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PASSION-TRAINS

EN BREF : Immobilisation d'un train de marchandises à Uttigen

31 Août 2006 , Rédigé par ATS Publié dans #LES BREVES

 SUISSE - Un train de marchandises a été préventivement immobilisé près d'Uttigen , sur la ligne Berne-Thoune, en raison d'émanations inhabituelles provenant des wagons. La police a établi un périmètre de sécurité autour du convoi.

La population à proximité immédiate de ce train a été évacuée à titre préventif. Des pompiers examinent le convoi pour découvrir l'origine de ces émissions, a expliqué la police cantonale qui a souligné qu'il n'y avait aucun risque d'explosion. Les trains peuvent traverser la localité mais pas s'y arrêter...

Ahhhhhhhhhhh la Suisse... ses coucous, son chocolat... et son air vivifiant des Alpes...

NEWS : La liaison avec l'Espagne cherche sa voie...

31 Août 2006 , Rédigé par 20 Minutes Publié dans #FLASH INFO

  FRANCE / ESPAGNE - Après le grand contournement autoroutier de Bordeaux, les Girondins sont invités à s'exprimer sur la liaison ferroviaire Bordeaux-Espagne. La campagne d'information et de concertation a été officiellement ouverte hier, à Bordeaux, par la commission nationale du débat public. La population a jusqu'au 29 décembre pour donner son avis sur les trois scénarios proposés par le maître d'ouvrage, Réseau ferré de France (RFF), en sachant que leurs coûts sont « à peu près équivalents ».

La mise à 4 voies de la ligne existante Avantages : elle permet de concentrer les trafics dans un même corridor, ce qui limite l'impact sur l'environnement. Sa mise en service peut être progressive. Inconvénient : « La traversée de Bordeaux-Talence et du Pays basque, où l'urbanisation est déjà très forte », indique Christian Maudet, de RFF. Et la vitesse des trains serait limitée.

Une ligne nouvelle par l'ouest ou l'est des Landes Avantages : la grande vitesse (300 km/h) est possible et la mixité TGV/fret envisageable. Une évolution qualifiée de « nécessaire » par RFF, face à l'augmentation du trafic de marchandises. Inconvénients : la mise en service ne pourra pas être progressive et un corridor doit être percé à travers les Landes. Le lancement du débat public aura lieu le 7 septembre, au Palais des congrès de Bordeaux. Pour plus d'info sur le projet, cliquez ici

  

La population bordelaise appelée à s'exprimer sur l'axe ferroviaire Bordeaux - Espagne : des 3 scénarios existants, lequel sera retenu en définitive ? fin de la consultation prévue pour le 29 décembre prochain...

ACTU : La dame de fer fêtes ses 69 printemps

31 Août 2006 , Rédigé par Eric Publié dans #ACTU

 FRANCE - C'était le 31 août 1937 : La Convention de 1937, approuvée par décret-loi du même jour, concluait entre l’Etat et les grandes compagnies ferroviaires privés existant alors, la création à partir du 1er janvier 1938 et pour une durée de 45 ans, d'une Société Nationale des Chemins de Fer Français. La SNCF était née !

Trois idées directrices caractérisaient alors cette convention :

-        fusionner les divers réseaux de chemin de fer en un réseau unique,

-        placer ce réseau unifié sous la responsabilité de l’Etat,

-        faire en sorte que ce réseau parvienne à équilibrer ses recettes et ses dépenses.

Pour la petite histoire, la SNCF reçu dès l'origine pour mission d’exploiter toutes les lignes appartenant jusque-là aux cinq grandes compagnies (Compagnie du Nord, Compagnie de l’Est, Compagnie du Paris – Lyon – Méditerranée, Compagnie du Paris – Orléans, Compagnie du Midi).et aux deux réseaux que gérait alors directement l’Etat (Réseau Alsace – Lorraine et réseau de l’Etat).

Autre point clé, La SNCF fut également créée comme une société anonyme d’économie mixte dont l’Etat possède la majorité du capital (51%) le reste appartenant aux actionnaires autres que l’Etat, des sociétés financières ayant succédé aux cinq anciennes compagnies. Depuis, Les actions du secteur privé fûrent progressivement rachetées par l’Etat, de sorte qu’au terme des 45 ans, soit le 31 décembre 1982, l’Etat devint l’unique actionnaire de la SNCF que nous connaissont aujourd'hui.

Un bon anniversaire, donc, à une entreprise qui est devenue l'un des fleurons de l'économie française... Happy birthday ! 

 

Bonne anniversaire à la SNCF qui fête aujourd'hui son 69 anniversaire ! hip hip hip...

EN BREF : Des arbres sur la voie ferrée à Tilff en Belgique

31 Août 2006 , Rédigé par RTL Infos Publié dans #LES BREVES

 BELGIQUE - La circulation ferroviaire a été rétablie sur la ligne 43, entre Liège et Luxembourg, en milieu de matinée, vers 10 heures, après que des arbres aient chuté sur la voie ferrée.

Vers 7 heures, trois arbres sont en effet tombés sur la caténaire surplombant la voie ferrée entre Angleur et Tilff. Le trafic des trains a dû être interrompu, dans les deux sens de circulation, entre Liège et Rivage. La circulation a donc été fortement perturbée. Des navettes de bus ont été mises en place entre Liège et Rivage mais d'importants retards ont été enregistrés avant le déblocage de la situation.

  

 

 

 

 

 

"Des arbres sur la voie ?!??  C'est sûûûûûûûûûûûûr... ça fait désordre, une fois..."

 

 

REPORTAGE : L'électrification de Tours-Vierzon file sur de bons rails

31 Août 2006 , Rédigé par La Nouvelle République Publié dans #REPORTAGE

 FRANCE - Le vaste projet de modernisation de l'axe ferroviaire Nantes-Lyon en région Centre va prendre un virage crucial, à partir du 4 septembre. Des caténaires vont être posées entre Vierzon et Saint-Pierre-des-Corps, neuf postes électriques seront également construits dont le principal à Villefranche-sur-Cher. Huit étapes seront nécessaires pour compléter l'installation qui devrait être terminée pour le mois de décembre 2007. En substance, les travaux permettront aux trains qui avancent aujourd'hui avec du diesel, de passer à une traction électrique.

Une alternative moins polluante car elle contribuera à diminuer l'émission de gaz à effet de serre, principaux responsables du réchauffement climatique. Les riverains de la voie ferrée seront aussi ravis d'apprendre qu'avec ce système, les trains seront moins bruyants. Plus moderne, plus rapide, l'introduction du matériel électrique est à tous points de vue un élément positif pour les voyageurs.
Il faudra cependant s'adapter aux nombreuses suppressions de trains, seuls les heures de pointe et les week-ends étant épargnés (lire ci-dessous). Un mal pour un bien, en somme, qu'une grogne compréhensible des usagers ne devrait pas ternir. Inscrite au contrat de plan Etat-Region 2000-2006 et confirmée par le Comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (Ciadt), en 2003, la procédure est donc enfin en marche. Et sur de bons rails.

Le coût prévisionnel total de l'électrification – 107 millions d'euros –, sera réparti entre la région Centre, l'État, l'Union européenne et Réseau ferré de France (RFF). La Région déboursera un peu plus de 60 millions d'euros ; l'État, un peu plus de 30 millions d'euros ; 16 millions seront puisés dans les fonds européens (Feder) et, enfin, 1 million d'euros sera à la charge de RFF. 

L'un des objectifs clairement mis en avant de ces travaux, concerne aussi le fret : « Le transport de marchandises doit être rééquilibré en faveur du mode ferroviaire par rapport au mode routier. C'est une nécessité, notamment pour l'environnement. De plus, cela devrait permettre de délester le Bassin parisien, ce qui est aussi une priorité. Nous seront prêts à répondre au défi du gouvernement », a ainsi expliqué, avec conviction, Jean-Michel Bodin, vice-président de la région Centre, chargé des infrastructures et des transports.

Le sous-préfet de Vierzon, Thierry Bonnet, a souligné que « les liaisons transversales avaient souvent été les parents pauvres de l'aménagement du territoire. Mais la décentralisation, le développement de grandes métropoles ainsi que l'ouverture sur l'Europe, ont modifié cet état de fait».

Après la concrétisation du projet Vierzon-Tours, l'électrification de Bourges-Saincaize est prévue. Une fois que cette dernière étape sera franchie, la transversale Nantes-Lyon présentera une continuité électrique de 550 km, entre Nantes - Saint-Nazaire et Saint-Germain-des-Fossés. Sa phase en région Centre sera alors terminée.

Tous les habitants des communes ou des villes que le train dessert recevront par le courrier, une brochure, tous les trois mois, « La lettre de l'électrification ». Pour toutes les informations sur l'électrification, consultez le site http://electoursvierzon.fr qui ouvrira dans les prochains jours...

 

Les travaux d'électrification de la ligne Tours-Vierzon commenceront le 4 septembre. A leur terme, en décembre 2007, ils constitueront une avancée résolument moderne dans le domaine du transport ferroviaire.

NEWS : Transport for London commande 152 automotrices à Bombardier

31 Août 2006 , Rédigé par Eric Publié dans #FLASH INFO

 ROYAUME-UNI : L'ogre canadien a encore frappé... Bombardier a en effet obtenu un nouveau contrat portant sur la livraison de 152 automotrices électriques Electrostar, ainsi que sur une entente connexe de services ferroviaires, de Transport for London (TfL). Les voitures seront exploitées sur la ligne East London et sur le chemin de fer North London.

La valeur du contrat s’élève à environ 332 millions d'euros, ce qui comprend la fabrication des véhicules ainsi qu’une entente de services ferroviaires pour les nouveaux véhicules d’une durée de sept ans et demi. Cette entente prévoit une possibilité de prolongation jusqu’à un maximum de 30 ans. Les livraisons débuteront en juillet 2008 et elles s’échelonneront jusqu’en mai 2009. Le contrat comprend également des options pour la fabrication d’un maximum de 196 autres voitures.

Les voitures de série 376, dont la vitesse maximale est de 160 km/h (100 m/h), sont spécialement conçues pour exploitation suburbaine et elles font partie de la gamme de produits fiables et éprouvés Electrostar. Un total de 1 614 voitures de ce type sont actuellement en services passagers quotidiens avec trois exploitants au Royaume-Uni : c2c, South East Trains et Southern Railways.

Les nouveaux véhicules seront fabriqués à l’usine de production de Bombardier à Derby et la maintenance sera principalement effectuée dans de nouvelles installations spécialisées situées à New Cross Gate, dans East London.

Le représentant principal de pays, Royaume-Uni, Colin S. Walton a commenté cette annonce : « Nos trains Electrostar primés sont la nouvelle génération d’automotrices électriques la plus fiable sur le réseau du Royaume-Uni et les véhicules suburbains de série 376 ont déjà fait leurs preuves dans la région de Londres. Notre excellente prestation de services de maintenance va avec la livraison des voitures, une combinaison qui s’est déjà révélée hautement fructueuse pour d’autres exploitants au pays, remportant nombre de prix au cours de la dernière année. Cette commande contribuera à maintenir des emplois pour notre effectif hautement spécialisé de Derby. »

« Cette importante commande de TfL démontre une fois de plus les avantages et la souplesse d’exploitation de la gamme de trains Electrostar, a déclaré Matt Beeton, directeur, Ventes, Bombardier Transport, Royaume-Uni. Leur conception modulaire nous permet de tirer parti de la longévité de la plate-forme Electrostar, tant pour les applications suburbaines qu’interurbaines. »

Dans le secteur du transport ferroviaire au Royaume-Uni, Bombardier est le leader en matière de fabrication, de remise à neuf et de maintenance de matériel roulant. Bombardier emploie plus de 4000 employés à ses usines de fabrication à Derby et à Plymouth ainsi que dans 24 centres de maintenance et de remise à neuf partout au pays. Bombardier fait actuellement la maintenance d’environ 2 500 véhicules.

 

OK c'est pas super design, et c'est pour les anglais, alors... sans regret ! Bombardier remporte un contrat portant sur la livraison de 152 automotrices électriques Electrostar, ainsi que sur une entente connexe de services ferroviaires, de Transport for London

REPORTAGE : un accident qui ne pardonne pas en Indre-et-Loire

30 Août 2006 , Rédigé par La Nouvelle République / Bertand G. Publié dans #REPORTAGE

 FRANCE -  "Un choc terrible. J'avais une batterie en charge dans mon garage. J'ai cru qu'elle avait explosé", raconte cet homme qui habite près de la voie ferrée, au lieu dit « Greux », à Montlouis-sur-Loire, le long de la départementale 140. « Nous voyons souvent des automobilistes forcer les barrières, passer malgré la signalisation qui leur indique qu'un train arrive. C'est effrayant ! », ajoute une voisine. Elle a également entendu le choc.

Ces deux réflexions de témoins résument le drame qui s'est déroulé avant-hier soir à 21 h 45. Un train de voyageurs n'a pu éviter une voiture qui s'engageait sur la voie, alors que les barrières étaient fermées, visiblement. Dans l'automobile, deux jeunes hommes, tués sur le coup. Le conducteur, Nicolas Plault, 25 ans, habitait Montlouis-sur-Loire. Son passager, Luc André, 34 ans, était de La Ville-aux-Dames. Tous deux étaient sans emploi. Dans le train express régional, qui circulait dans le sens Vierzon - Tours, les vingt-huit passagers n'ont rien vu et n'ont pas été blessés. Ils ont pu rejoindre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, leur destination finale, en taxi, pris en charge par la SNCF. 

« Un accident épouvantable. J'y étais. C'est la première fois qu'il y a un mortel, à un passage à niveau sur le territoire communal », raconte le maire de Montlouis-sur-Loire, Jean-Jacques Filleul, très affecté, hier, après avoir rencontré la famille du jeune Plault. « La voiture était encastrée dans le TER. Elle a été traînée sur 500 m. La visibilité à cet endroit est bonne. A priori, il y a eu une imprudence, même s'il faut laisser les enquêteurs faire leur travail. Une certitude : quand je suis arrivé, les feux fonctionnaient, les barrières étaient abaissées. Le conducteur du train n'a rien pu faire. Il était à 100 km/h à ce moment-là, ce qui est normal. »

Le passage à niveau de Greux fait partie de ces 172 PN en Indre-et-Loire dits « SAL », à signalisation automatique lumineuse, avec feu clignotant, sonnerie (alerte sonore et visuelle, donc), puis fermeture des barrières. Des demi-barrières pour éviter que les automobilistes, qui ne les respectent pas et les franchissent en chicane, se retrouvent piégés sur la voie comme c'était le cas autrefois avec les anciennes barrières métalliques, explique Philippe Selivantieff, directeur délégué aux infrastructures SNCF de la région de Tours. On ne peut pas mettre un gendarme devant chaque passage à niveau, conclut-il.

Le capitaine Martin, qui commande la compagnie d'Amboise, et ses hommes sont retournés, hier, sur les lieux de l'accident. « Aucune trace de fracture des barrières. En revanche, il y a, sur la voie, les traces d'une voiture qui passe, en chicane. L'automobile a été percutée de plein fouet. » Un dépistage d'alcoolémie et de stupéfiant a été effectué sur les victimes. L'enquête a été confiée à la brigade des recherches.

 

La collision entre le TER Vierzon-Tours et une voiture, lundi soir à Montlouis-sur-Loire a eu lieu au passage à niveau de Greux, route de Saint-Martin-le-Beau. L’automobiliste est passé, malgré la signalisation et les barrières baissées. On connait la suite...

INSOLITE : Il roule ivre pendant 400 mètres sur la voie ferrée Paris-Quimper

30 Août 2006 , Rédigé par AFP Publié dans #INSOLITE

 FRANCE - Un homme en état d'ivresse s'est engagé au volant de sa voiture sur la voie ferrée Paris-Quimper pendant près de 400 mètres, créant des dégâts matériels sur la voie à  Pleuneray, près d'Auray (Morbihan).

 

"On ne sait pas encore s'il voulait se suicider ou s'il a simplement confondu la route et la voie ferré, compte tenu de son état", a indiqué à  l'AFP un responsable de la gendarmerie du Morbihan.

 

La circulation des trains a été perturbée dimanche matin après cet incident. Le conducteur, chauffeur routier de profession, a été placé en cellule de dégrisement.

Complétement torché :  un poivrot roule pendant 400 mètres sur une voie de chemin de fer occasionnant des dégâts matériels... Tu t'es vu quand t'as bu ?

ACTU : Les CFF misent sur trois grands centres d'exploitation

30 Août 2006 , Rédigé par 24Heures.ch Publié dans #ACTU

 SUISSE - Dans quelques semaines débuteront la réalisation des travaux des centres d'Olten et Zurich, ont indiqué les CFF vendredi dans un communiqué. A Lausanne, la construction est prévue pour 2007. A noter que les petits centres de Bellinzone et de Spiez sont déjà en fonction. Le but de cette opération est de regrouper les tâches de dispositions (ordres) et opérationnelles (exécution).

Les centres d'Olten et de Zurich doivent être construits et le montant des travaux s'élèvent à 160 millions de francs suisses. A Lausanne, les locaux existent déjà mais devront être transformés et équipés. La facture sera de douze millions de francs suisses. Lausanne sera responsable pour l'ensemble du trafic ferroviaire en Suisse occidentale. Zurich s'occupera de l'agglomération zurichoise et de la Suisse orientale. Olten dirigera quant à lui le trafic du Mittelland et des axes NLFA du Saint-Gothard et du Lötschberg.

Grâce à la poursuite de l'automatisation des gares jusqu'en 2015, il serait techniquement possible de télécommander l'entier du réseau - 3000 kilomètres de ligne et 750 gares - depuis un seul centre. La solution des trois grands centres permet cependant de réagir plus rapidement et de réduire les répercussions négatives dans l'horaire.

En cas de panne, cela évitera aussi un bloquage généralisé du trafic ferroviaire. Le centre d'Olten pourrait ainsi reprendre en tout temps les commandes de celui de Zurich. Les CFF ont également voulu prendre en considération les besoins du personnel et le respect des langues nationales.

Le syndicat du personnel des transports (SEV) a immédiatement réagi à cette décision. Selon le SEV, "une centralisation extrême de la gestion de l'exploitation telle que voulue par les CFF provoquera une perte importante du savoir-faire ainsi que des connaissances locales". Le syndicat demande donc au CFF de conserver les quinze centres de télécommande qui subsisteront à la fin de l'automatisation. Ceux-ci devraient alors former les futures centrales d'exploitation.

 

Dès 2015, le réseau des CFF sera géré à partir de trois grands centres d'exploitation basés à Lausanne, Olten  et Zurich. Deux plus petits centres seront situés à Bellinzone et à Spiez. Les investissements s'élèvent à plus de 170 millions de francs suisses...

REPORTAGE : Le ton monte entre Alstom et Bombardier"

30 Août 2006 , Rédigé par Challenges Publié dans #REPORTAGE

 FRANCE - C'est un énorme contrat, avec 4 milliards d’euros à la clé pour le vainqueur. D’ici une poignée de semaines (début octobre probablement), la SNCF va indiquer qui, des constructeurs Alstom, Bombardier ou Siemens, elle a choisi pour lui fournir les 330 "automotrices" dont elle a besoin pour renouveler son parc de locomotives en Ile-de-France.

Le choix devait être arrêté avant l’été. Il a finalement été repoussé à la rentrée. En juillet, les esprits se sont échauffés: l’hebdomadaire spécialisé Villes & Transports annonçait que le canadien Bombardier avait été retenu comme "meilleur candidat". Et qu’il était donc sur le point de décrocher le gros lot. La SNCF s’est fendu d’un communiqué rappelant que le "marché n’a pas été attribué et qu’aucun choix ni décision n’ont été effectués". "L’appel d’offres est toujours en cours", poursuivait le document.

En attendant le verdict, le ton monte entre le français Alstom et son concurrent canadien. Certes, intox, coups bas et rumeurs font partie du lot dans ce genre de compétition, où chacun joue très gros. Mais parfois, la violence des attaques laisse pantois…

Témoin ce document que Challenges s’est procuré: une note interne d’Alstom, datée de 2005, dans laquelle le constructeur français accuse son rival d’utiliser son usine de Crespin dans le Nord pour obtenir des marchés en France. Et de délocaliser ensuite la production dans d’autres usines du groupe en Pologne, en Belgique et en République Tchèque: "La tactique de Bombardier consiste (…) à se présenter comme 'français' pour remporter des marchés avec l’étendard de l’usine de Crespin (…) puis de 'siphonner' ladite usine vers ses centres délocalisés", accuse la note. Qui poursuit, au sujet de deux précédents appels d’offres lancés par la SNCF et la RATP et remportés par Bombardier: "Pour ces deux marchés (…) l’ensemble des prestations (…) devait être à l’origine réalisé dans l’usine de Crespin.

Toutefois, après la signature du contrat, Bombardier a décidé de délocaliser dans ses usines de Ceskà-Lipa, Bruges et Wroclaw". Bilan, selon le français: l’équivalent de plus de 800 emplois sur un an perdus pour les salariés français!

Craignant de perdre un contrat en or, Alstom n’hésite pas à tirer sur la corde patriotique. Et de crier au loup devant le plombier polonais, ou son avatar: l’ouvrier suédois. "Si Alstom gagne ce marché, le contrat sera effectué en France, poursuit la note. En particulier les parties électriques et électroniques (…) qui contiennent la part de valeur ajoutée la plus forte. Si Bombardier gagne ce marché, (…) la délocalisation représentera alors 780.000 heures qui, ramenées sur une année, correspondent à plus de 470 emplois (…). Les parties électriques et électroniques seront intégralement réalisées en Suède".

Interrogée par Challenges, la direction de Bombardier Transport France "dément formellement". "Ces affirmations n’ont pas de sens et sont inexactes, déclare un porte-parole de l’entreprise. Les trains produits pour le marché français sont conçus et construits à Crespin. D’ailleurs, à Crespin, il y a 1.600 personnes. On ne les emploie pas pour tourner des boulons!"

"Bien sûr qu’il y a des délocalisations", corrige Jean-Charles Wery, délégué CGT de Bombardier à Crespin, qui évalue à "entre 30 et 40%" la charge transférée dans les autres usines du groupe. "Nous essayons de nous battre contre cela. Mais ces affirmations sont exagérées, tout simplement parce qu’Alstom fait exactement la même chose!"

La vérité, c’est qu’Alstom est en mauvaise posture. Selon nos informations, la direction de Bombardier était, début juillet, à deux doigts de révéler qu’elle avait remporté le marché. Alstom aurait formulé un recours auprès de la SNCF. Un audit sur les propositions chiffrées des candidats aurait été effectué début août.

En attendant la décision, qui devrait être avalisée lors d’un prochain CA de la SNCF, la direction de Bombardier a, en tout cas, annoncé mardi matin aux syndicats qu’elle procédait à des recrutements au service études et à une refonte de son organisation interne en Europe. Pas vraiment un signe d’inquiétude. Officiellement, pourtant, Bombardier se garde bien de jouer les fanfarons. Non sans raison: dans un dossier si sensible politiquement, rien n’est jamais acquis…

 

Qiui d'Alstom ou de Bombardier remportera la galette parisienne ?  réponse début octobre...