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PASSION-TRAINS

ACTU : Entre 200 et 300 tagueurs de train sévissent en Belgique

28 Février 2006 , Rédigé par DHNet.Be Publié dans #ACTU

 BELGIQUE - La situation s'est stabilisée d'une année à l'autre. Alors qu'en 2004, le matériel de la SNCB avait été tagué à 1.200 reprises, le bilan 2005 est à peu près équivalent, confirme-t-on auprès de la société de chemins de fer. Le comité de direction se penchera sur ces données dans les jours à venir.

Toujours est-il que les graffitis sur le matériel roulant englobent deux tiers des actes de vandalisme (les autres concernent, par exemple, les murs des gares). Le coût de ces déprédations avoisine les 2,5 millions d'euros; un montant en augmentation, considérant... la hausse des prix. De fait, le nettoyage de chaque tag représente un budget moyen d'environ deux mille euros.

Assez logiquement, les grandes gares sont les plus affectées par ces déprédations. En tête, en ce qui concerne le matériel roulant: les gares de Bruxelles-Midi et de Bruxelles-Nord - avec chacune plus d'une centaine de graffitis comptabilisés -, suivies par Gand-Saint-Pierre. Quant aux autres types de matériel, les deux gares bruxelloises tiennent encore le haut du pavé, avec Liège Guillemins qui se glisse dans le tiercé de tête.

«Il peut être utile de souligner qu'en décembre dernier, et pour la première fois, un tagueur pris sur le fait est passé en justice et a été condamné à une peine ferme. Donc, le parquet poursuit et le groupe SNCB peut en espérer un effet psychologique», indique-t-on auprès de la SNCB Holding. Par effet psychologique, on entend évidemment effet dissuasif. Et il faut dire que, jusqu'à présent, les menaces à l'encontre des tagueurs n'avaient pas abouti - c'est le moins que l'on puisse dire - au résultat escompté.

La SNCB estime qu'entre 200 et 300 tagueurs sévissent sur le réseau ferroviaire, et sont regroupés dans une vingtaine de crews (des bandes). Un tiers proviendrait de l'étranger. Ils opèrent souvent la nuit, en apposant les graffitis sur le matériel roulant stationné sur les voies de garage. Mais ils surgissent aussi de jour. De nombreux témoignages font ainsi état de graffitis réalisés lors de l'arrêt d'un train à un point non gardé: tandis que l'accompagnateur de train se charge des opérations d'embarquement et de débarquement d'un côté, les tagueurs s'amusent de l'autre...

Et on mentionnera encore la nouvelle technique dite du tag à l'acide, déversé sur les vitres des trains. Dans ce cas, impossible de nettoyer: il faut tout remplacer. Sans parler du danger pour les navetteurs qui toucheraient les tags.

 

Les graffitis coûtent, chaque année, quelque 2,5 millions d'euros à la SNCB...

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