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PASSION-TRAINS

Articles avec #technologie tag

HI-TECH : Eurostar lance une application iPhone, Android et un site web mobile

28 Août 2011 , Rédigé par mobileguide.be Publié dans #TECHNOLOGIE

logo Eurostar EUROSTAR - Le train à grande vitesse qui relie Londres à Paris et Bruxelles se lance dans deux applications mobiles. Une pour l'iPhone, l'autre pour Android.
 
L'application permet tout d'abord de réserver des billets via son smartphone pour Paris, Lille, Bruxelles et Londres. La réservation effectuée, vous obtenez un QR Code (code-barres) qui devra simplement être scanné pour être validé en voyage.
 
Eurostar pour iPhone et Android vous donne également accès en direct à l'état du trafic des trains à grande vitesse. Si vous êtes membre d'un programme de voyageur fréquent (Eurostar Plus, par exemple), vous aurez également accès à votre compte. Pour les utilisateurs de la classe «Business Premier», l'échange de billets devient possible depuis le téléphone.
 
Vous pouvez télécharger Eurostar pour Android ou iPhone sur les boutiques d'Apple et Google. Si avez un BlackBerry ou un autre téléphone, il existe un site web mobile. Tous les détails ici. Pour accéder au site mobile, c'est sur m.eurostar.com !

GEOLOCALISATION : Europorte dote ses locomotives de balises GPS

24 Août 2011 , Rédigé par Boursorama.com Publié dans #TECHNOLOGIE

logo europorte FRANCE - Europorte, filiale d'Eurotunnel spécialisée dans le fret ferroviaire, a décidé d'équiper en balises GPS tout son parc de locomotives, pour pouvoir connaître en temps réel la position de son matériel roulant. Près de 50 engins moteurs seront ainsi équipés dès septembre d'un système conçu par le groupe belge Railnova dédié au suivi des circulations. "Soucieux d'accroître la qualité de service, Europorte a opté pour ce système de géolocalisation intelligente afin d'être en mesure à terme de renseigner davantage ses clients sur le suivi de leurs marchandises", explique-t-il.
 
Des données sur l'état des machines telles que la maintenance, les vitesses moyennes, les kilométrages parcourus, la température, seront à terme fournies de manière automatisée. Cette interface électronique évitera aux équipes un lourd travail de reporting et permettra d'anticiper les visites en atelier et les approvisionnements.
 
De telles innovations contribueront à fluidifier davantage encore le trafic en évitant des gestions réalisées en urgence.

PHOTOVOLTAÏQUE : Les trains rouleront-ils à l'énergie solaire ?

17 Juillet 2011 , Rédigé par Latribune.fr Publié dans #TECHNOLOGIE

Logo-RFF.jpg logo sncb logo-ns.gif FRANCE / BELGIQUE / PAYS-BAS - La Belgique était connue pour ses autoroutes éclairées la nuit - une particularité en passe de s'éteindre -, moins pour ses "trains solaires". Pourtant, il y a un mois, les premiers trains au monde propulsés grâce à l'énergie du soleil se sont lancés sur la ligne Anvers-Amsterdam.

 

"Alimenter un train par la seule énergie solaire, c'est de la science-fiction", estime Olivier Rocher , en charge du développement commercial et du marketing chez Disa Solar, entreprise qui a mis en place le TER équipé de panneaux solaires. Taille du véhicule et vitesse de propulsion empêcheraient pour l'instant d'envisager une alimentation solaire provenant de cellules photovoltaïque installées sur le toit du train. La seule solution reste donc, comme en Belgique, de profiter de l'espace libre sur les toits des tunnels ou sur les bas-côtés des voies. Mais, même dans ce cas, cela nécessite des installations très lourdes. "Pour 80 panneaux solaires, il faut 300 kg de batteries", note ainsi Olivier Rocher qui conclut : "pour l'instant, on peut seulement éliminer certaines consommations d'essence." Et quand bien même ces espaces libres seraient utilisés, l'énergie produite le serait par intermittence et serait "injectée" dans le réseau électrique.

 

Le coût représente aussi un désavantage à court terme. Pour le TER, la SNCF et la région Poitou-Charente ont ainsi déboursé 250.000 euro et le montant du "tunnel du Soleil" belge s'élève à plus de 15 millions d'euros. Toutefois, ces dépenses seront amorties en quelques années. "Le train ne fonctionnera pas au solaire, il fonctionnera à l'électricité", estime enfin Raphaël Claustre, directeur du Comité de liaison énergies renouvelables, fédération de 200 professionnels du secteur. Ce dernier conclut : "il nous appartient de faire que cette électricité soit d'origine solaire. Mais cela risque de ne pas arriver avant longtemps".

 

 

Trains à grande vitesse propulsés en partie grâce à l'énergie solaire en Belgique, éclairage et climatisation d'un TER alimentés grâce au photovoltaïque en France... Le solaire semble trouver une voie d'application dans le secteur ferroviaire. Toutefois, plusieurs obstacles se dressent encore sur la voie des trains solaires... le coût, notamment.

HI-TECH : La vidéo à la demande arrive dans le TGV Perpignan-Paris

17 Juillet 2011 , Rédigé par La-clau.net Publié dans #TECHNOLOGIE

logo SNCF logo-renfe.gif FRANCE / ESPAGNE - La ligne TGV Perpignan-Paris a beau être incomplète en vertu de l'absence d'un maillon Roussillon-Languedoc pressenti pour 2025, elle bénéficie d'une innovation technologique. Jusqu'au 31 août, cet axe bénéficient d'une expérience pilote, qui consiste à mettre à la disposition des voyageurs des tablettes vidéo.

 

Ce procédé, proposé par les sociétés Samsung et Videofutur, est disponible sur la ligne iDTGV qui relie le Pays Catalan à l'Île de France, parallèlement à une tentative similaire, en cours sur la ligne Paris-Nice. Jusqu'à la fin de la pleine période estivale, les passagers peuvent découvrir 10 comédies, films d'actions et dessins animés, visibles sur la tablette tactile "Galaxy Tab" du géant de l'électronique coréen. Le distributeur français, quant à lui, assure la distribution des contenus issus de la maison Warner, disponibles uniquement en langue française. Les tablettes, qui peuvent être empruntées pour 8,50 euros la séance de deux heures, sont à demander dans les voitures bar des TGV.

 

Si l'essai s'avère concluant, l'ensemble des TGV français pourrait être rapidement équipé de ce système, dans lequel Samsung a engagé, en réalité, d'anciennes tablettes, d'une dimension de 7 pouces, dépassées depuis plusieurs mois par des écrans plus confortables, notamment de 10,1 pouces.

 

 

La VOD (Video on demand) est arrivée sur les TGV Perpignan-Paris, dans le cadre d'une opération pilote proposée par la SNCF. Jusqu'au 31 août, une dizaine de films et dessins animés récents sont proposés aux voyageurs sur des tablettes informatiques.

HI-TECH : Un contrat ferroviaire en Autriche pour NSN

26 Juin 2011 , Rédigé par boursorama.com Publié dans #TECHNOLOGIE

Westbahn Management GmbHAUTRICHE - Nokia Siemens Networks (NSN) va installer à bord de sept trains de luxe de la Westbahn, une société de chemins de fer autrichienne, une connexion WiFi donnant un accès à l'Internet haut-débit.

 

L'accord porte sur le déploiement d'un réseau mobile dans les trains reliant Salzbourg à Vienne, avec une mise en service prévue à la fin de l'année.La connexion mise en place par NSN doit également permettre à Westbahn la surveillance de ses trains, via un système GPS et un ensemble de caméras de surveillance. "Proposer à nos passagers une expérience plus agréable est l'une de nos priorités et la fourniture d'un accès haut-débit et d'autres services en ligne ne fera que s'ajouter aux services de premier ordre existant déjà", assure Thomas Baierl, le directeur informatique de Westbahn.
 
Westbahn, une société privée, doit démarrer ses activités au mois de décembre prochain en assurant 13 liaisons ferroviaires quotidiennes entre Salzbourg et Vienne.

HI-TECH : La SNCF se prépare aux billets sur smartphones

27 Mai 2011 , Rédigé par tourmag.com Publié dans #TECHNOLOGIE

logo SNCF FRANCE - Le 9e congrès de la recherche ferroviaire, World Congress on Railway Research, vient de s’achever à Lille. Il a réunit plus de 600 participants internationaux, accueillis par Guillaume Pépy, le président de la SNCF.
 
Ingénieurs, constructeurs, chercheurs, opérateurs ont ainsi fait le point sur le transport ferroviaire de demain sur le thème « répondre aux défis de la mobilité du futur ». Zoltan Kazatsay, le directeur-adjoint Mobilité et transport de la Commission européenne, a rappelé qu’un livre blanc sur l’avenir du transport ferroviaire a été édité il y a tout juste deux mois. L’Europe souhaite faire du rail le mode de transport prioritaire pour tout déplacement jusqu’à mille kilomètres. Favoriser le développement du transport ferroviaire pour limiter la dépendance liée au pétrole, combattre l’encombrement des routes et faire face à l’augmentation des trafics.

 

La Commission européenne insiste sur l’absolue nécessité d’instaurer un libre marché du rail, de multiplier par trois l’infrastructure ferroviaire actuelle d’ici à 2050 et aussi de connecter les aéroports aux réseaux ferroviaires afin de favoriser le transport multimodal.    

 

Le congrès a aussi été l’occasion pour la SNCF de présenter un certain nombre de développements en cours par les ingénieurs « maison ». Une locomotive hybride répondant au doux nom de Plathée qui permet d’économiser 25% de la consommation d’énergie.
 
Côté commercial, la SNCF développe un certain nombre de services liés au smart phone comme l’achat d’un billet « sans contact » en scannant un flash code présent sur une borne avec un téléphone.
 
La borne du futur baptisée Kyo sera elle aussi sans contact puisqu’elle reconnaîtra l’utilisateur et ses différents gestes pour chercher un train et acheter un billet qui s’inscrira sur le téléphone portable. A bord des trains, les clients auront accès à l’internet et pourront suivre la localisation géographique du train en temps.
 
La SNCF promet « dans un futur proche, de nombreux services basés sur les technologies sans contact, pour assurer des trajets fluides entre différents modes de transport ».    

 

 

Le rail va devenir le mode de transport prioritaire européen pour les trajets jusqu’à mille kilomètres. Les opérateurs se préparent à ce challenge avec des trains plus économiques en énergie mais aussi avec la dématérialisation des billets. Has been, le billet papier... 

TECHNOLOGIE : Le centre de maintenance ferroviaire d'Hellemmes mise sur la simulation

26 Mai 2011 , Rédigé par 20Minutes.fr Publié dans #TECHNOLOGIE

logo SNCF FRANCE - Le Nord à fond de train. A l'occasion du congrès mondial sur la recherche ferroviaire qui se tient cette semaine à Lille, le Technicentre de la SNCF a ouvert, hier, ses portes à Hellemmes. Depuis 1873 et l'époque des locomotives à vapeur, ce centre assure la maintenance et les réparations du matériel roulant. Mais aujourd'hui, plus besoin d'amener les trains pour les mettre en service ou pour les réparer, l'heure est à la simulation. « Tout est informatisé dans les TGV. Pour dépanner une rame, on se contente de réparer la carte électronique », explique Antoine Zuliani, chef d'équipe. Grâce au système informatique embarqué, la soudure d'un nouveau composant suffit à débloquer une porte de TGV. Environ 19 000 cartes sont ainsi réparées annuellement, « avec un taux de panne de seulement 0,1 % dans les six mois qui suivent la réparation », souligne le chef d'équipe.

 
Idem avant de mettre sur les rails les nouvelles séries de TGV. Il est devenu inutile de monopoliser un train entier pour effectuer les tests. Une quinzaine de baies informatiques clignotantes remplacent désormais les rames, permettant un gain de temps et d'espace pour valider les nouveaux logiciels de système informatique embarqué. « On peut simuler plus facilement, et sans provoquer de dégâts matériels, toutes sortes de pannes possibles », explique Yann Queval, coordonnateur de ce banc automatique de test. A l'écouter, « le système doit permettre de résoudre plus vite les nouvelles pannes ». L'an dernier, c'est à Hellemmes qu'une équipe d'experts est venue refaire des essais après les pannes à répétition d'Eurostar. Enfin, la simulation est également devenue la norme pour apprendre à conduire un TGV, Le centre de production de formation traction, également situé Hellemmes, possède vingt-quatre simulateurs de conduite. Ce qui en fait l'un des plus performants en France.

 

 À Hellemmes, les 1100 salariés du technicentre s'occupent de la rénovation des TGV, dont les Eurostar. PH. ARCHIVES CHRISTOPHE LEFEBVRE

 

Réparer les trains... sans train. Le technicentre situé à Hellemmes dans le département du Nord mise sur la simulation informatique pour dépanner les TGV. Elle est pas belle, la technique ?

CONFORT : Le train du futur roule plus vite et sans tanguer

1 Mai 2011 , Rédigé par TDG.ch Publié dans #TECHNOLOGIE

logo-sbb.gif SUISSE - Lausanne-Berne en 57 minutes, au lieu de 1 h 06. Les journalistes invités hier par les CFF à tester une technologie révolutionnaire ont un avant-goût des voyages dans la prochaine génération de trains à deux étages. Les 59 convois assemblés à Villeneuve, permettront notamment de relier les deux villes en moins d’une heure. Pour réaliser ce petit miracle, ils vont rouler plus vite dans les courbes. Une mission jusqu’à présent impossible pour les lourds convois à deux niveaux.

 

Pour l’instant, c’est une voiture actuelle qui teste la technologie révolutionnaire. Dessous, deux bogies, ces petits chariots à deux essieux, se chargent de la maintenir droite dans les courbes. Même installé au deuxième étage, impossible de faire la différence avec un Intercity ordinaire. Le train d’essais dépasse pourtant de 10 à 20 km/h la vitesse autorisée. Dans les wagons traditionnels, il serait difficile de tenir debout.

 

Démonstration réussie hier: les voyageurs n’ont rien senti. Après tout, les deux bogies affichent déjà plus de 10 000 km au compteur depuis le début de l’année. «Nous visons un concept parfaitement fiable avec un haut niveau de confort pour nos clients», lance Thomas Grossenbacher, chef du projet pour les CFF. Plus de 400 testeurs ont déjà embarqué dans la voiture. Aucun n’est sorti malade ou n’a vomi pendant le voyage. Désagréments pourtant courants dans les trains pendulaires traditionnels qui penchent dans les virages.

 

La voiture à deux étages se contente de compenser le roulis provoqué par les forces centrifuges sans provoquer de nausée. Le pari n’était pas gagné d’avance. Le père du bogie, l’ingénieur zurichois Richard Schneider, planchait depuis vingt ans sur l’idée. Son employeur, Bombardier, a décidé de la mettre en œuvre seulement en 2008, dans le but, réussi, de décrocher le marché ferroviaire du siècle pour les CFF. Un achat de 59 trains pour 1,9 milliard de francs, dans un premier temps. L’ancienne régie envisage en effet de commander une centaine de rames en plus.

 

Les premiers trains du futur seront mis en service fin 2013. Leur livraison s’étalera cependant jusqu’à la fin de la décennie. Du coup, les premières diminutions des temps de parcours ne devraient pas intervenir avant 2018. Il n’est pourtant pas certain qu’ils relient formellement au début Lausanne et Berne en moins d’une heure. Les CFF estiment en effet qu’ils doivent investir 1 milliard sur la ligne pour garantir cet horaire. Et la question du financement n’est pas encore résolue.

 

cff-voyageurs.jpg

 

Les CFF testent les bogies qui doivent accélérer les trains à deux étages. Ils roulent parfaitement, sans provoquer le mal des transports. Que du bonheur pour Bertha qui peut enfin apprécier la lecteur de son journal préférée sans avoir la nausée...

LOGICIEL : "Hastus-Rail n’a rien à voir avec Georoute" selon la SNCB

24 Avril 2011 , Rédigé par datanews.rnews.be Publié dans #TECHNOLOGIE

logo sncb BELGIQUE - Le logiciel destiné aux accompagnateurs de train n’a rien à voir avec celui de bpost, selon une porte-parole de la société des chemins de fer belges, la SNCB, suite à l’inquiétude exprimée par les syndicats. "Nous voulons vraiment insister sur le fait que toute comparaison avec le logiciel Georoute de bpost n’est pas adéquate, et ce même si les deux programmes émanent de la même entreprise", déclare-t-on à la SNCB. "'Hastus-Rail' est un logiciel de planning qui ne modifie en rien la réglementation en vigueur. Il s’agit d’un logiciel destiné à faciliter le travail des planificateurs et à permettre de trouver des alternatives rapides si cela s’avère nécessaire."

 

L’entreprise canadienne Giro fournit depuis plusieurs années déjà du software aux sociétés de transports publics STIB et De Lijn. "Cet achat s’inscrit dans le cadre de la modernisation et de l’uniformisation de l’informatique à la SNCB", ajoute encore la porte-parole.

 

Le premier souci de la SNCB était, selon elle, d’écouter les planificateurs. Ensuite, l’entreprise allait communiquer avec le personnel et les représentants syndicaux. La SNCB insiste sur le fait que la mise en œuvre du logiciel se déroulera de manière progressive et en dialogue avec le personnel.

HI-TECH : le projet SNCF / IBM "Ulysse" enfin sur les rails ?

20 Mars 2011 , Rédigé par pro.01net.com Publié dans #TECHNOLOGIE

logo SNCF FRANCE - Depuis quelques semaines, la co-entreprise SNCF-IBM a entamé le déploiement des centres de services. Un volet important du, très contesté, projet de partenariat « Ulysse » qui doit permettre à la SNCF de gérer plus efficacement sa sous-traitance informatique. Le centre de services «  Production Train », confié à Capgemini qui réalise une partie des tâches au Maroc, celui lié au décisionnel et un autre aux activités autour de l’ERP sont lancés ou sur le point de l’être.

 

« Les études préalables conjointes ont démontré la faisabilité de ces projets » indique Jacques Orsini président de la coentreprise Noviaserv. D’autres études préalables seront menées tout au long de l’année. Au final, une quinzaine de centres de services, pour la partie études, sur l’ensemble des quatre DSI du groupe devraient voir le jour d’ici fin 2001-début 2012 selon Jacques Orsini.

 

Les centres de services ne sont pas réellement une nouveauté à la SNCF. Cinq préexistaient : deux à SNCF Voyages.SI (ex-DSIV), deux à la DSIF (SI du fret), un à ISI (SI du gérant de l’infrastructure ferroviaire). Mais l’un des objectifs du partenariat signé avec IBM, en janvier 2010, qui a conduit à la création de la co-entreprise, est d’accélérer le déploiement de ces structures de production. Le groupe ferroviaire qui recourt massivement à des ressources externes en mode assistance technique recherchant un mode de fonctionnement plus « industriel ».

 

La filiale Noviaserv, le bras armé de cette orientation, est détenue à 51% par la SNCF et 49% par IBM, mais elle s’appuie essentiellement sur des opérationnels d’origine IBM. « Big Blue apporte son savoir-faire dans la transformation et l’optimisation de l’achat de prestations» indique Jacques Orsini. Au-delà de l’installation des centres, Noviaserv a un rôle dans la rationalisation de l’achat des prestations d’assistance technique (ou ASTR dans le langage SNCF) et la gestion des appels d’offres des projets au forfait.

 

La filiale commune fait appel à trois fournisseurs prioritaires, dits « de rang un », pour mettre en place les centres de développement : Capgemini donc, Sopra, et bien sûr IBM. Pour la partie production, IBM dispose seul de cette position de fournisseur privilégié. « Sans exclusivité néanmoins, le contrat d’assistance au poste de travail venant par exemple d’être confié à Osiatis » illustre Jacques Orsini.

 

Le projet Ulysse vise autant l’amélioration de la qualité des prestations que la réduction des coûts : aux volumes qui leur sont garantis, les trois prestataires référents doivent répondre par une réduction des coûts unitaires. Le recours aux centres « offshore » est ainsi une composante essentielle du dispositif que ne cache plus, désormais, le groupe ferroviaire.

 

Avec plusieurs mois de retard, la filiale commune a trouvé la marche avant. Mais la vive opposition des informaticiens en internes, inquiets d’une possible mainmise d’IBM sur l’informatique de la SNCF et d’un recours massif à l’ « offshore », a fragilisé le projet. « Il faut du temps pour expliquer ce partenariat ; par exemple que la structure Noviaserv, ce n’est pas IBM » plaide Jacques Orsini.

 

En interne, les informaticiens pointent toujours le manque de transparence de la direction. Le rôle de « juge et partie » d’IBM à la fois conseil au sein de la coentreprise et fournisseur de la structure- est également contesté. « Des réponses à des appels d’offres d’IBM qui n’étaient pas compétitives au départ se sont retrouvées en bien meilleure position ensuite » relève un informaticien de la DSI-T (activités transverses). Mais cet informaticien juge que la mobilisation aura au moins permis de redéfinir le périmètre des prestations confiées à IBM, à l’origine très avantageux pour Big Blue. Le soufflé de la contestation n’est pas retombé. En février dernier, la réunion de démarrage du centre de Services Production Train, à Lyon, a été perturbée par des manifestants, selon le blog Cortis tenu par informaticien de la SNCF.

 

Annoncé en janvier 2010, la création d’une filiale commune entre les deux groupes traduit la volonté de la SNCF de mieux gérer sa sous-traitance informatique. Un an après, la co-entreprise lance les premiers centres de services. Mais les informaticiens de la SNCF ne sont pas enthousiastes.... et on les comprend !