Mardi 8 décembre 2009
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23:57
FRANCE - Le gouvernement a annoncé hier la mise en place, au plus tard le 30 juin 2010, d'une convention de service public pour le financement des lignes Corail
Intercités et des trains de nuit de la SNCF, largement déficitaires. « Le déficit d'exploitation de cette convention pourra être financé par une contribution sur les billets de train
grandes lignes sans hausse de prix des billets », est-il précisé dans le communiqué du secrétariat d'Etat aux Transports. Une taxe sera donc prélevée sur les billets TGV, qui viendront
alimenter un fonds de péréquation. « Jusqu'ici, seule la SNCF finançait cette péréquation, désormais tous les concurrents qui s'installeront en France sur le transport international
devront l'alimenter également », explique-t-on au ministère.
Ce dossier des Corail Intercités est sur la place publique depuis de nombreux mois (« Les Echos » du 16 décembre 2008). Ces dessertes interrégionales - du Caen-Tours ou du
Quimper-Bordeaux par exemple -occasionnent un déficit annuel proche de 100 millions d'euros depuis plusieurs années, pour un chiffre d'affaires d'environ 400 millions. La situation
n'était plus tenable, alors que l'activité va devoir lourdement investir (entre 1,5 milliard et 2 milliards d'euros) pour renouveler le matériel roulant. Ce dossier faisait partie des
« quatre handicaps structurels de la SNCF » identifiés par Guillaume Pepy, son président, aux côtés du fret, de la convention de gestion avec RFF et du modèle économique du
TGV.
Certains concurrents de la compagnie ferroviaire ont déjà annoncé qu'ils exigeraient une mise en concurrence pour le service Corail Intercités, si jamais une convention publique était mise en
place. « La loi française ne le permet pas pour le moment, mais c'est une solution que nous étudierons le moment venu », répond-on au ministère.

Les TGV à la rescousse des trains Corail ?! en voilà une bonne nouvelle ! Le gouvernement a en effet annoncé la mise en place, au
plus tard le 30 juin 2010, d'une convention de service public pour le financement des lignes Corail Intercités et des trains de nuit de la SNCF, largement déficitaires. Du bon usage de
l'argent public.... au service du public !
Par Lesechos.fr
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Lundi 7 décembre 2009
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2009
00:21
FRANCE - Ses parrains, Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer et son secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique
Bussereau, s'y étaient engagés le 16 septembre dernier, à l'occasion de l'engagement national pour le fret ferroviaire : un opérateur ferroviaire de proximité (OFP) verrait le jour avant la fin
de 2009. "C'est désormais chose faite avec la création de NaviRail Atlantique, qui desservira le Grand Port Maritime de la Rochelle", annonce vendredi le ministère.
NaviRail Atlantique, dont le capital se répartit entre le Grand Port Maritime de La Rochelle et Fret SNCF, va gérer et exploiter le réseau ferré portuaire et de réaliser les pré-post
acheminements lié au trafic portuaire. Appelée à devenir de véritables PME ferroviaires, les OFP qui sont l'équivalent français des shortlines américaines, sont censées offrir une alternative au
désengagement de la compagnie nationale du segment de la messagerie ferroviaire (c'est-à-dire le lotissement ou "wagon isolé" dans le jargon ferroviaire).
Cette activité étant son principal foyer de perte, Fret SNCF a peu à peu renoncé à exploiter la grande majorité des points d'accès locaux à ses services de messagerie ferroviaire (262
gares ont été fermées à ce trafic dès novembre 2007 ) qui maillaient hier encore l'Hexagone... au risque, de ne plus pouvoir alimenter les trafics plus massifs privilégiés par la nouvelle
architecture du réseau.
D'où l'intérêt des OPF. Ces PME ferroviaires, "ont vocation à desservir les territoires et les zones portuaires avec des organisations légères et adaptées," comme le précise le
ministère. Surtout, leur réussite ou leur échec dépendra de leur capacité à rabattre et à regrouper des flux de marchandises à des conditions économiques acceptables par les chargeurs.

Naissance de NaviRail Atlantique, premier opérateur ferroviaire de proximité ; le port de La Rochelle et Fret SNCF sont
ses actionnaires. Cette PME ferroviaire devra exploiter le réseau ferré portuaire et regrouper les flux liés au trafic du port...
Par Lesechos.fr
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Jeudi 3 décembre 2009
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2009
23:20
EUROPE - Le règlement européen, dit «règlement OSP» (pour obligations de service public),
entre en en vigueur aujourd'hui. Ce texte, qui devra être appliqué dans les dix ans, impose un modèle de concurrence régulée pour les liaisons structurellement déficitaires, ce qui est le cas des
transports urbains et des lignes régionales.
Concrètement, la collectivité qui organise les services de transports sera libre de s'adresser à l'opérateur de son choix. Les régions pourront ainsi se passer des services de la SNCF pour leurs
TER, le cas échéant. Dans tous les cas, il devra y avoir signature d'un contrat définissant le niveau de service exigé et la subvention qui sera versée à l'exploitant en contrepartie. Pour les
transports urbains, la situation est relativement simple, mais les choses se compliquent pour les transports ferroviaires, car les textes sont assez ambigus. Chaque acteur en a une interprétation
différente. «En 2019 au plus tard, les régions auront le choix de l'opérateur», assure Mario Guglielmetti, expert à la Commission européenne. D'ici là, il restera bien des questions à trancher.
Ne serait-ce que parce que la loi garantissant à la SNCF le monopole de la circulation sur les voies ferrées françaises n'a pas été modifiée.
En attendant, le gouvernement a confié la question à une commission présidée par le sénateur UMP Francis Grignon, qui rendra son rapport après les élections régionales. «On veut bien la
concurrence, dès lors qu'elle est régulée, progressive et équitable», prévient de son côté Jean-Pierre Farandou, le patron des TER. Il faudra notamment négocier une convention collective pour
toute la branche et régler le sort des personnels de la SNCF au cas où un concurrent remporterait un marché: passeront-ils chez le concurrent? Et si oui, quid de la garantie de l'emploi des
cheminots et de leur régime de retraite spécial? Quoi qu'il en soit, le dernier mot reviendra aux autorités locales. Et il n'est pas sûr qu'elles soient si pressées de se passer des services de
la SNCF.

Dix jours avant le basculement des lignes internationales, l'ouverture du marché ferroviaire français à la concurrence fait un
petit pas aujourd'hui pour les transports régionaux. On attend désormais les premières manifestation de cheminots cégétistes et sud-railiens sur les voies et dans les
gares ...
Par Letelegramme.fr
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Mardi 1 décembre 2009
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2009
23:14
BELGIQUE - Après plus d’un an de retard sur la directive européenne en la matière, la Région wallonne s’est enfin décidée à réaliser la carte du bruit le long des grands axes ferroviaires (plus de 60 000 trains par an) situés sur son territoire. Les habitations situées aux abords d’environ 132 kilomètres de voies
ferrées ont été minutieusement auscultées par les experts du bureau bruxellois A-Tech (Acoustic technologies), selon des cartes dont "La Libre" a eu connaissance. Il y a un an, les experts ont
rendu à l’administration les résultats de leurs investigations et depuis, c’est le silence sur la suite du projet. Et pourtant, selon le prescrit européen, après l’état des lieux des nuisances,
les pays doivent élaborer un plan d’action comportant des mesures de réduction de la gêne sonore pour les riverains et ce, au plus tard le 18 juillet 2008.
D’après les cartes, près de 4 000 personnes sont exposées à un niveau de bruit supérieur à 75 décibels (dB) sur une durée de 24 heures de passage des trains.
Pour un niveau sonore situé entre 55 et 59 dB, la population dérangée par le train s’élève à environ 28 000 personnes. Les experts ont également mesuré le bruit auquel sont exposés les riverains durant la nuit seulement. Et ici, les constats indiquent qu’environ 2 500 personnes sont soumises à un niveau de bruit de plus de 70 dB.
Les lignes ferroviaires les plus exposées aux nuisances sonores des trains sont une dizaine. Il s’agit notamment des lignes 34 (Liège Palais - Liers), 40 (Bressoux-Ans), la ligne 96 à hauteur de
Braine-le-Comte ainsi que la ligne 124 Bruxelles-Nivelles. Les lignes 125 (Angleur-Seraing), 130 (Charleroi-Namur) et aussi 161 (Bruxelles-Ottignies-Gembloux) sont également affectées par le
bruit relatif au passage des trains. Leur présence dans la liste indique qu’elles voient passer sur leurs infrastructures près de 60 000 trains par an.
"Les mesures sont axées sur la façade qui est exposée au bruit. L’élément central du problème est le matériel roulant utilisé par la SNCB. Une des
solutions passerait notamment par une interpellation de la SNCB pour un renouvellement de son parc de matériel", nous a confié une source proche du dossier. D’autres solutions sont également
possibles.
Les différentes cartes numériques du bruit indiquent aussi le nombre de logements affectés par les différents niveaux de bruit sur chaque ligne ferroviaire étudiée. C’est ainsi qu’il apparaît que 48 habitations sont touchées par un niveau de bruit
compris entre 55 et 59 dB. Rien au-delà de 70 dB. Sur la ligne 161 à hauteur de Gembloux, 136 logements sont incommodés par un niveau de bruit entre 55 et 59
dB contre 246 habitations sur la ligne 124 (Luttre-Charleroi). Sur cette dernière voie, 18 logements sont affectés par un niveau de bruit supérieur à 75
dB.

Selon les cartes dont La Libre a pu prendre connaissance, près de 4000
personnes en Wallonie sont exposées à un niveau de bruit supérieur à 75 décibels sur une durée de 24 heures de passage des trains. Pour un niveau sonore situé entre 55 et 59 dB, la population
dérangée par le train s'élève à environ 28.000. Et si on ne tient compte que de la nuit, on estime à 2500, le nombre de personnes soumises à un niveau de bruit supérieur à 70 dB. Un rapport qui
va faire du bruit...
Par Lalibre.be
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Mardi 1 décembre 2009
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2009
19:03
EUROPE - Les passagers ferroviaires européens disposeront, dès le 3 décembre prochain, de
nouveaux droits. Parmi les nouvelles mesures, adoptées par le Parlement européen en 2007, figurent les compensations en cas de retard ou encore la possibilité de transporter un vélo lors d'un
voyage en train. Les nouveaux règlements prévoient aussi la mise à disponibilité des billets et la responsabilité des compagnies de chemin de fer en ce qui concerne les passagers et leurs
bagages. Les voyageurs ferroviaires dans l'espace communautaire européen devront être aussi bien protégés que les voyageurs aériens, comme l'a souhaité il y a maintenant deux ans le Parlement
européen.
Les Etats-membres devront se soumettre à plusieurs obligations concernant le transport de voyageurs par train. Il s'agira notamment de mettre à disposition les billets de train via plusieurs
canaux de distribution et de fournir une assurance minimum aux passagers en cas de problème. Les compagnies de chemin de fer auront d'ailleurs maintenant une responsabilité en ce qui concerne les
passagers et leurs bagages. Enfin, l'accès aux trains sera rendu non discriminatoire pour les personnes handicapées et les personnes à mobilité réduite, à qui notamment des informations
spécifiques devront être fournies.
L'Union européenne a également établi des règles non-obligatoires. Elles concernent le transport de bicyclette par train, les informations minimales à fournir aux passagers avant et durant le
voyage, la mise en place du système informatisé d'information et de réservation du transport par rail ("Computerized Information and Reservation System for Rail Transport" - CIRST), et le droit à
des paiements anticipés en cas de décès ou de blessures des passagers (minimum 21000 euros en cas de décès).
Enfin, les compagnies ferroviaires auront une responsabilité en matière de retards, de correspondances manquées et d'annulations. Les compensations en cas de retard sur des services
transfrontaliers devront correspondre à 25% du tarif pour un retard de 60 minutes ou plus, et à 50% pour un délai de 120 minutes ou plus, mais seulement si l'opérateur peut être tenu responsable
du retard.
Pour permettre aux voyageurs ferroviaires de faire valoir leurs nouveaux droits, chaque compagnie ferroviaire devra mettre en place un système de traitement des plaintes.

De nouveaux droits pour les voyageurs ferroviaires européens seront mis en
place à partir du 3 décembre. Pour une fois que l'Europe va dans le bon sens, on ne va pas se plaindre...
Par Liberation.fr
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Lundi 30 novembre 2009
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2009
23:39
FRANCE - C'est un témoignage un temps présenté comme capital. Le 14 novembre 2008, une personne anonyme assure aux enquêteurs que Julien Coupat - soupçonné d'avoir
organisé les sabotages de lignes TGV en 2008 -, est capable de tuer pour ses idées. Ce témoignage sous X permettra, notamment, la mise en examen de neuf personnes et leur placement en détention
provisoire.
Un an jour pour jour après les interpellations, TF1 dans son édition du 20h du 11 novembre 2009 révélait que ce témoignage n'était pas crédible. Ses équipes sont les seules à avoir pu
interroger ce témoin, qui affirme avoir été manipulé et avoir subi des pressions de la part des policiers de la sdat (sous-direction anti-terroriste). Ces derniers lui auraient dit qu'ils avaient
juste "besoin d'une signature" pour pouvoir exploiter "certains éléments de procédure". Aujourd'hui, nous vous proposons de visionner cet entretien exclusif dans son intégralité
(verbatim en encadré ci-dessous). Pour des raisons légales, son identité est protégée.
Ce lundi, on apprenait que ce témoin anonyme avait été réentendu à son domicile le 26 novembre dernier par le juge d'instruction en charge de cette enquête. Selon une source citée par l'AFP, il
aurait au cours de cette nouvelle audition nié avoir subi des pressions de la SDAT pour livrer un témoignage à charge contre le groupe de Tarnac. L'intéressé, contacté lundi par TF1, explique
quant à lui : "Lors de cette nouvelle audition, j'ai confirmé que j'étais bien le témoin sous X mais que les propos contenus dans la déposition que l'ont m'a fait signé ne sont pas les miens.
J'ai démenti certaines pressions, j'en ai confirmé d'autres".
Egalement contacté par TF1, son avocat, Jean-Louis Borie, confirme : "il a bien été réentendu mais ce n'était pas à sa demande. A ma connaissance, mon client n'est pas revenu sur le fait
qu'il ait subi des pressions lors de sa première déposition". L'avocat a par ailleurs précisé que son client comptait porter plainte "pour les violations de son identité au cours de
cette enquête alors qu'il a été entendu sous X". Son nom a enfin été publié dans plusieurs médias.
Un des avocats de Julien Coupat, Me Thierry Lévy, a pour sa part regretté que cette nouvelle audition, "réclamée par la défense", ait été menée "sans les avocats des mis en
examen". Les avocats du groupe de Tarnac doivent formuler "dans les prochains jours" des demandes d'actes, a précisé à l'afp Me Lévy. Les avocats de Julien Coupat et des personnes
mises en examen dans cette affaire avaient fait état le 25 novembre de "présomptions très sérieuses de falsifications" par les enquêteurs et dénoncé un "florilège de
manipulations" parmi lesquelles ils avaient cité ce témoignage sous X.

Exclusif : Le témoignage sous X qui a conduit à l'interpellation de 9 personnes dans l'affaire des sabotages de lignes TGV en
2008... ne serait pas crédible. Ce témoin anonyme s'est exprimé sur TF1. Il parle de "pressions policières". Oulah... devinez qui va passer pour une belle buse au
gouvernement...
Par lci.fr
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Dimanche 29 novembre 2009
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2009
13:14
SUISSE - Le Conseil fédéral a approuvé une convention avec les CFF pour la mise en service de l'axe du St-Gothard de la NLFA. Il a en outre accepté trois autres
dossiers NLFA et débloqué des fonds en faveur du raccordement de la Suisse au réseau ferroviaire européen à grande vitesse. Ces moyens financiers proviennent du fonds FTP.
La convention passée entre la Confédération et les CFF SA est nécessaire pour assurer la mise en service du tunnel de base du St-Gothard en 2017 et celle du tunnel de base du Ceneri en 2019. Il y
a trois ans, le Conseil fédéral avait désigné les CFF SA futur gestionnaire de ces deux tunnels. La convention conclue à présent permet de commander les prestations en vue de la mise en service
de l'axe du St-Gothard. La commande consiste en deux paquets de prestations : celles pour la préparation à l'exploitation et celles pour l'alimentation en courant de traction.
Le premier paquet de prestations comprend notamment les centres d'entretien et d'intervention d'Erstfeld et de Biasca, des sections d'extinction et de sauvetage, des véhicules d'entretien, une
centrale d'exploitation à Pollegio, le raccordement ETCS (dispositif d'arrêt automatique) de la ligne de base ainsi que des frais de personnel. Le volume d'investissement estimé pour ces
prestations s'élève à quelque 358 millions de francs (prix de 1998) et celui évalué pour les prestations d'alimentation en courant de traction de l'axe du St-Gothard à quelque 133 millions (prix
de 1998). Les fonds, d'un montant total global de 515 millions de francs, seront prélevés sur le fonds FTP. Le Conseil fédéral a libéré des réserves de 73 millions de francs afin d'augmenter le
crédit déjà approuvé d'un total de 442 millions.
Par ailleurs, le Conseil fédéral a pris acte du décompte des ouvrages d'aménagement de la Surselva et du raccordement de la Suisse orientale à la Nouvelle ligne ferroviaire à travers les Alpes
(NLFA). Dans la Surselva, le tronçon Disentis/Mustér - Sedrun avait été aménagé en vue de viabiliser le chantier du tunnel de base du Saint-Gothard à Sedrun pour une somme de 112 millions de
francs (prix de 1998). Lors du raccordement à la Suisse orientale, l'ouvrage de raccordement de Nidelbad a été construit pour 99 millions dans le tunnel de base I du Zimmerberg. Il est prévu d'y
faire bifurquer plus tard le tunnel de base II du Zimmerberg. Le décompte des deux ouvrages dégage un crédit résiduel d'environ un million de francs suisses dont peut bénéficier l'axe du
St-Gothard de la NLFA (mise en service).
Afin d'approuver le décompte de l'ouvrage de la Surselva, le Conseil fédéral s'est prononcé, pour des raisons formelles, en faveur de l'augmentation du crédit d'engagement d'un autre dossier : 14
millions de francs suisses pour le renchérissement, la taxe sur la valeur ajoutée et les intérêts intercalaires.
Enfin, le Conseil fédéral a approuvé une nouvelle convention avec les CFF et la Schweizerische Südostbahn SA (SOB) au sujet des aménagements de St-Gall - Arth-Goldau en tant que voie d'accès à la
NLFA. Il s'agit d'aménagements à Rapperswil, à Schachen (Herisau) et à Rothenthurm. Ces nouvelles conventions sont nécessaires parce que d'une part les conditions de propriété de l'infrastructure
ont changé et que d'autre part, le tunnel de l'Hirzel et le tunnel de base II du Zimmerberg ont été supprimés de la NLFA ; elles n'ont pas d'incidence sur les coûts finaux de la NLFA.
Dans le domaine du raccordement de la Suisse au réseau ferroviaire européen à grande vitesse, le Conseil fédéral a d'une part approuvé une convention avec les CFF concernant l'adaptation du
tronçon St-Gall - St. Margrethen (partie de la liaison Zurich - Munich) aux trains pendulaires. Les coûts se montent à quelque 3,5 millions de francs (prix de 2003) et seront payés à partir du
fonds FTP.
D'autre part, le Conseil fédéral a augmenté de 12,5 millions de francs le crédit d'engagement pour les aménagements de Haut-Bugey (Bellegarde-Nurieux-Bourg-en-Bresse en tant que partie de la
liaison Genève - Paris). Cette augmentation est due à la hausse du cours de l'euro. La Suisse verse 110 millions d'euros au titre de ces aménagements.

Un grand up pour les suisses : Le Conseil fédéral helvête a approuvé la
convention avec les CFF pour la mise en service de l'axe du St-Gothard. A terme, la NLFA (une ligne de plaine construite à travers les Alpes) permettra donc d'augmenter l’attrait du trafic
marchandises ferroviaire à travers les Alpes et fournira les capacités nécessaires au transfert du trafic marchandises sur le rail. Le trafic des voyageurs profitera également des gains de
temps...
Par news.admin.ch
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