohinière, de Montauban (35) ou celle de Saint-Méen-le-Grand (35), ou encore les coopératives comme la Cooperl à Lamballe, Triskalia à Châtelaudren (22), le site de Plounérin (22)?

 

Les CFCB ont une réponse. Eux qui se désolent de voir la Bretagne ne représenter que 2% du fret français et «de constater qu'il a diminué de 50%, au moment où l'Allemagne en a transporté 56% de plus en l'ouvrant au secteur privé». Car si, en 20 ans, l'association, avec une belle obstination, a démontré que le patrimoine ferroviaire avait de l'avenir, elle ne se cantonne pas qu'à restaurer de vieux autorails et à faire circuler des trains touristiques. Elle propose aussi des solutions. «La plus pertinente et la plus économique serait de rouvrir la ligne marchandises qui traverse la Bretagne, entre Auray et Saint-Brieuc».

 

Une proposition qu'elle a, d'ailleurs, évoquée en avril dernier, lors d'une réunion au ministère des Transports et qu'elle a, d'ores et déjà, chiffrée à12M€. Un chiffre qui permettrait de de réactiver les 12km restant sur les 118km de l'axe Auray-Saint-Brieuc. C'est-à-dire ceux situés entre Saint-Gérand et Loudéac (22), neutralisés depuis 1989. «Or, sur ces 12km, 8km peuvent être réhabilités à moindre frais. La ville de Ploemeur vient d'accepter de nous céder pour un euro symbolique la totalité de ses matériels ferroviaires», précise YvonRoccon, qui a listé tous les travaux, du défrichage au remontage des passages à niveau.

 

Loïc Le Meur, maire de Ploemeur, n'est pas le seul élu à soutenir le projet. Les élus de Loudéac (22) et Pontivy sont, bien sûr, mobilisés. Outre le fait de coller aux objectifs du Grenelle de l'environnement, la renaissance de la ligne de fret Auray/Saint-Brieuc offre des perspectives de développement économique pour toute la Bretagne. «Les ports de Donges (44), Lorient et du Légué (22) pourront, enfin, être connectés. De plus, elle permettrait le retour du fret au nord de la ligne, évitant les allongements de certains trafics passant par Rennes». Le projet prévoit, aussi, une gestion par un opérateur ferroviaire de proximité. «Et, il ne s'agit pas d'opposer le rail à la route, sachant que nombre de transporteurs y sont favorables». En septembre, les CFCB rencontreront des responsables de Réseau ferré de France (RFF) à Nantes pour en discuter. «Il n'y a pas de temps à perdre. Tout doit être bouclé pour septembre 2013».  

 

 

Et si la Bretagne à grande vitesse allait, aussi, booster le fret ferroviaire d'une région où il ne décolle pas, desservant l'économie régionale ? La ligne Auray- Saint-Brieuc pourrait alors être rouverte... Un projet pas si fou que cela !

Par Letelegramme.com - Publié dans : REPORTAGE
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Vendredi 29 juillet 5 29 /07 /Juil 22:14

logo SNCF FRANCE - Depuis sa mise en service en 1981, le TGV français est réputé pour sa fiabilité. En trois décennies, des accidents se sont certes produits, mais la SNCF a toujours su perfectionner sans cesse le système pour améliorer son niveau de sécurité, si bien qu'il est devenu l'un des TGV les plus sûrs au monde.

 

Un ancien chef de projet TGV pour la SNCF fait remarquer que le TGV a suscité une grande controverse en France avant son entrée en service. Beaucoup doutaient de sa fiabilité. Au début, le système a d'ailleurs connu des pannes, essentiellement dans deux domaines : la transmission des roues et le système d'alimentation électrique. Ces problèmes nécessitent des réglages extrêmement minutieux. Bon nombre de pièces métalliques du TGV ressemblent à celles d'une horloge. Leur réparation et leur réglage nécessitent une grande expertise technique et de la patience, sans oublier que le perfectionnement technique prend aussi du temps.

 

Le 3 mars 2011, 15 TGV à destination de Paris en provenance de l'ouest du pays ont été immobilisés à mi-chemin à cause d'une coupure d'électricité et quelque 5 000 voyageurs ont été bloqués dans des wagons pendant des heures. L'enquête de la SNCF a montré que ce jour-là vers 9 h, une coupure soudaine d'électricité s'est produite sur un côté de la section nord-ouest du réseau TGV, ce qui a paralysé les trains sur les voies.

 

Le vol de câbles et de fibres optiques est aussi un problème qui tourmente les autorités françaises du chemin de fer. Selon les statistiques, les vols fréquents de câbles et de fibres optiques ferroviaires en 2010 ont contraint la SNCF à annuler des trains pour un total de 5 800 heures, soit une perte directe de 30 millions d'euros. Rien qu'en septembre 2010, la SNCF a signalé 160 cas de vol de câbles et de fibres optiques ferroviaires. Début février 2011, un vol de câbles et de fibres optiques a perturbé 117 TGV Nord et trains Thalys entre la France et le Benelux, et 40 000 voyageurs en ont souffert. Compte tenu de ces désagréments, deux semaines après l'incident, la SNCF, le Réseau Ferré de France et le gouvernement français ont signé un nouveau plan de protection du TGV doté d'un budget de 40 millions d'euros. En outre, la SNCF a signé un accord de coopération avec la police nationale, mobilisant 48 hélicoptères pour patrouiller le long des voies sur 30 000 km.   

 

A ce jour, les voies exclusives au TGV représentent 25% du kilométrage parcouru par les TGV. Sur les voies classiques, les TGV circulent à moins de 220 km/h, pour raisons de sécurité. La sûreté du TGV français est en effet  inséparable du système de surveillance et d'alerte perfectionné du réseau ferroviaire. Sur les grandes lignes Paris-Lyon, il n'y a aucun passage à niveau ni tunnel. Tout le long de la ligne, il n'y a non plus de signalisation indépendante de trafic. Le système de signalisation de sécurité automatique couvre l'ensemble de la ligne. La distance de freinage d'urgence du TGV est d'environ 3 km. Grâce au système de courant à basse fréquence transmis par rail, le conducteur peut contrôler l'état de la voie devant lui. Un système de télécommunication sans fil relie en permanence la cabine de conduite au centre de contrôle, d'où la garantie de grande vitesse et de sécurité du train.  

 

Le système de contrôle automatique permet aussi de connaître l'état des équipements et de détecter l'environnement naturel. En outre, il comprend un sous-système d'alerte, renforçant ainsi les fonctions de sécurisation du fonctionnement des trains. Le système d'alerte des voyageurs permet d'alerter le conducteur ou les contrôleurs en cas de nécessité, à l'aide d'une manette spéciale. Le TGV est aussi doté d'un dispositif anti-sommeil du conducteur, d'un système d'alerte incendie et d'un système d'alerte en cas de détérioration des voies. En France, des interrupteurs de sécurité et des interphones d'urgence sont installés tout le long de la voie du TGV. La SNCF a même établi, avec les autorités françaises de prévention sismique, des dispositifs de surveillance de tremblement de terre le long du TGV dans la région méditerranéenne.   

 

Selon l'ancien responsable, pour la construction d'un TGV, l'important est de s'assurer de la qualité des travaux de construction de toutes les installations et des systèmes. Généralement, le TGV français procède à une exploitation d'essai de six à neuf mois. Durant cette période, les trains ne prennent pas de voyageurs. Ils servent essentiellement à régler les équipements et systèmes concernés. Cet expert a indiqué qu'à l'issue de cette période, le TGV est mis en service officiellement. Au début de cette phase, c'est la période de rodage, qui dure 6 mois environ. Durant cette période, il se peut que des problèmes surgissent ça et là. Mais en l'absence de problème fondamental touchant au système dans son ensemble, cela est toujours considéré comme un problème normal. Ainsi, le système du TGV n'est pas mis en cause dans son ensemble. D'après les expériences antérieures, un certain nombre de problèmes apparaissent durant la période de rodage. Cela permet de perfectionner le système, pour une garantie d'opération sécurisée et stable après la période de rodage.

 

 

 

Les chinois en extasex sur le TGV français ?! à croire à en lire cett article, et facile à comprendre quand on voit le désastre du TGV chinois en ce moment : ratés à répétitons, accident mortel... rien de bon ! Il ne suffit pas toujours de singer : il faut savoir maitriser la technologie, aussi...

Par french.china.org.cn - Publié dans : REPORTAGE
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Jeudi 28 juillet 4 28 /07 /Juil 20:42

logo SNCF  FRANCE - Usager du TER, ouvrez bien les yeux ! Surtout dans le Douai-Hazebrouck, via Lille. Vous voyagez peut-être en compagnie d'un fantôme.

 

Explications... Une scène très banale au palais de justice en ce 9 janvier 2008. Un habitué épluche le rôle d'audience avec une greffière. La dame de pointer un dossier : « Celui-là est annulé. Le prévenu est mort. » Une sombre affaire de faux abonnement de train datant de 2004. Seulement voilà, la SNCF a bien fait les choses. En clair, elle a dépêché des observateurs à l'audience. L'un d'eux se dresse et demande la parole, interloqué. Le décès de ce suspect de 50 ans est très étonnant. « Je l'ai croisé hier, s'étrangle le témoin inattendu. Et je ne peux pas me tromper. Ce monsieur est un ancien cheminot. On le connaît très bien ! »

 

Branle-bas de combat ! Colère du président Flamant : « Se moque-t-on du tribunal ? » Renvoi du dossier pour vérification. Et, effectivement, l'abonnement n'était pas l'unique document bidon. L'acte d'état civil annonçant le trépas l'était également. D'ailleurs, la justice ne sera pas la seule à lancer une enquête. La Voix du Nord aussi. Et, dans les registres d'état civil d'une petite commune du Douaisis, les découvertes sont éloquentes. « En cas de décès, la commune de naissance est informée, souligne une consoeur. Là, rien.

 

La stratégie du contrefacteur est simple. En cas de disparition d'un délinquant ou d'un criminel présumé, la poursuite des poursuites est forcément compromise. Extinction de l'action publique. De là à endosser le costume de fantôme pour un misérable abonnement bidon... D'autant plus que, visiblement, cette affaire n'a pas servi de leçon au facétieux resquilleur. Il y a deux mois, toujours sur la fameuse ligne Douai-Lille-Hazebrouck, l'homme a de nouveau été l'objet d'un contrôle. À la loupe. « Encore un faux abonnement !, soupire-t-on à la SNCF. D'où un nouveau dépôt de plainte.

 

Gageons qu'au palais de justice, cette procédure sera classée DPS. Comme dossier particulièrement surveillé.

 

Fantôme

 

La justice n'est pas qu'une question de gendarmes et de voleurs. Les magistrats sont souvent confrontés à des soubresauts de la vie débouchant sur des situations dramatiques, mais également loufoques pour ne pas dire burlesques. Quand le droit se penche sur des cas tortueux, voire tordus. Aujourd'hui, le spectre très réel dont la SNCF se passerait bien.

Par Lavoixdunord.fr - Publié dans : REPORTAGE
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