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PASSION-TRAINS

CHANTIER : La LGV Tours-Bordeaux embauche 1.300 Picto-Charentais

5 Janvier 2011 , Rédigé par charentelibre.fr Publié dans #EMPLOIS

Logo-RFF.jpg FRANCE - "Le chantier du siècle recrute: au moins 1.300 emplois à pourvoir en Poitou-Charentes.» Tel pourrait être l'intitulé de la petite annonce rédigée par les partenaires de la future ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux.

 

Hier, à la préfecture de Poitiers, devant les «forces vives» de la région, l'état, le conseil régional, Pôle Emploi et la direction de Coséa - le groupement de constructeurs chargé de piloter les travaux - ont pris un engagement que leurs interlocuteurs sauront leur rappeler à l'heure du bilan: tout faire pour que le projet à 7 milliards d'euros donne la plus importante bouffée d'oxygène possible à l'emploi local. «L'impact de ce chantier, c'est 4.500 emplois dont environ 1.300 doivent être occupés par des demandeurs d'emploi de Poitou-Charentes, martèle Bernard Tomasini, le préfet de région. On ne doit pas manquer cette opportunité exceptionnelle et se démener pour que le constructeur n'ait pas besoin d'aller chercher des bras ailleurs.» Les partenaires dressent une liste non exhaustive des postes sur le marché: conducteurs de grues ou d'engins, coffreurs, manoeuvres mais aussi agents administratifs ou agents de sécurité. Des cadres? «Une trentaine a déjà été recrutée», précise Bernard Tomasini.

 

L'autre engagement fort formulé hier par les partenaires de la LGV, c'est de tout faire pour que les personnes recrutées ne soient pas obligées de retourner pointer au chômage après 2017, l'année où le train s'élancera sur la nouvelle voie. «Nous proposons des "contrats à durée de chantier", mais l'ambition est bien de conserver les employés», reconnaît Erik Leleu, le directeur des ressources humaines de Coséa, sans s'engager sur le nombre de CDI qui pourraient être signés à terme. «Il est encore un peu tôt pour le dire.» Mais à l'attention des candidats à l'embauche définitive, le groupement d'entrepreneurs glisse une précision de taille: ils ont intérêt à être mobiles. Quand la ligne Tours-Bordeaux sera achevée, il faudra, de toute évidence, accepter de poser son sac à dos ailleurs.

 

Avant de penser à l'après-LGV, encore faut-il réussir à dénicher maintenant les compétences idoines. Pour y parvenir, chacun son rôle: la direction régionale de Pôle Emploi met en place une cellule spécialement dédiée au chantier. Le conseil régional se charge de la formation des candidats. Ils sont condamnés à aller vite: la plus grosse partie du recrutement local est prévue en 2012, en deux vagues.«Nous mettons en place une équipe par département concerné c'est-à-dire la Charente, la Vienne et la Charente-Maritime», détaille Dominique Morin, directeur régional de Pôle Emploi, attaché à ce que son organisme soit le «guichet unique» du chantier LGV. «Mais qui dit guichet unique, ne dit pas que nous comptons travailler seul. Pôle Emploi n'a pas de monopole sur cette opération, la mobilisation de tous les réseaux est la bienvenue.»

 

Le défi auquel est aujourd'hui confrontée la région dépasse cependant le seul recrutement de 1.300 Picto-Charentais. Les entreprises locales prêtes à intervenir sur ce chantier ont aussi intérêt à ne pas manquer le train. «On souhaite que 20% des marchés leur soient confiés», insiste Bernard Tomasini. Et pour être compétitives, ont insisté hier les partenaires, elles doivent s'organiser, notamment en se rassemblant en «groupements d'employeurs». «Dans ce domaine, les chambres consulaires de Charente ont pris une longueur d'avance sur la Vienne et la Charente-Maritime», a reconnu hier le préfet de région.

 

À côté des emplois directs générés par le chantier, il reste enfin à ajouter les emplois indirects, c'est-à-dire les activités qui, parce qu'elles sont situées aux abords du tracé de la future ligne, vont en profiter: les restaurants, les hôtels... Il y a quelques mois, l'ancien secrétaire d'état aux transports et toujours président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, avait estimé que la LGV ce serait, tout compris, 6.000 emplois de Tours à Bordeaux. «Je n'ai pas d'éléments objectifs pour confirmer ce chiffre mais je ne serai pas étonné qu'au final on soit proche de cette estimation», a glissé hier Bernard Tomasini.

 

 

Le chantier de la future ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux créera 4.500 emplois dont 1.300 dans la région. Les partenaires du projet s'y sont engagés hier. Pôle Emploi recevra les candidatures. A la recherche d'un emploi ?! alors,vite, à vos CV...

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