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PASSION-TRAINS

SYNERGIE : Les ports sur les rails du fret

30 Octobre 2009 , Rédigé par paris-normandie.fr Publié dans #ACTU

 FRANCE - Le président du directoire du Grand port maritime du Havre, Laurent Castaing, résume ainsi l'importance de la convention signée hier à Rouen avec le Grand port maritime de Rouen et Réseau ferré de France (RFF) : « Nous manquons de compétitivité par absence de report modale, notamment de report vers le fret ferroviaire. Si seulement 15 % des conteneurs sont concernés aujourd'hui, il nous faudrait passer à 30 ou 40 % pour rester dans la course ».

Mais le problème qui se pose aux Havrais, c'est la qualité des « sillons », donc des lignes que peuvent emprunter les trains de fret ayant chargé ou devant décharger au Havre, en direction ou en provenance de la région parisienne. La ligne Paris-Rouen-Le Havre est surchargée par le trafic passagers. Aussi, un des buts de ce protocole, c'est bien d'emprunter un autre itinéraire évitant Paris, en l'occurrence Le Havre, Bréauté, Motteville, Montérolier, Buchy, Serqueux, Gisors puis Argenteuil en région parisienne.

Les études sont en cours et les premiers travaux seront engagés en 2010. « Mais déjà, rappelle François Hamet, secrétaire général aux affaires régionales (Sgar), la portion Montérolier-Buchy vient d'être électrifiée pour un coût de 53 M€. L'Etat va prendre sa part également pour la portion Gisors-Serqueux, avec une régénération des deux voies, des travaux pour permettre d'accueillir des convois plus longs, une remise à niveau des passages à niveaux ». L'opération se monte à 80 M€. La Région pourrait abonder dans le cadre de la révision du contrat de projet, Alain Le Vern étant partie prenante du développement ferroviaire, aussi bien pour les passagers que pour le fret.

Du même coup, avec cet itinéraire bis, la ligne historique Paris-Rouen-Le Havre se trouverait quelque peu soulagée alors qu'elle fait l'objet de nombreux travaux d'infrastructures. « C'est au port de Rouen d'en profiter, relaie Philippe Deiss, directeur du port. Le fret en pré et post-acheminement, c'est entre 3 millions et 3,5 millions de tonnes sur 23 que réalise le port ; l'ambition est de pouvoir doubler à terme ce chiffre, alors qu'on a 60 % du trafic qui passe par la route. Il nous faut donc des infrastructures et du service ; nous travaillons avec un opérateur ferroviaire de proximité qui va être l'exploitant de ce réseau, va s'occuper du wagon isolé que l'opérateur historique SNCF ne veut plus aller chercher. »

Mais l'idée aussi, à terme, c'est que le blé de la Beauce arrive plus facilement, plus rapidement à Rouen, « par le train et non plus par la RN 154 (Evreux, Dreux, Chartres, Orléans), la fameuse route du blé », ajoute Philippe Deiss. A l'horizon 2020-2030, nous visons donc un axe ferroviaire vers la Beauce ».

Président de Réseau ferré de France, Hubert du Mesnil salue le travail de concert des deux ports. « Chacun de nos établissements va ainsi contribuer aux objectifs du Grenelle de l'environnement, en augmentant notamment la part modale des trafics autres que routiers et aériens de 14 à 25 % d'ici 2022 ». Tout en reconnaissant une certaine défaillance de RFF depuis plusieurs années dans la desserte du territoire, le président prend la mesure de l'enjeu pour la Haute-Normandie : « L'idée, c'est bien de permettre la meilleure circulation des trains, dans les meilleures conditions, pour assurer le développement des deux grands ports ».



Developpement : .Pour accroître leur trafic, les ports de Rouen et du Havre veulent recourir davantage au fret ferroviaire. D'où un accord signé hier...

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