Mercredi 13 février 2008

undefinedundefinedundefined   FRANCE / ITALIE / ESPAGNE - Le ministre de l'environnement a dévoilé les futures transversales à grande vitesse qui créeront un axe Espagne-France-Italie. Après le «Grenelle de l'environnement», Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Aménagement et du Développement durables, était donc appelé à s'ex­primer sur les grands projets d'in­frastructures. Extraits : 
 
Le «Grenelle de l'environnement» a acté la création de quelque 2 000 kilomètres de lignes à grande vitesse. Où en est-on ?
 

Le «Grenelle» avance. Après sept années d'enlisement, nous lançons l'appel d'offres pour la ligne Tours-Bordeaux. Cela représente un investissement de 7 milliards d'euros que nous engageons avec les régions Centre, Aquitaine, Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées. C'est une avancée considérable pour aller ensuite vers Toulouse et Narbonne. De même, on prolonge les lignes entre Le Mans et Rennes, Baudrecourt et Strasbourg, ainsi que le contournement de Nîmes et Montpellier. Mais ce n'est qu'un début, nous lançons les études pour les lignes transversales : entre Nantes et Lyon en passant par Nevers, entre Toulouse et Narbonne, Nîmes et Perpignan. Ces lignes seront complétées par une radiale vers Clermont-Ferrand. Nous re­lions ainsi la France, l'Espagne et l'Italie et organisons la grande traversée est-ouest par le sud. Sans oublier le centre de la France.

Ces très gros investissements ne servent que les voyageurs ?
 
Bien au contraire. Ils libèrent les sillons classiques pour le fret. Car l'objectif, c'est bien de faire diminuer considérablement le trafic des camions notamment étrangers. Une étude entre Nîmes et Montpellier montre que quatre camions sur cinq sont étrangers. Nous voulons avec les transporteurs routiers organiser les transferts route-rail sur les grandes distances.

En Ile-de-France, les investissements d'infrastructure sont très en retard pour le fameux Grand Paris ?
 

L'aménagement de l'Ile-de-France est aussi une de mes priorités. Je viens de donner mon accord à son président pour le financement du tramway entre Montfermeil et Clichy-sous-Bois (150 millions d'euros, moitié État moitié Région) et pour une liaison en transport public entre Massy et Évry (400 millions d'euros). Par ailleurs, 20 millions d'euros toujours partagés entre l'État et la Région vont être immédiatement débloqués pour améliorer cinquante lignes de bus de la périphérie parisienne.

Ne faut-il pas être plus ambitieux ?
 

Nous engageons une grande concertation entre l'État, la Région et les communes. Ce qui me semble aujourd'hui le plus urgent et ce qu'attendent les Franciliens, c'est avant tout concrétiser et mettre en œuvre les projets dont ils ont be­soin tout en poursuivant la ré­flexion sur les institutions.




Il en a des projets plein ses cartons, notre ministre de l'environnement... Seulement voilà, comme les caisses sont supposées être vides (selon le président de la République), reste à savoir comment ils seront financés. Affaire à suivre...

par Le Figaro.fr publié dans : INTERVIEW
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Vendredi 6 juillet 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - En exclusité pour le quotidien «20 Minutes», Guillaume Pepy, directeur général exécutif de la SNCF, revient sur les incidents de jeudi 28 juin. A la suite d'un feu de caravanes, 80 voyageurs franciliens du RER B ont passé toute une nuit sur le quai de la gare, à la station La Plaine-Stade-de-France, à Saint-Denis. Extraits...
 
L’enquête interne de la SNCF met en lumière une série de dysfonctionnements le soir de l’incendie. Comment cela a-t-il été possible?


Les personnes en charge de l’incident ont sous-estimé l’événement. Les agents concernés ont été sanctionnés. Ils auraient dû commander un bus pour prendre en charge les gens bloqués à la gare Stade-de-France dès le début de l’incendie à 23 h 50, ce qu’ils n’ont pas fait. Après, ils ont cru pouvoir se débrouiller seuls, et n’ont pas appelé d’aide. Résultat, à 2 h du matin, ils étaient dépassés. Et quand ils ont fini par commander un bus, ils n’ont pas vérifié qu’il avait bien pris en charge les personnes à Stade-de-France. Résultat, il est parti à vide et personne ne le savait. Cette affaire est grave, car on est à seulement 7 km de Paris, sur le réseau Transilien, au cœur du service public. L’erreur n’est pas excusable.

Qu’allez-vous faire pour les personnes qui sont restées bloquées, et pour que ce type de «ratage» ne se reproduise plus?


On a appelé toutes les personnes qui ont laissé leur numéro de téléphone sur la pétition qui a été mise en circulation dimanche et lundi, pour s’excuser. On remboursera à chacun la valeur de son coupon mensuel de Carte orange ou 100 euros, et on prendra en charge les frais occasionnés par cet incident. Dans un deuxième temps, on va réunir toutes ces personnes le 10 juillet à la gare du Nord*, afin d’échanger avec elles. Mais surtout, nous avons décidé de créer, dès la rentrée, un service de bus qui sera mobilisable à tout moment. Nous allons contacter des sociétés pour qu’elles mettent en place un tel service. Aujourd’hui, nous faisons appel à la RATP en cas de problème, et en pleine nuit, ce n’est pas facile de trouver des bus disponibles.

Cela ne résoudra pas le problème de communication qui a été mis en évidence jeudi soir…


Nous avons fait un rappel à l’ordre sur la priorité à donner à la prise en charge des voyageurs. Dans la gestion de ce type d’incidents, nos agents sont souvent mobilisés par la reprise de la circulation le lendemain, et la prise en charge n’est pas l’absolue priorité. Ce n’est pas acceptable, et nous avons remis les pendules à l’heure.

D’une manière générale, on reproche à la SNCF d’être capable de battre des records de vitesse, mais de ne pas bien s’occuper de ses trains de banlieue...


Les Franciliens pâtissent du manque d’investissement de l’Etat dans les transports en commun durant les années 1970 et 1980. Mais nous venons de voter la rénovation des 119 rames du RER B, pour un coût de 310 millions d’euros. Ce chantier s’effectuera entre 2008 et 2010. Nous avons également commandé avec le Stif 170 nouvelles rames, qui circuleront en Ile-de-France à partir de 2009. Et aujourd’hui, 50 % des investissements de la SNCF se font sur le Transilien et sur le TER.
 

Guillaume Pepy, directeur général exécutif de la SNCF, le 3 juillet 2007

Guillaume Pepy revient  sur les incidents du jeudi 28 juin pendant lesquels une cinquantaine de voyageurs du RER B ont passé toute une nuit sur le quai d'une gare parisienne. Pour lui, "Les personnes en charge de l’incident ont sous-estimé, et ont été dépassés par l’événement ". Comprenez : "nos agents ont été de vraies buses, des chats noirs comme on en fait plus,  ils n'ont pas assuré une caouette et se comportés comme des anes pour communiquer avec notre clientèle". Guillaume... pourquoi ne pas dire qu'ils ont étaient nuls sur ce coup là, tout simplement ?

par 20 Minutes publié dans : INTERVIEW
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Vendredi 8 juin 2007

logo-sncf.jpg FRANCE - Interrogé par le quotidien "20 minutes", Thierry Mignauw, directeur de Transilien,.donne sa vision personnelle du Transport ferroviaire en région Île-de-France. Extraits : 

- Les usagers du réseau Paris-Est dénoncent une « SNCF à deux vitesses » : d'un côté, un TGV flamboyant, de l'autre, un réseau de banlieue qui fonctionne très mal. Ont-ils raison ?

- C'est vrai que les usagers des lignes concernées connaissent depuis le début de l'année un niveau de service qui n'est pas satisfaisant. C'est dû au problème du vieillissement du matériel roulant et aux travaux préparatoires à l'arrivée du TGV-Est. Ceux-ci sont achevés, et le matériel va être remplacé à partir de la fin de l'année. Les choses vont donc s'améliorer. Mais je ne peux pas laisser dire qu'il existe une SNCF à deux vitesses : ces vingt dernières années, nous avons créé cinq lignes de RER en Ile-de-France*, c'est-à-dire autant que de lignes TGV. Les projets du TGV-Est et du RER E ont été lancés à peu près au même moment ; Eole a été inauguré, lui, en 1999. Ce n'est pas rien.

- Le matériel roulant en Ile-de-France est en revanche vieillissant,et représente 40 % des causes de retard des trains. N'y a-t-il pas eu du laisser-aller sur ce point ?

- En 1999, nous avons installé du matériel 100 % neuf sur la ligne E. Nous venons de changer toutes nos locomotives sur les trains de banlieue du réseau Montparnasse, et nous allons faire de même sur le réseau Saint-Lazare. Surtout, nous avons lancé avec le Stif une commande de 172 nouveaux trains, qui arriveront à partir de la fin 2009. Les lignes Paris-Provins et Paris-La Ferté-Milon vont bénéficier de 24 nouvelles rames, dites « AGC », dont la première sera mise en service à la fin de cette année.

- A partir de lundi, vous renforcez le service sur ces lignes. Les associations d'usagers estiment qu'il faudrait d'abord changer les trains. Elles n'ont pas tout à fait tort...

- Mais le service s'améliorera, d'abord parce que les trains grandes lignes circuleront désormais sur la nouvelle ligne TGV, et libéreront donc de la place pour les trains de banlieue. Parallèlement, Réseau ferré de France a refait la plupart des installations de postes d'aiguillage. Et les améliorations à la gare de l'Est vont évidemment profiter aux Franciliens.
 

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Alors que les usagers des transports ferroviaires en région Île-de-France dénoncent une SNCF à 2 vitesses, le directeur du Transilien se veut confiant et estime que la siuation va s'améliorer d'ici à quelques mois. Chiche : Affaire à suivre...

par 20 minutes publié dans : INTERVIEW
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Lundi 16 avril 2007

 SUISSE - Peter Zbinden a pris la direction d'Alptransit Gothard (ATG), la filiale des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) chargée de réaliser la Nouvelle Ligne Ferroviaire à travers les Alpes (NLFA), dès la création de cette dernière, en 1998. C'est sous sa houlette que près de 60% du tunnel de base du Gothard a été percé. Cet ingénieur de 61 ans a quitté ses fonctions à fin mars. Voici en résumé l'interview accordé par le jeune retraité après son pot de départ : 

- Lors du passage de témoin à votre successeur, Renzo Simoni, vous lui avez remis un sac à dos contenant son «nécessaire de survie», une sorte d'appareil respiratoire. L'air dans le tunnel en construction est-il donc vicié ?

- Peter Zbinden: Non. Mais tous ceux qui travaillent sur notre chantier portent sur eux un tel sac de survie. C'était une manière symbolique de faire la transition avec mon successeur.

- Quel a été pour vous le meilleur moment de votre activité dans le cadre d'Alptransit Gothard ?

P.Z.: Il y a eu beaucoup de moments forts; le plus déterminant a certainement été le 2 juin 2006, lors de la pose de la première pierre du tunnel de base du Ceneri, l'élément final de la liaison ferroviaire de base du Gothard.

- Et le plus mauvais ?

P.Z.: Lorsqu'on a une attitude positive devant la vie et en particulier face à ce projet, on oublie vite les contrariétés et les revers.

- L'année 2006 a sans doute été l'année la plus agitée depuis le commencement des travaux au Gothard: conflits au sein de la direction d'ATG, deux recours contre l'attribution du dernier lot de la construction du tunnel, les accusations du monde politique. Une année douloureuse pour vous ?

P.Z.: Si je mets entre parenthèses l'année 2006 et que je fais le bilan de mes 15 années d'activité, pour moi, ce sont les années 1996, 97 et 98 qui ont été certainement les plus agitées. Trois années au cours desquelles nous avons sondé la faille de la Piora, qui inspirait des inquiétudes. Nous savons aujourd'hui que le tunnel est creusé dans du granit dolomitique. Si nous avions dû percer le tunnel dans les couches plus molles, il aurait coûté 800 millions supplémentaires et les travaux auraient duré au moins huit ans.

- Sur la question de l'adjudication des contrats d'ouvrage, vous avez dû affronter des reproches sévères. This Jenny, parlementaire de l'UDC (droite nationaliste) et entrepreneur de Glaris, a parlé de «magouilles» et de «conditions dignes d'une république bananière». Cela vous a-t-il blessé ?

P.Z.: Personnellement, non, mais j'ai trouvé ces attaques injustifiées vis-à-vis de mes collaborateurs. En plus des experts indépendants, j'ai été très heureux d'apprendre que la délégation parlementaire de surveillance des NLFA a estimé que nous avons accompli notre travail comme il fallait et avec professionnalisme, et que nous n'avions ni privilégié, ni désavantagé quiconque. Jusqu'à aujourd'hui, personne n'a présenté d'excuses pour ces reproches injustifiés. Mais franchement, si ça vous étonne, moi pas !

- L'entente avec les autorités était-elle bonne ? Au sein de l'administration fédérale, vous avez la réputation d'être un homme difficile...

Oui, on m'a fait plusieurs fois ce reproche. Peut-être cela tient-il au fait que dans ce genre de grand projet, il faut souvent savoir s'imposer. Les critiques que j'ai formulées contre l'utilisation des réserves financières pour des modifications de projets décidées au niveau politique n'ont guère trouvé d'écho à Berne. Malgré tout, nous avons toujours entretenu les meilleures relations avec la délégation de surveillance de la NLFA.

- Pensez-vous que le projet de Porta Alpina, la station souterraine dans le nouveau tunnel du Gothard, soit judicieux ?

P.Z. Si je me mets à la place de la Surselva et ses habitants, je comprends la réaction de toute une région qui voit dans la Porta Alpina la chance unique de profiter de cette nouvelle relation directe. Mais le projet de tunnel de base au Gothard n'est pas du tout conçu pour le trafic régional. En outre, il convient de se poser franchement la question de savoir si l'exploitation de la Porta Alpina est viable, notamment dans le contexte d'une éventuelle cadence horaire à la demi-heure entre Lugano et Zurich. Et puis dernière question: qui va financer les énormes coûts d'exploitation d'une telle gare ?

- Votre retraite anticipée est-elle la conséquence de ces nombreuses polémiques ?

P.Z.: Avec ma femme, en 2004 déjà, nous avions décidé que je prendrais ma retraite à fin 2005 – soit après la pose de la première pierre du tunnel de base du Ceneri. Malheureusement, cet événement n'a finalement pu avoir lieu qu'en juin 2006.

- Comment allez-vous occuper cette nouvelle phase de votre vie ? Vous allez vous adonner au modélisme ferroviaire ou vous a-t-on déjà fait des propositions dans l'économie privée ?

P.Z.: Les maquettes de train ? Non, merci ! J'ai reçu de nombreuses propositions, provenant aussi bien de Vienne, en Autriche, que de Soleure, propositions que j'ai toutes déclinées jusqu'ici, car je ne pars pas à la retraite pour continuer à travailler. Je veux profiter de la vie et entreprendre enfin toutes les randonnées auxquelles j'ai dû renoncer ces dernières années faute de temps !

 

Depuis le 1er avril, Peter Zbinden profite de sa retraite.

Peter Zbinden, patron depuis 1992 de ce chantier pharaonique que représente la construction du tunnel du Gothard, le plus long tunnel au monde, vient de prendre sa retraite. Ouais c'est cool, avec mon ex collègue Benedikt Weibel, lui aussi en retraite, on pense sérieusement à lancer un club de jardinage..."

par Swissinfo publié dans : INTERVIEW
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Jeudi 9 novembre 2006

 SUISSE - L'annonce a fait l'effet d'une bombe chez nos voisins helvêtes : le prix du train va augmenter de près de 10% fin 2007 ! Encore, se lamentent les usagers qui se plaignent déjà de la cherté des billets CFF dans des trains bondés aux heures de pointe. Comment la régie fédérale justifie-t-elle cette nouvelle augmentation? «Avec l'ouverture du tunnel de base du Lötschberg, nous améliorons notre offre», a expliqué Benedikt Weibel dans le dernier numéro de Coop-Zeitung.

Pourquoi les usagers des CFF doivent-ils payer le tunnel du Lötschberg ? Le point avec Peter Vollmer, le directeur de l'Union des transports publics, organisation faîtière qui regroupe 137 entreprises de transport public, dont les CFF...

C'est donc l'Union des transports publics et non les CFF qui a décidé d'une augmentation des prix...
- Oui. Nous avons une commission commune qui étudie la pertinence d'une augmentation. Ensuite, il y a une votation des 137 membres. Mais au vu du poids des CFF, ils ont évidemment un droit de veto.

Alors cette augmentation ne touchera pas que les CFF?

- Non! Les cars, les bateaux et les trains, tout le monde est concerné, sauf les bus des grandes villes qui sont autonomes.

Les CFF ont promis que la hausse n'excédera pas les 10%. C'est tout de même beaucoup...

- Aucune décision n'a encore été prise. Nous sommes conscients que la hausse ne doit pas être trop élevée, sinon nous allons perdre des clients. Mais une chose est sûre: nous serons obligés d'augmenter, puisque nous avons toujours plus de frais. Dès lors, l'équation est simple: soit nous supprimons des prestations, ce que nos clients n'accepteront pas, soit nous augmentons le prix de tous les transports publics du pays.

Quels coûts supplémentaires doivent assumer les transports publics?
- La hausse du prix de l'essence pour les cars et les bus, les caisses de pension qui coûtent plus cher aux CFF. Et en plus, on nous demande de plus en plus de prestations en matière de sécurité, de protection de l'environnement, de prise en charge des personnes handicapées. A cela s'ajoutent les exigences des usagers pour une plus grande fréquence des trains, cars et bateaux. Sans compter le renchérissement en Suisse...

Ces problèmes ne sont pourtant pas nouveaux.

- Jusqu'à présent, nous avons réussi à compenser ces coûts supplémentaires grâce à une plus grande productivité, aujourd'hui ce n'est plus possible! En plus, les subventions n'arrêtent pas de diminuer d'année en année.

Donc les usagers ne paieront pas le surcoût du creusement du Lötschberg.

- Absolument pas. Mais nous envisageons d'augmentation les prix en décembre 2007, au moment du changement d'horaire qui intégrera les nouveaux trains qui passeront par le Lötschberg. Nous espérons que cette hausse sera ainsi mieux perçue par les usagers car elle coïncidera avec une augmentation des prestations.

Le Lötschberg sera la seule prestation supplémentaire? Pas de trains supplémentaires aux heures de pointes?

- Il est trop tôt pour le dire...

Reste une constatation: alors que l'on pousse les gens à préférer la voiture aux transports publics, vous allez les décourager avec vos prix à la hausse...

- Nous adorerions transporter plus de gens, mais ce n'est pas gratuit. Il faut bien que quelqu'un paie nos frais et là les autorités politiques ne répondent plus !?

 

Les trains sont bondés, les retards s'accumulent et pourtant, le prix du billet augmente. À cause du Lötschberg? Pas vraiment, explique Peter Vollmer le directeur de l'Union des Transports Publics, qui décide de la hausse du prix...

par Le Matin publié dans : INTERVIEW
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Samedi 4 novembre 2006

 FRANCE - la décision du Stif de choisir Bombarbier comme fournisseur pour le renouvellement des trains du réseau Transilien fait des vagues : s'estimant lésé, le groupe alstom a déposé un recours auprès du tribunal administratif pour annuler le contrat passé par la SNCF. Interrogé sur la tournure ques prennent les événements, Yves Crozet, directeur du Laboratoire d`économie des Transportset professeur à l`université Lyon 2  s'exprime. Extraits :

Alstom a demandé en référé auprès du tribunal administratif de Paris la suspension du contrat que la SNCF a attribué à Bombardier pour le renouvellement des trains du réseau Transilien. Quelle est votre réaction ? Et pourquoi une telle demande, selon vous ?

- C'est de la gesticulation et pas autre chose. Alstom essaie d'obtenir sur le tapis vert ce qu'il n'a pas obtenu sur le tapis du marché. Il n'a aucune raison de demander la suspension du contrat. Peut-être souhaite-t-il calmer les syndicats et les élus qui ont manifesté leurs inquiétudes ? Mais quels arguments peut-il avancer pour justifier la suspension de ce contrat ? Quant à la demande en référé, elle permet au tribunal de statuer dans l'urgence. Ainsi, on saura rapidement si le juge estime que la plainte d'Alstom est recevable ou non. Ce dernier veut empêcher la signature du contrat, il a donc, sans surprise, choisi cette procédure judiciaire.

Bombardier a réagi rapidement en publiant un communiqué dans lequel il étudie les éventuelles réponses juridiques. A-t-il des raisons de s'inquiéter ?

- Je ne vois pas quels arguments Alstom peut invoquer sur la perte du contrat. La SNCF a lancé un appel d'offres et a choisi le fournisseur qu'elle estimait le meilleur. Alstom n'a aucun reproche à se faire, d'autant qu'il va bénéficier de retombées en termes de sous-traitance. En effet, le contrat de la SNCF impose à Bombardier de redistribuer une partie des activités à Alstom. Pour obtenir la suspension du contrat, il faudrait qu'il prouve un important vice de forme, des pots-de-vin ou des négociations illégales entre la société et Bombardier… ce qui reste peu probable.

Retour sur le choix de la SNCF: en quoi Bombardier est-il plus français qu'Alstom ?

- La SNCF n'a pas choisi le plus français des deux, Bombardier et Alstom produisent tous deux en France. Elle a choisi en fonction du rapport qualité-prix. Et surtout, elle a souhaité diversifier ses approvisionnements. Par ce choix, elle montre qu'elle n'est pas prisonnière d'un seul fournisseur.

par Le Nouvel Obs.com / Eric publié dans : INTERVIEW
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Mardi 10 octobre 2006

 FRANCE - Annick About, chef du département de recrutement à la SNCF, présentait en avril dernier l’accord 2006-2008 qui définit les engagements de l’ANPE et de la SNCF pour faciliter l’intégration des demandeurs d’emploi dans l’entreprise. Retour sur cette interview :

- En quoi consiste l’accord de partenariat que la SNCF a signé avec l’ANPE ?
 
L’ANPE, qui dispose de la totalité de nos offres, s’engage à nous proposer un certain nombre de candidats, sur la base des descriptifs et des cahiers des charges que nous avons présentés. Cette année, en accord avec l’ANPE, nous avons mis l’accent sur des publics en difficultés. Notre objectif est de favoriser l’intégration des jeunes issus des quartiers difficiles, des handicapés et de collaborer au retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux. Nous avons également signé début mars un accord sur la mixité et l’égalité professionnelle hommes/femmes.

- Quels postes proposez-vous ?
 
Cette année, nous recrutons 5 200 personnes, dont 500 cadres. La plupart des postes à pourvoir concernent les fonctions d’opérateurs et de techniciens. Ces professionnels se verront proposer des postes dans les métiers de la maintenance (matériel, voies...), de la circulation, de la conduite des trains, du commerce (vendeurs, agents d’accompagnement des trains...). C’est très diversifié ! Nous développons également des formations en alternance, notamment, sur la maintenance de matériel, dans le domaine commercial et pour des postes d’agent de la voie... Nous envisageons d’en signer un millier cette année.

- Quels niveaux de diplômes sont recherchés ?
 
A la SNCF, nous recrutons 80 % de jeunes dont le niveau varie entre le CAP et le bac. Nous avons également quelques spécialités cibles, comme les BEP et les bac professionnels MSMA, (Maintenance des Systèmes Mécaniques Automatisés), les BEP électrotechniques... Nous proposons aussi des métiers qui ne nécessitent aucun diplôme comme celui d’opérateur production.

- Comment se déroulent vos sessions de recrutement ?
 
En se rendant sur notre site www.recrutement-sncf.com, qui est divisé en deux branches (cadres, opérateurs et techniciens), chaque candidat peut remplir un CV en ligne. Ceux qui seront retenus seront alors invités à une première demi-journée d’évaluation, durant laquelle ils passeront une première série de tests, et où nous leur présenterons l’entreprise, le processus de recrutement et le métier pour lequel ils postulent. Ensuite, lors d’une deuxième demi-journée, beaucoup plus ciblée sur les métiers, nous déterminerons, à l’aide de tests également, les compétences et les motivations de chaque candidat. Bien évidemment, chaque évaluation sera adaptée au métier pour lequel chaque candidat postule. Un fois ces deux rendez-vous réalisés, chaque postulant rencontrera alors un psychologue et un responsable d’établissement.

- Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui postule à un poste à la SNCF ?
 
Ne pas hésiter à consulter notre site Internet et les descriptifs de postes qui s’y rattachent. Il est essentiel de bien connaître le métier pour lequel on postule. Nous rencontrons beaucoup de candidats qui viennent à nous avec l’envie de rentrer à la SNCF. C’est une bonne chose, mais nous préférons que la motivation soit plus orientée vers un métier que vers l’entreprise.
 
 
Et vous... la SNCF, ça vous tente ? alors rapprochez vous de votre antenne ANPE Locale : qui sait ?
par ANPE.fr publié dans : INTERVIEW
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